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ENFIN !!!!!!

Publié le par Bernard Bonnejean

 
LA FRANCE
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NOTRE FRANCE A TOUS
 
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VA ÊTRE RENDUE
 
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A SES PROPRIETAIRESarton142-copie-1.jpg
 
 
LE GRAND MOMENT ATTENDU

EST ENFIN ARRIVE

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Contre le grand capital internationaliste,
contre l'argent-roi d'une poignée de dévôts à sa solde,
contre un peuple aux ordres d'un pouvoir impotent,
pour la liberté, pour l'égalité, pour la fraternité,
pour une laïcité sincère et véritable, 
pour une solidarité qui nous rende humains, 
 
NON à Sarkozy et à ses hommes de paille "de gauche" 
OUI à Madame Ségolène ROYAL,
avec l'aide des démocrates
qui la rejoindront
en toute bonne foi.
 
 
 
Fait le dimanche  26 juin 2011, en la Fête-Dieu des chrétiens, jour où Madame Ségolène Royal a prononcé un discours à Arçais (Deux-Sèvres, 650 habitants) dans lequel, par la déclaration de sa candidature aux primaires, la Dame de Charente-Poitou nous rend espoir en une libération prochaine
 
Bernard Bonnejean 
 
 

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Un homme est ce qu'il est,

Publié le par Bernard Bonnejean

 
 et non ce qu'il était
(proverbe yiddish).

Le Chant du peuple juif assassiné

 
Poème d'Isaac Katznelson

      Ce poème fut écrit en yiddish après que son épouse et deux de ses fils furent déportés de Varsovie dans les chambres à gaz de Treblinka. Katznelson et son dernier fils allaient connaître le même sort un peu plus tard. Il fut déporté de France par le convoi n° 72 parti de Drancy-Le Bourget vers Auschwitz le 29 avril 1944.
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La peur, l’angoisse, la terreur horrible m’enserrent étroitement.
Les wagons sont là, de nouveau !
Partis hier soir, et de retour aujourd’hui, ils sont là, de nouveau là,
sur le quai.
Tu vois leur gueule ouverte ?
La gueule ouverte dans l’horreur !
Ils en veulent encore !
Encore, de nouveau. Rien ne les rassasie.
Ils sont là, ils attendent les Juifs.
Quand les apporte-t-on ?
Affamés comme s’ils n’avaient encore jamais englouti leur Juif...
Jamais... Mais oui ! ils en veulent encore, toujours plus.

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Ils en veulent encore.
Ils sont là, attendant qu’on leur prépare la table,
Qu’on serve le repas, qu’on serve des Juifs autant qu’il en pourra entrer.
Des Juifs !
Vieux peuple aux enfants tout jeunes, jeunes et frais,
Grappes jeunes sur un vieux cep ;
et des vieillards comme le vin fort est vieux.

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Ils étaient pleins pourtant, gavés, étouffés de Juifs !
Les morts debout, serrés, coincés entre les vivants,
Les morts debout sans toucher le sol à force d’être serrés,
Sans que l’on puisse voir dans la masse lequel est mort et lequel est vivant.

La tête du mort, comme une tête vivante, se balançait de-ci de-là,
Et sur le vivant coulait déjà la sueur de la mort.
L’enfant réclame à boire à sa mère, morte, une goutte d’eau,
Il lui frappe la tête de ses petites mains, pleurant parce qu’il a chaud.

Wagons vides ! Vous étiez pleins et vous voici vides à nouveau,
Où vous êtes-vous débarrassés de vos Juifs ?
Que leur est-il arrivé ?
Ils étaient dix mille, comptés, enregistrés – et vous voilà revenus ?
Ô dites-moi, wagons, wagons vides, où avez-vous été ?



Vous venez de l’autre monde, je sais, il ne doit pas être loin :
hier à peine vous êtes partis, tout chargés, et
aujourd’hui vous êtes déjà là !
Pourquoi tant de hâte, wagons ?
Avez-vous donc si peu de temps ?
Vous serez bientôt, comme moi, des vieillards,
bientôt brisés et gris.

Voir tout cela, regarder et entendre... Malheur !
Comment pouvez-vous le supporter, même faits de fer et de bois ?
Ô fer, tu étais enfoui dans la terre, profond, ô fer froid.
Et toi, bois, tu poussais, arbre sur la terre, haut et fier !
Et maintenant ? Des wagons, des wagons de marchandises
et vous regardez, témoins muets de cette charge,

Muets, fermés, vous avez vu.

Dites-moi, ô wagons, où menez-vous ce peuple,
ces Juifs emmenés à la mort ?

Ce n’est pas votre faute.
On vous charge,
on vous dit : va !

On vous envoie chargés, on vous ramène vides.
Wagons qui revenez de l’autre monde, parlez, dites un mot,
Faites parlez vos roues, que moi, que moi je pleure...


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Isaac Katznelson,
octobre 1943,
"Le Chant du peuple juif assassiné"


 Traduction intégrale par Myriam Novitch et Suzanne Der, Kibboutz Lahomer Haggetaoth, 1983.

Publié dans martyre

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Les Souffrances du jeune Werther

Publié le par Bernard Bonnejean

 

 

Roman de Johann Wolfgang von Goethe

traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen

"L'éditeur au lecteur", pp. 165-166

nouvelle traduction inédite de Bernard Bonnejean

avec l'aide de John Google

 

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La pauvre Charlotte avait peu dormi la nuit précédente. Ce qu'elle avait craint était maintenant sûr, et ses craintes étaient d'une manière qu'ils ne pouvaient ni prévoir ni la peur réalisé. Son sang si pur, si calme et fluide, était maintenant dans un état fébrile, et mille émotions déchiré ce cœur noble. Etait-ce le feu de câlins Werther elle sentit dans ses entrailles ? Il fut l'indignation de son audace ? Il était une comparaison malheureuse à son état actuel le jour de l'innocence, de paix et de confiance en vous ? Quel sujet de son mari ? Comment se confesser, une scène pour qu'ils puissent dire, et pourtant elle n'osait pas s'avouer ? Ils avaient depuis longtemps contraint les deux.

 G00880_0001_I.gifSerait-il le premier à rompre le silence, et au moment même où il serait inapproprié de faire un appel à son mari si soudainement ? On a craint que la visite de la seule nouvelle de Werther produirait une mauvaise impression sur lui, quel serait-il s'il apprenait qu'une catastrophe imprévue ? Pourraient-ils l'espoir de voir son mari, la scène dans sa vraie lumière, et jugés sans préjugés ? Et il peut être souhaité dans son âme, il lire ? D'autre part, il pourrait être un homme à qui elle est toujours ouverte et transparente comme du cristal, dans lequel elle ne cache jamais à cacher ou de masquer son affection pour tout le monde ? Toutes ces pensées lui submergé par le chagrin, et le jetèrent dans un cruel dilemme. Et encore ses réflexions sur Werther, qui était retourné à sa perte, elle ne pouvait pas abandonner, mais le besoin de se quitter, et qui sont les perdants, il n'y avait rien.ph040279.jpg
Bien, maintenant, ils ne pouvaient pas reconnaître, elle se sentait confus sur la façon dont elle pesé sur le malentendu qui avait grandi entre Albert et Werther. Les hommes bons, si raisonnable, a commencé des différences de sentiments secrets à la fois à un silence mutuel, chacun pensant à inclure le droit et le mal de l'autre, et tout était si confus et empoisonnés ce fut le moment décisif où tout dépendait du tout impossible de défaire les noeuds. Si la fiducie avait un gros plaisir plus tôt si l'amitié et la tolérance ont été ravivé, et a ouvert son coeur pour douce ecchymoses, peut-être notre malheureux ami, qu'il avait d'être sauvé.Werther.jpg
Ce fut une circonstance étrange. Werther, comme il ressort de ses lettres, n'avait jamais fait un secret de son désir de quitter ce monde. Albert avait souvent combattu, et il était parfois entre Charlotte et son mari émission. Ce dernier, parce qu'il a montré répugnance invincible de suicide, souvent avec une sorte d'amertume très étrange, son caractère, il a très peu à adopter une telle résolution, il est même permis de ridiculiser le sujet, et il avait son incrédulité à Charlotte communiquée.

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© Editions Gallimard, 1954, pour la traduction de Bernard Groethuysen

   

© Editions John Google, 2011, pour la traduction de Bernard Bonnejean

 

Si les chefs-d'oeuvre de la littérature étrangère vous sont inconnus à cause d'une malheureuse méconnaissance de la langue d'origine et que vous voulez remédier à ce regrettable état de fait, John Google et moi nous tenons à votre disposition pour la traduction. Pour un prix modique.

 

Avec la joie du plaisir rendu,

 

amicalement,

 

Bernard Bonnejean

Publié dans culture humaniste

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Vivre n'est pas vivre

Publié le par Bernard Bonnejean

 

parce que ce n'est quand même pas une vie !

 

 

L’autre jour, en me promenant dans les larges allées du parc de La Courneuve, j’ai surpris un dialogue ou plutôt une bribe, le temps de croiser une mère et sa jeune fille. Or, il faut que je vous révèle un projet que je ne réaliserai sans doute pas : je rêve d’écrire un roman dialogué, ou un dialogue romancé, juste avec les parcelles de conversations happées, volées au cours de promenades en divers lieux publics. Le principe s'est imposé à moi sur le « sillon » de Saint-Malo envahi de touristes en verve. L’avantage de la Manche : à défaut de canicule, on marche en papotant pour se réchauffer…

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Figurez-vous deux mouvements lents et continus, opposés, à vitesse à peu près constante, l’un parfaitement silencieux, l’autre assez disert pour former une ou deux phrases syntaxiquement correctes, totalement autonomes, c’est-à-dire détachées d'un contexte qui doit demeurer inconnu. On peut ainsi obtenir le dialogue suivant, plus absurde que du Ionesco :

 

« Avez-vous des nouvelles de Victor ?

 

- On n’a jamais vu un mois de juillet pareil !

 

- Vous vous rendez compte d’un mufle ! D’ailleurs, je le lui ai dit.

 

- Je ne suis pas raciste, mais avouez…

 

- Au fait, c’est quand la rentrée ? »

 

etc.  

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Comment ni Queneau ni Obaldia n’en ont-ils jamais eu l’idée ? Peut-être parce qu’un écrivain, fût-il créateur ou zélateur de l’ouvroir de littérature potentielle, est un éternel enfermé. On a beau clamer dans les salons littéraires que c’en est fini de la tour d’ivoire, le fait est que les défenseurs de cette idée libératrice s’ils comptent parmi les plus connus ne figureront jamais sur la liste des grands. Mais passons !

 

Nous croisions donc une maman qui disait à sa fille :

 

« Il faudra bien un jour que tu fasses ta vie ».

 

Mais qu’est-ce qui m’a pris ? Tout à coup mon cerveau jusque là en paix s’est mis à me souffler une leçon de sémantique que je vais tenter de restituer sommairement.

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Il y a une différence fondamentale, me semble-t-il, encore que j’aie du mal à en apporter la preuve, entre faire SA vie et faire LA vie. Imaginez-vous une maman digne de ce nom conseiller à son rejeton de faire la vie ? D’ailleurs peut-on passer sa vie à la faire sans conséquences graves ? C’est qu’il est difficile de concevoir qu’on puisse faire la vie tout en faisant la sienne. A mon sens, « moral » va sans dire, faire la vie consiste précisément à détruire celle que la destinée ou la transcendance vous convie à construire pour soi et pour les autres.

 

Tant et si bien qu’on prendra garde de ne pas confondre un vivant d’un viveur. Le vivant et le viveur vivent, mais pendant que l’un est chargé de bâtir une existence, l’autre la gâche. Nous pourrions conclure que le viveur est un vivant qui ne sait pas vivre peut-être parce qu’il ne l’a pas appris.

 

Encore une expression étrange que celle-ci : apprendre à vivre.

 

« Je vais t’apprendre à vivre, moi, tu vas voir ! »

 

Et c’est le père qui a donné la vie, (« sans la donner » diront les féministes qui s’arrogent ce privilège physiologique exclusif), qui s’exprime ainsi. D’un point de vue moral, apprendre à vivre n’est pas apprendre à respirer, à se mouvoir, à s’alimenter, à s’exprimer mais vivre honnêtement dans une société donnée à un moment donné. Un jeune parisien qui crache dans le métro ne sait pas vivre, alors qu’un footballeur professionnel qui crache sur la pelouse le fait pour mieux vivre, puisque ça dégage son appareil respiratoire.

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D’où l’ambiguïté de toutes ces expressions dont le noyau est la vie.

 

Je puis dire, par exemple, sans choquer personne :

 

« Un viveur est un être vivant qui fait la vie, oublie de faire sa vie, auquel il faudrait apprendre à vivre en lui inculquant quelques notions de savoir-vivre ».

 

Mais ce serait scandaleux de prétendre qu’il n’est besoin que d’être bon vivant pour être viveur, sans avoir besoin d’apprendre à vivre pour mener la belle vie.

 

Pourquoi « scandaleux » ? Parce que ça laisse supposer que le contraire du viveur est un mauvais vivant qui mène une vie laide.

 

Sans compter que c’est parfaitement illogique, puisque le bon vivant viveur use en général du secours des filles de joie de mauvaise vie pour avoir la vie belle.

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Je laisse à mes amis linguistes le soin de traduire ce texte…

 

Bien amicalement,

 

Bernard Bonnejean

 

Publié dans vie en société

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