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Homenaje en Chile herido

Publié le par Bernard Bonnejean

 


Un poco de bálsamo de Neruda sobre su suelo abierto

EN DIRECT DU CHILI link

¿ O Madre de Dios, por qué llamaron su tumba Concepción ?
Así como tu vientre virginal, o hija de Eva,
El Padre te reservó para dar vida, no para robarla
Y en tu pecho capturaste jóvenes frutos.

O Madre de Dios, la madre de la Viviente, la madre de las vivientes,
A Lourdes, le dijiste a Bernadette Soubirous :
"Que soy era Immaculada Concepciou !"
Y los corazones se recuperaron a latir
Y las almas, a esperar.

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¿ No tienen ellos bastante sufrido, tus chicos de Chile,
Bajo las torturas de militares endiablados,
Hombres, mujeres, niños, viejos, monjes y monjas, 
Víctimas de cristianos falsos que se tostarán en infierno ?

Ya comienza la larga noche del miedo
En las calles de Santiago y de Concepción.
¡ O Madre de Dios, Madre de Jesús Cristo,
Protege tus pequeños que tienen confianza en ti !
¡ Calma a la mortal vaga !

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¡ Preserva a los campesinos y sus bestias,
Los ciudadanos y sus casas,
Los pescadores y sus barcos !
Qué mañana el gente se despierte riéndose,
Mañana, el domingo, el día del Señor,
Qué mañana el gente se despierte
Rogando o cantando un poema de Pablo Neruda.

¡ Para el amor de Concepción para el Inmaculado !

Bernard Bonnejean




Antes de la peluca y la casaca
fueron los ríos, ríos arteriales,
fueron las cordilleras, en cuya onda raida
el cóndor o la nieve parecían inmóviles:
fue la humedad y la espesura, el trueno
sin nombre todavía, las pampas planetarias.

El hombre tierra fue, vasija, párpado
del barro trémulo, forma de la arcilla,
fue cantaro caribe, piedra chibcha,
copa imperial o silice araucana.
Tierno y sangriento fue, pero en la empunadura
de su arma de cristal humedecido,
las iniciales de la tierra estaban escritas.

Nadie pudo
recordarlas después: el viento
las olvidó, el idioma del agua
fue enterrado, las claves se perdieron
o se inundaron de silencio o sangre.

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No se perdió la vida, hermanos pastorales.
Pero como una rosa salvaje
cayo una gota roja en la espesura
y se apagó una lámpara de tierra.

Yo estoy aquí para contar la historia.
Desde la paz del búfalo
hasta las azotadas arenas
de la tierra final, en las espumas
acumuladas de la luz antártica,
y por las madrigueras despenadas
de la sombría paz venezolana,
te busque, padre mío,
joven guerrero de tiniebla y cobre
o tú, planta nupcial, cabellera indomable,
madre caimán, metálica paloma.

Yo, incásico del legamo,
toqué la piedra y dije:
¿Quién me espera? Y aprete la mano
sobre un punado de cristal vacío.
Pero anduve entre flores zapotecas
y dulce era la luz como un venado,
y era la sombra como un párpado verde.

Chile os Acoge

Tierra mía sin nombre, sin América,
estambre equinoccial, lanza de púrpura,
tu aroma me trepó por las raíces
hasta la copa que bebía, hasta la más delgada
palabra aún no nacida de mi boca.


Pablo Neruda

Publié dans martyre

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Le droit des ayant-droit

Publié le par Bernard Bonnejean

 

ou la générale ne peut être de la revue

"Que faites-vous dans la vie ? -- Arrière-petit-neveu de Victor Hugo".

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Bien sûr que c'est un grand honneur et j'en conviens. Avoir dans sa famille l'auteur des Misérables et d'Oh ! c'est un Nonos, c'est quelque chose, tout de même ! L'honneur, le prestige, la gloire attendent parfois les triomphes posthumes pour se manifester. Les artistes, les vrais, ont souvent déjeuné sur le pouce, dans le silence d'une chambre de bonne, avant que des marchands ne découvrent tout à coup le génie caché sous leurs dépouilles. Que les survivants aient été décorés des "Arts et Lettres", on ne peut rien y trouver à redire !

Ceux de ma génération qui eurent à s'extasier tous les 14 juillet à l'apparition de l'épouse de Philippe François Marie, comte de Hauteclocque, mort général Leclerc, le 28 novembre 1947, devenue Madame la Maréchale Leclerc de Hauteclocque,
par un décret du 23 août 1952, élevant le général à la dignité de Maréchal (vous me suivez ?), me comprendront. Je dois tout de même avouer qu'enfant, je n'ai jamais rien compris à cette histoire. Maman, qui n'a jamais trop aimé que nos questions restassent trop longtemps sans réponse, me parla de bâton, ce qui m'embrouilla encore davantage le cerveau. Drôle d'idée de gratifier le plus haut gradé d'un bâton !

Mais le problème n'est pas là. De mauvaises langues avancent une hypothèse qui
fait parfois son chemin. Et si tout ça n'était qu'une affaire d'argent, et seulement ça ?

Pas si simple, rétorqueront les romantiques ! Il est de vraies amoureuses qui eussent bien mérité d'être des ayant-droit après une vie de cauchemar auprès d'artistes maudits. Et là on pense à Jeanne Hébuterne. La pauvre eut le malheur de rencontrer Amedeo Modigliani, un peintre de génie, mais aussi un malade, un drogué, un alcoolique. Il lui a fait cadeau d'une petite fille. Heureusement, car Jeanne ne survivra qu'une journée à son beau prince, se jetant par la fenêtre du cinquième étage du 8 bis, rue Amyot, à Paris, où elle logeait chez ses parents, allergiques au peintre, mais peut-être pas à la montagne d'or qu'il leur aurait rapportée.


Je ne parlerai pas davantage de Totor ni des Montand qu'on a déterrés pour récupérer le trésor ni du pauvre Robert Boulin dont on menace d'expertiser les restes à chaque élection ni des cendres de Camus qu'un Etat dérisoire, en mal de respectabilité, essaie de panthéoniser comme il a tenté de sacraliser le jeune martyr héroïque mais communiste de la carrière de Chateaubriant.

 

 

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Nous sommes tous fils ou fille, frère ou soeur, neveu ou nièce, mari ou femme, copain ou copine de quelqu'un qui peut se retrouver mort du jour au lendemain. Mais il existe une certaine catégorie de gens qui sont encore plus de la parentèle des illustres défunts que les autres : pas les héritiers "normaux" ; les AYANT-DROIT.

Curieuse profession que celle-là, me diront les plus naïfs. Mais en quoi consiste-t-elle donc ? C'est tout simple, ma petite Dame : à avoir droit. De la même façon qu'il existe des gardiens de prisons, des gardiens de cimetière, des gardiens d'immeuble, des garde-barrières, des garde-chasse ou de pêche, des garde-malades et des garde-fous, il y a des gens payés pour garder le fruit des travaux d'un tonton, d'un père ou d'un amant. Quand je dis "pour garder", il leur est tout à fait permis de dépenser.  

Et nous, les Lavallois, comme sont nés des hommes illustres sur notre sol, on a forcément aussi nos ayant-droit. Je ne crois pas qu'Ambroise Paré ait encore de la famille et d'ailleurs ses activités ne rapporteraient rien ou pas grand chose. Alain Gerbault en a sans doute, mais il a décidé de mener une vie plus onéreuse que lucrative post mortem. Alfred Jarry, le papa du Père Ubu, en a fait son légataire universel, ce qui écarte tout autre prétendant à la couronne.

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Reste Henri Rousseau. Mais si, vous connaissez ! celui dont les ignares déclarent sur un ton péremptoire qu'on voit bien qu'il était douanier, parce qu'un enfant de sept ans pourrait "en faire autant". Sauf que le Douanier Rousseau n'a jamais été douanier et que son art est de plus en plus célébré jusqu'aux antipodes.

Eh bien figurez-vous que l'ayant-droit du Douanier s'en prend à la nouvelle municipalité socialiste de M. Guillaume Garot. Aussi sauvagement et aussi férocement qu'on peut l'être chez nous. Mais je préfère laisser Madame Jacqueline AZZI, journaliste d'Ouest-France-Laval, vous conter l'aventure :

Ouest-France
Actualité Laval
mardi 23 février 2010

Cent ans après sa mort, Henri Rousseau agite Laval

Le Douanier Rousseau, dont les oeuvres sont chères aux Lavallois, se verra-t-il dignement célébré à Laval cette année, pour le 100e anniversaire de sa mort ? La question est en train de se poser... Photo : Christian Hartmann - Reuters

Le Douanier Rousseau, dont les oeuvres sont chères aux Lavallois, se verra-t-il dignement célébré à Laval cette année, pour le 100<SUP>e</SUP> anniversaire de sa mort ? La question est en train de se poser... Photo : Christian Hartmann - Reuters

 

 

Son légataire Yann Le Pichon voudrait une commémoration digne de ce nom pour cette année anniversaire. Mais la municipalité repousse la majeure partie de ses propositions.

« Je crains que la mémoire du Douanier Rousseau ne soit plus honorée à Laval... » Yann Le Pichon ne décolère pas. Vingt-cinq ans après avoir vendu l'essentiel des archives du Douanier Rousseau à la Ville de Laval, l'historien de l'art trouve que la municipalité n'en fait pas assez pour célébrer le centième anniversaire du décès du plus célèbre de ses enfants. Il avait des propositions à formuler. « J'ai attendu six mois avant de rencontrer l'adjoint à la culture », se lamente-il. Et là, patatras, la municipalité a tout refusé, ou presque. Yann Le Pichon se dit « profondément déçu. C'est Rousseau qui est humilié une fois de plus par la ville de Laval ».


Pourquoi en est-on arrivé là ?

Il y a vingt-cinq ans, se souvient Yann Le Pichon « le conservateur Charles Schaettel a reconstitué l'atelier du Douanier Rousseau. Avec une lithographie et deux tableaux posés à même le sol. » L'an passé, la reconstitution a disparu, au grand dam du collectionneur. « Henri Rousseau a quitté Laval à 17 ans, il n'a jamais peint ici. L'atelier tel qu'il était n'avait pas de raison d'être », réplique Emmanuel Doreau, adjoint à la culture.

Ce n'était qu'une reconstitution de la pièce dans laquelle Jeanne, la petite-fille d'Henri Rousseau, donnait ses leçons de piano ; le violon exposé n'était pas celui du Douanier, ni même le piano. En clair : cette mode muséanographique des années 70 représentait « une reconstitution fantaisiste, inacceptable à nos yeux. » « Même les photos exposées étaient des copies », ajoute Antoinette Le Falher, attachée de conservation au Musée du Vieux-Château.


Et les tableaux ?

Si les deux tableaux avaient été posés par terre, c'est qu'ils n'étaient peut-être pas authentiques, estime Emmanuel Doreau. « Je les avais authentifiés avec sa petite-fille, si on ne les considère pas comme étant de lui, qu'on me les restitue ! » avertit Yann Le Pichon. « Nous allons les faire expertiser », tranche, prudemment Emmanuel Doreau.


Que propose Yann Le Pichon ?

Pour commémorer le centième anniversaire du décès du peintre lavallois, Yann Le Pichon a proposé de vendre plusieurs oeuvres à la ville de Laval : une monographie sur le Douanier signée du célèbre marchand d'art Wihelm Uhde dédicacée à Picasso ; une lettre de Rousseau à Uhde, un tapuscrit.

Il souhaitait aussi donner une statue représentant le général Daumesnil, « une reproduction en bronze d'un bois sculpté par le Douanier. » Il a également proposé de créer en avant-première à Laval, la pièce L'Étudiant en goguette écrite par Rousseau, dont le directeur du théâtre de l'Échappée François Béchu avait accepté de faire une lecture publique.


Que répond la Ville ?

Il n'y a guère que la statue de Daumesnil qui intéresse la Ville. « Bien sûr que nous l'avons acceptée, assure Emmanuel Doreau. Nous avons même demandé à M. Le Pichon d'écrire une lettre au maire faisant état de la donation. À ce jour, nous n'avons pas de réponse ». Quant aux autres documents...« Ils nous semblent intéresser plus des collectionneurs qu'un musée. Nous ne voulons que des choses qui fassent avancer l'étude de Rousseau, poursuit Antoinette Le Falher. Ce qui n'était pas le cas des documents proposés. »


Et Rousseau dans tout ça ?

En dépit de cette polémique, le Douanier sera-t-il correctement célébré à Laval ? « La société Enozone travaille sur un virtuel Rousseau à partir du fonds du musée, non présenté au public pour des raisons de conservation », révèle Emmanuel Doreau. En avril, au salon de la réalité virtuelle, un stand de la Ville présentera ce travail qui sera ensuite installé au musée. « D'autres manifestations sont également prévues en septembre », annonce Emmanuel Doreau, sans plus de précisions.


Jacqueline AZZI.

1844. Naissance d'Henri Rousseau à Laval.

1886. Expose régulièrement au Salon des Indépendants à Paris.

1889. Écrit une pièce Une visite à l'exposition de 1889 qui provoque la moquerie. Peint le fameux autoportrait mettant en scène la sulfureuse tour Eiffel.

1893. À la retraite, Rousseau peut se consacrer à la musique, à ses tableaux et à l'écriture de ses pièces.

1906-1907. Fait la connaissance d'Apollinaire et vend des toiles à des collectionneurs.

1910. S'éteint à Paris le 2 septembre.

1928. Redon, Gauguin, Jarry ou Picasso affichent leur estime pour ses peintures. L'art naïf est né.

Ouest-France

Dites, chère Madame Azzi, je sais bien que dans la profession, on ne choisit ni la mise en page ni les titres. Mais en vous lisant ce matin, j'ai quand même eu un doute sur la connotation, comme on disait dans nos bons lycées d'antan, qu'on a voulu donner à ce Et Rousseau dans tout ça ? Parce que, dans ces tractations de coulisses, entre l'ayant-droit et ceux qui se l'accordent sans l'accorder, on peut se demander quelle place on donne réellement au père de l'art naïf.


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Alors, moi, j'ai décidé de le fêter tout seul, le Douanier, en exposant l'un de ses enfants rencontrés sur Facebook. Il s'appelle Alvarez YULIE, né à Cuba le 8 décembre 1979 (en la fête de l'Immaculée Conception), de nationalité canadienne, et il n'avait jamais entendu parler du Douanier avant que je ne le lui présente. Pourtant, regardez-bien, vous la verrez la filiation. Et si lui aussi était un ayant-droit, à sa façon ?


A bientôt, les Amis,


Bernard Bonnejean

Publié dans culture humaniste

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Hommage à Line

Publié le par Bernard Bonnejean

 

amateur d'une vie qui ne l'a pas épargnée


Elle s'appelle Line ? Non, mais elle demande qu'on l'appelle ainsi et ses désirs sont des ordres. Je viens de la quitter à l'instant, remontée comme une comtoise normande, prête à reprendre des activités révolutionnaires sur des souvenirs de barricades. Elle y croit dur, Line, moins à la révolution qu'à une évolution vers un mieux qui se fait attendre et auquel on a l'impression que ses contemporains ne croient plus.

L'homme est perfectible ; elle le sait, agit et pense en conséquence. Elle a finalement raison, notre Line. Savoir que l'homme n'a pas atteint la perfection, c'est se donner le désir, la volonté, ou simplement la possibilité de le voir un jour tenter d'y accéder.

Alors, elle rêve de révolution, Line. A soixante ans et quelques menues poussières. Et elle aime la vie. Comment je le sais ? Elle aime la musique et l'opéra comme les gens qui aiment la vie. Les grands airs. Ceux que les moins mélomanes des amateurs fredonnent sous la douche ou beuglent lorsqu'ils se croient seuls.

Mon premier cadeau est sans doute le plus connu. Il s'agit du Carmen de Bizet, l'air « La fleur que tu m'avais jetée », chanté par le ténor espagnol PLACIDO DOMINGO. C'est Teresa Berganza qui jouait le personnage de la cigarière. L'orchestre était placé sous la conduite de Pierre Dervaux :



  

Aujourd'hui on n'oserait pas avouer qu'on n'a pas vraiment d'attirance pour Carmen. Pourtant, à l'époque de Bizet, on lui préférait les « chefs-d'oeuvre » de ses confrères : Victor Chéri, Émile Paladilhe, Napoléon-Henri Reber, Fromenthal Halevy ou Ernest Guiraud, son ami. Les goûts et les modes...

Pendant que j'y suis, je voudrais en profiter pour faire un cadeau à un autre ami : Maurice H. Je ne le crois pas pressé de remonter sur les barricades, trop heureux sur son île bretonne, là où l'on respecte encore les valeurs traditionnelles. Même s'il n'est pas vraiment breton, l'ami Maurice, je le vois mal s'installer définitivement dans les miasmes parisiens. Enfin, il est possible que je me trompe.

Lui, préfère l'opéra italien. Eh bien, je vais lui faire un cadeau royal, digne de lui et que Line ne reniera pas. « E strano ! E strano », de Giuseppe Verdi, par l'Orchestre symphonique de Turin chanté par... Maria Callas en personne. 







La Callas disait d’elle-même : « J’ai eu le privilège de connaître une destinée extraordinaire. Je suis une créature du destin. Il s’est emparé de moi, il a tracé ma voie. Je ne m’appartiens pas mais suis le témoin extérieur de ma propre vie. »

Pour terminer, je voudrais profiter de cet hommage pour faire valoir mes droits à la provocation. Au fait, est-ce vraiment de la provocation  ? L'œuvre que je vais vous faire écouter, classée désormais dans la catégorie « opéra », est pratiquement reconnue comme classique. Il s'agit de
Die Dreigroschenoper / L'opéra de Quat'sous aussi réputé en France qu'en Allemagne. Parmi les chanteuses qui jouèrent le rôle de Mackie, les plus connues sont Lys Gauty et la grande Damia. Cette dernière chante ici la fameuse Mackie Messer / La complainte de Mackie enregistrée pour Columbia en 1931.





Tel était donc le devoir d'amitié que je m'étais promis de rendre. Et qu'on ne me parle pas de virtualité ni d'éphémère. Je sais fort bien qu'il me faudra bientôt chanter comme Rutebeuf :

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière

 

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Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu


Pauvre sens et pauvre mémoire
M'a Dieu donné, le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit au cul quand bise vente
Le vent me vient, le vent m'évente
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta


 

En attendant, profitons de ce qu'aujourd'hui nous donne et à Dieu vat !


 

Bernard Bonnejean

 

P.-S. : J'ai écrit cet article en hommage à une femme que j'aimais et qui aujourd'hui ne m'est plus rien. Son ami Maurice, mentionné ici, m'a traité de « lâche ». Pourtant, un lâche renierait cet hommage et l'effacerait. Je n'en ferai rien. Cette femme-là a existé pour moi et je réécrirais ce billet dans les mêmes termes s'il était possible de retrouver le même contexte avec la même personne. 

Publié dans poésie et chanson

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Pour me faire pardonner mon humour rouge et noir

Publié le par Bernard Bonnejean




Je t'ai donné mon coeur...













Les œuvres de Franz Lehár ( 30 avril 1870, Komárno -

† 24 octobre 1948, Bad Ischl)


  • Gold und Silber, valse op 79, créée en 1899.
Wiener Frauen, opérette, 21 novembre 1902, 
Theater an der Wien, Vienne
  • Rastelbinder, opérette, 20 décembre 1902,
Carl-Theater Vienne
  • Der Göttergatte, opérette, 20 janvier 1904,
Carl-Theater Vienne
  • Die Juxheirat, opérette, 21 décembre 1904, 
Theater an der Wien, Vienne
  • Die lustige Witwe (La Veuve joyeuse), opérette, 30 décembre 1905,
Theater an der Wien, Vienne
  • Das Fürstenkind, opérette, 7 octobre 1909,
 Johann Strauß-Theater, Vienne
  • Der Graf von Luxemburg (Le Comte de Luxembourg), opérette, 12 novembre 1909,
 Theater an der Wien, Vienne
  • Zigeunerliebe, opérette, 8 janvier 1910,
Carl-Theater Vienne
  • Eva (Lehár)|Eva, opérette, 24 novembre 1911,
Theater an der Wien, Vienne
  • Endlich allein', opérette, 30 janvier 1914,
Theater an der Wien, Vienne

  • er Sterngucker, opérette, 14 janvier 1916,
Theater an der Wien, Vienne
  • Wo die Lerche singt, opérette, 1er février 1918,
Königliche Oper Budapest
  • Die blaue Mazurka, opérette, 28 mai 1920,
Theater an der Wien, Vienne
  • Frasquita, opérette, 12 mai 1922,
Theater an der Wien, Vienne
  • Das Land des Lächelns (Le Pays du sourire), opérette, 9 février 1923,
Theater an der Wien, Vienne

(2e version : 10 octobre 1929,

Metropol-Theater Berlin)
  • Cloclo, opérette, 8 mars 1924,
Bürgertheater Vienne
  • Paganini, opérette, 30 octobre 1925,
Johann Strauß-Theater Vienne
  • Der Zarewitsch (Le Tsarévitch), opérette, 21 février 1927,
Metropol-Theater Berlin
  • Friederike, opérette, 4 octobre 1928,
Metropol-Theater Vienne
  • Schön ist die Welt, opérette, 3 décembre 1930,
Metropol-Theater Vienne
  • Giuditta, opérette, 20 janvier 1934, 
Opéra d'État de Vienne





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La loge

Pierre-Auguste Renoir, 1874

Londres, Courtauld Institute Galleries

Publié dans Opérette

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Prends mon coeur

Publié le par Bernard Bonnejean

 
je te le donne !


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MORALITE


La façon de donner vaut mieux que ce qu'on donne

&

C'est l'intention qui compte



c'est que des conneries, des menteries et des trucs à la noix qui marchent pas avec nos bien-aimées.

Bonne fête à tous les amoureux, expérimentés et nouveaux pratiquants,

Bernard Bonnejean



Publié dans poésie en image

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Il est juif ? Mais de quel genre ?

Publié le par Bernard Bonnejean


L’IDENTITE NATIONALE EXPLIQUEE AUX ENFANTS

 

 

 

« Dis, Tonton, c’est du quoi que tu chantes ?

− Du breton.

− Et c’est des quoi, ceux qui parlent comme ça.

− Des Bretons.

− Et ils habitent où les Bretons ?

− En France.

− C’est des Français, alors ? Pourquoi qu’ils parlent pas le français ?

− Bien sûr que si ! Ils sont français et ils parlent français comme toi.

− C’est même pas vrai ! Manman m’a dit que j’étais belge.

− Oui, d’accord, mais ton père est français. Il s’est marié avec une belge flamande. C’est pour ça que tu es belge et français.

− Et pourquoi alors que je parle pas belge ?

− Parce que les Belges parlent français… ou flamand.

− Mais tu viens de dire que Manman était flamande. Pourquoi qu’elle parle français ?

− Parce que ton père est français et que vous vivez en France. Et en France, on parle français.

− Sauf les Bretons qui parlent breton.

− Je viens de te dire que les Bretons parlent français, comme tous les Français.

 

 

 

 

− Sauf quand ils chantent alors ?

− C’est parce que je viens de chanter un cantique breton.

− Et tous les cantiques bretons sont en breton ?

− Oui, sinon ce serait des cantiques français, ou latins, ou… ce que tu voudras.

− Alors, chez les bretons français, on chante que des cantiques bretons ?

− Oui, enfin non, pas toujours. Celui-là, on ne le chante que le 15 août, en l’honneur de la Sainte Vierge.

− Elle était bretonne, la Sainte Vierge ?

− Non, juive.

− Manman ! Manman ! Tonton il fait que de m’embêter. Il a dit que la Sainte Vierge elle était juive. Et d’abord elle était catholique, la Sainte Vierge.

− Ecoute, mon petit père, c’est difficile à comprendre, mais je te jure qu’elle ne pouvait pas être catholique.

− D’abord, faut pas jurer ! Et pourquoi qu’elle était pas catholique ?

− Parce qu’elle était juive et que les catholiques n’existaient pas encore.

− Manman ! Tonton il continue à m’embêter ! Il dit que des bêtises exprès. Et le p’tit Jésus, il était pas catholique non plus, peut-être ?

− Non ! Il était juif comme son papa et sa maman.

− Alors, il parlait juif et chantait des cantiques juifs ?

− Il parlait l’Araméen et chantait des cantiques hébreux.

 

 

 


− Viens avec ta maman, mon chéri. Laisse Tonton tranquille ! Tu sais bien qu’il dit n’importe quoi pour te faire enrager. Mais il t’aime bien quand même. T’es fatigué, ma Puce, fais un bisou à Tonton et au lit. Regarde-moi ça ! C’est malin ! Et c’est toi qui va le faire dormir, excité comme il est ! Allez, au lit ! Il est pas gentil, Tonton ! D’abord, ses âneries, il n’y a vraiment que lui pour y croire. C’est à se demander s’il lui reste un peu de religion… »

 

Bonne soirée et bonne nuit, Françaises et Français, de toutes origines et de toutes catégories. Liberté, égalité, fraternité.

 

Bernard Bonnejean

Publié dans religion et humour

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Vous trouvez pas qu'y a qu'ette chose qui déconne ?

Publié le par Bernard Bonnejean

On ne peut comparer l’incomparable

 

D’abord, j’ai lu ça.


LES ECHOS

 

Questions ouvertes autour de la retraite chapeau d'Henri Proglio chez Veolia Environnement

[ 04/02/10  ]

 

Selon « Le Parisien », le nouveau PDG d'EDF, Henri Proglio, pourrait toucher plus de 1 million d'euros en retraite chapeau de la part de Veolia Environnement. Une somme surévaluée, selon une source interne.

Nouveau rebondissement autour de la rémunération d'Henri Proglio. Selon « Le Parisien » d'hier, le nouveau PDG d'EDF aurait fait jouer ses droits à la retraite chez Veolia Environnement, son entreprise d'origine, dont il reste président non-exécutif. Conséquence : le dirigeant pourrait théoriquement bénéficier dès maintenant d'une retraite chapeau de plus de 1 million d'euros par an, affirme le quotidien. Une somme supérieure aux 450.000 euros qu'il devait toucher, avant d'y renoncer, en tant que président du conseil et qui s'ajouterait au 1,6 million d'euros touchés pour son travail chez EDF.


L'information, non démentie par Veolia, nécessite cependant d'être confirmée. Selon une source interne à Veolia, l'estimation du « Parisien » est surévaluée. Elle repose, pour l'essentiel, sur les données délivrées dans le document de référence de l'entreprise. Celui-ci indique qu'Henri Proglio peut bénéficier d'une retraite supplémentaire à prestations définies, dont le coût global était estimé à 13,1 millions d'euros fin 2008.


« C'est un engagement comptable qui ne correspond en rien à ce qu'Henri Proglio touchera sous forme de rente annuelle, indique une source interne. Tout cela sera clarifié dans le prochain document de référence. » L'ensemble des retraites perçues par Henri Proglio, précisent les documents de Veolia, est limité à 50 % de sa rémunération brute au cours des trois derniers exercices. Au vu de ses émoluments, il ne pourrait toucher plus de 1 million.


Sujet sensible

Fait important, l'obtention de la retraite chapeau d'Henri Proglio est conditionnée au fait qu'il soit encore présent chez Veolia au moment où il fait valoir ses droits. Plusieurs observateurs n'avaient pas manqué d'insister sur ce point pour expliquer son maintien en tant que président de la société de services aux collectivités. Un mauvais procès, rétorquent ses défenseurs, qui insistent sur le nombre d'années qu'a consacrées le dirigeant à son ancienne entreprise : trente-huit ans. Laissées à la totale discrétion des entreprises, les retraites chapeaux n'ont jamais été soumises à une quelconque limite. Cette forme de régime doit être distinguée du régime général (Sécu-Agirc-Arrco) qui, lui, ne peut être cumulé avec un salaire que depuis l'année dernière.


Par définition sensible, ce genre de sujet suscite, aussi bien chez EDF que de Veolia, le plus grand silence des services de communication. Et pour cause : le calcul des retraites chapeaux relève du patrimoine de leurs heureux bénéficiaires. Leur gestion est le plus souvent externalisée. C'est le cas aussi chez Veolia, qui a délégué le financement de la retraite chapeau d'Henri Proglio à un assureur, sans plus de précision.

 

MATHIEU ROSEMAIN, Les Echos

 

 



 

Après, j’ai lu ça.

 

 

OUEST-FRANCE

 

Actualité Mayenne

jeudi 04 février 2010

 

La pauvreté a fortement augmenté avec la crise

 

 secours catholique

 

Tous les matins, les bénévoles du Secours catholique à Laval offrent du café chaud et du pain frais aux bénéficiaires.

 

Selon le baromètre du Secours catholique, les jeunes, les femmes seules avec enfants et les demandeurs d'emploi sont les premières victimes de la précarité.

 

Plus de demandeurs

Le Secours catholique de la Mayenne a reçu 3 850 personnes en situation de pauvreté en 2009. Il faut remonter à 2005 pour retrouver ce chiffre. « Depuis un an, nous enregistrons 20 à 30 % de demandes en plus », observe Joseph Lalaire, le président de l'association. Ces personnes sont accueillies par l'association pour une aide d'urgence (alimentaire, logement et factures d'énergies). « Avant, on ne réglait pas ce type de factures car il y avait le Fonds de solidarité logements, ajoute Cécile Belliard, permanente du Secours catholique. Maintenant, quand une personne est dans une situation extrême, on intervient. » Plus inquiétant, un tiers de ces demandes proviennent de gens qui n'avaient jamais recours aux associations caritatives. Des gens sans emploi, mais aussi des gens qui travaillent, souvent à temps partiel.

En ville et en campagne

À Laval on voit arriver plus de jeunes et des femmes seules avec enfants. Mais aussi des retraités et quelques étrangers. En milieu rural, les retraités sont peu nombreux à pousser la porte des associations. « Ils n'osent pas demander », constate Jean-Claude Brossier, responsable de l'équipe de Craon. Lui aussi observe que le public a évolué. « On voit beaucoup plus de jeunes. Ils sont souvent déracinés et se déplacent beaucoup. Ils viennent en milieu rural car ils croient que ça va être plus facile. Mais ce n'est pas le cas. Surtout dans une petite ville comme Craon où les moyens de déplacement font défaut. »

La faute à l'intérim ?

Les intérimaires étaient nombreux en Mayenne. En se retrouvant sur le carreau, ils ont été les premiers à faire les frais de la crise. « Je me souviens d'un jeune. Il venait de perdre son emploi et ne trouvait pas de travail, raconte Joseph Lalaire. Il m'a dit que c'était la première fois qu'il venait au Secours catho et il a pleuré devant moi. »

Attention au crédit revolving

Parmi les gens en difficulté, beaucoup de familles endettés ou surendettés. En cause ? Une mauvaise gestion mais aussi des crédits permanents comme le crédit revolving. « Nous dénonçons cette forme de crédit depuis longtemps mais c'est difficile, regrette Joseph Lalaire. Des sociétés font du lobbying pour le maintenir. » Et la loi qui doit encadrer cette pratique tarde à venir.

Les bénévoles moins optimistes

La généralisation du revenu de solidarité active (RSA), en juin, a été bien perçue par les bénévoles. « Ils ont pensé que cela allait améliorer la situation des plus défavorisés », reprend Joseph Lalaire. Mais à l'automne, l'association a observé une chute de la confiance. En clair, « les bénévoles doutent que le RSA puisse suffire face à la crise ». Élisabeth Doineau, en charge de l'insertion sociale au conseil général, rappelle, au contraire, qu'il permet de lutter contre l'exclusion. « Mais tous les gens ne savent pas qu'ils peuvent en bénéficier comme complément de salaire. Il y a un gros travail d'information à faire. »

Fin de droit

700. C'est le nombre de personnes qui arriveront en fin de droit cette année en Mayenne selon Élisabeth Doineau. Un chiffre glaçant.

Jean-François VALLÉE.

Ouest-France

 

Les gens de chez moi diraient, philosophes :

« Mais on peut pas comparaître ! »

Non, bien sûr ! Et pourtant, vous ne trouvez pas, vous, qu’il y a quelque chose qui déconne ?


Bernard Bonnejean

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