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Les Carmes d'Orléans (1)

Publié le par Bernard Bonnejean


ou le sens obligatoire d'une rue interdite à la libre circulation des chalands qui y passent

Oh non ! Détrompez-vous ! Ne perdez plus votre temps à me guetter à l'endroit prévu où vous m'attendiez ! Penaud, honteux, vous me croiserez dans ces chemins de traverse qu'on dit mal fréquentés. Vous pouvez me compter au nombre des renégats, sans espoir, je le crains, d'une reconversion de relaps repenti.

Mais, je vous prie de ne pas me juger avant de m'avoir lu jusqu'au bout.

De retour de Bourges à Laval, ce lundi 28 septembre 2009, j'ai cru bon de passer par Orléans pour me faire une idée. Et, au bout de la route, j'ai pris conscience des idées que je m'étais faites. Ni bonnes ni mauvaises, juste un peu faussées par l'amitié.

Qu'on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas ! Orléans reste une belle et grande ville. Une ville dont la majorité actuelle ne pèse pas toujours le poids du passé ni de l'histoire, puisqu'elle a préféré, semble-t-il, le rapport qualité/prix d'une modernité discutable au devoir de mémoire et aux valeurs culturelles, les seules dignes du respect de peuples civilisés. Pourtant, je n'aurais pas la bêtise de critiquer ce slogan de rencontre, placardé dans la célèbre rue de Bourgogne :



  


Nous n'aurons, je pense, aucune difficulté à poser d'abord ce principe : une politique municipale intelligente ne saurait être fondée sur le rejet de l'une de ces deux options, soit le réalisme froid, mais trompeur, de ce panneau à dominante bleue, la couleur la plus profonde et la plus immatérielle, celle du rêve, de l'irréel, mais aussi de l'éternité ; soit l'éternel retour vers ce passé cossu de l'hôtel Groslot, celui d'un paradis inaccessible que je crains perdu pour longtemps, voire pour toujours :






D'ailleurs, pour être honnête, il n'est nullement certain qu'un Orléanais du début du XXème siècle se soit trouvé moins étranger à ce decorum précieux qu'un citoyen d'aujourd'hui, voire un élu du peuple, comme eût pu l'être ce fils de rempailleuse de chaises du Faubourg Bourgogne :





Bien sûr que vous avez reconnu Charles Péguy ! Une légende dit que son buste fut troué par une bombe de la seconde guerre mondiale à l'endroit même où le poète fut blessé mortellement en 1914. Curieuse, tout de même, cette vengeance du passé ! "Orléans rappelle son passé à l'avenir" Et si, finalement, rien n'était plus absurde que cette braillarderie des mauvais jours : "Du passé faisons table rase !" Seuls les exaltés du père Duchesne et quelques talibans fous ont cru cette ânerie au point de la mettre en pratique, comme si la destruction des monuments pouvait contribuer au bonheur des peuples...

Que dites-vous ? Vous voyez la rue des Carmes surgir à l'horizon de ma transition ?

Eh bien oui ! La voici, la rue des Carmes, ou du moins un premier aperçu qui, je l'espère, vous fera sourire avant d'entamer une discussion -- ou un soliloque, selon votre humeur. Regardez cette photo : elle permet toutes les imageries.



Je ne veux pas commenter ce chef-d'oeuvre de l'espace urbain.

Juste quelques pistes à fouiller pour les amateurs de poésie vraie. Caton l'Ancien, romain auteur d'un célèbre Delenda Carthago, "Il faut détruire Carthage" dont un descendant proclamerait Delenda Carmorum Via, "Il faut détruire la rue des Carmes"... Les poubelles soigneusement rangées dans cette perspective devant une entreprise de pompes funèbres "disponible" sept jours sur sept, vingt-quatre-heures sur vingt-quatre, dont les clients sont priés d'aller stationner ailleurs, "sauf livraisons". Nommez-moi un seul romancier qui eût osé imaginer pareille mise en bouche !!!

La suite un peu plus tard...


A bientôt, les Amis,


Bernard Bonnejean

Contre la destruction de la rue des Carmes

Publié dans culture humaniste

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יום הכִּיפּוּרים

Publié le par Bernard Bonnejean


Il était une fois,

deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois, six fois, sept fois, huit fois, neuf fois, dix fois, onze fois, douze fois, treize fois, quatorze fois, quinze fois, seize fois, dix-sept fois, dix-huit fois, dix-neuf fois, vingt fois, vingt et une fois, vingt-deux fois, vingt-trois fois, vingt-quatre fois, vingt-cinq fois, vingt-six fois, vingt-sept fois, vingt-huit fois, vingt-neuf fois, trente fois, trente et une fois, trente-deux fois, trente-trois fois, trente-quatre fois, trente-cinq fois, trente-six fois, trente-sept fois, trente-huit fois, trente-neuf fois, quarante fois, quarante et une fois, quarante-deux fois, quarante-trois fois, quarante-quatre fois,


Fichier:Gottlieb-Jews Praying in the Synagogue on Yom Kippur.jpg


 quarante-cinq fois, quarante-six fois, quarante-sept fois, quarante-huit fois, quarante-neuf fois, cinquante fois, cinquante et une fois, cinquante-deux fois, cinquante-trois fois, cinquante-quatre fois, cinquante-cinq fois, cinquante-six fois, cinquante-sept fois, cinquante-huit fois, cinquante-neuf fois, soixante fois,






soixante et une fois, soixante-deux fois, soixante-trois fois, soixante-quatre fois, soixante-cinq fois, soixante-six fois, soixante-sept fois, soixante-huit fois, soixante-neuf fois, soixante-dix fois, soixante et onze fois, soixante-douze fois, soixante-treize fois, soixante-quatorze fois, soixante-quinze fois, soixante-seize fois,





soixante-dix-sept-fois-sept-fois



Le 28 septembre 2009, 22 heures 30, fin de la fête de
Yom Kippour

Publié dans religion

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Bonnejean ! Deux heures de colle !

Publié le par Bernard Bonnejean


On efface tout et on recommence

Avertissement [modifier]

Logo de Wikipédia et balai d'administrateur

Et si nous recommencions tout à zéro ? J'avoue avoir poussé un peu trop loin le bouchon. Et je crains devoir le payer bien au-delà de ce que pourrait me faire subir wikipedia. Voilà ce que c'est que de trop bien manier l'ironie. J'ai voulu donner une leçon qui s'est retournée contre moi. Merci pour votre singulière patience. --Hordalistic (d) 22 septembre 2009 à 15:26 (CEST)



Ce document provient de
 «
http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion_utilisateur:Hordalistic ».



Maintenant, envisageons l'avenir :

Logo Wikimedia

L'appel de Michael Snow et Jimmy Wales


Michael Snow Jimmy Wales

Il est difficile de croire qu'il y a moins de dix ans, Wikipédia n'existait pas. Aujourd'hui, 330 millions de personnes utilisent Wikipédia chaque mois, ce qui en fait la source de savoir en ligne la plus utilisée. Au cours des huit dernières années, des centaines de milliers de bénévoles ont construit et amélioré les différents projets Wikimedia.

Malgré le chemin parcouru, nous sommes loin d'avoir achevé notre vision d'un monde dans lequel chaque personne peut librement partager la somme des connaissances humaines. Comment bâtir sur notre succès pour surmonter les défis qui nous attendent ? Moins d'un cinquième de la population mondiale a accès à Internet ; des milliers de volontaires contribuent aujourd'hui aux projets Wikimedia, mais ils ne représentent pas réellement la diversité du monde. Alors que nous construisons un mouvement mondial de partage libre de la connaissance, de nombreux chemins s'offrent à nous.

Nous commençons un processus d'un an visant à développer un plan stratégique quinquennal pour le mouvement Wikimedia. Plus spécifiquement, nous essayons de répondre aux questions suivantes:

  • Où en sommes-nous aujourd'hui ?
  • Où voulons-nous être dans cinq ans ?
  • Comment y parvenir ?

Aidez-nous à chercher les réponses à ces questions. Explorez les propositions, aidez-nous à les classer et à réfléchir à ce qu'elles signifient pour notre vision et nos valeurs. Voici cinq façons d'aider :

  • Rejoindre un groupe de travail. Nous organisons des groupes de travail qui exploreront différents sujets et produirons un ensemble de recommandations. Vous pouvez demander à participer, ou former vous-même vos propres groupes ad-hoc.
  • Nous faire savoir comment vous pouvez aider. Si vous êtes un expert dans un des sujets que nous traitons, ajoutez-vous à notre liste d'experts. Ceci permettra aux groupes de travail et aux autres bénévoles de vous poser des questions, et vous pourrez répondre quand vous avez le temps.
  • Publier vos idées. N'hésitez pas à rédiger une proposition sur le wiki stratégie, et aidez à organiser et améliorer les propositions qui y sont déjà. Postez des idées sur votre blog, sur les listes de discussion et sur les réseaux tels que Identi.ca, Twitter et Facebook. Taggez ces billets avec #wikimedia ou liez-les depuis le wiki stratégie pour que les autres puissent les voir.
  • Discuter du plan stratégique. Afin de développer de bonnes recommandations, nous avons besoin d'une large participation. Il n'est pas possible, pour les groupes de travail, d'aller discuter avec tous ceux qui ont des idées à propos du futur de Wikimedia. Mais vous pouvez aider: parlez du plan stratégique, en personne ou en ligne, et publiez les résultats de vos discussions sur le wiki stratégie. Le wiki stratégie propose des modèles et des outils pour organiser de telles discussions.
  • Discuter avec nous. Donnez vos avis et retours à l'équipe stratégie. Partagez vos idées, vos espoirs, vos peurs, vos objectifs pour les projets. Ajoutez vos retours sur le wiki stratégie ou envoyez un courriel à strategy@wikimedia.org.

Si vous ne pouvez pas participer directement, vous pouvez néanmoins nous aider en faisant un don pour soutenir ce projet essentiel. Un don soutiendra directement nos programmes pour la connaissance libre. Nous avons aussi besoin de bénévoles pour contribuer à nos projets, améliorer les outils techniques et supporter notre travail par d'autres moyens.

Ce siècle nous donne la chance de transformer notre civilisation et de créer des chances égales pour tous les êtres humains. Rejoignez-nous et aidez, vous aussi, à partager le savoir avec chaque personne de la planète.

Sincèrement,
Michael Snow
Président, Wikimedia Foundation
Jimmy Wales
Fondateur de Wikipedia et de la Wikimedia Foundation

Devenez bénévole!


A la semaine prochaine, mes Amis

Bernard Bonnejean

Publié dans culture humaniste

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Trois jours en terre nagy-bocsonne, épilogue

Publié le par Bernard Bonnejean

ou les tribulations d'un Français en France

Chers Abonnés,
et autres fidèles lecteurs, point n'est besoin de vous ressasser ce que vous apprîtes dans ce feuilleton autobiographique des jeudi 20 août, mardi 25 août et mercredi 26 août.
Souvenez-vous : sur la route de vacances pèlerines, nous nous trouvâmes dans la situation de Samaritains en goguette, pressés par les circonstances plus que par une bravoure naturelle de porter secours à des religieuses bousculées dans l'herbe fraîche par un conducteur de tracteur attelé d'une remorque renversante. Je puis aujourd'hui sourire de ce qui pût être tragique, mais qui ne fut finalement que dramatique. Les deux religieuses se portent assez bien. Marie-Françoise m'inquiète davantage mais je vais d'abord m'informer de son état de santé réel avant de lancer des nouvelles alarmantes.


Quoi ? Elles sont pas belles mes religieuses ? Jamais contents ces gens-là !

Nous voici donc partis, Momo et moi, sur la piste de mes lunettes. Connaissez-vous Dinan ? Pourquoi Dinan ? Parce que la petite gendarmette au grand révolver m'a conseillé, après enquête dominicale, d'aller à l'hôpital de cette bourgade bretonne, où les blessés auraient pu se voir confier les bésicles en question par pompiers ou gendarmerie nationale.

Imaginez ! Myope, presbyte, astigmate, opéré de la cataracte et sans lunettes depuis deux jours. Des kilomètres de voiture, chaussé, sous un ciel plombé, d'un appareillage de starlette cannoise... Je me présente à la réception -- accueil n'est pas le mot qui convient -- du CHR, comme on dit aujourd'hui, avec des yeux de vieil hibou obsédé.




Voici le début de la "conversation" :

"Bonjour Mesdames, (elles n'étaient pas trop de deux, les bougresses). Puis-je vous demander de m'aider, bien que je sache la mission impossible".

Cette manie des grandes phrases chez les littérateurs !... Les voilà pliées en deux. La plus âgée, se croyant probablement protégée par l'outrage des ans, trouve tout de même assez de souffle pour me sortir :

"C'est exactement ce qu'on se disait."
 
Je crus bon de refroidir l'atmosphère, en leur contant sur un ton glacial et glaçant mes aventures héroïques, n'y ajoutant qu'un peu de pathos pour attiser leur honte. La plus jeune fuit les lieux pour cacher son restant de fou-rire tandis que la vieille ruine ménopausée (je la tiens, ma vengeance !!) me prie, sans plus rire du tout, d'aller voir aux urgences. Et là, deux autres commises à l'accueil public, me font le même cirque : sourire goguenard, pouffée réprimée, etc. Je n'ai plus qu'à m'en aller, furieux, sans mes lunettes et sans dire au revoir. Je n'ai même pas le loisir de claquer la porte derrière moi : l'ouverture/fermeture en est automatique.

 


Je propose à Momo de faire nos courses dans le centre de cette ville maudite. Son sixième sens lui ayant dicté une passivité prudente, après avoir viré et viré à travers un patelin où, quoi que vous fassiez, vous vous retrouvez sur le même parking, je trouve enfin une place, payante bien entendu. Dans mon esprit, je venais me changer les idées. J'entrai donc, vaillant, dans le supermarché du coin, l'esprit encore encombré de moqueries féminines. Au détour de deux rayons parallèles, perpendiculaires à la boucherie, j'entends le même rire, mais cette fois agrémenté d'un commentaire. Je me retourne et je vois une jeune maman goguenarde, accompagnée de son mari et de quelques amis. Elle me lance à la cantonade :

"Touriste ! Touriste ! Touriste ! Hein ! que vous êtes un touriste !!"

Alors j'ai compris : sans lunette, j'avais l'air ahuri d'un chat huant sorti d'une sieste prolongée ; avec mes lunettes de soleil, d'un affreux touriste américain venu manger le pain des Dinanais. Nous avons fui la ville plus que nous ne l'avons quittée : sans mes lunettes.

 



Quelque trois jours après, je reçus un premier appel de la gendarmerie des Côtes d'Armor, me prévenant très poliment que je serai bientôt convoqué par le Commissariat de Laval. Puis, moins de trois heures après, un second coup de fil du même m'invitant toujours aussi poliment à aller témoigner chez lui dans les Côtes d'Armor. Question de juridiction : Mayennais des Pays de Loire, je ne pouvais prétendre témoigner dans mon département, pas breton. J'en profitais pour lui dire que je n'avais pas retrouvé mes lunettes à Dinan, sans entrer dans les détails. Et voilà notre chef qui m'annonce : "Forcément, les soeurs ont été hospitalisées à Saint-Brieuc !!!"

 


Bourvil.la tactique du gendarme_
envoyé par sergeievitch.



J'aimerais finir là-dessus, mais le sort s'acharnant, la chute est à venir. Je me rendis donc, deux ou trois jours après, dans la coquette cité où est sise la gendarmerie nationale du chef. Et au cours du voyage, croyez-moi si vous voulez, soit dans la salle d'attente des hommes bleus, soit dans les petits bistrots de rencontre, soit chez les soeurs de Plénée-Jugon, mes victimes que j'ai visitées, soit en un autre lieu breton que j'ignore, je vous le donne en mille :

J'AI PAUME MON TROUSSEAU DE CLEFS

Mais j'ai de belles lunettes toutes neuves, pour la peine. Et vive la vie, avec ou sans le petit Nicolas !

A bientôt les Amis,


Bernard Bonnejean





Publié dans vie en société

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53000 LAVAL. Vous passez quand nous dire bonjour ?

Publié le par Bernard Bonnejean



Le patrimoine lavallois sur le site du ministère



Sylvie Garnavault a terminé sa mission en ce qui concerne le Vieux Laval.
 

Sylvie Garnavault, chercheuse à l'inventaire, a passé dix ans à répertorier les maisons du centre historique. Le monde entier peut désormais consulter ses fiches.





En quoi consiste votre travail sur le patrimoine lavallois ?

La valorisation du patrimoine suppose, en amont, un travail de recherche, d'étude et d'archivage. Une fois ce travail réalisé, tous mes dossiers ont été versés en ligne sur le site internet du ministère de la culture. Ce qui représente 470 fiches portant sur tout le patrimoine architectural, public, privé du centre historique de Laval. Ce travail a été commencé en 1976 et j'effectue cette mission depuis quatre ou cinq ans. Il faut donc étudier et photographier le patrimoine dans toute sa diversité, qu'il soit majeur et mineur, architectural et mobilier, ancien et moderne, rural et urbain, civil
et religieux, industriel, scolaire, militaire, scientifique...



Comment procédez-vous ?

J'effectue des recherches dans les archives municipales, départementales et même privées. Je vais aussi sur le terrain. Chaque jour, des gens demandent des renseignements sur l'histoire de leur maison. Ces fiches vont leur donner toutes sortes de détails sur les parties constituantes, l'époque de construction, l'architecte qui l'a construite. Bien sûr, plus le bâtiment est intéressant et plus il comporte de renseignements, car il a fait l'objet d'une recherche plus poussée comme l'église Saint-Martin (XIIe au XVe), les fontaines du XVIIIe, l'hôtel Perier-du-Bignon du XVIIIe, le Vieux Pont du XVe...



Comment ces données sont-elles mises en ligne ?


Après avoir été recueillies, elles sont informatisées puis versées, après validation, sur les bases documentaires nationales accessibles via le site internet du ministère de la culture : www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine. Pour l'instant, seules les fiches signalétiques y ont été versées. Les photos vont suivre.




Et maintenant sur quoi travaillez-vous ?


Il faut s'occuper du patrimoine mobilier (essentiellement religieux) du
centre historique et de l'hypercentre. Puis poursuivre celui de Laval périphérie, avec les quartiers périphériques et le territoire rural de la commune, les zones pavillonnaires et HLM, Thévalles,
Saint-Pierre-le-Potier, Grenoux, etc.


Le public peut-il venir consulter vos fiches papier sur place ?

Oui. L'Inventaire général du patrimoine culturel de la commune de
Laval, basé dans la Maison du grand veneur, en haut de la Grande-rue,
ne compte pas moins de 1 000 dossiers sur les retables, les calices, les vêtements liturgiques, les peintures murales, un château-fort, des hôtels particuliers, fermes, usines... Le public est le bienvenu, ici, il peut
accéder à toute ma documentation.


 

Laval

(08 / 12 / 2008)

 

1. Localisation (Pays de la Loire, 53 - Mayenne)

 

Laval, chef-lieu de département, fut le siège d’une seigneurie qui entretint des liens étroits avec les maisons de Montfort (Ille et Vilaine) puis de Montmorency.

 

2. Description

 

Edifices remarquables : ancien château, ancien pont sur la Mayenne, palais de justice.

 

* château (et palais de justice en arrière-plan), peinture de jean Baptiste Messager, milieu XIXème, musée du Vieux château, Laval (source : ministère de la Culture, base Joconde) ;

 

* palais de justice (et château en arrière-plan), peinture de jean Baptiste Messager, milieu XIXème, musée du Vieux château, Laval (source : ministère de la Culture, base Joconde) ;

 

Le ministère de la Culture possède un fond riche en photographies anciennes dues à Eugène Lefèvre-Pontalis et Camille Enlart (Société Française d'Archéologie et Archives Photographiques, Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine et CNMHS), ainsi qu’à M. Diot. Parmi ces photographies :

 

* vue générale du château ;

 

* tour d'angle (donjon) précédant un pont ;

 

* corps de logis (circa 1500) avec ses baies en façade Est Ouest (sur cour) et lucarne sur la façade Nord Sud.

 

3. Histoire

 

Les villes et château de Laval se relient à l'histoire de Bretagne et de Montfort sur Meu (35) (première maison) puis à celle de la maison de Montmorency. Laval possède ainsi une rue André de Lohéac, qui fut seigneur de Montfort en Bretagne.

 

Un événement important et insolite relia (début XVème) la maison de Laval à celle de Montfort, en Bretagne. Guy XII, petit-fils de Raoul VII de Montfort, en Bretagne, épousa (1404) Anne de Laval. Le contrat de mariage, approuvé par Jean V (1389-1442), duc de Bretagne et comte de Montfort l'Amaury, prévoyait que Guy XII quitterait le nom de Montfort pour prendre celui de Laval, devenant ainsi Guy XIII de Laval, et adopterait en outre les armes de la maison de Laval. Plus tard, son fils, Guy XIV de Laval, épousa (1430) Isabelle, fille du duc de Bretagne.

 

Remarque : les biographies ou généalogies comportent un certain flou dans la numérotation des Guy précédents, selon leur appartenance à la maison de Montfort ou à celle de Laval.

 

4. Héraldique

 

Armes des Montmorency-Laval : « d'or à la croix de gueules chargée de 4 coquilles d'argent (1, 3, 1) et cantonnée de 4 alérions d'azur ». Ces armes étaient aussi celles de Gui VII de Laval.

 

5. Iconographie

 

Gille de Laval, seigneur de Raiz (ou Retz, etc) (1404-1440), peinture de Eloi Firmin Féron, 2ème quart XIXème, musée national du château et des Trianons de Versailles (n° d’inventaire MV 962, INV 4404, LP 1523)

 

André de Montfort de Laval, seigneur de Lohéac, amiral de France (1411-1486), peinture (tableau 278 cm x 207 cm) de Eloi Firmin Féron (école française, deuxième quart XIXème) Versailles, musée national du château et des Trianons. Représentation : figure (homme, équestre, de 3/4, armure, casque, épée, caparaçon), (c) Gérard Blot, Réunion des musées nationaux

 

André de Montfort de Laval, seigneur de Lohéac, amiral et maréchal de France (1411-1486), peinture (tableau 76 cm x 65 cm) d’un auteur anonyme (école française, XVIIIème), Versailles, musée national du château et des Trianons. Représentation : figure (homme, à mi-corps, de 3/4, armoiries) ;

 

Jeanne de Laval, en donatrice agenouillée, sculpture (statuette) médiévale, élément d’un ensemble (2ème moitié XVème) ;

 

Guy XVII, comte de Laval, dessin de l’école de Jean Clouet (2ème quart XVIème, musée Condé, Chantilly) ;

 

Homme inconnu, probablement Guy de Laval, dessin de l’école de Jean Clouet (2ème quart XVIème, musée Condé, Chantilly) ;

 

Portrait en buste de Monsier de Laval, dessin anonyme (XVIème, musée du Louvre, département des Arts graphiques, Paris) ;

 

Jean de Laval, baron de Châteaubriand, Candé, Derval et Vivreau, dessin de l’école de Jean Clouet (2ème quart XVIème, musée Condé, Chantilly).

 

9. Bibliographie

 

Blanchard René, « Lettres et mandements de Jean V, duc de Bretagne », publiés avec notes et introduction (5 volumes), collection Archives de Bretagne, Société des bibliophiles bretons, Nantes, 1889-1895

[comprend :  I - Étude sur les sources du recueil et la chancellerie du prince. Actes de Jean V de 1402 à 1406. II - Actes de Jean V de 1407 à 1419. III - Actes de Jean V de 1420 à 1431. IV - Actes de Jean V de 1431 à 1440. V - Actes de Jean V de 1441 et 1442. Supplément et table]

 

Pré M., « Le château de Laval », in Congrès archéologique de France (pages 353 à 371), Maine, 1961

 

Torre Michel de la -, « Villes et villages de France (53 - Mayenne) », Editions Deslogis-Delacoste, xxxx

 



Recueilli par Jacqueline AZZI.

Publié dans culture humaniste

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Qui n'a entendu ou dit une fois dans sa vie ?

Publié le par Bernard Bonnejean


Chez les ouvriers, il y a une vraie solidarité. Jamais on ne laisse tomber quelqu'un.

Les Noirs, ils sont plus racistes que vous !

Aujourd'hui, les jeunes, ils ne savent plus rien.

Le bac d'aujourd'hui ne vaut même pas le certificat d'études d'avant.



Les politiciens, tous pourris. D'ailleurs il n'y a pas beaucoup de Français là-dedans.

Tous Francs-Maçons. Ils savent se reconnaître, ces gens-là.

On dira ce qu'on voudra, mais il y a quand même du bon chez Le Pen.

Les Juifs, ils ont souffert quatre ans et maintenant on ne peut plus rien leur dire.

Les Américains, ils viennent toujours à la fin des guerres pour toucher les bénéfices.

Les homos, je n'ai rien contre. Ils font ce qu'ils veulent. Mais on ne voit plus qu'eux à la télé !

Socialistes partageurs ? Mon cul !



Finalement, Pétain et de Gaulle, ils se complétaient bien.

Quand on réfléchit bien, c'est quoi la différence entre Hitler et Napoléon ?

Me parlez pas des Corses ! Ils sont à peine français, ces gens-là !

Les curés et les bonnes soeurs, c'est les pires. Forcément ! C'est pas naturel de rester comme ça.



Les Arabes ? Un grand sourire par devant et un coup de couteau dans le dos.

Les Italiens ? C'est déjà bien si vous ramenez toutes vos affaires.

Les Espagnols ? Il faut avouer qu'ils ont fait beaucoup de progrès. Autant rester en France.

Les Boches ? On a beau dire, mais ils ont ça dans le sang. Il faut les surveiller de près.

On n'est pas gros quand on mange pas.

Faire un régime à cet âge-là ! Elle (il) est franchement moche.

Les femmes patrons, on a beau dire, elles sont pires que les hommes : boulot-boulot aucune pitié.

Les profs, ils travaillent jusqu'à leurs examens et après ils se reposent.




Plaignez pas les paysans ! Ils en ont de côté !

Si vous aviez connu la Seine-Saint-Denis avant les Arabes !

Les Juifs ? j'ai rien contre, mais n'empêche que j'en ai connu un...

Si on écoutait ces gens-là, il y aurait des mosquées partout.

Les mosquées ? C'est pas eux qui payent. C'est l'Arabie Séoudite.

Les Juifs, ils se mettent tous dans le même quartier. Et après ils vont se plaindre pour les rafles.







Un noir, même malade, il rigole. Ils n'arrêtent pas de rigoler ces gens-là.

Le rythme, ils ont ça dans le sang.

Vous n'allez pas me dire que ces gens-là, depuis le temps, pouvaient pas apprendre le français.

Ils feront bien ce qu'ils veulent. Ils ne vivront jamais comme nous. Vous avez vu ce qu'ils mangent ?

Aubry chez Drucker ? Elle est juive ?

Que voulez-vous que je vous dise ? Ils ne veulent plus travailler. Un pays d'assistés !





Ah, les Portugais ! Ils sont travailleurs, eux au moins, les Portugais ! Imbattables pour la maçonnerie.

Les Français, ils accueillent tout le monde. Et on dit qu'ils sont racistes !!

Si ils étaient si malheureux chez nous, ils retourneraient chez eux !!

La France, vous savez, c'est plus ce que c'était.

Ils touchent le RMI. Deux jours après, ils ont tout bu.

Moi, je vous le dis, ça finira mal tout ça !

Certains continueront encore à défendre le peuple, le bon sens populaire. Mais un Voltaire savait exactement à quoi s'en tenir sur le peuple, qu'il appelait le vulgaire. Contrairement à ce qu'on raconte dans les coulisses des laïcards de gauche comme de droite, François-Marie Arouet n'a jamais été partisan de la révolution, lui, l'un des philosophes les plus conservateurs que les Lumières ait comptés. Il s'en méfiait comme de la peste, du peuple et de ce qui va avec : l'instinct grégaire. 

Un militant, de quelque bord qu'il soit, c'est parfois quelqu'un du peuple. Ni meilleur ni pire que les autres. Alors quand on assiste à une scène comme celle-ci, même si l'on est ministre, on n'y prête pas plus d'attention qu'il ne faut. Regardez bien ce qui suit, et dites, en votre âme et conscience, ce que vous auriez fait à la place d'Hortefeux :


Ces discours de vierges effarouchées là...


excusez-moi, mais ça ne prend plus ! Et pour une fois, (je vais en étonner plus d'un), je proclame mon complet accord avec ce que Nicolas Sarkozy a fait savoir devant un Zapatero apparemment respectueux, qui  fut, lui aussi, l'enjeu d'une de ces petites phrases qui sont le seul bois de chauffe de l'opposition socialiste (je cite in extenso) :

"Franchement, en ce moment, j'aimerais que chacun se concentre sur son travail, et ne perde pas de temps dans des polémiques. Et moi j'essaie vraiment de me concentrer sur mon travail et je demande à chacun de le faire. Il y a tellement de réformes, tellement de difficultés ! Voilà ! Ce que j'en pense, c'est que j'ai vraiment peu de temps à perdre avec ça !"

D'autant plus que Martine Aubry, à propos de la tricherie manifeste de quelques-unes de ses brebis galeuses, eut ce commentaire, beaucoup plus discutable compte-tenu du contexte :

"Je sais une chose : c'est que j'ai mieux à faire".

Puisque tout le monde semble d'accord sur le principe, attendons les applications concrètes. 

A bientôt, les Amis.

Bernard Bonnejean



 

Publié dans vie en société

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Chrétiens et musulmans : Ensemble pour vaincre la pauvreté

Publié le par Bernard Bonnejean

 

Message du cardinal Tauran du vendredi 11 septembre 2009


C'est le thème du message adressé aux musulmans du monde à l'occasion de la fête de l'« ‘Id al-Fitr » - qui conclut le mois du Ramadan, par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, et Mgr Luigi Celata, secrétaire du même dicastère.


 



Le message met l'accent sur le souci commun de la personne humaine : « La personne humaine en situation d'indigence est incontestablement au cœur de préceptes qu'à divers titres, nous chérissons. L'attention, la compassion et l'aide que tous, frères et sœurs en humanité, nous pouvons offrir à celui qui est pauvre pour lui redonner sa place dans la société des hommes est une preuve vivante de l'Amour du Très-Haut, puisque c'est l'homme comme tel qu'Il nous appelle à aimer et à aider, sans distinction d'appartenance ».

« Le pauvre nous interpelle, nous défie, mais surtout il nous invite à collaborer pour une noble cause : celle de vaincre sa pauvreté ! », invite le message.






Les effets de la pauvreté sont analysés : « La pauvreté humilie et qu'elle engendre des souffrances intolérables ; elles sont souvent source d'isolement, de colère, voire de haine et de désir de vengeance ».


Elle peut même pousser à l'extrémisme : « Ceci pourrait pousser à des actions d'hostilité par tous les moyens à disposition, cherchant à les justifier même par des considérations d'ordre religieux : s'emparer, au nom d'une prétendue « justice divine », de la richesse de l'autre, y compris de sa paix et de sa sécurité ».





Le message souligne le lien entre paix et lutte contre la pauvreté en disant : « Repousser les phénomènes d'extrémisme et de violence implique nécessairement la lutte contre la pauvreté à travers la promotion d'un développement humain intégral ».

 

 




Concrètement, continue le message la pauvreté a pour visage « la faim, le manque d'eau potable, la pénurie de soins médicaux et de logements adéquats, la carence de systèmes éducatifs et culturels, l'analphabétisme » ainsi que « des nouvelles formes de pauvreté « par exemple dans les sociétés riches et avancées, ...des phénomènes de marginalisation, de pauvreté relationnelle, morale et spirituelle ».


« Nous partageons la vocation à construire une seule famille humaine dans laquelle tous - individus, peuples et nations - règlent leurs comportements sur les principes de fraternité et de responsabilité », fait observer le message.

 

 


Or, s'il s'agit d'un « phénomène complexe » l'origine de la pauvreté cependant est à chercher dans « le manque de respect de la dignité innée de la personne humaine » et appelle les croyants «  à une solidarité globale », et de suggérer ce « code éthique commun » évoque par Jean-Paul II le 27 avril 2001 (Adresse à l'Académie Pontificale des Sciences Sociales, n. 4).




Ramadan
par NASHECOL


Mais le message rappelle aussi la recommandation d'adopter « un style de vie simple et essentiel qui évite le gaspillage et respecte l'environnement et tous les biens de la Création », « celle de la frugalité et du jeûne », une pauvreté qui « prédispose à sortir de nous-mêmes et dilate le cœur ».

(Avec l'autorisation tacite de Zenit)

Réveillez-vous, les Amis et à bientôt


Bernard Bonnejean

Publié dans religion

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Ils ont voté

Publié le par Bernard Bonnejean


Et puis après...

Léo Ferré

ILS ONT VOTÉ


A porter ma vie sur mon dos
J'ai déjà mis soixante berges
Sans être un saint ni un salaud
Je ne vaux pas le moindre cierge
Marie maman voilà ton fils
Qu'on crucifie sur des affiches
Un doigt de scotch et un gin, fils
Et tout le reste je m'en fiche

Ils ont voté... et puis, après ?



J'ai la mémoire hémiplégique
Et les souvenirs éborgnés
Quand je me souviens de la trique
Il ne m'en revient que la moitié
Et vous voudriez que je cherche
La moitié d'un cul à botter ?
En ces temps on ne voit pas lerche...
Ils n'ont même plus de cul, les français!

Ils ont voté... et puis, après ?


C'est un pays qui me débèqu'te
Pas moyen de se faire anglais
Ou suisse ou con ou bien insecte
Partout ils sont confédérés...
Faut les voir à la télé-urne
Ces vespasiens de l'isoloir
Et leur bulletin dans les burnes
Et le mépris dans un placard

Ils ont voté... et puis, après ?



Dans une France socialiste
Je mettrais ces fumiers debout
A fumer le scrutin de liste
Jusqu'au mégot de mon dégoût
Et puis assis sur une chaise
Un ordinateur dans le gosier
Ils chanteraient la Marseillaise
Avec des cartes perforées

Le jour de gloire est arrivé



Regarde ces gens-là, Titine, ils ne chassent pas sur tes terres. Tes chiens de meute leur sont indifférents. Et si tes cerbères lillois et sionistes et toi avez quelque pudeur, fichez le camp avant que leurs terriers ne vous chassent...





A bientôt, les Amis, au plaisir de vous revoir solidaires contre le mensonge et la magouille de droite, comme de gauche.

Bernard Bonnejean

Explications iconographiques

"Les Français sont des veaux", Charles de Gaulle ; embrasser le Parti ne veut pas dire l'étouffer ; le féminisme ne consiste pas à apprendre à pisser debout dans les vespasiennes ; même chez Drucker, il ne fait pas bon rencontrer des gens qui pensent ; les manifestants ne sont pas là pour servir Aubry même s'ils n'aiment pas davantage la politique de Sarkozy.

Publié dans politique française

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Et si ce Monsieur incarnait notre avenir ? AUBRY DEMISSION !

Publié le par Bernard Bonnejean


Monsieur François Bayrou,

Président du MoDem, me paraît pouvoir réussir une gageure : rassembler les Français autour d'une personnalité, d'un programme, d'une résistance crédibles au totalitarisme du matérialisme athée militant dans le respect des principes fondateurs et des traditions de notre patrie. Car, vous en conviendrez, ce qui manque actuellement à la plupart des membres de l'opposition au sarkozysme est moins la pugnacité, l'honnêteté et la bonne volonté que la crédibilité [J'ai écrit cet article avant d'apprendre officiellement ce que je savais déjà : qu'Aubry et son cortège d'Hollandais ont occupé la place de Madame Royal par la ruse, le mensonge et la fraude !  Pourtant il fallait être sourd et aveugle comme un militant aubriste pour ne pas subodorer la supercherie. La vidéo que j'ajoute ce soir me semblait parler d'elle-même !! Honte à vous. DEMISSION !!!]. Les "je t'aime, moi non plus" de nos néo-socialo-libéraux laissent perplexes des concitoyens auxquels on ne cache même plus les visées carriéristes de quadragénaires en mal de pouvoir.



Nous, anciens de soixante-huit, avons à reconnaître notre part de responsabilité dans ce désastre. Nos contradictions, notre laxisme, nos fautes contre des lois jugées liberticides ont plongé notre civilisation dans un cahot moins économique que philosophique et éthique dont nous aurons du mal à nous relever. Sarkozy est plus proche d'un Strauss-Kahn et d'un Kohn-Bendit que d'un paysan français et tous trois donnent cette même impression d'être étrangers aux peuples qu'ils sont censés servir.   





Comment croire en un Parti "démocratique" qui, chaque fois que vous voulez discuter ou proposer, vous balance sa laïcité à travers la figure, à vous, chrétien progressiste, en butte aussi avec les vôtres à cause de positions "modernistes" ? Ai-je encore le droit de proclamer, en accord avec l'Eglise du Christ, mon Eglise, une hostilité ouverte au mariage homosexuel et à l'avortement totalement libre, sous le même prétexte fallacieux d'une laïcité qui n'a rien à faire dans la morale individuelle ? Comment croire que des militants se prétendant héritiers de Jean Jaurès, en sionistes partisans et virulents, dénoncent l'Islam et le Christianisme sans jamais dénoncer, ou du bout des lèvres, les crimes perpétrés par l'Etat d'Israël au nom d'un Judaïsme qu'au moins quatre-vingt pour cent des juifs de l'Etat hébreu et de la diaspora ne pratiquent plus, malheureusement, depuis longtemps ? Comment croire ces femmes, jeunes et moins jeunes, militantes d'un féminisme excessif qui sous couvert de libération, d'égalité des sexes, se livrent pieds et poings liés à un communisme définitivement éteint, plus haineux que révolutionnaire, plus sexiste finalement que notre vieille misogynie génétique dont nous ne saurions pourtant être fiers ?

Tous les discours ne sont pas bons à croire, car la crédibilité ne rime pas forcément avec la sincérité. De grands hommes d'Etat furent des menteurs accomplis ; de piètres politiciens de rencontre firent de leur molesse une arme terrible contre le pays qu'ils servaient en toute bonne foi. Pour ma part, j'ai toujours eu un faible pour Louis XI et un certain mépris, peu avouable, pour Louis XVI. D'autres encore, dont ceux qui s'en réclament ont perdu l'idéal, seraient aujourd'hui bienvenus :





Mais, tout à coup, la France se ressouviendrait-elle qu'en digne fille aînée de la terre occidentale (je ne parlerai pas aujourd'hui d'occident chrétien pour ne heurter personne), elle a encore le choix, pressant, d'y puiser une sagesse tout entière contenue dans cette pensée anonyme latine :

IN MEDIO STAT VIRTUS

Qui mieux que ce fils de cultivateurs de Bordères, entre Pau et Lourdes, pourrait incarner ce courage et cet esprit que nous avons jetés aux orties au temps des Trente Glorieuses ? Croyez-moi, je suis bien placé pour le savoir !, un fils de paysan, agrégé de lettres classiques à 20 ans, en 1971, c'est mieux qu'une prouesse de chevalier ! L'ENA ou Sciences Po, à côté, c'est du pipi de chat. Mais si l'on ajoute que ce jeune professeur, loin de se cantonner dans son milieu d'élite, vainc un bégaiement récalcitrant, et quitte son cocon douillet d'enseignant pour aider sa mère, veuve, à la suite d'un accident du travail de son père...


Laissons maintenant parler le seul qui puisse encore prétendre, à mon avis, représenter cette sagesse, dans le respect des valeurs républicaines, de la diversité religieuse, ethnique, et philosophique d'une nation qui a toujours puisé sa richesse dans ce que les Etats-Unis nomment le melting pot, le creuset essentiel où se puise la substantifique moelle de l'équilibre et de la paix partagée. 

 

France Inter - François Bayrou
par franceinter


Pesez tous les mots de cet homme-là. Comparez-les avec les propos tenus en leur temps par Madame Ségolène Royal. Je ne serai pas l'entremetteur de cette union, mais puis-je me permettre au moins d'avancer que ça nous ferait "un beau couple" pré-présidentiel en attendant que des primaires, LIBRES DE TOUT APPAREIL, déterminent qui les Français antilibéraux veulent voir locataire de l'Elysée ?

Courage !

A bientôt les Amis

Bernard Bonnejean

Publié dans politique française

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5 X 100 O

Publié le par Bernard Bonnejean


Ou le régime des cinq fruits et légumes

Au moment où un gouvernement provisoire (ils le sont tous) avait augmenté le tabac de manière significative, votre serviteur se mit à réfléchir sur l'actualité de ses poumons et l'avenir de son porte-monnaie. Convaincu que les uns finiraient par ne pas mieux remplir leur office que le second, ma volonté me poussa à m'arrêter de fumer. Ce fut moins difficile que je ne l'aurais cru à entendre les tabacologues de mes amis, qui, à en croire les commentaires de ces héros anciens fumeurs, vous auraient plutôt incités à ne surtout pas essayer un sevrage angoissant, déprimant, torturant, asservissant. Encore un peu, par le jeu des anagrammes, l'expérience se fût terminée en servage...


Un inconvénient, cependant, bien réel celui-là : le coeur et les poumons gagnèrent à l'épreuve, mais aussi le ventre qui finit par grassouiller de partout. On dira ce qu'on voudra. Les hommes sont certes insensibles à leur apparence physique, mais ils ne le sont pas au regard accusateur de leurs compagnes. Surtout lorsqu'il est accompagné d'un léger soupir exprimé avec juste assez de puissance pour vous permettre de le traduire : "Mieux vaut ne pas te le dire, mais il me semble bien que tu as encore grossi, non ? Enfin, le principal est que tu te sois arrêté de fumer".

Au bout de quelques mois, j'en parlais au généraliste qui me réconforta ainsi : "Vous avez le choix, Monsieur Bonnejean. Vous mangez ce que vous voulez, vous buvez itou, vous vous faites plaisir autant que vous le désirez, et vous mourrez un peu plus tôt. Ou bien, vous faites un régime, vous vous privez de tout, et vous mourrez centenaire, mais vous vous préparez un avenir d'une tristesse !...". Je consentis à évaluer positivement cette sagesse.


Ce qui ne m'empêcha pas d'aller frapper à la porte d'une nutritionniste. Pardon, Docteur, mais dès que je vous ai vue, toute menue, toute maigrichonne, nerveuse comme de la viande qui a trop couru, j'aurais dû tourner immédiatement les talons. Mais je m'étais lancé un défi. A peine avais-je relevé le gant, que vous m'asséniez un bilan catastrophique dont chaque étape se terminait par : "Mais vous vous rendez compte ?"


 
Et ces photos, ignobles, qui vous montrent à gauche des assiettes vides aux 4/5èmes et à droite d'autres pleines aux 4/5èmes. Le supplice consiste à dire qu'à partir de dorénavant, comme on dit à la télé, vous vous contenterez de la portion congrue de gauche que nos ancêtres n'auraient pas eu l'ignominie d'offrir au pauvre de passage. Sans compter le coup de la marche à pied. Ah ! Messieurs les Maires de Laval, si le syndicat d'initiative a besoin d'un expert en paysage urbain, je suis votre homme. J'ai parcouru notre belle ville de long en large pendant des mois, sans faillir, sans faiblir, encore que...


Encore que, tout fier de mes vingt kilos de moins en six mois, sans les félicitations de Maîtresse Nutri, je me suis retrouvé... à l'hôpital après qu'elle m'a dit, gentiment : "Bon ! Maintenant que vous savez ce qu'il faut faire, il est inutile que vous reveniez !" Et moi qui croyais lui faire plaisir en faisant semblant de regarder les affichettes sur la façon d'accommoder les patates, pour qu'elle ait une vue de profil de mon ventre presque plat. C'est vrai que malgré mes marches de commando, j'étais devenu légèrement pâlichon, au point que des amies me crurent atteint, je l'ai appris par la suite, d'une maladie grave.

Remarquez, c'est bien aussi, une jolie dame qui vous regarde avec des yeux transis de désespoir devant le cadavre qu'elle vous voit devenir. J'exagère ? Dites-moi donc pourquoi il y a beaucoup plus d'infirmières que d'infirmiers !

Tout ça pour vous présenter, d'une part mes excuses pour avoir retrouvé mes rondeurs (pour mes amis), mes protubérances disharmonieuses (pour un vila in) ; d'autre part ce beau cadeau de Dame Catherine, une idée de régime quasi végétarien qui ferait verdir d'envie un vert mi-figue mi raisin.


 
Finalement, voici donc résolue l'antinomie alimentarofinancière fruit + légume vs prix de revient + dévitaminose. Cher Docteur n° 1, vous aviez raison : une façon comme une autre de mourir jeune, avec la considération des bourgeois et la commisération des bigotes qui n'en pensent pas moins.

Tout ça, c'est pour rire, bien sûr ! Le seul point commun que je partage avec Sarkozy : je suis un buveur de flotte, sauf le dimanche, tant qu'il ne nous aura pas privé de dimanche.

A bientôt les Amis

Bernard Bonnejean
  

Publié dans humour grinçant

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