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9 articles avec c'est quand meme peu de choses que de nous

LA BELLE ÂGE

Publié le par Bernard Bonnejean

« Et vot’dam’, ça lui fait combien ?

– Combien vous lui donnez ? »

L’adverbe « combien » modulant l’expression consacrée de la crémière « ça nous fera tant » laisserait supposer qu’il faut payer pour avoir le droit de dire l’âge ou d’émettre une hypothèse sur une fortune dont la dame serait l’heureuse propriétaire. On donne donc à qui possède : une histoire de banquiers de qui nous savions déjà qu’ils ne prêtent qu’aux riches bien qu’en la circonstance, ils en fassent carrément cadeau. Attention quand même : dans le jeu de l’âge, si nous sommes appelés à tenir la banque, il serait grossier d’être prodigue. Si vous « donnez » dix ans de plus à la dame, ça risque de lui en « faire dix de trop » à ajouter, donc à retrancher de son magot vital – et séducteur. Il n’est donc guère qu’en des terres reculées quasi inconnues qu’on osera dire : « Vous avez quarante-sept ans et je vous les donne car vous les faites bien ».

La langue française est quand même une fameuse hypocrite. Ceux qui au fil du temps l’ont travaillée, façonnée, mesurée, jaugée ont fait en sorte qu’elle n’en dise pas trop ou qu’elle en rajoute. En un pays où l’on exige le parler vrai et le parler juste, on passe son temps à masquer la réalité par les procédés stylistiques connus de la litote et de l’hyperbole. En un mot, si j’ose dire, le langage ne délivre jamais brutalement le fait brut. Le proverbe italien « tardutore, tradittore » est donc à étendre à toute la chaîne de communication, vouée, par nature et par fonction, à la trahison.

 

N'exagérons pas dans l'authenticité quand même !

 

Reprenons l’exemple de l’âge :

De quelqu’un que je n’aime guère je dirais que Mme X a quatre-vingts ans passés et qu’elle les fait bien. Je puis même faire dans la nécrologie anticipée et dire qu’elle est dans sa quatre-vingt-unième année. Si je veux enfoncer le clou je puis même affirmer devant un auditoire, réceptif voire conquis, qu’elle va sur ses quatre-vingt-dix sans être taxé de mensonge.

Au contraire, si j’ai quelque estime pour elle, je lui donnerais quatre-vingts ans à peine insistant sur le fait qu’elle les a tout juste. Il est même toléré, je pense, de dire qu’elle a passé les soixante-dix sans qu’il soit nécessaire d’ajouter « et des poussières » ou, encore moins « bien tassés » au risque de passer du registre du compliment et de la flatterie à celui de la goujaterie.

Pour ma part, je déconseillerais la langue fleurie de la poésie de bazar. Comme une rustine sur un pneu usagé, loin de camoufler une réalité parfois difficile à soutenir, elle en accentue le spectacle et sa perception. Quand j’entends parler de « quatre-vingts printemps », je pense aussitôt à l’expression triviale : « Il n’y a plus de saisons » et je n’aurais malheureusement aucune peine à prouver que quatre-vingts ans n’ont rien à voir avec « quatre fois vingt ans ». De la même façon, ne donnez à personne de l’ « octogénaire encore alerte (pour son âge) ». Attendez vingt ans supplémentaires que le maire champagnisé (ou mousseuisé ou « listélisé » (coucou Stéphanie) selon l’état financier de sa commune) ne demande à l’oreille récalcitrante de la « toute jeune centenaire » des conseils avisés de longévité.

 

Hein ? Ma santé ? Qu'est-ce qu'elle a ma santé ? 

Mais quelle que soit la formulation choisie, au détour d’un pré ou d’une « entreprise agricole » – on a longtemps connu que des « fermes » et des « fermiers » – vous aurez, je l’espère pour vous, un « chef d’exploitation » qui affirmera, péremptoire, que c’est « la belle âge ». En nos contrées du nord-ouest, vous ferez ainsi en prime la découverte de l’« a » altéré par l’accent circonflexe, une survivance des débuts du français moderne quand Joachim du Bellay écrivait son « Défense et illustration de la langue française ». Ni le /ɑ/ ouvert de « rat » ni le /a/ fermé de « ras », un son qui se prolonge jusqu’à atteindre presque le /o/ fermé de « chose » lequel donnerait presque à votre « âge » quelque chose de l’« auge » à cochons…

Il n’y a plus de belle âge depuis qu’il n’y a presque plus de paysans et que l’accent circonflexe ne se fait plus sentir dans la prononciation. Il ne reste qu’à attendre qu’une institution officialise ces disparitions. On parlera alors, comme d’habitude, de « mutations » lexicales engendrées par des changements de société et de mentalité. C’est ainsi que nos gouvernements de gauche – c’est leur dada de vouloir à tout prix agir sur l’accessoire pour ne pas avoir à transformer l’essentiel – ont cru bon de pro-mouvoir nos « instituteurs » pour en faire des « professeurs des écoles ». Nous avons beaucoup ri, nous les « gauchistes » qu’un récent ministre de gauche se mit ex abrupto à appeler « les ultragauches », quand le « technicien de surface » est venu balayer la cour de récré (ni mieux ni moins bien qu’avant) ; quand le pion baptisé surveillant est revenu « conseiller d’éducation » d’un stage de formation. Pas de quoi rire, en revanche, quand les chômeurs se sont multipliés pour devenir « chercheurs d’emplois » avant, pour certains, de grossir les rangs des « sans domicile fixe », lointains substituts des clochards qui ne pointaient ni à l’ANPE ni à Pôle Emploi.

 

Un bon exemple d' "interdisciplinarité" 

 

Le langage est d’essence et de fonction politique. J’en veux pour preuve la nomenclature de certains journalistes de France Inter. Je me suis plu ainsi à noter l’évolution de leur neutralité relative dans la gestion des événements d’Ukraine. Au début, quand nous ne savions pas grand-chose, juste après l’enthousiasme général soulevé par la « chute du régime » et par l’« amorce d’une démocratisation », il était question du risque de séparation en deux blocs : les « sécessionnistes » de l’est contre les « antiséparatistes » de l’ouest. Le ton se durcit un peu quand les « proeuropéens » durent affronter les « antieuropéens » qui devinrent du même coup des « prorusses ». À peine eut-on le temps de nous habituer à un « Criméens » néologique qu’hier, dans ma voiture, j’eus la sensation d’avoir franchi un seuil quand j’entendis, assez furtif, un « prokremlin » qui faisait suite assez logiquement à un « propoutine ». C’était désormais une affaire claire : les bons étaient les Ukrainiens ; les mauvais, les autres. Sauf pour l’extrême-droite française qui voyait dans les premiers des nazis antisémites. Ne reste qu’à franchir le pas entre les « réguliers » et les « rebelles » ce qui ne saurait tarder. L'inconvénient est peut-être que les uns comme les autres sont ukrainiens. On peut certes dire des uns qu'ils sont ukrainiens de l'est et des autres ukrainiens de l'ouest, mais ça n'arrange rien. En effet, une minorité d'Ukrainien de l'est pense comme la majorité des Ukrainiens de l'ouest et vice versa. C’est peut-être ainsi que naguère nous sommes passés de « Monsieur Hitler » au « chancelier Hitler » puis à « Hitler » pour finir sur un « dictateur allemand », chef du « régime nazi » qui justifiait à lui seul la guerre de libération et la victoire alliée. On aurait presque oublié du coup que pour les Autrichiens de 1938 comme pour une partie des Tchécoslovaques de 1939, l’ « armée de libération » désignait l’armée allemande de Hitler. Le vocabulaire évolue avec la perception des realia.

Ce recours systématique à la désignation par synonymie et par antinomie peut donc présenter de fâcheux inconvénients. Notre cerveau d’adolescents du baby-boom nourri au western hollywoodien avait un fonctionnement binaire. Au cow-boy habillé de sombre campé par un acteur inconnu il répondait « non » car il le savait « mauvais » ; l’autre était le John Wayne, le bon cowboy aussi blanc d’âme que de costume, reconnu comme tel par les femmes et les indiens du film. Il faudra attendre des années pour qu’un metteur en scène ose introduire un personnage plus complexe : « la brute » ou « le truand », qu'il est difficile de désigner d’emblée comme bon ou mauvais. Nous procédions donc par catégorisation bipolaire. D’un côté les bons résistants héroïques ; de l’autre, les mauvais collabos lâches, voleurs, violeurs, assassins. Une « armée de libération » ne pouvait donc être composée que de bons et de braves puisqu’elle se battait contre des « forces d’occupation » diaboliques. Je me souviens d’avoir été complètement perdu quand j’ai étudié la guerre d’Espagne en terminale. Notre excellent professeur devait détester la répétition et employait la désignation par synonymie. Mais comment distinguer le bon du mauvais dans cette guerre où les « troupes régulières » s’opposent à « l’armée fidèle au régime » et où, finalement, « l’usurpateur » finit par l’emporter sur « le gouvernement légitime » ?

 

 

Dis, c'est qui le méchant ? 

 

Récemment, nous aurions pu être confrontés au même dilemme. La rébellion syrienne tourna très vite à la guerre civile avant même que les Européens n’aient décidé qui, politiquement, ils devaient aider. Les journalistes aussi perdus que les autres contribuèrent à établir une belle pagaille. La distribution des rôles se révéla particulièrement périlleuse. Le « dictateur infâme » était tout de même le garant de l’ordre et de la légitimité et l’affaire se compliqua quand certains virent en lui le « défenseur des minorités ». Hollande, le Tartarin élyséen, rajouta à la confusion lorsqu’il proposa l’aide de la France aux « troupes rebelles » contre le « gouvernement corrompu d’Assad », ce qui revenait, dans certains esprits, à s’allier avec « les fanatiques islamistes » contre les chrétiens syriens qui ne doivent leur survie qu’à l’aide efficace d’Assad et des Alaouites minoritaires contre les tentatives hégémoniques des quelque 80% de Sunnites. Une chatte n’y reconnaîtrait pas ses chats. Il faudrait sans doute que nous admettions enfin que notre monde est un chaos indescriptible sans pour autant nous écrier, vaincus par le désespoir, faute de distinguer le bien du mal, le bon du mauvais, l’améliorable de l’incorrigible : « Tuez-les tous ! Dieu reconnaîtra les siens ! ». Pourtant, à qui est Dieu ? À Simon de Montfort, le capitaine très catholique auteur de ce « sans merci » qui ne l’était guère ? Selon que vous nommerez ses ennemis d’alors « les cathares », « les albigeois », « les hérétiques » ou « les parfaits », vous en ferez des monstres condamnables et justement châtiés ou, au contraire, des créatures du vrai Dieu victimes du pouvoir royal français et de la Papauté.


Puisque nous parlons de Dieu, « ils » l’ont aussi « promu » ! Indirectement, il est vrai. Je m’explique. Au XVIème siècle, le poète protestant français Guillaume de Salluste du Bartas, disciple de Ronsard, n’appelait Dieu dans sa « Septmaine » jamais autrement que « l’Ouvrier », plus exactement « l’Œuvrier ». Aujourd’hui les ouvriers ont disparu pour faire place à des « salariés de l’industrie » sauf que d’industrie il ne reste guère. Il est difficile de dire que Dieu est un « salarié ayant une fonction de production qui se livre à un travail manuel pour le compte d’un employeur » en un temps où l’on a troqué le salaire pour des allocations, où l’on produit de moins en moins à cause d’une mécanisation qui progressivement a supplanté le travail manuel et, enfin, où l’employeur a été remplacé par un groupe d’actionnaires anonymes. Pour être franc, Dieu est plutôt à ranger parmi les bénévoles à son compte. Quoique pour ce dernier point si l’on y réfléchit bien un croyant vous le dira totalement au service de ses créatures, donc totalement à leur compte…

 

 

Can we see God ? disait la légende de cette photo


Bonne semaine à tous

retour sur facebook le 20 mai (avec le câble orange !)


Bernard Bonnejean

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Une vie (2)

Publié le par Bernard Bonnejean

L'insupportable paradis

  



Où que j'en étais-je ? Ah oui ! À mes onze matières (dont la musique, le dessin, le sport et, horreur !, la géologie que j'étais obligé d'apprendre la veille pour le lendemain).
 
Vous serez peut-être déçus, mais il m'est venu comme un repentir. Pas du remords ; je me demande bien pourquoi ! Ni même du regret, encore que... Non, du repentir. Le repentir de l'écrivain, en quelque sorte. Je suis allé trop vite sur un passage capital : la garnison du Quartier Loubère à Cayenne. Ma vie en a été une première fois totalement transformée.

Enfin ! Faut vous mettre à la place de ce gamin d'à peine vingt ans qu'on a retiré de la pension où on l'a collé pendant sept ans pour le mettre au boulot, avec, tenant office de logement, une chambre minuscule dans une pension tenue par deux gentilles demoiselles âgées. À peine le temps de rigoler ; sûrement pas de faire du tourisme. Jamais vu la montagne, sauf en photos et à la télé. Et voilà que d'un seul coup, il se retrouve dans les îles, à des milliers de kilomètres de la métropole !


Comment voulez-vous que je me taise ?
 

 

Josephine.jpg


Joséphine de Beauharnais, la Martiniquaise la plus connue
de l'histoire de France.

D'abord, le voyage de la base d'Évreux à Pointe-à-Pitre. Mon baptême de l'air ! Le fait est qu'on a pris notre temps. Au moins vingt-quatre heures ! Je crois bien, là j'avoue un trou, que c'était une caravelle. D'où la nécessité de faire le plein en route. On a eu le droit à deux escales : la première aux Açores, là où qu'est l'œil de l'anticyclone ennemi de la dépression. Une base américaine ; mon premier bandit manchot. La première fois qu'on entendait le mot transit : un cauchemar ! Tu sais qu'il suffirait de pousser la porte pour retrouver le spectacle des rues animées et de belles étrangères ; pas question : on ne bouge pas ! on attend ! 
 

 

Deuxième escale aux Bermudes. Encore une base américaine, donc ni bermudas ni riches touristes. Et une ragougnasse, une tambouille, mes aïeux ! Je n'ai jamais été difficile et j'ai quand même tout subi en quelques années de pensionnat. Mais là ! Faudrait trouver un mot exprès, un néologisme comme on dit chez les intellos. En gros : du brin, au sens nordique du terme !

 



En 70, les selfs n'avaient pas encore fait leur apparition. En tout cas, je n'en connaissais pas. On s'est regardé drôle avec les copains quand on a vu qu'ils commençaient la chaîne par le dessert. Une espèce de gâteau avec une rondelle d'ananas couronnée d'une cerise. Une fantaisie locale, qu'on s'est dit. Après, plat de résistance. Et après, j'vous le donne en mille, re-dessert. Bon, vous connaissez les gamins. On s'est pas fait prier : on a repris du dessert. Mais quand on a voulu manger le premier dessert ! L'horreur ! Pas sous le pavé, la plage, mais sous le chapeau en ananas... du pâté de je ne sais quoi. De toute façon, de campagne ou de foie, ça changeait pas grand chose. On a voulu venger notre palais meurtri par un café. Du jus de chaussette, mais alors, pas métaphorique, non, du vrai de vrai. C'est simple : quand on mettait la cuillère dans le contenant en plastique, on arrivait à voir le bout de la cuillère, en plastique, qui touchait le fond !!!

 



De la Guadeloupe, j'ai rien retenu, sauf que j'ai failli tomber dans les pommes en arrivant. Il faisait moins quelque chose à Evreux, cet hiver-là. À Pointe-à-Pitre, on a reçu une grosse bouffée d'air chaud en arrivant. Question d'habitude, parce que, à Fort-de-France, on n'a pas ressenti ça. Pourtant on a cru bon de nous laisser en transit à la Pointe du Bout, pendant quinze jours, afin de nous acclimater à notre nouveau méridien. On est un peu bêta quand on est jeune, quand même : j'ai passé mon temps à Toulon, pendant les classes, à faire semblant d'avoir quelque chose à faire pour ne rien avoir à faire ; à la Pointe du Bout, nous occupions notre temps à chercher ce qu'on pourrait bien faire pour le passer.

 

 

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La Martinique, département français

 
Vous voulez avoir un aperçu du paradis ? C'est à la Martinique, Martinique, Martinique, qu'il faut aller. Rien n'est tout à fait moche ; personne non plus. On chante, on danse, on se baigne dans les eaux tièdes, on bronze sous les alizés. En un mot, on s'emmerde !!! Comme me disait mon ami catholique qui pense trop : « Moi, je veux bien aller au paradis ! Mais rester l'éternité en face à face avec le Seigneur à chanter ses louanges, tu crois pas que ça va finir par devenir lassant ? » Une vraie question métaphysique à laquelle on ne pense pas trop quand on a ennui sur ennui, à tel point qu'on envisage les fins dernières avec grand plaisir.


Imaginez-vous une vie de couple sans heurts ?


« Je t'aime ! Et toi, tu m'aimes ? − Je t'aime plus que tu m'aimes, toi. − Qu'est-ce qu'on s'aime, hein, mon amour ! − Oh oui ! etc. etc. etc. » Et ça pendant l'éternité ! La Martinique que j'ai connue, c'est un peu ça. Mais j'espère franchement qu'au vrai Paradis, on aura encore le droit de se dire « merde », juste pour l'agrément.


Un paradis, oui, du moins en apparence. Figurez-vous que quand on est arrivé au quartier, ils avaient préparé une petite cérémonie style lever des couleurs, discours du chef de corps, ouvrez le ban, fermez le ban et tout le bazar et son train. Jamais à cours d'idée, je m'suis dit : « C'est pour nous qui font ça ? » Comme quoi, faut toujours se méfier des imaginations juvéniles. Et puis, y'a un gradé assez haut perché dans la hiérarchie, qui disait en gros que l'on rendait les honneurs militaires à un militaire (jusque là, rien à dire) qui avait  été « lâchement assassiné » par un méchant coquin d'en ville. « Tiens, qu'on a dû tous se dire sans se concerter, on ne serait pas particulièrement bien vus dans la commune ? ». L'avenir allait leur donner raison. « Leur » ? Oui, parce que moi, ce paradis empoisonné où je m'emmerderais immanquablement à moins qu'on ne mette prématurément un terme à ma douce oisiveté, macache ! Je m'étais d'emblée promis de mettre les voiles, à tout prix. En plus, j'oubliais : une partie de la ville était en flammes ; les mauvaises langues du rang parlaient d'émeutes ! À mon retour, j'ai demandé bien naïvement s'ils en avaient parler à la Radio-Télévision-Française : pas un mot ; pas une image !! Quant à nous, on inspirait tellement confiance à nos autorités qu'au moindre pépin, on nous consignait. Des fois qu'on se mettrait du côté des populations, ce qui n'aurait pas manqué d'arriver, j'avoue...

 

 


Or, certains, peu nombreux, le savent, qui ont lu l'un de mes commentaires sur un blog orléanais. Mon grand frère, mon parrain tant aimé, suite à une grave blessure algérienne qui risquait de le rendre unijambiste pour le restant de ses jours, était alors adjudant-major à Reuilly, là où commandait Bastien-Thiry qui a payé son désamour pour le Gégène tant aimé par un abrègement légal mais ignoble de son existence.



Les plus jeunes de nos anciens se souviennent-ils des nouvelles à la radio à la fin des années cinquante ou au tout début des années soixante ? « Lagaillarde au poteau » hurlaient-ils dans le poste. Bastien-Thiry m'a fait comprendre quelques années plus tard le réalisme de cette expression imagée. Il fut l'un de ceux qui eurent le tort de comprendre qu'il avait été compris...

 

 

 

 

 

Déjà ?

 

 


Pour ne pas qu'il se sente abandonné par une France devenue anticolonialiste qui avait envoyé ses camarades de combat au casse-pipe, avant le « je vous ai compris » auquel personne n'a rien compris même ceux qui, encore aujourd'hui, prétendent le contraire, l'armée avait confié à Jeannot, mon grand-frère tant aimé, le poste de responsable du recrutement. Pourquoi je vous raconte ça ? Vous allez rire. Alors que je terminais une sieste interminable sous un cocotier, je fus réclamé dans un bureau jusque là inconnu. Je tombe nez à nez sur un sous-off, chinois ou peu s'en faut, qui me demande, comme ça, à brûle-pourpoint : « Tu t'appelles bien Bonnejean ? − Merde, que je me dis, qu'est-ce que j'ai encore fait ? »

  

  

 Un vieux réflexe contracté dès l'enfance que je ne puis réprimer comme si ma mère vivait encore, elle qui me disait sans rire : « Ce que je ne vois pas, tu sais, je le devine. Tu ferais mieux de me dire tout de suite ce que tu as fait avant que je le sache ».

 

 

 


« Je m'appelle Papillon, qu'il dit le gradé. J'ai servi sous les ordres de ton frère ».



Si je me permets de dévoiler votre identité, Monsieur, c'est que pour moi, lié à mon cher Jeannot, décédé à 44 ans, vous êtes l'un de ces êtres, restés dans l'ombre, qui changent le cours d'une existence sans en tirer ni récompense ni vaine gloire.



Je me voyais déjà décoré d'une médaille quelconque que j'aurais vraiment pas méritée. Ça allait me coûter combien en pots pour les copains, cette histoire. « Aimes-tu les papillons, qu'il me demande ? » J'ai cru qu'il voulait faire un jeu de mots sur son nom. Comme il insistait, je ne savais pas trop quoi dire pour lui faire plaisir au pauvre homme, puisqu'il avait l'air d'y tenir vraiment. Et, déjà charitable, je lui fais l'aveu que j'étais un passionné de papillons. « Je connais un pays où il y en a plein, et de très beaux. Tu connais la Guyane ? ». « C'est quoi ce patelin, encore ? », que j'ai pensé, moi qui avais toujours été meilleur en histoire qu'en géographie. « On demande deux volontaires pour servir là-bas. T'as l'air de t'ennuyer ici. J'en ai parlé à ton frangin. Si ça te dit ». « Bon, d'un côté que je me disais, je viens à peine d'atterrir qu'ils veulent déjà me faire décoller pour des horizons inconnus. Mais franchement, la mer bleue, le ciel bleu, le rhum blanc, marre ! et je m'entends encore lui dire : « D'accord ».



Et un jour, nous voilà partis, mon copain volontaire et moi pour la Guyane française, dans un Nord-Atlas fait exprès pour qu'on n'ait pas envie d'engager la conversation.

(Suite en Guyane au prochain numéro)

 

 

Bernard Bonnejean

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Une vie (1)

Publié le par Bernard Bonnejean

 
Messieurs, dont chers collègues,
21 février 2009

« A dix-huit ans, j'ai quitté ma province...».
 
 

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Instituteurs en 1911
 
Eh bien non ! Justement ! J'aurais bien voulu mais j'ai pas pu. Bâchelier en juillet 68 j'étais bombardé professeur de collège en septembre de la même année, avec la fonction de professeur principal de sixième. Oui, oui, je t'entends, le laïcard ! C'était dans l'enseignement privé, parce que dans l'enseignement normal, c'est-à-dire public, on n'aurait jamais vu une chose pareille. C'est exact. J'ai été littéralement parachuté dans un patelin à soixante kilomètres de chez Manman sans formation, sans plus de connaissances que ça, sans préparation d'aucune sorte ni psychologique ni pédagogique. Dans les familles où y'a pas trop de fric, chers collègues, on bosse tôt. Le plus drôle de l'histoire, sans doute, c'est que j'avais les fonctions, mais que j'étais payé comme stagiaire. C'est-à-dire de quoi payer les cigarettes et un peu de quoi manger et payer le loyer ! Comme quoi, le privé ça a toujours été le privé ! Vous attendez un « mais je ne regrette rien » qui ferait passer la pillule en dédramatisant. Histoire de jouer les grands seigneurs qui veulent pas étaler leurs soucis ? Vous pouvez toujours l'attendre : il ne viendra pas ! Non, même si ça ne se dit pas, j'avais vraiment pas la vocation ! C'est possible que ça vous défrise. Je vais vous prouver qu'on peut devenir un bon prof sans avoir eu le feu sacré.
 



D'ailleurs avec mon bac A1 (français, latin, grec), au rattrapage, sans mention, millésimé 1968, qu'est-ce que j'aurais pu faire d'autre ? Curé de paroisse. Certes ! Mais ça aussi normalement ça demande la vocation. Maintenant que je ne suis plus rien pour eux, je peux vous faire une confidence : j'ai toujours espéré, dans le fond, qu'on ne se dispute plus bêtement les enfants entre public et privé. Surtout (je ne sais pas maintenant), qu'il n'était plus guère question de religion catholique dans l'enseignement privé. La plupart, issus de 68, ne fréquentions que très rarement les églises. On a eu beau nous répéter, inlassablement, le caractère propre de l'enseignement catholique, pour avoir fréquenté les collègues, intelligents, des lycées et des collèges d'en face, je n'ai jamais trop vu la différence. Il y a autant d'anticléricaux bornés dans l'enseignement privé que de pratiquants ouverts à la discussion dans l'enseignement public. Quant à la neutralité laïque... Franchement, vous y croyez ?



 

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Lycée Victor Hugo de Rennes où j'ai passé le bac

 

 

Remarquez, c'était pas si grave. J'avais une vieille directrice d'au moins vingt-cinq ans qui m'encourageait et me prodiguait des conseils. Faute d'être utiles, ils étaient plutôt consolants. Nous, les autres, les adjoints, à part une vieille encore plus vieille qu'était prof de gym, on tournait sur une moyenne de vingt ans à peine. Vous imaginez le tableau ! Ça nous arrivait bien quelquefois de chahuter plus que nos élèves, de faire la fête dans les bistrots, mais loin du patelin où l'on enseignait pour ne pas choquer le bon peuple. Je me souviens même de la pagaille que nous avons mise dans un cinéma d'Alençon où l'on jouait Anna Karénine. Nous en avions assez parfois de jouer les Topaze.  
 
Finalement, mon « début de carrière » ne fut troublé que par un incident notoire : un coup de gueule avec un grand de troisième qui aurait pu être mon prof avec deux ou trois ans de plus. Ça s'est juste soldé par une tentative de suicide au fusil de chasse. Je t'ai jamais oublié, gamin, et à partir de ce jour-là je n'ai plus eu besoin de leçons de  psychopédagogie pour savoir ce qu'il ne fallait pas dire. 
 
À part ce léger problème, ça s'est plutôt bien passé dans l'ensemble.  Les gamins m'aimaient bien, surtout les redoublantes de troisième, et moi je les aimais bien aussi, surtout les redoublantes de troisième. D'autant mieux qu'en novembre de l'année 70, je me retrouvais marsouin à Toulon. Un marsouin, c'est un soldat de l'Infanterie de Marine, qui n'a pas plus de rapport avec la Marine, que la défunte Coloniale qui l'a précédée.
  
 
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C'est mon régiment, mais c'était avant... 
  

 

Cette nuit, il m'est revenu un souvenir précis de ma première année de prof. Les collègues m'ont demandé - preuve qu'ils reconnaissaient des talents en devenir ? - de préparer une petite fête en l'honneur de notre directrice, pour son anniversaire. Normal, disaient-ils les sournois, puisque j'étais le bleu de la compagnie. Je me suis pensé dans mon for intérieur que rien ne pouvait mieux être adapté à la circonstance qu'une petite chorale des petits de sixième. Restait à trouver le chant. En accord avec les oisillons, nous avons servi à notre charmante directrice que nous aimions tous : Mon beau sapin, roi des forêts, que j'aime ta verdure. Vous n'allez pas me croire : ça a jeté un de ces froids ! Y'a même des copines-« adjointes » qui ont osé rire sous cape pendant la cérémonie ! Pourtant on était fiers les bambins et moi ! L'ingratitude, quand même !
 
 
Après un stage, (encore ! c'était donc une manie universelle ?), au beau soleil d'un midi que je n'ai jamais aimé, direction Pointe-à-Pitre (1 semaine) ; Fort-de-France (3 semaines) et Cayenne (environ un an). Oui, parce que j'ai oublié de vous dire que j'aurais bien voulu partir en coopération, mais que j'ai eu l'heureuse idée de demander la Libye précisément l'année où le brave colonel alors ami de la France qui a campé dans les jardins des Sarkozy a commencé ses pitreries ! Du coup, ils se sont mis à deux ministres pour me trouver « pas assez diplômé » et « trop jeune » ! Non sans m'avoir au préalable envoyé en stage à Dijon (encore !!) pour une formation accélérée genre « faut pas toucher les seins nus des femmes, parce qu'elles n'aiment pas ça » ou « vous avez le droit d'avoir un boy mais ne venez pas vous plaindre d'être volés ».
Pourtant je croyais avoir mis tous les atouts de mon côté. D'abord, j'avais fait une demande multiple : Lybie, Niger, Mali, Tchad. J'avais déjà appris à me méfier des promesses ministérielles... Surtout, je m'étais fait pistonner par le maire-conseiller général MRP de Villaines-la-Juhel, ville où j'étais instit, le grand Robert Buron, qui fut avec Louis Joxe et Jean de Broglie l'un des négociateurs et signataire des accords d'Evian, qui avaient mis fin, en mars 1962, à la guerre d'Algérie. J'avais prêté peu d'attention à la réponse du grand bonhomme qui passait là ses années de désert, chez lui : « Mon jeune ami, sachez qu'il suffit que je frappe à une porte pour qu'on me la ferme au nez. Ne vous faites pas d'illusion ! » J'ai eu tort sans doute de prendre ça pour une coquetterie...
 

 Faut dire qu'à l'époque, je dis ça pour les vieux qui connaissent, c'était un nommé Jacques Foccart, né en Mayenne, comme moi, de mère guadeloupéenne (comme on se retrouve !), fondateur du SAC, le Monsieur Afrique du Gégène bien-aimé feu récent. 



Le niveau des candidats partants n'était d'ailleurs guère supérieur. Au bout de deux jours, ça s'était transformé en une espèce de partouze, assez bourgeoise quand même, où chacun ayant trouvé sa chacune, tous faisaient des galipettes sur la pelouse du campus. Je me souviens d'un qui m'a expliqué en long et en large la teneur de sa vocation coopérative. En quelques mois, après s'être fait « une montagne de CFA », il reviendrait au pays natal pour se la couler douce. Un autre lui a dit : « Oui, mais ils ne te laisseront pas rapatrier tout l'argent que tu auras gagné ». Et le futur coopérant, maussade mais assuré, de laisser entendre  qu'il avait suffisamment de relations pour « s'arranger ». 
 
 
Si vous saviez ce que c'était beau et grand, la Guyane. Grand comme le « great » anglais intraduisible en français. N'empêche qu'ils m'ont gardé un mois de plus parce que j'avais pas été gentil avec les militaires. J'avais pourtant prévenu le capitaine : « Vous voulez que je soye soldat ; moi, je suis instit ; et je partirai passer mes vacances chez les Indiens ». Faut comprendre ! On prend des mauvaises habitudes dans ce métier de fainéant et on les perd pas si facilement !
 

 

Vous trouverez sans doute ça un peu juste mon « je suis instit » pour me donner de la valeur auprès d'un officier. Pour la jeune génération, un instit ou une instit, c'était la consécration du fils de rien à une époque où beaucoup moins de 10% d'enfants issus des classes populaires allaient à l'Université. Allez, soyons fou ! Instit est le résultat d'une apocope de instituteur ou institutrice. L'équivalent très approximatif de ce qu'on appelle aujourd'hui professeur(e) des écoles. En nettement moins payé, mais en beaucoup plus considéré. Comme dit l'autre : « On peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre ». Est-ce que ça va, comme ça ? J'ai pas trop fait le pédant docteur ? 
 
 
 
CAP.jpg
 
J'ai perdu le mien, mais c'était le même.
 
 
N'empêche qu'en décembre 71, rebelotte : me revoilà en-saignant (salut minijack)  dans une école primaire ! Le bouquet ! C'était le début des maths modernes, saloperie ! (un grand merci à Bruno et à Jacquot, les deux grosses têtes de dix ans chacun de CM2 qui me donnaient les solutions aux questions qu'étaient posées dans le bouquin). En plus, il fallait tout faire faire, même ce que je savais pas faire. Vous me croirez si vous voulez, l'inspectrice départementale m'a refilé le CAP (certificat d'aptitude à l'enseignement primaire) et j'étais instituteur, vraiment ; de l'enseignement privé, mais quand même.  J'avais dit aux gosses : « Faudra être gentils avec la dame, surtout si elle est pas commode ! » Ils y ont été fort : à cinq pour lui tendre un taille-crayon !! A la fin, elle m'a dit, la dame : « J'vous le donne. Vous pouvez remercier vos élèves. De toute façon, je sais très bien que vous ne resterez pas en primaire ». C'était pas que de la vaticination ! Après la remise du diplôme, on m'a renvoyé en collège, comme instituteur en collège (sic) où j'ai enseigné jusqu'à onze matières.
 

 

Je vous raconterai le reste de ma carrière scandaleuse au prochain numéro
 
 

Bernard Bonnejean

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Lettre à mes amis de facebook

Publié le par Bernard Bonnejean

 

Facebook, un réseau social ?

 

En vérité, vous vous satisfaites trop facilement des [éloges]. Parce que vous distribuez le sel et l'épice, parce qu'on distingue en vous l'originalité des images, un humour d'époque ou encore certain accent humanitaire, vous vous croyez reconnus. Il ne s'agit pas de se faire connaître mais d'abord d'aimer, la reconnaissance ne vient que par la suite.
Je ne vous apprendrai sans doute rien en vous disant que dans la faune des "gens de lettres" [façon facebook] les loups sont beaucoup plus nombreux que les moutons. La coutume est d'apprivoiser le mouton pour tout aussitôt l'abstraire. Evitez la démarche des moutons et pour cela méfiez-vous des dithyrambes et des articles simplement élogieux. Le jaloux détracte, l'envieux loue. Recherchez dans [les commentaires] tous les papiers acides. Lisez-les s'il vous faut à tout prix un fortifiant mais au grand jamais ne vous laissez point surprendre par ces caresses dont la patte de velours cache mal les griffes qu'elle porte. On a dit de Max Jacob qu'il ne dut son entourage de jeunes poètes qu'à son habileté à manier l'encens et la pommade. C'est possible. Je vous signale toutefois qu'il m'écrivait, ou du moins quelque chose d'approchant : "Quand il s'agit de toi devant moi je dis tout le bien que je pense, mais entre nous, permets-moi de t'engueuler".

René Guy Cadou, 1978, p. 478.

 

http://www.presseocean.fr/photos/2009/11/04/P1140348D1142201G_apx_470__w_presseocean_.jpg

René-Guy et Mme Hélène Cadou

 

Ainsi parle le cofondateur, en 1941, avec Jean Bouhier, Max Jacob, Luc Bérimont, et Michel Manoll, de l'école de Rochefort-sur-Loire, un village angevin perdu au milieu des côteaux du layon festifs et du très aristocratique quart-de-chaumes, roi des blancs et blanc des rois. Sa charmante épouse aimait à raconter comment le 20 octobre 1941, son mari René, à bicyclette, « a croisé le camion qui emmenait les otages qui chantaient. On allait les fusiller dans la carrière de Châteaubriant. Cette vision l’a absolument bouleversé. René a écrit le poème des Fusillés de Châteaubriant où il dit que « la mort est une chose simple puisque toute liberté se survit ». Parmi eux, souvenez-vous, il y avait le jeune Guy Môquet.

René-Guy, quant à lui, a échappé au ratissage du maquis de Saffré, dans la région nantaise. Il aurait pu être le trentième fusillé de Saint-Herblain. Voici comment il en réchappa. Alors qu'il passait à proximité, « un officier allemand l’a arrêté et lui a demandé : « Qui êtes vous ? Sortez vos papiers ». René a répondu : « Je suis poète ». L’Allemand lui a dit  : « Partez mais partez vite ». Il a eu le remords du privilège que lui avait accordé la poésie ». Sans doute ce remords fut-il accentué par la mort en déportation de Max, son père-maître (« Les cahiers Cadou, n°1 », éd. du Petit-Véhicule).

 

 

Louis Guillou évoque Max Jacob

 

Un poète n'est donc pas qu'un artiste au sens où l'entendent les gens raisonnables :  Il participe de l'histoire de son temps et de son pays, de la famille et de la société qui l'ont modelé sans parvenir à le corrompre, des injustices et des bonheurs de ses contemporains. Un poète se doit sans doute plus encore d'être vivant parmi les vivants. Seuls des enfants immatures peuvent encore se demander si la poésie, si l'art est utile. Je ne puis que répéter cette phrase fameuse du grand Mallarmé que je cite de mémoire :  « L'art a pour devoir social de donner une issue aux angoisses de son époque ».

Mais j'irai plus loin avec Bourdieu. Il n'est pas d'artiste, de créateur sans quelqu'un qui sache être le vecteur de son art :


« Bref, il s'agit de montrer comment s'est constitué historiquement le champ de production artistique qui, en tant que tel, produit la croyance dans la valeur de l'art et dans le pouvoir créateur de valeur de l'artiste. Et l'on aura ainsi fondé ce qui avait été posé au départ, au titre de postulat méthodologique, à savoir que le « sujet » de la production artistique et de son produit n'est pas l'artiste mais l'ensemble des agents qui ont partie liée avec l'art, qui sont intéressés par l'art, qui ont intérêt à l'art et à l'existence de l'art, qui vivent de l'art et pour l'art, producteurs d'œuvres considérées comme artistiques (grands ou petit, célèbres, c'est-à-dire célébrés, ou inconnus), critiques, collectionneurs, intermédiaires, conservateurs, historiens de l'art, etc. »

 

Et en cela, j'ose affirmer que facebook ne remplit pas son office de réseau social. Non facebook en tant qu'institution, mais en qualité de vecteur d'expression libre. Il faudrait croire en une micro-société utopique dégagée des intérêts majeurs de notre civilisation pour envisager la possibilité d'un outil ouvert à tous, uniquement tourné vers le service, au bénéfice du plus grand nombre.

Le fait est que facebook, formidable réseau riche de promesses, est déjà gangréné par les marchands du temple qui soutiennent leurs objectifs mercantiles avec une arme imparable : la flagornerie servile.

J'avoue humblement, chers amis, une naïveté imbécile qui m'a trop longtemps fait croire qu'il était possible, en cet espace dit de libre parole, d'exprimer des jugements objectifs, totalement dénués d'arrière-pensées, avec le sentiment d'exercer un droit acquis par l'étude et l'expérience. C'était compter sans la jalousie, l'envie, l'ambition, le désir de paraître, la soif de gloire et de reconnaissance... D'intentions pures et honnêtes, gratuites, on a fait un travail de sape ourdi par un provocateur dénué de scrupules à la solde de puissances obscures.

Parce que jamais je ne dirais d'un poème, écrit par un débutant plus ou moins talentueux qu'il est "génial", "superbe", "magnifique" etc., on a conclu que mon unique but était de dénigrer la beauté pour faire valoir ma laideur.

 

http://images.flu.fr/private/photo/5754509575/private-category/rip_2-copier-360544ab8.jpg

 

On en a déduit que ma méchanceté de critique déteignait forcément sur mes jugements en matière de politique.

Parce que je persiste à croire que le sionisme intégral, consistant à relancer la colonisation après une période de moratoire (la plus élémentaire intelligence consisterait à la prolonger au moins pendant la période des négociations) est nuisible et criminel, on me taxera d'antisémite. Un fou m'a même accusé de reprendre les arguments du tristement célèbre Edouard Drumont !! Un fou qui tient le haut du pavé puisqu'il est le créateur d'un groupe puissant prônant la paix israélo-palestinienne !!!

 

http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/49/18990910_Edouard_Drumont_and_Libre_Parole.jpg

 

Catholique, comme lui, donc...

 

Parce que je refuse de trouver quelque justification à l'assassinat d'innocents par des terroristes palestiniens, qui ne le sont que rarement, ignobles lâches qui agissent dans l'ombre au nom d'un Allah-Dieu, ami de l'humanité dont il est le créateur, je suis un dangereux sioniste.

Parce que je refuse d'intégrer un parti, quel qu'il soit, uniquement par peur d'une discipline trop oppressante, on m'accuse de bouffer à tous les râteliers, moi qui n'ai eu de cesse, depuis mon arrivée, de souhaiter une alliance entre Mme Ségolène Royal et ce qu'il reste de la démocratie chrétienne.

Parce que je refuse que l'appareil solférinesque nous prenne, nous sympathisants non socialistes, pour des veaux à usage électif, un rôle qu'on s'apprête à nous donner au cours de primaires inutiles, confirmé par les propos sans ambigüité de M. Claude Bartolone, on me dénie le droit de me déclarer de gauche.

Et parce que je suis catholique pratiquant, tout en m'accusant sans preuves d'homophobie, d'antiféminisme, d'intolérance sexuelle, une hystérique hindoue, épouse d'un faux écrivain à la manque, un couple que je n'oublierai jamais, pousse le vice jusqu'à insinuer une pédophilie inhérente à ma confession.

Tout cela fait qu'aujourd'hui, mes très chers amis, tout en vous gardant dans mon cœur, je ne vous parlerai plus sur facebook. Cependant, mon mur restera ouvert pour mes articles d'over-blog. 

Un dernier mot pour me justifier ? Un mot trouvé dans ma boîte aux lettres, un mot parmi de multiples autres à propos des sentiments qu'inspire le couple maudit :


Bonsoir Bernard !

Tout d'abord je tiens à vous remercier très sincèrement pour la correction apportée à mon poème ! J'ai des difficultés et vos commentaires comme toujours me conviennent. Pour la mise de vos critiques sur mon mur, je suis en pleine réflexion ! Je me sens trop fragile pour affronter les polémiques ! Ce n'est pas à vous que je pense, c'est à certaines personnes dont je tairais le nom ! Je laisse libre interprétation à votre finesse d'esprit ! De votre côté, je pense que vous souffrez de ce manque de compréhension ! Je me trompe peut être mais vous avez du cran ! Je vous embrasse. A bientôt !
 

X.


On appelle ça des "pressions" ! C'est pour vous, chère X, que j'abandonne la place, pour que vous n'ayez plus cette épée de Damoclès pendue au-dessus de votre tête chaque fois que je vous aurai dit que j'aime ce que vous faites.

Merci à Linda qui m'a fait le cadeau suivant et que je garde précieusement comme une marque d'amitié sincère.

 

Hommage de Linda Pyontka Reeves

 

Tous et toutes, vous pouvez désormais aller sur Rimes et déraison sans avoir peur, puisque je n'y suis plus. Je suis page 325 du livre de Linda, et je m'y sens bien.

A bientôt sur mon blog, joignable sur mon mur facebook

 

Bernard, qui vous aime.


 

 

 

 


 

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Lettre à mon médecin référent anciennement de famille

Publié le par Bernard Bonnejean

 

Docteur,

 

Dans les quarante années où nous avons suivi notre route de conserve, vous contre le mal objectif, ma famille et moi-même contre ses atteintes endurées, nous avez-vous entendu une seule fois mettre en cause vos diagnostics et vos ordonnances ? Nous est-il arrivés en une occasion unique de douter de vos connaissances et  compétences ? Mieux : quand mon père est mort après des mois d’une agonie insupportable, que ma mère s’est éteinte, elle, en quelques minutes, comme antan les lampes à incandescence, nous avez-vous vus courroucés, investissant votre cabinet, un lieu sacro-saint à l’instar d’un sanctuaire vétérotestamentaire ? Nous sommes venus en cortège pour vous remercier des soins prodigués à nos chers nouveaux disparus, eux qui vous considéraient comme le membre éminent de la famille, qui vous donnaient du « Docteur » avec le respect dû à une incarnation vivante d’Esculape en personne !

Pourtant, vous étiez bien jeune quand je l’étais ! Mais je vous suis à jamais obligé de m’avoir fait cet aveu : « Votre père ? Comment pourrais-je l’oublier ? Ce fut mon premier mort ».

Eh bien, Docteur, en tant que fils de votre premier mort, je me sens le droit d’émettre un doute sur la perfection de votre savoir médical !

Il n’est nullement dans mes intentions de vous reprocher de ne plus avoir l’enthousiasme du Docteur Knock des années vingt. Que Jules Romains ait voulu camper le portrait d’un escroc, permettez-moi d’en douter ! Ce serait faire peu de cas du sous-titre : « Le triomphe de la médecine ». Qu’on en juge :

 

 

Je vous pose donc une question, Docteur : lorsque vous avez estimé vos émoluments dérisoires compte-tenu des services rendus, nous vous avons soutenu, n’est-ce pas ? Mais est-il sérieux de devoir débourser 23 € pour s’entendre dire que « ce n’est rien ! », que « ça va passer tout seul », qu’il « ne faut surtout pas s’inquiéter outre mesure » et qu’il n’est même « pas nécessaire de revenir plus tard » ? Parce qu’enfin, soyons honnêtes : entre le tout-médical du docteur Knock et votre « vous n’avez rien », on peut se demander si le bon Hippocrate retrouverait son serment.

Ah ! qu’il semble loin le temps où le patient obtenait une réponse à ses tracas. Sans doute avez-vous entendu parler, Docteur, d’un certain Sganarelle qui étudia un cas d’une extrême complexité. Un certain Jean-Baptiste Poquelin s’est plu à rapporter mot pour mot cette savante analyse d’un cas inexpliqué de mutisme pathologique :

Je tiens que cet empêchement de l'action de sa langue, est causé par de certaines humeurs qu'entre nous autres, savants, nous appelons humeurs peccantes, peccantes, c'est-à-dire... humeurs peccantes : d'autant que les vapeurs formées par les exhalaisons des influences qui s'élèvent dans la région des maladies, venant... pour ainsi dire... à... […] Cabricias arci thuram, catalamus, singulariter, nominativo hæc Musa, "la Muse", bonus, bona, bonum, Deus sanctus, estne oratio latinas? Etiam, "oui", Quare, "pourquoi?" Quia substantivo et adjectivum concordat in generi, numerum, et casus. Or ces vapeurs, dont je vous parle, venant à passer du côté gauche, où est le foie, au côté droit, où est le cœur, il se trouve que le poumon que nous appelons en latin armyan, ayant communication avec le cerveau, que nous nommons en grec nasmus, par le moyen de la veine cave, que nous appelons en hébreu cubile, rencontre, en son chemin, lesdites vapeurs qui remplissent les ventricules de l'omoplate ; et parce que lesdites vapeurs... comprenez bien ce raisonnement je vous prie: et parce que lesdites vapeurs ont une certaine malignité... […] qui est causée par l'âcreté des humeurs, engendrées dans la concavité du diaphragme, il arrive que ces vapeurs... Ossabandus, nequeys, nequer, potarinum, quipsa milus. Voilà justement, ce qui fait que votre fille est muette.

 

lemedecinmalgrelui.jpg

 

Et encore, dois-je souligner, Docteur, que le grand Sganarelle à qui nous devons cette science était médecin malgré lui !

Eh bien, Docteur, comment se fait-il que chaque fois que je vous demande pourquoi j’avais des cheveux et que je n’en ai plus, pourquoi alors qu’ils étaient châtain ils sont devenus blancs, pourquoi mince que j’étais je suis devenu gros, pourquoi homme délicat, doux et courtois, il m’arrive d’être désagréable, coléreux et impatient, pourquoi, en un mot, je ne suis plus à 60 ans ce que j’étais à 20, vous me répondez imperturbable et indifférent : « C’est normal ! » Avouez que 23 € pour s’entendre dire que c’est normal !!!...

Je suis au regret de vous dire, Docteur, que j’ai appris de source sûre, hier, que vous nous trompiez !! Nous tous, les malades que nous sommes sans le savoir, une grande spécialiste a trouvé la cause de cette maladie généralisée qui fait que parvenus à un certain âge nous mourons. La cause de tous nos maux, Docteur ? L’ASPARTAM(E) !!!

 

 

Alors, Docteur, pourquoi ne pas nous avoir prévenus que si nous avions de l’emphyzème, des troubles sexuels, des tendances à la schizophrénie, que nous soyons obèses, migraineux, dépressifs, que nous passions par des baisses d’intelligence, des crises d’insomnie, des périodes d’hyperactivité, que nous ayons des problèmes au cerveau, des crises d’épilepsie, etc., etc., la faute est imputable à l'Attila des édulcorants : l’ASPARTAME !!! Parce qu’enfin, Docteur, rappelez-vous : il y a vingt ou trente ans, quand je vous ai demandé comment faire baisser le taux de cholestérol, et éviter un éventuel diabète, vous m’avez prescrit... Non ??? Si !!!

 

Numeriser0001.jpg

Un aspartomisé français


Permettez-moi, Docteur, de vous renouveler toute ma confiance, malgré tout, dans l’assurance que désormais vous resterez vigilant grâce à la Dame dans la vidéo, la seule, nouvelle Jeanne d'Arc de la médecine contemporaine française, la seule, dit-elle, à lutter contre l'ennemi sur tout le territoire national !


Bien respectueusement,


Bernard Bonnejean

     

 

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Vous trouvez pas qu'y a qu'ette chose qui déconne ?

Publié le par Bernard Bonnejean

On ne peut comparer l’incomparable

 

D’abord, j’ai lu ça.


LES ECHOS

 

Questions ouvertes autour de la retraite chapeau d'Henri Proglio chez Veolia Environnement

[ 04/02/10  ]

 

Selon « Le Parisien », le nouveau PDG d'EDF, Henri Proglio, pourrait toucher plus de 1 million d'euros en retraite chapeau de la part de Veolia Environnement. Une somme surévaluée, selon une source interne.

Nouveau rebondissement autour de la rémunération d'Henri Proglio. Selon « Le Parisien » d'hier, le nouveau PDG d'EDF aurait fait jouer ses droits à la retraite chez Veolia Environnement, son entreprise d'origine, dont il reste président non-exécutif. Conséquence : le dirigeant pourrait théoriquement bénéficier dès maintenant d'une retraite chapeau de plus de 1 million d'euros par an, affirme le quotidien. Une somme supérieure aux 450.000 euros qu'il devait toucher, avant d'y renoncer, en tant que président du conseil et qui s'ajouterait au 1,6 million d'euros touchés pour son travail chez EDF.


L'information, non démentie par Veolia, nécessite cependant d'être confirmée. Selon une source interne à Veolia, l'estimation du « Parisien » est surévaluée. Elle repose, pour l'essentiel, sur les données délivrées dans le document de référence de l'entreprise. Celui-ci indique qu'Henri Proglio peut bénéficier d'une retraite supplémentaire à prestations définies, dont le coût global était estimé à 13,1 millions d'euros fin 2008.


« C'est un engagement comptable qui ne correspond en rien à ce qu'Henri Proglio touchera sous forme de rente annuelle, indique une source interne. Tout cela sera clarifié dans le prochain document de référence. » L'ensemble des retraites perçues par Henri Proglio, précisent les documents de Veolia, est limité à 50 % de sa rémunération brute au cours des trois derniers exercices. Au vu de ses émoluments, il ne pourrait toucher plus de 1 million.


Sujet sensible

Fait important, l'obtention de la retraite chapeau d'Henri Proglio est conditionnée au fait qu'il soit encore présent chez Veolia au moment où il fait valoir ses droits. Plusieurs observateurs n'avaient pas manqué d'insister sur ce point pour expliquer son maintien en tant que président de la société de services aux collectivités. Un mauvais procès, rétorquent ses défenseurs, qui insistent sur le nombre d'années qu'a consacrées le dirigeant à son ancienne entreprise : trente-huit ans. Laissées à la totale discrétion des entreprises, les retraites chapeaux n'ont jamais été soumises à une quelconque limite. Cette forme de régime doit être distinguée du régime général (Sécu-Agirc-Arrco) qui, lui, ne peut être cumulé avec un salaire que depuis l'année dernière.


Par définition sensible, ce genre de sujet suscite, aussi bien chez EDF que de Veolia, le plus grand silence des services de communication. Et pour cause : le calcul des retraites chapeaux relève du patrimoine de leurs heureux bénéficiaires. Leur gestion est le plus souvent externalisée. C'est le cas aussi chez Veolia, qui a délégué le financement de la retraite chapeau d'Henri Proglio à un assureur, sans plus de précision.

 

MATHIEU ROSEMAIN, Les Echos

 

 



 

Après, j’ai lu ça.

 

 

OUEST-FRANCE

 

Actualité Mayenne

jeudi 04 février 2010

 

La pauvreté a fortement augmenté avec la crise

 

 secours catholique

 

Tous les matins, les bénévoles du Secours catholique à Laval offrent du café chaud et du pain frais aux bénéficiaires.

 

Selon le baromètre du Secours catholique, les jeunes, les femmes seules avec enfants et les demandeurs d'emploi sont les premières victimes de la précarité.

 

Plus de demandeurs

Le Secours catholique de la Mayenne a reçu 3 850 personnes en situation de pauvreté en 2009. Il faut remonter à 2005 pour retrouver ce chiffre. « Depuis un an, nous enregistrons 20 à 30 % de demandes en plus », observe Joseph Lalaire, le président de l'association. Ces personnes sont accueillies par l'association pour une aide d'urgence (alimentaire, logement et factures d'énergies). « Avant, on ne réglait pas ce type de factures car il y avait le Fonds de solidarité logements, ajoute Cécile Belliard, permanente du Secours catholique. Maintenant, quand une personne est dans une situation extrême, on intervient. » Plus inquiétant, un tiers de ces demandes proviennent de gens qui n'avaient jamais recours aux associations caritatives. Des gens sans emploi, mais aussi des gens qui travaillent, souvent à temps partiel.

En ville et en campagne

À Laval on voit arriver plus de jeunes et des femmes seules avec enfants. Mais aussi des retraités et quelques étrangers. En milieu rural, les retraités sont peu nombreux à pousser la porte des associations. « Ils n'osent pas demander », constate Jean-Claude Brossier, responsable de l'équipe de Craon. Lui aussi observe que le public a évolué. « On voit beaucoup plus de jeunes. Ils sont souvent déracinés et se déplacent beaucoup. Ils viennent en milieu rural car ils croient que ça va être plus facile. Mais ce n'est pas le cas. Surtout dans une petite ville comme Craon où les moyens de déplacement font défaut. »

La faute à l'intérim ?

Les intérimaires étaient nombreux en Mayenne. En se retrouvant sur le carreau, ils ont été les premiers à faire les frais de la crise. « Je me souviens d'un jeune. Il venait de perdre son emploi et ne trouvait pas de travail, raconte Joseph Lalaire. Il m'a dit que c'était la première fois qu'il venait au Secours catho et il a pleuré devant moi. »

Attention au crédit revolving

Parmi les gens en difficulté, beaucoup de familles endettés ou surendettés. En cause ? Une mauvaise gestion mais aussi des crédits permanents comme le crédit revolving. « Nous dénonçons cette forme de crédit depuis longtemps mais c'est difficile, regrette Joseph Lalaire. Des sociétés font du lobbying pour le maintenir. » Et la loi qui doit encadrer cette pratique tarde à venir.

Les bénévoles moins optimistes

La généralisation du revenu de solidarité active (RSA), en juin, a été bien perçue par les bénévoles. « Ils ont pensé que cela allait améliorer la situation des plus défavorisés », reprend Joseph Lalaire. Mais à l'automne, l'association a observé une chute de la confiance. En clair, « les bénévoles doutent que le RSA puisse suffire face à la crise ». Élisabeth Doineau, en charge de l'insertion sociale au conseil général, rappelle, au contraire, qu'il permet de lutter contre l'exclusion. « Mais tous les gens ne savent pas qu'ils peuvent en bénéficier comme complément de salaire. Il y a un gros travail d'information à faire. »

Fin de droit

700. C'est le nombre de personnes qui arriveront en fin de droit cette année en Mayenne selon Élisabeth Doineau. Un chiffre glaçant.

Jean-François VALLÉE.

Ouest-France

 

Les gens de chez moi diraient, philosophes :

« Mais on peut pas comparaître ! »

Non, bien sûr ! Et pourtant, vous ne trouvez pas, vous, qu’il y a quelque chose qui déconne ?


Bernard Bonnejean

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Discours à l'ONU : no comment !

Publié le par Bernard Bonnejean


Pour les 28 printemps de Severn

"En 1992, un groupe de jeunes fondent l’organisme ECO pour “Environmental Children’s Organization”. Invité à s’exprimer devant les Nations-Unies, une jeune fille de 12 ans, Severn Cullis-Suzuki, rend un témoignage poignant de la situation humanitaire et écologique du monde de l’époque. C’était il y a 16 ans et pourtant ce discours est toujours d’actualité aujourd’hui. Et je dirais même que la situation est devenue pire".


Merci à Madame BRIGITTE ARAUD, une amie de facebook, de m'avoir fait découvrir ça.

Je ne sais pas vous, mais moi je n'ai pas envie de commenter.

Well ! what you do makes so cry at night

Bem ! o que voces fazem no fazem chorar a noite

Bon ! ce que vous faites me fait pleurer la nuit !!!



Frères humains qui après nous vivez,

N'ayez les cuers contre nous endurcis,


Car, si pitié de nous pauvres avez,


Dieu en aura plus tôt de vous mercis.



Pardon, petits frères et petites soeurs de demain.


Quand vous en aurez assez de respirer les rues empuanties de la ville, je vous invite sur ma tombe et entre deux larmes, deux baisers ou deux parties de rigolade, vous lirez cette épitaphe :


                                          Hic jacet
 
                          Bernard (10 juin 1950 -              )
                                   dit Nanard le pieux
                    Autant pour le temps qu'il passa à dormir
                     Que pour celui qu'il consacra à la prière.
                                     Homme de l'être
                     Il est mort comme il aurait désiré vivre :
                                            Couché. 
                                     
                                     Requiescat in pace

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10 juin 1950 - Mais qui c'est, ce con ?

Publié le par Bernard Bonnejean


Ce que wikipedia ne vous dira jamais sur le jour où je parus !!!!


Votre cadeau personnel de pense-malin.com
 
     
 
Le calendrier, le soleil et la lune du Samedi 10 Juin 1950

Juin 1950
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Le soleil du Samedi 10 Juin 1950
  -3 mn Lever Coucher
Brest 6:17 22:18
Paris 5:47 21:53
Strasbourg 5:27 21:30

Numéro de la semaine : 23
Jour de l'année : 161
Nombre de jour avant 1951 : 204
Nombre de jour après 1950 : 161
 
La lune du Samedi 10 Juin 1950

 

  Visibilité :
 32 %
Nouvelle lune
   15-06-50 à 15:53
Premier quartier
   23-06-50 à 05:13
Pleine lune
   29-06-50 à 19:57
Dernier quartier
   07-07-50 à 02:53
en Temps Universel Coordonné (UTC)
 
 

   lune.jpg  
 
Signification du mois : Juin

Signification du mois de Juin :
Floréal ou mois des fleurs dans le calendrier républicain.

Origine :
Du latin junius, évoque le souvenir de Junius Brutus, homme politique romain et fils adoptif de César et l'un des fondateurs de la république romaine.
C'est le mois brillant de Charlemagne, celui des jours les plus longs, celui des roses, de la fauchaison et de la fenaison dans le midi. C'est aussi le temps des cerises, des groseilles, des framboises. La nature y est splendide et les jours longs de seize, augmentant de douze minutes.

Les personnes nées ce mois de Juin ont les symboles suivants :
L'ange : Muriel Le démon : Baalberith
L'arbre : le hêtre La fleur : la balsamine
L'animal : le chien L'oiseau : l'ibis
Le bijou : l'agate  

 
 

     
 
Bernard, voici quelques événements qui sont arrivés un 10 Juin

1358 : Charles abat les Jacques.
Charles le Mauvais qu'Etienne Marcel a fait sortir de prison, achève de tailler en pièce, à Meaux, les jacques qu'entraîne un certain Guillaume Carle et qui se sont révoltés en Picardie, en Champagne et en Beauvaisis, depuis le 28 mai, contre les nobles et les propriétaires.

1610 : Les premiers colons hollandais s'installent dans l'île de Manhattan.

1719 : L'empereur germanique Charles VI expulse les Espagnols de Sicile.

1791 : Le Québec à la conquête de sa souveraineté
Le roi anglais Georges III signe l'Acte constitutionnel du Canada. Il partage la colonie en deux provinces. A l'ouest de la rivière Ottawa, le Haut-Canada est à dominante anglophone. Il deviendra plus tard l'Ontario. A l'est, le Bas-Canada réunit les Canadiens de souche française de la province du Québec.
Les Anglais avaient annexé la Nouvelle-France en 1763, au traité de Paris, après la défaite et la mort de Montcalm devant Québec. Ils l'avaient rebaptisée alors province of Quebec.
Les nouveaux maîtres avaient d'abord montré une grande sévérité à l'égard des colons français. Ainsi, ils obligeaient les candidats à la fonction publique à abjurer le catholicisme par le serment du Test. Ils réprimaient aussi l'usage de la langue française.
Mais quand éclate l'insurrection de leurs treize colonies américaines, les Anglais renversent la vapeur. Ils décident de s'allier les élites québécoises. Les habitants de la Nouvelle-France sont rétablis dans presque tous leurs droits par l'Acte de Québec du 22 juin 1774 (Quebec Act). Comprenant qu'ils n'ont rien à attendre de la France, les Québécois jouent le jeu. Ils se montrent fidèles à la couronne britannique. Ils repoussent même une tentative d'invasion de la province par les insurgés américains. Ces derniers arrivent en 1775 à occuper Montréal mais ils échouent l'année suivante devant la ville de Québec. Mais l'indépendance des Etats-Unis entraîne la fuite vers le Québec de 8.............

1791 : Le roi anglais Georges III signe l'Acte constitutionnel du Canada. Il partage la colonie en deux provinces.

1793 : Partage des biens communaux.

1794 : Début de la "Grande Terreur" en France:
promulgation de la Loi de Prairial, qui permet l'exécution de tout accusé sans audition de témoins ou interrogatoire, sur simple preuve morale.
On a pu parler d'une première "Terreur" à propos des massacres de septembre 1792.
Mais en fait, l'ère de la terreur ne se déclencha en France qu'un an plus tard.
Le 10 mars 1793, la Convention avait créé le tribunal révolutionnaire destiné à juger les crimes commis contre la République.
Au début, le tribunal travailla avec une relative modération mais après la promulgation de la loi sur les suspects (17 septembre 1793) tout changea.
Plaçons la terreur à l'ordre du jour" proposa Barrère au nom du Comité de salut public...
Ce fut Robespierre qui érigea la terreur en système en proclamant la légitimité du nouveau gouvernement révolutionnaire.
Ce gouvernement avait comme base "la vertu sans laquelle la terreur est funeste, la terreur sans laquelle la vertu est impuissante".
En cette fin de l'année 1793, le sinistre défilé commença:
Marie-Antoinette, les Girondins, Bailly, Philippe-Egalité, Tallien et tant d'autres furent conduits à l'échafaud.
Au printemps 1794, Robespierre frappa de nouveau:
les hébertistes à gauche, les dantonistes à droite.
On envoya à la guillotine quantité de personnes étrangères à la politique comme les carmélites de Compiègne, Madame Elisabeth, la comtesse du Barry...............

1803 : Les Français achèvent l'occupation du Hanovre, tandis que les Anglais s'emparent de Sainte-Lucie et de Tobago, aux Antilles.

1809 : Naopléon 1er est excommunié.
Napoléon a annexé les Etats pontificaux à l'Empire le 17 mai par le décret de Schönbrunn.
Le 10 juin, une bulle du pape Pie VII Quem Memorando excommunie Napoléon sans le désigner nommément pour avoir violé la souveraineté temporelle du saint Siège.

1829 : Les universitaires d'Oxfort et de Cambridge décident de se mesurer aux avirons sur la Tamise, entre Putney et Mortlake, soit une distance de 7,25 kilomètres.
Depuis la course a lieu chaque année.

1848 : Victoire des Autrichiens sur les Sardes à Vicence.

1898 : Les "marines" américains débarquent à Cuba au cours de la guerre hispano-américaine.

1907 : Le Français Auguste Lumière invente l'autochrome, nouveau procédé de photographie.

1907 : La France et le Japon conviennent de maintenir la politique de "portes ouvertes" en Chine.

1907 : Départ du raid Pékin-Paris.

1911 : Le Français Georges Carpentier est sacré champion du monde de boxe des mi-moyens.

1917 : Emeutes à Dublin (Irlande).

1934 : La deuxième coupe du monde de football est remportée par l'Italie.

1935 : Aux Etats Unis, création des "Alcooliques Anonymes".

1940 : Mussolini déclare la guerre à la France et à la Grande-Bretagne et se range aux côtés de l'Allemagne.
La veille de l'entrée des Allemands dans Paris, alors que la France vit la plus terrible des débâcles, l'Italie du duce Mussolini déclare la guerre à la France et à l'Angleterre.
près une longue période de non-belligérance, entrée en guerre de l?Italie qui ouvre un nouveau front au sud de la France.
Mais avec un seul bataillon alpin, les Français parviendront à contenir les Italiens.
Mussolini se repentira sur le tard de ce "coup de pied de l'âne" qui entraînera son régime dans la débâcle hitlérienne.
L'entrée de l'Italie dans la guerre favorisera paradoxalement les Alliés. En 1941, Hitler devra différer l'attaque de l'URSS pour secourir Mussolini empêtré dans les Balkans et en Grèce, de sorte que le terrible hiver russe frappera les Allemands avant qu'ils aient le temps de conquérir Moscou. En 1943 enfin, c'est par la Sicile que les Anglo-Saxons entameront la reconquête du continent.

1940 : Trois ingénieurs militaires américains inventent la Jeep:
(G.P. general purpose "tous usages").

1942 : Sur l'ordre de Hitler, les Allemands fusillent 148 hommes, internent les femmes et les enfants et rasent le village tchécoslovaque de Lidice, en représailles de l'assassinat du chef nazi Heydrich, "protecteur" de Bohême-Moravie.

1943 : H. Biro dépose le brevet du stylo à bille.

1944 : Attaque et réduction du maquis du Mont-Mouchet en Auvergne.

1944 : Début de l'offensive américaine sur l'archipel des Mariannes.

1944 : Le général Koenig, commandant en chef des FFI nommé par le général de Gaulle, donne l'ordre de freiner la guérilla, ordre qui sera diversement suivi.

1944 : Le martyre d'Oradour-sur-Glane.
Le samedi 10 juin 1944, à 8 heures du matin, c'est sans méfiance particulière que les habitants d'Oradour-sur-Glane voient des chenillettes chargées de soldats allemands pénétrer dans le village et s'y arrêter.
Oradour-sur-Glane est une bourgade d'environ 1200 habitants, dont quelques centaines de réfugiés du village de Charly, en Moselle. Elle est reliée par un tramway à Limoges, distante de 17 Km. En ce mois de juin, les moissons viennent d'être faites et les granges sont pleines à craquer de paille et de foin.
Trois jours plus tôt, les maquisards de la région ont fait sauter un pont pour freiner la remontée des troupes allemandes vers la Normandie où les Alliés viennent de débarquer. Deux soldats allemands ont été tués dans l'opération. Les habitants d'Oradour ne savent pas que la veille, 99 malheureux otages ont été pendus aux balcons de Tulle, à une centaine de kilomètres au sud de Limoges (un centième otage aurait été épargné parce qu'il veillait le corps de son enfant). L'exécution de Tulle a été ordonnée en représailles des attaques de maquisards par le général Lammerding, qui commande la 2ème division SS Panzer "Das Reich".
Le matin du 10 juin, le général Lammerding donne à la 3ème compagnie du régiment "Der Führer" l'ordre de détruire aussi Oradour-sur-Glane.
Le commandant de la compagnie, DicKman, planifie l'opération avec ses adjoints, le capitaine Kahn et le sous-lieutenant Bart.............

1945 : Le général Eisenhower reçoit la plus haute distinction soviétique, l'Ordre de la Victoire.

1948 : Schockley, Bardeen et Brattain présentent un élément électronique: le transistor. Ils reçurent le prix Nobel de Physique en 1956.

1949 : Sortie du roman de Georges Orwell: 1984.
Dans son dernier roman, 1984, l'écrivain britannique Georges Orwell décrit un futur où l'État, oppressant et omniprésent contrôle la vie de chaque citoyen.
Chacun a obligation de vénérer Big Brother (Grand Frère), le chef du parti politique au pouvoir.
Orwell dénonce les dérives d'un État puissant et centralisé allant jusqu'au bout de sa logique totalitaire au moyen de sa "police de la pensée".
Il met en garde contre la déshumanisation d'un monde fasciné par les techniques totalitaires.
On lui doit d'autres satires, liées à l'actualité et à la politique comme Les Animaux, Hommage à la Catalogne et Un peu d'air, s'il vous plait (contre l'hitlérisme).
Né au Bengale en 1903, Orwell décède à Londre en 1950.
Dans un précédent essai aussi drôle que réussi, "Animal farm", l'auteur a mis en évidence la perversion des mots et des idées dans les sociétés communistes ( "La liberté, c'est l'esclavage", "Tous les individus sont égaux mais certains plus que d'autres",...). Cette fois, Orwell s'en prend au culte de la personnalité dont son contemporain Staline donne l'exemple. Son roman met en scène un tout-puissant "Big Brother" (Grand Frère) qui surveille et sanctionne les faits de chacun. En pleine guerre froide entre l'Occident et le monde communiste, l'ouvrage fait scandale.............

1950 : Robert Schuman se prononce pour l'indépendance par étapes de la Tunisie.

1967 : Les Israéliens, qui occupent un territoire quatre fois plus grand que le leur, acceptent un cessez-le-feu avec l'Egypte, décidé par l'ONU.

1970 : Une centaine de personnes sont tuées au cours d'affrontements entre forces gouvernementales et fedayin palestiniens, en Jordanie.

1971 : Washington lève un embargo, imposé 21 ans plus tôt, sur le commerce avec la Chine.

1972 : Inondations à Rapid City (Dakota du sud): 236 morts.

1973 : Henri Pescarolo et Gérard Larousse amènent leur Matra Simca à la victoire des 24 heures du Mans.

1976 : La Force Arabe de Dissuasion arrive au Liban.

1977 : James Earl Ray, incarcéré à la suite de l'assassinat du pasteur Martin Luther King, s'évade d'une prison de Tennesse, avec six co-détenus.

1977 : Sortie de l'Apple II.

1979 : Simone Veil devient la première présidente du parlement européen.

1979 : Premières élection du Parlement européen au suffrage universel.

1979 : Frita Strübin Keller confectionne un mille feuilles de 330 m de long.

1982 : Adoption définitive de la loi Quilliot sur les rapports entre propriétaires et locataires.

1984 : Plusieurs milliers de Sikhs manifestent à Londres contre le gouvernement de Mme Indira Gandhi et l'intervention de l'armée indienne dans le Temple d'Or d'Amritsar.

1985 : Fin officielle du retrait israélien du Sud-Liban.

1987 : Graves incidents en Corée du Sud, où des milliers de personnes manifestent contre l'intention du gouvernement de demeurer sept ans de plus au pouvoir.

1993 : La police peut à présent réclamer ses papiers à n'importe qui sans raison.

1998 : Le match Brésil-Ecosse (2-1) marque l'ouverture du Mondial 98 de football au Stade de France à Saint-Denis.

1998 : La Commission européenne recommande la levée de l'embargo frappant les exportations de boeuf britannique, décrété le 27 mars 1996 en pleine crise de la "vache folle".

1998 : Signature d'un "accord-cadre de sortie de conflit" entre la direction d'Air France et le Syndicat national des pilotes de ligne au dixième jour de grève et à quelques heures seulement du coup d'envoi officiel du Mondial 98.

1999 : Parinya Kiatbusaba, boxeur thaïlandais monte sur le ring avec un accoutrement pour le moins insolite.
Cet homme a en effet obtenu des organisateurs de porter un soutien-gorge pour son combat.
En attente d'une opération transsexuelle, il a déjà eu de nombreuses piqûres d'hormones féminines qui lui ont développées les seins.
Dès l'opération il boxera chez les femmes.

1999 : La branche belge de la firme américaine Coca Cola annonce le retrait de la vente de 2,5 millions de bouteilles après que plusieurs enfants ayant bu le soda eurent souffert de malaises.

1999 : Après 78 jours de guerre, l'OTAN suspend ses bombardements après avoir observé le début d'un retrait de l'armée yougoslave et de la police serbe au Kosovo.
Pour la première fois depuis le début des frappes, Slobodan Milosevic s'adresse à la nation yougoslave pour annoncer la "fin de l'agression" de l'OTAN.

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Bernard, voici quelques événements qui sont arrivés en 1950

3 Janvier : En France, l'Assemblée nationale vote la confiance au gouvernement Bidault sur l'ensemble du projet de loi de finances.

6 Janvier : La Grande-Bretagne reconnaît la Chine populaire.

13 Janvier : Aux Etats-Unis, découverte du Berkélium, 93ème élément chimique.
A l'université de Berkeley aux États-Unis, le chimiste américain Glenn Seaborg crée le Berkélium, en bombardant l'Américium 241 avec des ions d'hélium. Le Berkélium (Bk) dont le numéro atomique est 97 se place entre le Curium (96) et le Californium (98) dans le tableau périodique des éléments de Mendeleïev.
En collaboration avec Edwin McMillan, Seaborg obtient artificiellement du plutonium en 1941. Par la suite, outre le berkélium, il met au point l'américium, le curium et le californium. McMillan et Seaborg reçoivent le prix Nobel de chimie en 1951.

13 Janvier : Première du film "Le 3ème Homme" avec Orson Welles.

14 Janvier : Les Etats-Unis rappellent leur personnel consulaire de Chine.

15 Janvier : En France, lancement du magazine "L'Auto-Journal" par Robert Hersant.

17 Janvier : Débat parlementaire sur l'affaire des généraux Mast et Revers.

26 Janvier : Constitution d'une commission d'enquête sur "l'affaire des généraux".

26 Janvier : Proclamation de la République indienne (Indépendance).
L'Inde proclame son indépendance souveraine.
Deux ans avant, la mésentente entre les Musulmans et Hindous avait amené la partition du continent indien entre le Pakistan et l'Inde.

27 Janvier : Les Etats-Unis acceptent de fournir des armes aux membre de l'OTAN.

29 Janvier : 1.000 morts dans trois tremblements de terre en Iran.

31 Janvier : Le président des Etats-Unis Truman ordonne la fabrication de la bombe H.

11 Février : Création du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG). Il deviendra SMIC en 1970 (de Croissance).

14 Février : En France, inauguration de la première horloge parlante au monde accessible par téléphone.

14 Février : Signature d'un pacte de coopération sino-soviétique.
Cinq mois après la reconnaissance officielle de la Chine populaire de Mao par L'URSS, les deux grandes puissances communistes mondiales renforcent leur alliance à travers un pacte de coopération. La république populaire de Chine est proclamée à Pékin, le 1er octobre 1949. Dès le lendemain, l'URSS de Staline reconnaît officiellement celle-ci. Les communistes chinois, en bons staliniens, défilent à Pékin brandissant des portraits de Staline. Alliées, Chine et URSS, combattent les américains lors de la guerre de Corée. A partir de 1958, les relations entre les deux géants se dégradent. Khrouchtchev, secrétaire général du PCUS depuis 1955, dénonce les crimes et les erreurs économiques de Staline. Il reproche l'attitude belliqueuse de la Chine de Mao et refuse de lui fournir l'arme atomique. En 1960, c'est la rupture des relations économiques et de l'aide technique: Moscou rappelle ses 1.600 experts économiques.

15 Février : Réalisation de "Cendrillon" de Walt Disney.

19 Février : Le sénateur républicain Joseph MacCarthy lance une "chasse aux sorcières" contre les communistes (le maccarthysme) aux USA.

24 Février : Le jeu de l'amour et du hasard de Marivaux est la première pièce de théâtre diffusée en direct à la télévision française depuis la Comédie Française.

1 Mars : Klaus Fuchs est reconnu coupable d'avoir communiqué des secrets atomiques américains à l'URSS.

1 Mars : Le Maréchal Chang Kaïchek devient président de la Chine nationaliste dans l'île de Formose.

3 Mars : En France de violentes discussions ont lieu à l'Assemblée à propos d'un projet de loi relatif à la répression de certaines atteintes à la sûreté de l'Etat et visant le sabotage des fabrications de guerre.

3 Mars : En France, début d'une vague de grèves contre la production de matériel de guerre.

7 Mars : Voyage officiel de Vincent Auriol, président de la France, en Grande-Bretagne.

8 Mars : Le maréchal Vorochilov annonce que l'Union Soviétique possède la bombe atomique.

12 Mars : En Belgique référendum en faveur du retour du roi Léopold III.

15 Mars : Ratification de l'accord franco-américain de défense mutuelle au Palais-Bourbon.

17 Mars : Sortie du film "La beauté du diable" de René Clair avec Michel Simon, Gérard Philipe..

18 Mars : Appel de Stockholm contre la bombe atomique qui va remporter un important succès en France.

20 Mars : France Social-Fin de la grève des usines Renault.

22 Mars : Manifestation des dockers à Marseille.

27 Mars : Grève des dockers de Marseille.

28 Mars : La commission d'enquête parlementaire demande des poursuites contre les généraux Revers et Mast.

31 Mars : La commission d'enquête fait état des irrégularités commises dans le classement de "l'affaire des généraux", en adoptant le rapport de M. Delahoutre.

24 Avril : La Cisjordanie et la Transjordanie deviennent le Royaume de Jordanie.

24 Avril : La Transjordanie annexe la Cisjordanie (Palestine arabe) et forme un unique État: le royaume de Jordanie (précisément Royaume Hachémite de Jordanie).
La ligue arabe déclare que cette annexion est illégale.
Abdullah se proclame souverain de l'unité palestino-jordanienne le 1er décembre 1950 et se fait assassiner par un jeune Palestinien le 21 juillet 1951.

27 Avril : La Grande-Bretagne reconnaît Israël.

27 Avril : Le Parti communiste est interdit en Australie.

3 Mai : L'égalité des sexes est proclamée en Chine.

6 Mai : Appel lancé par le français Robert Schuman en faveur d'une Communauté Européenne de charbon et de l'acier.

9 Mai : Le ministre des Affaires étrangères Robert Schuman lance l'idée d'une Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA).
Le plan Schuman amorce le rapprochement franco-allemand et jette les bases d'une union européenne fondée sur des réalisations solides et non plus sur des principes abstraits. Ce plan a été mis au point par Jean Monnet, avec le soutien de Robert Schuman mais aussi de l'Italien Alcide de Gasperi et de l'Allemand Konrad Adenauer. Autodidacte, négociant de terrain, fin politique, Jean Monnet a appris à se méfier des projets utopiques comme celui qu'avaient ébauché dans les années 20 les ministres Briand et Stresemann.
Après 1945, il entreprend de fonder une première institution commune aux Européens.
Son choix se porte sur un organisme qui sera chargé de superviser et de répartir la production de charbon et d'acier.
Le choix est judicieux.
Le charbon et l'acier sont à cette époque les deux piliers de l'économie.
L'Allemagne vaincue a la plus puissante sidérurgie d'Europe et ses ex-ennemis n'auraient pas vu d'inconvénient à la démanteler.
En plaçant la sidérurgie allemande sous une tutelle commune, on neutralise les préventions des autres Européens à son égard.
La France, de son côté, a des revendications sur la Sarre, un pays allemand voisin de la Lorraine et doté d'une sidérurgie dynamique.
En offrant à la France un droit de regard sur l'industrie sarroise, la CECA l'amène à renoncer à ses revendications.............

9 Mai : Schuman propose la mise en commun des ressources charbon et acier qui sera à l'origine de la CEE.

11 Mai : Création de la pièce d'Eugène Ionesco "La cantatrice chauve".

13 Mai : Le premier Grand Prix de l'histoire de la F1, le Grand Prix d'Europe de Silverstone est gagné par Giuseppe Farina. Ce dernier sera d'ailleurs le premier champion du monde des conducteur de la discipline.

22 Mai : La ville de Cruzo, au Pérou, est détruite par un séisme.

3 Juin : Deux français conquièrent l'Annapurna.
Herzog et Lachenal sont les 1ers à atteindre les 8075 mètres.

7 Juin : Accord franco-allemand pour la création d'un marché agricole commun.

8 Juin : Elections aux caisses primaires de Sécurité sociale et aux caisses d'allocations familiales.
La CGT (respectivement 43,6 % et 47,9 % des suffrages exprimés) demeure largement la première centrale syndicale devant la CFTC (21,3 % et 23,6 %) et la CGT-FO (15,1 % et 13,5 %).

10 Juin : Robert Schuman se prononce pour l'indépendance par étapes de la Tunisie.

15 Juin : L'Allemagne Fédérale est admise au sein du Conseil de l'Europe.

19 Juin : Dans une lettre, la commission permanente des cardinaux et archevêques de France condamne formellement l'emploi de la bombe atomique.

20 Juin : L'empereur Bao Daï quitte Saigon pour la France.

21 Juin : En France, le conseil des ministres met à la retraite les généraux Revers et Mast.

22 Juin : En France, le gouvernement Bidault, mis en minorité sur le reclassement des fonctionnaires, pose la question de confiance.
Battu, il démissionne le 23.

24 Juin : 600.000 soldats nord-coréens franchissent le 38ème parallèle.
Avec l'agrément de l'Organisation des Nations Unies, les Américains ripostent à la tentative d'invasion de la Corée du Sud par la Corée communiste.
Dans cette péninsule située sur le littoral asiatique, au Nord-Est de la Chine, commence une guerre entre les deux Corées, celle du Sud (en dessous du 38ème parallèle) et celle de Nord, la première soutenue et aidée par ONU et la seconde par la Chine.
La guerre durera 3 ans.

27 Juin : Le secrétaire général de l'ONU, Trygve Lie, demande aux pays membres d'aider la Corée du Sud à résister à l'attaque du Nord:
le président Harry Truman ordonne l'intervention de la marine et de l'aviation américaines.
En 1945, les Américains libèrent la Chine de l–occupation Japonaise.
Les forces américaines permettent à l–armée communiste chinoise du général Chiang-Kaï-Shek d–occuper l–île mais les garnisons américaines ne doivent pas partir.
En Chine, c–est la lutte entre les forces communistes populaires et les socialistes et les libéraux, entre les partisans de Mao et ceux de Chiang-Kaï-Shek, général héros de la Résistance, puissant seigneur de la guerre.
En 1947, une épuration sanglante des forces communistes tuent plus de 10.000 opposants rien que sur l–île de Taï-wan.
En 1949, le général Chiang-Kaï-Shek décide de se retirer sur l–île pour échapper aux forces communistes qui gagnent du terrain sur la Chine continentale.
Il reçoit l–aide politique et financière des Américains qui en font une base avancée en Mer de Chine.
En 1950, éclate la guerre de Corée.
Les Américains en profitent pour renforcer leur présence et leur contrôle.
Le 27 Juin 1950 le président Truman prend une décision "immédiatement exécutive":
le sort de Taï-Wan ne sera discuté qu–une fois la Paix revenue.............

28 Juin : Les forces nord-coréennes s'emparent de Séoul, tandis que l'armée sud-coréenne se replie au sud du fleuve Han.

30 Juin : Le président Harry Truman donne l'ordre aux forces américaines stationnées au Japon d'intervenir dans la guerre de Corée, pour repousser les envahisseurs nordistes.

30 Juin : En Hongrie, les dirigeants communistes interdisent l'enseignement de la théologie dans les universités.

2 Juillet : Début du gouvernement de Henri Queuille qui se termine deux jours plus tard.

3 Juillet : Des troupes américaines et nord-coréennes s'affrontent pour la première fois dans la guerre de Corée.

4 Juillet : Fin du gouvernement de Henri Queuille créé deux jours plus tôt.

7 Juillet : Création de l'Union européenne des paiements.

7 Juillet : Retour en France du comte de Paris.

8 Juillet : Le général Douglas MacArthur est nommé commandant en chef des forces des Nations Unies en Corée.

16 Juillet : 199.854 personnes assistent à la victoire de l'Uruguay sur les Brésil en finale de la coupe du monde de Football dans le stade de Rio de Janeiro.
L'Uruguay gagne la coupe par 2 buts à 1.

22 Juillet : Le roi Léopold III rentre en Belgique après six années d'exil.

23 Juillet : Manifestations socialistes à Bruxelles contre Léopold III.

27 Juillet : L'armée américaine rejoint la Corée du Sud.

1 Août : Léopold III, roi des Belges, abdique en faveur du prince Baudouin.

9 Août : Florence Chadwick réalise la traversée féminine de la manche à la nage la plus rapide en 13 h 23mn.

11 Août : La création d'une armée européenne est envisagée par le Conseil de l'Europe.

17 Août : L'Indonésie obtient son indépendance.

29 Août : Mise en service d'un tronçon ferré électrique entre Paris et Lyon.

29 Août : Les Etats-Unis accordent une aide à l'Espagne de Franco.

1 Septembre : En Roumanie, le droit de vote est retiré aux opposants du régime.

1 Septembre : En Allemagne de l'Est, le droit de grève est supprimé.

1 Septembre : Les Nord-Coréens lancent une attaque à travers la rivière Maktong, en Corée.

15 Septembre : Guerre de Corée: les forces américaines débarquent à Inchon, port du Sud du pays.

28 Septembre : L'Indonésie est admise aux Nations Unies.

2 Octobre : Apparition des "Peanuts", bande dessinée créée par le dessinateur Charles Schulz, dans 9 journaux américain.

7 Octobre : L'Assemblée générale des Nations Unies donne le feu vert à une progression des forces de l'ONU en Corée au-delà du 38ème parallèle.

15 Octobre : L'URSS reconnaît la DDR, Allemagne de l'Est

21 Octobre : L'armée chinoise entre au Tibet.

26 Octobre : Les troupes chinoises interviennent en Corée.

28 Octobre : Une loi fixe le service militaire à 18 mois.

1 Novembre : Deux nationalistes portoricains tentent d'assassiner le président Truman, à Washington.

2 Novembre : La télé couleur est née: CBS.

3 Novembre : Les troupes françaises évacuent la frontière Nord du Vietnam.

4 Novembre : Signature de la Convention Européenne des Droits de l'Homme.

5 Novembre : Le général américain Douglas McArthur fait état de concentrations de forces chinoises en Corée du Nord.

7 Novembre : Premier combat de l'histoire entre 2 avions à réaction, un F86 américain abat un Mig 15 russe en Corée.
Les chasseurs américains ont été attaqués par des Mig nord-coréens, près du Yalou.

13 Novembre : Le Tibet accuse la Chine d'agression devant l'ONU.

27 Novembre : Les forces des Nations Unies battent en retraite en Corée.

2 Décembre : Les Nations Unies acceptent la cession de l'Erythrée à l'Ethiopie

6 Décembre : Le général de Lattre de Tassigny est nommé haut-commissaire de France en Indochine.
Né le 3 février 1889 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée), Jean de Lattre de Tassigny participe à la Première Guerre mondiale puis à la campagne du Rif (1921-26).
En mai 1940, il est à la tête de la 14e division d'infanterie.
Ses qualités de commandement apparaissent dans la résistance de son unité à Rethel.
Jean de Lattre a accepté l'armistice, non la défaite, et il prépare les cadres d'une nouvelle armée.
Quand les Allemands entrent en zone sud, il donne l'ordre à ses troupes de sortir de leurs garnisons et les rejoint.
Arrêté par les autorités de Vichy, il est condamné par un tribunal d'exception à dix ans de prison pour "abandon de poste".
Mais il s'évade et gagne l'Angleterre.
Le 23 décembre 1943, il est à Alger.
Le 16 août 1944, de Lattre et ses "Africains" débarquent en Provence...
En 1949, le "roi Jean" est désigné comme commandant des forces terrestres de l'Europe occidentale.
Mais pendant ce temps, l'armée s'enlise en Indochine.
Le 6 décembre 1950, de Lattre y est nommé haut-commissaire de France.
Son arrivée à Saïgon provoque un sursaut d'espoir après les victoires de Vinh Yen, de Mao Khé, du Daï, où il perd son fils unique.
Après avoir lancé une opération contre Hoa Binh, de Lattre rentre en France le 24 novembre 1951.
Miné par un mal incurable, il meurt le 11 janvier suivant.
Le 15, il est nommé maréchal de France à titre posthume.

13 Décembre : L'Afrique du Sud refuse de placer le Sud-Ouest Africain sous la tutelle de l'ONU.

26 Décembre : Les studios Walt Disney sortent "Alice au pays des merveilles".

 
 

     
 
Bernard : vous êtes né le Samedi 10 Juin 1950
Votre signe du zodiaque est : Gémeau et vous êtes du deuxième décan.


Bernard, les caractéristiques de votre signe zodiacal :

Planète : Mercure
Planète en exil : Jupiter
Element : Air
Métaux et pierres : Emeraude, mercure, mastic, ambre
Influence planète : Intelligence, système nerveux, versatilité
Propriétés : Infatigabilité, versalité, intelligence, superficialité
Corps : Bile, bassin, langue
Points faibles : Circulation sanguine, faiblesse urinaire, problème hormonal et respiratoire.

 
 

     
 
Bernard, vous êtes du deuxième décan
(né entre le 1 Juin 1950 à 01:27 et le 11 Juin 1950 à 12:15)

Bernard, vos planètes du deuxième décan :
Gouverné par Mars et Mercure

Bernard, voici les particularités des natifs du deuxième décan :
Le natif de ce décan s'exprime généralement d'une manière franche et quelquefois autoritaire. Il vit avant tout des inquiétudes intérieures qui l'incites à transformer ou à modifier constamment sa façon de penser.

Bernard, la particularité des hommes du signe du Gémeau :
Vibrant positivement, le Gémeaux est un compagnon divertissant, soucieux de plaire et de faire bonne impression. En conséquence, il est affectueux, dévoué, aimable et d'une courtoisie inégalée envers sa compagne. Sélectif dans son choix, il recherche une femme pouvant habilement remplir le rôle de mère tout en étant capable de prendre des décisions pour la seconder dans ses tâches.

Bernard, ce que dit votre signe en amour :
En amour, sa grande facilité d'élocution en fait un don Juan chevaleresque capable de séduire par ses propos alléchants et par ses manières avenantes. Hanté par un insatiable besoin de vivre le parfait bonheur et de connaître le partenaire idéal, il passe la majeure parti de sa vie à vouloir satisfaire ses besoins par des nombreuses conquêtes sentimentales.

Bernard, ce que dit votre signe dans votre cadre professionnel :
Généralement, le natif du Gémeaux oeuvre avec éloquence et compétence dans des fonctions où priment toutes formes de communications, telles que voyageur, représentant de commerce, journaliste, interprète, professeur et écrivain.
 
 

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Bernard, vous êtes né en 1950.
Votre signe astrologique chinois est le Tigre.


Bernard, la signification de votre signe chinois

Bernard, votre élément est le METAL, vous êtes un Tigre du METAL

Vous obéissez au principe du Yang.
Vous êtes plein de vie, et toujours actif. Vous aimez le sport, en particulier tous les sports de combat. Vous appréciez tout particulièrement de mesurer votre force à d'autres dans des compétitions. Plus l'activité est dangereuse, mieux vous vous sentez! Vous êtes très égocentrique, impulsif et bagarreur. La moindre contrariété vous met en rage. Vous aimez la justice, et êtes toujours disposé à combattre passionnément pour elle. Curieusement, vous avez un penchant pour les décisions irréfléchies, mais aussi à l'indécision. Lorsque vous parvenez à vous engager sur la voie d'un moyen terme, vous êtes toujours couronné de succès. Amour: Vous aimez intensément et passionnément. Vous pouvez même être très sentimental. Avec beaucoup de générosité, vous couvrez de cadeaux l'élue de votre coeur. Vous tombez vite amoureux, mais souvent, il ne s'agit que d'un feu de paille. Vous aimez le changement, que ce soit en amour ou dans le travail. Peut-être est-ce pour cette raison que vous n'aimez pas beaucoup tisser des liens profonds.

Bernard, votre pierre précieuse porte-bonheur :
Rubis: elle représente passion, domination et invulnérabilité. Lorsque vous la porterez, elle vous insufflera de l'énergie positive.">

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Toubib et torbi

Publié le par Bernard Bonnejean

 

comme on dit chez les cathos qu'ont appris le latin
dans leur livre de messe de premiers communiants


Shihemi

 

Atā



إلى اللقاء



 

zie je nog wel



 

再見

 

vejo você



vi ses

 

Oui, je sais, je sais !!

видимо се



nägemist

 



vi ses

τα λέμε

 

Görüşürüz



Viszontlátásra

 

Увидимся



では、また



Qu'y puis-je ?  Qu'y puis-je ?

kita-kits



narak

 

nazdar



vi sees

 




ne mai vedem

увидимся

 

do zobaczenia




se vidiva

 

iki greito




แล้วเจอกัน

 

ci vediamo




 

hẹn gặp lại bạn

 






फिर मिलेंगे

bis bald

 

vémonos




виждам те

 

nos vemos




 

만나요

 

see you




 

נתראה

 

vidimo se




 

nähdään

 

ens veiem




à bientôt







































Moi, en tout cas, je suis ravi de vous connaître !

 














Finalement, on se plaisait bien ensemble, non ? Et si on se recollait  après le 20 août ?











Bernard Bonnejean



sampai jumpa



































Luttons pour l'égalité des droits !

















 

 


Si vous voulez une petite musique d'ambiance toute simple
pour créer l'atmosphère...



Et soyez sages, hein ! Sinon




J'ai ajouté un peu d'amour à cet article :
la colonne de droite a disparu !!!
Quel symbole !

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