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60 articles avec culture humaniste

9 mai

Publié le par Bernard Bonnejean

9 MAI

Aujourd’hui 9 mai est le jour du lendemain. Hier, ce n’était pas la veille, c’était le 8 mai. Curieux tout de même comme les états laïques et républicains ont besoin de multiplier les repères pour ne pas en manquer. Moins ils sont religieux, plus ils éprouvent le besoin de se donner des liens. Nous procédons, bon gré mal gré, de regrets à procrastinations, de souvenirs à espérance, de remémorations à préparatifs. À dates fixes, les peuples festoient, commémorent, inaugurent ou clôturent, passant d’allocutions en minutes de silence, de blancs de messe à vins d’honneur, de bals populaires à feux d’artifices à moins qu’ils ne fassent rien du tout pour marquer l’aspect férié et chômé du jour. Il est vrai que depuis la création du monde l’homme a toujours une libération à fêter. On se demande, tout de même, s’il n’eût pas été préférable de sauter une étape. On aurait gagné du temps, du sang et des larmes. Imaginez un monde sans camps, sans détenus, sans déportés, sans collaborateurs, sans résistants, sans guerre… Pas besoin de libérer ni territoires ni captifs survivants, sans compter qu’il faut penser à ceux qu’on va jeter dans les prisons, qu’on va juger, qu’on va parfois faire mourir sans qu’on n’ait jamais l’idée d’honorer leur mémoire ou leur libération. C’est qu’il n’est pas de Libération sans épuration, mais il n’est pas question de fêter la libération des épurés. En revanche, il n’est pas de Libération sans son souvenir, son anniversaire, sa commémoration, donc sa fête.

C’est ainsi qu’hier c’était le 8 mai. Aujourd’hui c’est rien du tout. Ou plutôt si ! Le 9 mai c’est le jour des soviétiques ou plutôt de ce qu’il en reste : les Russes. Et, en toute logique, Poutine le Russe est allé fêter le 9 mai avec les pro-Russes. Et, en toute logique, Merkel n’est pas contente. Comment une chancelière allemande pourrait-elle se féliciter de la victoire des anciens ennemis de son pays ? Mais, me direz-vous, nous ne sommes plus ennemis, les Allemands et nous. Non, bien sûr, mais il faut quand même ne pas trop en demander. Fête-t-on Trafalgar et Waterloo ? Pourquoi exigerait-on alors que « nos-z-amis-z-Allemands » fêtent le 8 ou le 9 mai ? D’un autre côté, ils ne peuvent empêcher des Russes vainqueurs de le fêter avec des amis pro-Russes. Ils sont Criméens ? La belle affaire : ils sont slaves et parlent russe. Il faut bien se rendre à l’évidence. À chacun ses victoires, donc à chacun ses jours fériés, ses commémorations, ses discours et ses flonflons.

Donc, rien que de bien normal. Non, bien sûr ! Pourtant ne pourrait-on pas s’arranger entre Russes et non Russes pour commémorer en même temps le même événement ? En effet, le 9 mai ils fêtent la même chose que ce que nous fêtons le 8 et vice versa. C’est à la fois une question de date et une question d’heure. De Lattre, qui a rapporté l’événement avec une précision de militaire, donne raison aux Russes : la future cérémonie officielle de la capitulation allemande lui est connue le 8 vers 2 heures du matin ; il est sur les lieux vers midi ; vers 20 heures, la salle est prête et les secrétaires s’affairent ; Joukov, Tedder, Vichinsky, Spaatz et de Lattre sont assis à la table un peu avant minuit ; Keitel, Stumpf, von Frieddenburg entrent et prennent place à minuit dix, donc le 9 mai ; Keitel signe à 0 h 16 ; l’ensemble des signatures allemandes figure au bas de tous les textes à 0 h 28 ; la cérémonie s’achève avec le départ de la délégation allemande à 0 h 45. Donc, la capitulation allemande est officiellement enregistrée le 9 et non le 8 mai 1945. Les Occidentaux célèbrent donc le 8 mai ce qui s’est passé le 9. Mais on pourrait aller plus loin si l’on respectait exactement les données historiques : dès le 29 avril les Allemands capitulent en Italie et la reddition est effective le 2 mai ; le 4 mai, à Lünebourg, Montgomery reçoit la reddition des armées allemandes du Danemark, des îles Frisonnes et de la Hollande ; le 7, Eisenhower reçoit à Reims celle de Jodl ; le 8 (le 9 pour les Russes) la cérémonie est donc répétée par Keitel devant Joukov à Berlin. Si l’on voulait, on pourrait faire un pont géant du 2 au 9 mai inclus ! donc, en définitive, du 1er au 12 puisque, grâce aux catholiques, le dimanche est encore férié. Heureusement que pendant ce temps, la Bourse est ouverte… pour finir en baisse de près de 1% à cause de la visite de Poutine aux Criméens pro-Russes. La boucle est bouclée !

Tout ça est d’une évidence ? Pas du tout ! Il s’en est fallu de peu qu’on ne commémore rien du tout, ni le 8 ni le 9 pour cause d’absence. La raison est toute simple : on n’avait pas été invités. La France n’avait pas été invitée parce qu’elle n’avait pas été jugée digne de l’être. Les Alliés ne l’avaient pas élevée au rang des vainqueurs et n’entendaient pas qu’elle signât en tant que telle. En fait, c’est de Gaulle qui a exigé que de Lattre signe l’acte de capitulation au même titre que le représentant anglais, mais uniquement en tant que témoin. Le soir du 8, de Lattre constate avec un certain agacement que non seulement Joukov n’a pas été prévenu de sa venue mais que seuls le drapeau rouge, l’Union-Jack et la Bannière étoilée ornent le mur de la salle de cérémonie. Les Russes fabriqueront un drapeau tricolore, en toute dernière minute, avec une toile blanche, un morceau de serge bleue coupé dans une tenue de mécanicien et… une pièce d’étoffe empruntée à un ex-pavillon hitlérien ! On a frisé l’incident diplomatique. De Lattre pourra donc signer, non pas en tant que partie contractante mais comme témoin. Un moindre mal ! Même Keitel se formalise de la présence des Français à la table de la capitulation. On entend distinctement l’Allemand grommeler : « Ach ! il y a aussi des Français ! il ne manquait plus que cela ». L’affaire est close ? Pas du tout. Au cours du banquet organisé par les Russes, Joukov porte un toast et lit un discours : (je cite de Lattre) « à la gloire du maréchal Staline et de l’armée rouge, du président Roosevelt et des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de M. Churchill ». Le Français entame une grève de la faim jusqu’à ce que Joukov se lève à nouveau et porte un toast à la France, à de Gaulle et à la résistance, à son armée qui a contribué à la victoire alliée. De Lattre peut manger et nous commémorer. Et c’est ainsi qu’hier était jour férié.

Je suis tout de même injuste quand je dis que le 9 mai est la fête de rien du tout. Ce jour-là, France Inter nous donnait le Danemark à fêter, « le pays où les habitants sont les plus heureux ». C’est aussi le jour où l’on fête l’Europe. Quand vous saurez que les Danois ont décidé de refuser leur rattachement à l’Europe, leur bonheur laisse songeur. Certes, il n’y a pas de relation expresse de cause à effet, mais tout de même !

Quant au 8 mai 1945, il résonne aussi des accents de la sonnerie aux morts. Non pas seulement des morts qui sont tombés depuis le début de la guerre, mais des morts de ce jour-là, plus meurtrier outre-mer que d’autres jours moins néfastes de la seconde guerre mondiale. En ce 8 mai 1945, les nationalistes algériens s’enflamment contre une ordonnance de l’année précédente qui, pour eux, est une francisation outrée attentatoire à l’islam. Deux ténors de l’opposition indépendantiste, Messali Hadj et Ferhat Abbas préparent le peuple à la libération nationale. Dès avril, il est question d’installer un gouvernement d’insurrection dans les environs de Sétif. Le 1er mai déjà les villes algériennes sont en proie à des manifestations de protestations. Le 8 mai, les populations rurales du Nord-Constantinois, échauffées par les indépendantistes, croient la guerre sainte venue et se joignent aux manifestants. On parle de cent Européens isolés massacrés. La réponse des troupes métropolitaines est une répression violente et sanglante : 1 500 victimes musulmanes diront les autorités européennes ; 45 000 retiendront les historiens officiels de l’Algérie nouvelle. De ce jour, les chefs insurgés n’auront de cesse de reprendre le combat autant pour assumer leur revanche que pour faire triompher leur volonté d’indépendance. Curieux jour que ce 8 mai 1945 : on y fête la libération des nations européennes du joug hitlérien ; on y tue son peuple qui réclame la même chose sous couvert d’union nationale. Je me demande, pour ce qui me concerne, ce qu’est la commémoration du 8 mai pour un jeune français issu de l’immigration algérienne. A-t-il entendu parler de Sétif et par qui ? Pour lui, l’armée française était-elle celle de De Gaulle et de De Lattre ou celle qui ensanglanta sa famille ? Cette fête-là devrait normalement le placer devant un dilemme cornélien où on lui demande de célébrer le fils de Don Diègue et l’assassin du père de Chimène.

Est-il donc convenable, raisonnable de continuer à faire la fête dans ces conditions ? S'il est vrai que la fête des uns est toujours la défaite d'autres, que ma victoire dépend de la déroute d'autres, comment concevoir qu'une joie collective puisse s'exprimer aux dépens des larmes des victimes ? La commémoration du 14 juillet, par exemple, se fait sur la dépouille de gardes suisses dont la fonction n'était pas plus criminelle que celle de nos garde-chiourmes. Il suffit peut-être de ne pas oublier que nous commémorons plus des symboles que des faits réels et historiques. Alors, faisons la fête et jetons les ponts !

Bernard Bonnejean
(en panne de serveur, accueilli par la médiathèque de Laval)

Publié dans culture humaniste

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Petite histoire de la censure ordinaire (II)

Publié le par Bernard Bonnejean

POUR COMPRENDRE,

LIRE D'ABORD TOUT OU PARTIE DE LA PAGE PRÉCÉDENTE

AVEC LES LIENS AUXQUELS ELLE RENVOIE.

 

Principes non négociables [URL] [[lien]][modifier]

A propos de l'article Principes non négociables (On ne peut rien substituer à ce titre car il s'agit bien de cela et uniquement de cela (qu'on soit d'accord ou pas). Contrairement aux allégations des uns et des autres que, pour des raisons opposées, son contenu indispose (ce qui était prévu), tout a été soigneusement sourcé, pour peu qu'on prenne le temps de le vérifier. La conclusion du P. Jésuite Bruno Saintôt ne peut servir de conclusion générale à l'ensemble où tous les points de vue ont été soigneusement exposés, respectés et sourcés. Vous devez justifier votre mécontentement par une argumentation précise, pas par des suppressions. Merci d'avoir lu cet article assez ardu, j'en conviens, et qui de ce fait demande un temps de lecture approfondi suivi d'un travail personnel de réflexion. Merci pour votre compréhension. Horic(d) 6 juin 2012 à 12:12 (CEST)

Bonsoir. J'avoue être quelque peu décontenancé par votre prose. Quelle(s) modification(s) reprochez-vous au juste ? S'il s'agit du remplacement des titres des sections, il s'agit d'une seule mesure de lisibilité. S'il s'agit de la suppression de la conclusion, celle-ci était clairement un travail inédit, interdit sur Wikipedia.
Du reste, je vous mets en garde : l'ensemble de l'article risque la suppression pure et simple tant il viole de principes élémentaires de Wikipedia : TI, absences de toute source secondaire (toutes les sources sont primaires), neutralité douteuse (présentation par le seul biais des élections présidentielles françaises de 2012, et encore, je passe sur la section sur le gender que j'ai supprimé), style (utilisation récurrente de « nous »), présentation des notes. Le titre lui-même est à mon avis à revoir : Principes non négociables de l'Église catholique me paraîtrait plus explicite. En l'état, cet article ressemble à des instructions de vote adressées aux catholiques français.
Je suis à votre disposition pour tenter de l'améliorer mais si vous ne l'entendez pas ainsi, je voterais sans hésiter pour sa suppression. En l'état, cet article n'a rien à faire sur Wikipédia. Vous avez donc raison sur un point quant à cet article : « son contenu indispose ». Mais ce n'est hélas pas dans le sens que vous semblez espérer.φ...6 juin 2012 à 23:47 (CEST)
Bien cher contributeur,
  • « En l'état, cet article ressemble à des instructions de vote adressées aux catholiques français » : preuve que vous n'avez pas lu ou pas compris. Tout le dispositif discursif, fondé sur des textes « officiels », est en contradiction formelle avec votre propos.
  • « Je suis à votre disposition pour tenter de l'améliorer » : comment peut-on améliorer quelque chose qu'on ne comprend pas ?
  • « Si vous ne l'entendez pas ainsi, je voterais sans hésiter pour sa suppression » : d'une part, vous agissez comme bon vous semble et en conscience et d'autre part, formulée ainsi, votre proposition d'aide sonne comme un chantage ou une menace :-) . C'est à mon tour de ne pas comprendre votre animosité.
  • « Quant à cet article : « son contenu indispose ». Mais ce n'est hélas pas dans le sens que vous semblez espérer » : je vous mets au défi, cher ami, de me dire dans quel sens j'espère (???) indisposer le lecteur. Les positions de l'Eglise en matière de sexualité indisposent, c'est un fait. Mais savez-vous de quel côté je penche à la lecture de cet article ? Je ne suis ni évêque ni jésuite. Mes convictions je ne les ai pas étalées dans cet article parfaitement sourcé et parfaitement neutre. Les notions exposées ne sont pas miennes. J'expose, c'est tout.
Allons, restez calme, cher ami. Vous êtes autodidacte ? Comme moi et nous savons l'un et l'autre quelle valeur peut avoir la connaissance pour l'avoir acquise péniblement. Scout d'Europe, ai-je lu ? Ce dont je vous félicite, si je puis me permettre (j'y connais une multitude de jeunes et de moins jeunes cadres et aumôniers).
Restons bons amis. Corrigez comme il vous plaira pour le bien de tous. Je vous fais confiance. Horic(d) 7 juin 2012 à 02:44 (CEST)
Merci tout d'abord pour votre réponse courtoise. Comprenez-moi : il n'y a ni menace, ni animosité dans mon propos. Mais la mise en garde – navré si le terme est un peu fort – est réelle : votre page va droit à la suppression. Suppression que je n'hésiterais pas à demander, du reste, si l'article restait en l'état, malgré mon intérêt pour le sujet. Quand j'affirme que le texte indispose, c'est qu'il viole plusieurs règles fondamentales de Wikipedia, notamment le sourçage (il faut absolument des sources secondaires pour un tel article !) J'ose espérer que ce n'était pas là votre butSourire
Je saisis parfaitement le propos de cet article, et je n'ai guère appris en le lisant. Mais la présentation de ces principes par le seul biais de l'élection présidentielle est clairement non neutre. De trois choses l'une. Soit la page évoque la position des évêques de France lors des élections présidentielles, et dans ce cas la page me paraît un peu limite en terme d'admissibilité – un simple paragraphe dans Élection présidentielle française de 2012 ou ailleurs serait suffisant – mais surtout très mal intitulée. Soit cet article traite de la doctrine sexuelle de l'Eglise, et dans ce cas elle fait clairement doublon avec Doctrine de l'Église catholique sur la sexualité – et doit être supprimé. Soit il porte sur les principes tels qu'énoncés par le pape en 2006, dans une optique politique, et alors la position de partis politiques français est anecdotique ; elle ne saurait être présentée que rapidement, dans un paragraphe à part qui porte sur leur rappel de ces principes par les évêques de France lors de cette campagne. C'est dans cette troisième optique que je veux refondre cet article. Libre à vous de m'y aider ou non mais cet article sera supprimé sinon.
Une dernière précision : je ne suis (hélas) autodidacte que sur Wikipedia et je n'indique pas sur ma page utilisateur être scout d'Europe.SourireCordialementφ...7 juin 2012 à 13:05 (CEST)
N'ayez aucune crainte : je savais à quoi m'en tenir en publiant cet article. Je vous ai dit que je vous faisais confiance. Je m'en tiendrai à cette position de principe. Le Père Bruno Saintôt a été lui aussi contraint d'ajouter que ce message des évêques de France, repris de Jean-Paul II et de Benoît XVI, lu dans certaines paroisses avant le deuxième tour des élections présidentielles, était aussi valable pour les législatives et toutes les élections à venir. Ces "principes non-négociables" méritent en tout cas autre chose qu'une sous-partie dans un article. La "théorie du gender", que l'on apprend dans les écoles et à Sciences Po, constitue un bouleversement sans précédent au moins depuis la Renaissance. C'est une véritable révolution qui fera grand bruit, de part et d'autre, notamment lorsqu'il en sera question à l'Assemblée nationale. Ne passeront non plus inaperçues ni les propositions de lois sur le mariage homosexuel ni celles qui traiteront de l'adoption par les couples homoparentaux. Que cet article figure ou non dans wikipedia, peu importe finalement. On en parlera partout sauf sur wikipedia et ça ne changera rien au fait qu'il faudra prendre clairement position, au-delà des clivages politiques traditionnels, pour ou contre les lois qu'on nous prépare. J'ai voulu un document de réflexion, pas de polémique. Je ne me le permettrais pas. Je n'ai nullement envie de juger, de conseiller dans des domaines aussi vitaux que l'avortement ou l'euthanasie. J'ai seulement développé un point de vue : celui du pape Benoît XVI repris (une fois n'est pas coutume) par les évêques à l'unisson. Ce n'est pas le point de vue éphémère de religieux en mal de publicité mais un chapitre doctrinal qui restera, quoi qu'il arrive, essentiel dans l'histoire de l'humanité (tant d'ailleurs pour les catholiques que pour les musulmans et les juifs pratiquants, voire les humanistes athées c'est-à-dire malgré la crise religieuse une grande part de la population mondiale). Détruire cet article, alors que l'Europe cherche actuellement officiellement d'autres valeurs que financières auxquelles se raccrocher (les campagnes de Sarkozy à Hollande, de Marine Le Pen à Mélenchon étaient fondées sur le principe des valeurs et des repères à retrouver, - et en cela ils n'avaient pas tort tant la crise actuelle est moins économique que politique et morale - ) serait, à mon humble avis, une erreur. Mais ce n'est qu'un avis. Un mot pour finir : comment expliquez-vous qu'Axel Kahn se présente aux législatives ? Un épisode sans lendemain ? Voire. Cordialement et bon courage. Horic(d) 7 juin 2012 à 19:55 (CEST)
Bonjour. Ton article est trop politique... Tu pourrais en faire un vrai article wikipedia qui serait intéressant et non un débat politique ? --BaboubaEnvie de me répondre ?13 septembre 2012 à 01:18 (CEST)
Bonjour. Cher ami, que voulez-vous que j'y fasse ? Quand les politiciens s'apprêtent à légiférer sur ces problèmes d'ordre moral, il est logique qu'un wikipédien sérieux les envisage sous le même angle. Il faut, je crois, en revenir à ce que les Grecs antiques appelaient « politique ». Tout est politique. Il est aussi faux de dire que la religion appartient à la sphère privée que de laisser la politique aux seuls professionnels avertis. Ou alors, soyons logiques : supprimons le suffrage universel ! Wikipedia se veut encyclopédique, autrement dit, elle doit avoir pour objectif - c'est le sens étymologique du mot - de « faire le tour » complet des questions soulevées. Ces questions éthiques, de toute façon, donneront lieu à un débat politique, n'en doutez pas un seul instant. Horic (d) 14 septembre 2012 à 00:30 (CEST)


Principes non négociables de l'Église catholique [URL] [[lien]][modifier]

Proposé par :¡Bibisoul!15 octobre 2012 à 15:53 (CEST)

L'article ne s'est aucunement amélioré depuis que Cantons-de-l'Est(d · c · bl'a signalé sur le bistro du 4 juin : c'est toujours un gigantesque TI écrit par un seul contributeur, au ton clairement partisan et absolument pas sourcé.

Cet article reprend la doctrine des principes non négociables énoncée par le Pape – Jusqu'ici ça va – pour ensuite les confronter aux positions des candidats à la présidentielle de 2012. Deux conséquences : d'une part, un biais complètement francocentré de l'article : on croirait que les principes ont été proclamés pour cette campagne ; d'autre part, un propos qui prétend démontrer, à l'appui d'aucune source, que tel candidat est plus ou moins catholique, ou proche des positions de l'Église. Cette analyse est l'oeuvre du seul auteur de l'article, et donc un pur travail inédit. Échantillon à la ligne 324 de l'article (pas sourcé, évidemment) :

« Sans débat de conscience ? Ce serait omettre les paroles mêmes du pape qui d'une part précise qu’il s’agit de porter « une attention particulière à certains principes qui ne sont pas négociables » et qu’il ne fait que mentionner, « parmi ceux-ci », ceux qui « apparaissent aujourd’hui de manière claire ». Ce qui revient à se poser les questions qui en découlent : « Où sont passés alors les autres principes non-négociables à convoquer nécessairement ? Existerait-il des principes non-négociables plus ou moins négociables que d'autres principes qu'on ne saurait négocier ? » »

Contrairement à ce que laisse supposer l'ampleur de la section Notes et références,les sources sont inexistantes : on y trouve pêle-mèle des citations, des appréciations personnelles complètement hors de propos, des communiqués de l'Église, quelques sources primaires, et les rares articles cités sont tous issus de la presse catholique. Le problème de source est tel que l'article pourrait même ne pas être admissible (ce n'est probablement pas le cas, mais rien ne démontre l'admissibilité). Échantillon avec un extrait de la note 66 (Si si, c'est présenté comme une source) :

« À méditer cette « foi du charbonnier » qui fonctionne aussi pour les lois éthiques. À en croire Ephrem du 22 février 2010 : « Voilà un « croire » qui a quelque chose de médiéval. Luther le trouvait indigne de ceux qui ont reçu la Bible comme guide, en même temps que l'Esprit-Saint. Mais quel guide hasardeux : je parle de la Bible, d'où l'on ramène n'importe quoi, qu'il faut trier, comme des poissons, moyennant une exégèse soignée... Le charbonnier qui s'en remet au Père, au Groupe dont il procède, à qui il doit - selon son expérience - son équilibre et son bonheur de vivre, je crois qu' il y a des façons de croire plus hautes : plus profondes, je ne pense pas. [...] »

Les rares passages récupérables de l'article ne portent pas directement sur les trois principes et auraient plus leur place sur la page Doctrine de l'Église catholique sur la sexualité. Le principal contributeur de l'article, Horic(d · c · b), persiste à ne pas comprendre ces problèmes de cette page en en retirant les bandeaux. En l'état actuel, l'article est à réécrire de A à Z ; une suppression pure et simple me paraît le plus adaptée.

Croix Suppression traitée par - SoSo - ('°-°') (d) 23 octobre 2012 à 00:01 (CEST)
Raison : consensus suppression


Discussions [URL] [[lien]][modifier]

Toutes les discussions vont ci-dessous.

Un peu inquiet de voir deux contributeurs très estimables juger le sujet très évidemment admissible, tout en concédant que le contenu actuel de l'article est exécrable. Je pense donc que ça vaut le coup d'en discuter.

Pour moi, l'article se situe au sein de la problématique des relations de l'Église catholique et du champ politique sous le pontificat de Benoît XVI et dans les "démocraties libérales" occidentales. Sujet assez technique qui, sous réserve de production de sources permettant d'en affiner les contours, pourrait peut-être, c'est bien possible, être admissible.

Le problème est qu'il y a dans ce sujet relativement large l'extraction d'un fragment plus étroit : dans un discours prononcé en 2006, Benoît XVI a, a un moment, évoqué une liste de trois points méritant selon lui une attention particulière. C'est à cet extrait du discours de 2006 que l'article est consacré. Fiable et bien sourcé en tant qu'il rapporte des faits, l'article nous signale que trois évêques français au moins ont isolé ce fragment du discours et y ont discerné un objet autonome. Soucieux de neutralité, il signale qu'un père jésuite met en doute la pertinence même de ce découpage (« Où sont passés alors les autres principes non-négociables à convoquer nécessairement ? Existerait-il des principes non-négociables plus ou moins négociables que d'autres principes qu'on ne saurait négocier ? »). Un sujet dont la pertinence est discutée peut être admissible bien sûr, sous réserve que le désaccord sur la pertinence y soit évoqué - comme le fait cet article du moins si on dépasse la lecture de l'introduction :-).

Maintenant a-t-on assez de sources pour assurer la pertinence d'un article consacré à ce que j'appelle un « fragment de discours » ? À mon sens non, en l'état de ce que j'ai pu isoler de l'article. Un thème de communication utilisé ponctuellement en 2012, ponctuellement en France, et à l'intérieur de ce cadre spatio-temporel étroit ponctuellement par les évêques réputés les plus réactionnaires (Bayonne, Fréjus), me semble trop technique, sauf à avoir été relevé par des sources externes à ce milieu étroit, pour justifier d'un article : Wikipédia n'est pas un support publicitaire gratuit, pas plus pour la frange la plus conservatrice de l'épiscopat français du début des années 2010 que pour les entreprises de vente en ligne.Touriste(d) 15 octobre 2012 à 19:11 (CEST)

J'ai le souvenr d'avoir lu un article sur la question dans La Croix au moment des présidentielles. Les évêques de France avaient ressorti ces trois points au sein d'un programme beaucoup plus large qui recensait les points auxquels il était demandé aux catholiques de porter attention : on y trouvait la politique familiale, la bioéthique, mais aussi la politique migratoire, économique, sociale, etc. Les principes n'étaient donc qu'un point parmi d'autres et mériteraient à peine une mention sur la page consacrée aux présidentielles. Quant à savoir la valeur que Benoît XVI a entendu leur conférer dans son discours et l'écho qu'ils ont reçu de part le monde, je laisse ce point à un contributeur plus convaincu que moi de l'admissibilité. --¡Bibisoul!16 octobre 2012 à 09:22 (CEST)

Conversation sur le bistro du 4 juin [URL] [[lien]][modifier]

Horic 18 octobre 2012 à 11:33 (CEST) ajoute à cette page : ==Un bot nouvelle génération ?== paru sur le bistrot des 4 et 5 juin 2012.

Bonjour,

Dix jours pour rédiger Principes non négociables, qui pèse environ 100 ko en wikitexte.Horic(d · c)serait-il un bot nouvelle génération ?

Cantons-de-l'Est 4 juin 2012 à 21:23 (CEST)

cet article est surtout un vaste TI, fait avec une certaine maîtrise du style et de la syntaxe wiki, ce qui fait que certains qui l'ont corrigés à la marge n'y ont vu que du feu. Wikipédia n'est pas une tribune ou un site où l'on peut éditer un essai. Article à supprimer d'urgence. -Bzh99(d)4 juin 2012 à 23:44 (CEST)
Une « certaine maîtrise »... merci pour la nuance, parce que je note pour ma part énormément de mauvaises habitudes ; la forme comme le fond sont donc entièrement à revoir.Gemini1980oui ? non ? 5 juin 2012 à 00:03 (CEST)
Entièrement d'accord avec Bzh-99 et Gemini, et effaré qu'on décrète des principes « non négociables » pour défendre ses positions... L'article :
  • semble être un parfait TI
  • est affreusement franco-centré
  • dépasse largement les frontières de ce qu'il prétend traiter, en développant les points de vue de l'église dans une sorte d'immense tribune où les avis contraires ne seraient pas pertinents
  • détourne l'usage des références en notes loufoques (« Ce terme, très fort, aurait pu créer une grave polémique si l'on en avait prouvé la connotation péjorative à caractère racial, tombée en désuétude, qu'il ne peut avoir dans ce contexte. », « C'est nous qui soulignons », « Article pris dans son état actuel du samedi 2 juin, frappé d'une « discussion sur la neutralité ». »)
Totodu74(devesar…)5 juin 2012 à 08:14 (CEST)
Voir aussi l'intervention sur Gaz de schiste(d · h · j · que j'ai reverté. Il faudrait pas le bloquer surtout pas, mais le lui expliquer fermement sur sa PdD. C'est indispensable Mike Coppolano(d) 5 juin 2012 à 08:34 (CEST)

Je n'ajouterai aucun commentaire pour ne pas influencer les votes. Dommage qu'on en soit arrivés là mais peut-être n'ai-je pas été assez "diplomate". Un mot, cependant, le dernier : ni le titre ni le contenu ne m'appartient. Il vous est donc, chers amis, absolument impossible de savoir ce que je pense de ce que pensent ces dignitaires de l'Eglise, à commencer par les Papes. Effacez, détruisez : vous ne parviendrez pas à l'univocité parfaite. Les débats à l'Assemblée nationale risquent d'être particulièrement houleux. Faute de discussion et de débat préalables, précisément. Cordialement. Horic 18 octobre 2012 à 11:33 (CEST)

Hélas, Wikipedia est une encyclopédie, qui se base sur des savoirs, pas un lieu de débat, où se confrontent les opinions. --¡Bibisoul!18 octobre 2012 à 16:25 (CEST)

Avis [URL] [[lien]][modifier]

Entrez ci-dessous votre avis sur l’admissibilité du thème à l’aune de l’existence de sources extérieures et sérieuses ou des critères d'admissibilité des articles. Il est recommandé d'accentuer l'idée principale en gras (conserverfusionnerdéplacersupprimer, etc.) pour la rendre plus visible. Vous pouvez éventuellement utiliser un modèle. N’oubliez pas qu’il est obligatoire d’argumenter vos avis et de les signer en entrant quatre tildes (~~~~).

« Trouver des sources »"Principes non négociables de l'Église catholique" – google news · google books · google scholar · E. universalis · Gallica · Persée

Conserver [URL] [[lien]][modifier]

  1. +ConserverConserver, mais à universaliser et dépolitiser (le sujet est analysé de manière trop franço française). Je n'ai pas le temps en se moment de m'en occuper, mais c'est un sujet vieux et passionnant. --BaboubaEnvie de me répondre ?15 octobre 2012 à 17:44 (CEST)
  2. +Conserverle sujet étant clairement admissible même si mal traité. Je rappelle que la procédure de PàS n'est pas destinée à juger du contenu d'un article mais uniquement de son admissibilité comme il est dit dans les critères de suppression : « Les pages dont le sujet est pertinent mais mal traité peuvent être immédiatement corrigées ou ajoutées à la liste des articles non neutres, mais pas ici. ».Ayack♫♪15 octobre 2012 à 18:22 (CEST)
    Non, en l'état actuel des choses,aucunesource ne prouve l'admissibilité. De plus, si « immédiatement corriger » signifie « blanchir la page » autant la supprimer purement et simplement. --¡Bibisoul!15 octobre 2012 à 18:27 (CEST)
    Même si je reste convaincu de l'admissibilité du sujet, j'avoue n'avoir ni le temps ni l'envie de me « battre » pour récupérer trois ou quatre fragments de l'« article » actuel. Je n'interviendrai donc plus sur cette discussion, mais merci à Bibisoul(d · c · b)etTouriste(d · c · b)pour leur argumentation fournie qui aurait mérité une réponse autrement plus développée.Ayack♫♪16 octobre 2012 à 12:14 (CEST)
  3. +Conservercar me paraît largement admissible. L'article doit juste repartir de... zéro. Blanchir quasiment en réduisant à quelques phrases résumant le concept puis réécrire à partir de ça. Pour ce qui du potentiel de l'article, il est juste énorme ; depuis 2006 et la création du concept par Benoît XVI redéfini aussi en 2011 (je dis ça de mémoire), ce ne sont pas les sources qui manquent dans des revues, documentations, journaux sérieux ; ces sources peuvent être chrétiennes, neutres ou anti-cléricales, bref, cela demande beaucoup de boulot de réécriture et de neutralisation mais il y a de la place pour ne pas faire un travail inédit. Et la présence de l'article me paraît normale et pertinente.GabrieL(d) 19 octobre 2012 à 15:24 (CEST)

Supprimer [URL] [[lien]][modifier]

  1. -SupprimerÇa aurait du être fait en juin. --¡Bibisoul!15 octobre 2012 à 16:23 (CEST)
  2. En absence de source notable qui définit le concept avec précision et qui fasse consensus. Source qui si elle existe nécessiterait de toute manière de prendre ou blanchir une très grande partie de l'article. La page de discussion de l'article me laisse songeur sur la possibilité que cela soit fait (le sourçage et le recyclage). --Nouill(d) 15 octobre 2012 à 18:07 (CEST)
  3. -SupprimerOn pourrait faire le même TI sur l'instruction obligatoire (par l'école) ou la mise en place de programmes scolaires, sur le programme d'autres partis, etc... TI.SpeedyG(d) 15 octobre 2012 à 18:09 (CEST)
  4. -SupprimerÉpouvantableWP:TIcomme je ne savais pas qu'on en avait. Truc brodé de bric et de broc à partir d'extraits de discours qui restent à la périphérie du message de l'église catholique. Suppression urgente !Touriste(d) 15 octobre 2012 à 18:48 (CEST)
  5. -SupprimerTI.Meodudlye(d) 15 octobre 2012 à 20:28 (CEST)
  6. -SupprimerA ce niveau de TI et de PoV fork on tient le chef-d'œuvre. A lire l'article, j'en viens à penser que le catholicisme est une branche du salafismeRireAucune source centrée qui de fait rend le thème abordé inadmissible. Wp n'étant pas destiné a encourager un prosélytisme, cet article n'a pas sa place au sein d'une encyclopédie dont l'un des "principes non négociable"Clin d'œilest la neutralité.Kirtapmémé sage16 octobre 2012 à 01:03 (CEST)
  7. -SupprimerIdem ci-dessus, TI, Pov fork --Karedig(d) 16 octobre 2012 à 02:00 (CEST)
  8. -Supprimer: rien que le titre...Irdnael(d) 16 octobre 2012 à 16:08 (CEST)
  9. -Supprimer: je comprends Babouba, mais on peut récupérer le récupérable et en faire une page neutre. Il y a des pages à développer ou améliorer :Crise moderniste,Emmanuel Falque,Jean-Luc Marion,Michel de Certeauetc.etc. Babouba écrit des AdQThérèse de Lisieuxetc.). Il est nécessaire d'un pt de vue Wp d'avoir la position du magistère sur qq ch commeprincipes non négociables(mais l'appeler autrement). Du pt de v. Wp., il y a théologiens, mystiques, saints, écrivains, savants, philosophes, piété populaire... On peut parler d'un pays à partir de sa structure administrative ou de sa vie profonde. Sans négliger le premier aspect, le second n'est-il pas (plus) important?Tonval(d) 18 octobre 2012 à 09:58 (CEST)
  10. -SupprimerC'est un tract ? Un billet d'humeur? TI et PoV fork évidents ! --Licorne37(d) 18 octobre 2012 à 18:13 (CEST)
  11. -Supprimertract militant, n'a pas sa place sur WP --Authueil(d) 19 octobre 2012 à 20:24 (CEST)
  12. Le sujet réel estDogmes chrétiens.Azoée(d) 22 octobre 2012 à 03:24 (CEST)
    Non, ce n'est pas la même chose. Une politique peut nier un dogme sans que cela soit porté dans les principes non négociables de l'Eglise catholique. Inversement, sans que cela soit écrit dans les dogmes, si une politique touche à la dignité humaine, l'Eglise peut demander à ses fidèles de ne pas voter pour ceux qui veulent mettre en oeuvre cette politique, cela sera alors dans les principes non négociables sans être dans les dogmes. Des exemples très simples : le dogme de l'Immaculée Conception n'implique pas d'être pour ou contre une politique, alors qu'à l'inverse la politique de préservation de la vie humaine de sa conception à la mort naturelle rentre dans les principes non négociables et n'est pas lié à un dogme directement et l'Eglise demanderait de ne pas voter pour toute politique souhaitant aller contre (suicide assisté, avortement, peine de mort...).GabrieL(d) 23 octobre 2012 à 08:32 (CEST)
    Pour être moins confus. Les dogmes définissent l'ensemble des croyances auxquelles l'Eglise demande à ses fidèles de croire. Les principes non négociables ne sont pas des croyances mais des valeurs que l'on peut certes estimées éclairées à la lumière de ces mêmes croyances mais pas uniquement car un athée ou quelqu'un d'une autre religion pourraient adhérer pleinement à ces principes non négociables sans croire un instant aux dogmes.GabrieL(d) 23 octobre 2012 à 09:19 (CEST)

Avis non décomptés [URL] [[lien]][modifier]

Exception étant faite pour le créateur de l’article, les avis d’utilisateurs récemment inscrits, ayant moins de cinquante contributions ou non identifiables (IP, opinions non signées...) ne sont en principe pas pris en compte. Si vous êtes dans ce cas, vous pouvez toutefois participer aux discussions ou vous exprimer ci-dessous pour information :

  1. -SupprimerTI. Insupportable plaidoyer de curetons, qui ne comprendront décidément jamais que, concernant les affaires civiles, ils n'ont qu'à boucler leur gueules. --90.2.91.156(d) 15 octobre 2012 à 23:02 (CEST)
    Bouclez la vôtre plutôt, le monde ne s'en portera que mieux. Sur Wikipedia comme ailleurs, toute contribution au débat est bonne à prendre dès lors qu'elle est constructive, et cela inclut la contribution de l'Eglise au débat politique ; mais pas la vôtre à ce débat-ci, par contre. --¡Bibisoul!16 octobre 2012 à 00:19 (CEST)
    Rapelons que les églises et autres sectes sont exclues du débat politique depuis 1905. D'ailleurs avec leur pseudo-principes "non négociables", en complet décalage avec la société, les clowns du Vatican ne font que perdre de plus en plus de leurs ouailles. Réjouissons-nous, mes frères, de voir leurs effectifs chuter librement. Amen. --82.124.174.201(d) 16 octobre 2012 à 21:48 (CEST)
    J'ai bien peur que votre place sur Wikipédia soit plutôt à la lecture des pagesLaïcité,Laïcité en FranceetLoi de séparation des Églises et de l'Étatqu'à faire le troll sur celle-ci. Vous découvririez dans ces articles qu'en France, la laïcité n'a jamais impliqué une exclusion des religions du débat politique. Ça, c'est ce qui se pratiquait en URSS – mais peut-être êtes-vous nostalgique des idéaux de ce régime et de ses procédés ? --¡Bibisoul!17 octobre 2012 à 01:25 (CEST)
Pour faire valoir ce que de droit,

Bernard Bonnejean alias (ici) Horic.

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Principes « non-négociables » (IV)

Publié le par Bernard Bonnejean

 

 

NOTE PRELIMINAIRE

Cet article, en quatre parties sur la demande d'over-blog, a paru pour la première fois dans la version que vous allez lire, dans wikipedia francophone en date du 5 juin 2012. Malheureusement, il est menacé d'être expurgé sinon totalement détruit car il ne respecterait pas l'esprit de la noble institution. Mon intention n'était pas de provoquer une polémique mais d'aider à la réflexion comme l'ont désiré les évêques de France. Je suis vraiment désolé d'être contraint à des tels subterfuges pour faire entendre ma voix. Il m'en coûte bien davantage que je ne saurais le dire. Mais les réactionnaires, fussent-ils bien cotés, ont toujours engendré une contre-réaction, qu'on appelle « Résistance ». Lisez cet article à tête reposée et vous n'y verrez ni condamnation ni jugement ni provocation. Chacun est libre de défendre ses convictions.

Bon vote à tous, croyants et incroyants de bonne volonté.

 

Une critique catholique de la notion de « principes non-négociables »

Une interdiction de voter à gauche ?[modifier]

Il ne saurait donc s'agir de principes personnels non-négociales ni même d'une injonction mais d'un rappel doctrinal propre à faciliter une réflexion au moment des élections. Ces principes n'émanent pas d'une autorité française s'exprimant au nom d'une hiérarchie nationale, mais d'un rappel doctrinal lié à une éthique fondée sur un discours papal précis (Benoît XVI en mars 2006) exprimé à l'adresse d'un public précis (les Parlementaires italiens) en une circonstance précise (une journée d'études sur l'Europe).

Il est vrai que les deux candidats ayant décidé de s'affronter sur le terrain des valeurs devaient s'attendre, inéluctablement, à l'entrée en scène des valeurs religieuses et morales pas expressément convoquées sur un terrain politique censé protégé par la neutralité républicaine et la loi sur la laïcité.

Un vote catholique dispersé[modifier]

Deux candidats restants au deuxième tour des élections présidentielles françaises du 6 mai 2012.

Or, même si l'on reconnaît une certaine tendance « naturelle » de l'électorat catholique au vote à droite, il n'en reste pas moins qu'un petit nombre de militants catholiques se reconnaissent davantage dans les idées et dans l'action dites « de gauche ». De fait,figaro.fr59 a publié les informations suivantes :

« Près de 80 % de catholiques pratiquants ont voté pour Nicolas Sarkozy, selon un sondage Harris Interactive pour l'hebdomadaire chrétien d'actualité La Vie. Cette enquête montre que 79 % des personnes interrogées ont apporté leur vote au président sortant qui améliore son score de neuf points par rapport au scrutin de 2007. »

Ce qui revient à reconnaître que 20 % de catholiques qui vont à la messe ont voté pourFrançois Hollande, contre l'avis du Pape et des évêques de France. Mais s'ils avaient voté pour Sarkozy, leur aurait-on reproché de souscrire à la « théorie du gender » en contradiction formelle avec le troisième principe non-négociable ?

Pourquoi ne retenir que trois principes non négociables ?[modifier]

À l’heure d’un choix électoral difficile pour beaucoup de chrétiens, le recours à quelques « principes non-négociables » comme critères sûrs et indiscutables pourrait sembler faciliter un choix en stricte conformité avec les enseignements de l’Église60. Qu’en est-il cependant ? Les catholiques seraient-ils condamner à l'abstention, au vote blanc ou nul ?

Sans débat de conscience ? Ce serait omettre les paroles mêmes du pape qui d'une part précise qu’il s’agit de porter « une attention particulière à certains principes qui ne sont pas négociables » et qu’il ne fait que mentionner, « parmi ceux-ci », ceux qui « apparaissent aujourd’hui de manière claire ». Ce qui revient à se poser les questions qui en découlent : « Où sont passés alors les autres principes non-négociables à convoquer nécessairement ? Existerait-il des principes non-négociables plus ou moins négociables que d'autres principes qu'on ne saurait négocier ? »

À en croire Bruno Saintôt61, il y aurait, face au relativisme moral actuel, « des exigences éthiques fondamentales auxquelles on ne peut renoncer » et qui visent le « bien intégral de la personne » : le droit primordial à la vie depuis la conception jusqu’à la fin naturelle (refus de l’avortement62 et de l’euthanasie) ; le respect et la protection de l’embryon humain ; la protection et la promotion de la famille, fondée sur le mariage monogame entre personnes de sexe différent63 ; la garantie de liberté d’éducation des enfants ; la protection sociale des mineurs ; la libération des victimes des formes modernes d’esclavage ; le droit à la liberté religieuse ; le développement dans le sens d’une économie qui soit au service de la personne et du bien commun, dans le respect de la justice sociale, du principe de solidarité humaine et de la subsidiarité ; la paix.

« Le bien intégral de la personne »[modifier]

L'essentiel est donc d'opérer un choix respectueux de la pensée de l’Église qui désire promouvoir le « bien intégral de la personne ». Ne pourrait-on pas cependant considérer que ces trois principes forment les principes de base qui conditionnent tous les autres ?

Bruno Saintôt admet qu'

« il y a une logique chronologique à considérer d’abord le droit primordial à la vie, la famille comme cellule de base de la société et la liberté d’éducation. »

Mais, ajoute-t-il, « ce serait oublier que les principes forment système et se conditionnent mutuellement ».

Ils sont indissociables.

« Le travail demeure une nécessité fondamentale pour la structuration de la personne. C'est pourquoi l'objectif de toute politique économique doit être d'offrir à tous ceux qui se présentent, et en particulier aux jeunes, une perspective de travail et une véritable préparation à l'emploi. Une politique économique qui se résoudrait au maintien dans la dépendance vis-à-vis de l'État serait contraire à cet impératif. Les autorités publiques doivent créer les conditions d'une plus grande justice dans la vie économique en veillant à l'équité des salaires, des prix et des échanges. L'équilibre de la société exige la correction des écarts disproportionnés de richesse. Mais la société ne se limite pas aux échanges économiques. La gratuité qui est à l'œuvre dans la vie associative et culturelle est une des conditions de sa vitalité. L'État doit encourager et faciliter les citoyens à s'engager financièrement et personnellement dans des associations de tous ordres qui renforcent le tissu social ».

'Économie et justice'

Suit une série d'exemples propres à emporter facilement l'adhésion du lecteur en cette période de crise :

« Les exigences financières et organisationnelles croissantes pesant sur l’hôpital public64 peuvent augmenter la fatigue des soignants, diminuer la qualité des soins et de l’attention aux personnes, privilégier les activités médicales dites rentables et, ainsi, susciter des conditions de vie et une culture sociale qui rendront pour certains plus acceptable, voire même souhaitable, l’euthanasie. De même, des conditions économiques difficiles et l’absence d’une véritablesolidarité sociale ne pourront que diminuer les conditions d’accueil de l’enfant présentant un handicap ou une déficience. »

Tant et si bien qu'il ne saurait être question d'exigence bioéthique détachée d’une solidarité économique et sociale garantissant la dignité de la personne.

« Le "bien intégral de la personne" requiert la considération d’un système de références éthiques fondamentales et la perception affinée de tout ce qui blesse la dignité des personnes. »

Or, il ne s'agit nullement, selon l'expression du jésuite, d'une « sorte d’empilement de principes à respecter et réaliser successivement ». Puisque tout est lié, « conceptuellement et pratiquement », comment pourra-t-on exiger d'un candidat à la présidence ou à la députation de respecter la totalité de « principes non-négociables65 » ?

Des principes éthiques et non juridiques[modifier]

La note doctrinale prend bien soin de préciser qu’il s’agit de « principes éthiques » – et non pas juridiques.

« Les principes éthiques doivent orienter le jugement et la décision morales mais ne dispensent pas de la tâche d’analyse66 des situations, du travail de l’argumentation, de la résolution des dilemmes moraux qui naissent des conflits de principes, de la nécessité de se décider dans un monde non idéal en privilégiant pratiquement l’un ou l’autre principe, bref, d’exercer une sagesse pratique qui n’est jamais l’application ou la déduction immédiate d’un principe ou encore la résultante d’un calcul pondéré d’arguments67. »

En réalité, voter ne consiste pas à évaluer par un calcul assez illusoire « l’affirmation de valeurs revendiquées par le candidat » mais

« à attester de la capacité du candidat à gouverner, de son aptitude à prendre les décisions prioritaires en fonction de la situation politique, de son sens des moyens à privilégier pour contribuer au bien commun, de la conformité déjà éprouvée entre ses valeurs proclamées et ses actes posés. »

La note doctrinale d'origine plaçait l’expression « négociables » entre guillemets, pour prévenir des « difficultés d’interprétation ». Il s'agissait pour Benoît XVI, à la suite de Paul VI et Jean-Paul II de lutter contre le relativisme en matière de morale. Cependant, ce caractère « non-négociable » ne saurait concerner « l’action politique toujours soumise à des arbitrages, des préférences, des compromis, même si elle refuse les compromissions sur l’essentiel. » Inspiré de la note de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le texte des évêques de France68propose69 en vue du choix politique.

Conclusion de Bruno Saintôt[modifier]

Cet exposé clair et honnête ne vise pas à « éliminer les dilemmes qu’affrontent certains chrétiens », mais uniquement à « éviter le simplisme de la partition entre d’une part des chrétiens soucieux des valeurs traditionnelles du respect de la vie, de la famille et de l’éducation et, d’autre part, des chrétiens préoccupés par les solidarités sociales et économiques ».

Si les chrétiens ne peuvent être divisés sur « la cohérence d’une conception intégrale de la personne »,

« ils pourront cependant débattre et exprimer leurs désaccords sur les priorités d’action et sur la personnalité la plus capable de les réaliser. La cohérence et la rigueur des principes moraux ne dispensera jamais de la responsabilité et des incertitudes de l’action politique, et donc du vote. »

Notes et références

  1. Le Figaro en ligne du [archive] 7 mai 2012, « Vote Sarkozy des catholiques pratiquants ».
  2. Nous reprenons ici l'argumentation de Bruno Saintôt, jésuite, directeur du département de bioéthique du Centre Sèvres (faculté jésuite de Paris). Bruno Saintôt, « Quel usage des « principes non-négociables » dans les choix électoraux ? », La fabrique de la doctrine sociale, Ceras - revue Projet [archive].
  3. Lequel cite ses sources avec une exactitude contextuelle qui n'a rien de gratuit : la « Note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique » publiée par la Congrégation pour la doctrine de la foi, le24 novembre 2002, sous l’autorité de son préfet le cardinal Joseph Ratzinger.
  4. L'Assemblée générale des Nations Unies du 20 novembre 1959 adopte la déclaration des droits de l'enfant qui dispose dans son préambule que « l'enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d'une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d'une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance ».
  5. Article pris dans son état actuel du samedi samedi 2 juin, frappé d'une « discussion sur la neutralité ».
  6. Lire à ce propos : http://www.telerama.fr/monde/l-hopital-public-grand-corps-malade,67033.php [archive] « L’hôpital public, grand corps malade »], article de Thierry Leclère pour Télérama du26 mars 2011.
  7. Ce qui revient à empêcher le vote de tout croyant, catholique ou non, trop scrupuleusement attaché à des principes dogmatiques, éthiques et doctrinaux pour accepter qu'un homme ou une femme le réprésente démocratiquement sans partager des valeurs pour lui essentielles
  8. À méditer cette « foi du charbonnier » qui fonctionne aussi pour les lois éthiques. À en croire Ephrem du [archive] 22 février 2010 : « Voilà un « croire » qui a quelque chose de médiéval. Luther le trouvait indigne de ceux qui ont reçu la Bible comme guide, en même temps que l'Esprit-Saint. Mais quel guide hasardeux : je parle de la Bible, d'où l'on ramène n'importe quoi, qu'il faut trier, comme des poissons, moyennant une exégèse soignée... Le charbonnier qui s'en remet au Père, au Groupe dont il procède, à qui il doit - selon son expérience - son équilibre et son bonheur de vivre, je crois qu' il y a des façons de croire plus hautes : plus profondes, je ne pense pas. « Credere » signifie au sens propre « faire crédit », et « fides » à la fois la confiance et la fidélité : le « croire » des humbles possède ces connotations. Ils sont loyaux à l'Eglise, comme un vassal au seigneur féodal, comme un patient à son médecin. Comme un homme à sa mère, ou ce qui en tient lieu. Engagement englobant (bien avant que Pascal l'explicite) une sorte de "pari nécessaire et salutaire, où le risque est faible et le gain important." »
  9. « En effet, un article paru dans le journal Rue89 (cf. Blandine Grosjean, « Nous pensons savoir pour qui les évêques français appellent à voter » [archive]) – un article repris et déjà critiqué dans le blog chrétien http://www.koztoujours.fr/?p=13951 Koztoujours.fr – entretient cette idée que l’application de coefficients de respect à chaque principe permettrait d’arriver à une décision résultant du nombre final de points. » (Précision de Bruno Saintôt).
  10. « Élections : un vote pour quelle société » ? 3 octobre 2011.
  11. C'est nous qui soulignons.

 

 

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Principes « non-négociables » (III)

Publié le par Bernard Bonnejean

 

NOTE PRELIMINAIRE

Cet article, en quatre parties sur la demande d'over-blog, a paru pour la première fois dans la version que vous allez lire, dans wikipedia francophone en date du 5 juin 2012. Malheureusement, il est menacé d'être expurgé sinon totalement détruit car il ne respecterait pas l'esprit de la noble institution. Mon intention n'était pas de provoquer une polémique mais d'aider à la réflexion comme l'ont désiré les évêques de France. Je suis vraiment désolé d'être contraint à des tels subterfuges pour faire entendre ma voix. Il m'en coûte bien davantage que je ne saurais le dire. Mais les réactionnaires, fussent-ils bien cotés, ont toujours engendré une contre-réaction, qu'on appelle « Résistance ». Lisez cet article à tête reposée et vous n'y verrez ni condamnation ni jugement ni provocation. Chacun est libre de défendre ses convictions.

Bon vote à tous, croyants et incroyants de bonne volonté.

 

 

Interruption volontaire de grossesse[modifier]

La loi française[modifier]

Le 17 janvier 1975, l'Assemblée nationale adopte la Loi Veil par 284 voix contre 189, qui légalise l'avortement en France. L'IVG doit être pratiquée avant la fin de la 10e semaine de grossesse, soit 12 semaines à partir des dernières règles, exclusivement dans les hôpitaux publics et cliniques privées agréées et donc autorisées.

Le 31 décembre 1982, la loi Roudy prévoit le remboursement de l'IVG par la sécurité sociale.

Le 27 janvier 1993, la loi Neiertz « sanctionne toute entrave ou tentative d'entrave à l'IVG de deux mois à deux ans de prison ferme, et d'une amende de 2 000 à 30 000 francs ».

En mars 1999, le Professeur Israël Nisand publie un rapport intitulé « Propositions pour diminuer les difficultés que rencontrent les femmes », mettant en évidence les difficultés d'accès à l'IVG en France.

La loi du 4 juillet 2001 prévoit l'allongement du délai de l'IVG à la fin de la douzième semaine de grossesse ; la consultation sociale préalable facultative pour les majeures ; l'aménagement du principe du consentement du titulaire de l'autorité parentale ou du représentant légal est aménagé pour les mineures non émancipées, qui peut désormais se faire accompagner par une autre personne majeure de son choix.

La réception de ces lois, dans une très large mesure, dépasse le clivage droite-gauche. Notons ainsi que Marine Le Pen, candidate du Front National, entend par « avortement de confort », l'utilisation qu'en feraient certaines femmes « comme un moyen de contraception » ajoutant

« Oui à l’IVG, non à celles qui en abusent. [...] Je ne suis pas pour une remise en cause de l’avortement. Je suis attachée à cette loi alors que de nombreuses personnalités et adhérents de mon mouvement y sont opposés. [...] Je refuse que des femmes se fassent avorter à plusieurs reprises quand d’autres au même moment doivent renoncer aux soins faute de moyens34. »

 

Position officielle de l'Église catholique[modifier]
Documents émanant du Vatican :
  • Instruction Dignitas personae, (diginité de la personne) sur certaines questions de bioéthique, 12 décembre 2008, Congrégation pour la doctrine de la foi35
  • Communiqué de l'Académie pontificale pour la Vie sur « la pilule du lendemain », 31  octobre 200036.
Documents de l'Église en France :
  • « Respecter la vie humaine en ses commencements », déclaration du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, 11 octobre 200037.
  • A propos d'un réexamen de la loi Veil sur l'avortement : communiqué du père Stanislas Lalanne, porte-parole de la Conférence des évêques de France, 27 juillet 1999.38
Articles et documentation
  • Simples questions sur la vie, satisfecit, 4ème partie, chapitres : Et l'avortement ?, Et après un avortement ?, Et si notre enfant est handicapé39 ?
  • « Comment faire baisser le nombre des avortements en France ? », Interview de Anne Lannegrace, Directrice adjointe du Service national famille et société à la Conférence des évêques de France dans La Croix du 2 février 201040.
Article détaillé : Christianisme et avortement.

Acharnement thérapeutique et euthanasie[modifier]

Programme de François Hollande[modifier]

« Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée41 pour terminer sa vie dans la dignité.42 »

Position officielle de l'Église catholique[modifier]
« Toute personne, quel que soit son âge, son état de fatigue, son handicap ou sa maladie, n'en garde pas moins sa dignité. Pour cette raison, « l'euthanasie est une fausse solution au drame de la souffrance, une solution indigne de l'homme » (Benoît XVI) car elle vise, sous prétexte de compassion, à abandonner les personnes au moment où elles ont le plus besoin d'aide et d'accompagnement. L'arrivée de générations importantes dans le grand âge doit inviter la société à une plus grande solidarité. Le développement des soins palliatifs, fruit d'un progrès éthique et scientifique, doit être poursuivi pour que tous ceux qui en ont besoin puissent en bénéficier ».

'Fin de vie'

L'encyclique Evangelium vitæ est très claire : elle rejette aussi bien l'un et l'autre :

« Il faut distinguer de l’euthanasie la décision de renoncer à ce qu’on appelle l’acharnement thérapeutique, c’est-à-dire à certaines interventions médicales qui ne conviennent plus à la situation réelle du malade, parce qu’elles sont désormais disproportionnées par rapport aux résultats que l’on pourrait espérer ou encore parce qu’elles sont trop lourdes pour lui et pour sa famille. Dans ces situations, lorsque la mort s’annonce imminente et inévitable, on peut en conscience renoncer à des traitements qui ne procureraient qu'un sursis précaire et pénible de la vie, sans interrompre pourtant les soins dus au malade en pareil cas43. »

La Congrégation pour la doctrine de la foi considère l'alimentation et l'hydratation artificielles comme un « moyen ordinaire et proportionné de maintien de la vie » distincts des traitements médicaux44.

Mariage[modifier]

Le deuxième principe s'intitule : « La reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille – comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage ». Ce « principe non-négociable » concerne, sans les citer, la légalisation du mariage homosexuel et de sa conséquence immédiate : la légalisation de l’adoption par des parents homosexuels45.

Programmes et tendances politiques 2012[modifier]

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Monseigneur André Vingt-Troisarchevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France, lors de la cérémonie d'investiture du nouveau Président de la république française, François Hollande, Cour d'honneur duPalais de l'ÉlyséeParis, le 15 mai 2012

Nous nous référerons à un article du Nouvel Observateur dont le titre évocateur était assez prometteur pour attirer notre attention : « 2012. Mariage homosexuel : qui pense quoi46 ». Cependant, certaines informations sont sinon dépassées du moins précisées au fil des mois. Sans compter que l’UMP n’avait pas de candidat officiellement déclaré à l’époque de la rédaction de l’article.

  • Partsans avec réserves

Corinne Lepage, avant de renoncer à sa candidature, se présentait en fer de lance de la lutte contre l'homophobie. Sur la question du mariage, elle restait pourtant assez floue, se déclarant en 2009

« favorable à une union civile permettant des droits équivalents au mariage, et la célébration en mairie. »

François Bayrou sur la même ligne, répondait à la question posée sur Twitter en juin 2011 : « Que pensez-vous du mariage homosexuel ? »

« Je suis pour l'égalité des droits entre couples unis à l'état civil, qu'ils soient hétéro ou homo. Je préfère le mot « union ». »

Ségolène Royal, bien que socialiste, se montra longtemps réticente. En janvier 2011, elle expliquait cependant que

« si pour des couples homosexuels, leur bonheur c’est de se marier, qu’on les laisse tranquilles et qu’on leur permette de le faire47. »

  • Partisans sans réserves en accord ou non avec le PS

Le Programme socialiste est parfaitement clair :

« En l’absence d’une reconnaissance des familles homoparentales, les analyses précises font défaut. On estime cependant que plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’enfants sont concernées par des situations homoparentales sans être protégées par des liens de filiation reconnus. Nous ouvrirons pour tous les couples le droit au mariage. Nous autoriserons l’adoption pour tous les couples qui présenteront un projet parental cohérent (mariés, pacsés, concubins, homosexuels ou hétérosexuels). Nous renforcerons le PACS, grande réforme de la gauche, qu'il s'agisse des congés pour évènements familiaux, de la protection sociale complémentaire, du droit au séjour ou de l'enregistrement à la mairie.48 »

Même si l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe est inscrite dans le programme du Parti socialiste, les dirigeants du parti se distinguent parfois sur le sujet.

Martine Aubry se déclare favorable au mariage des couples de même sexe et à l'adoption.

Arnaud Montebourg aime à rappeler qu'en 2004, il a « signé la proposition de loi de Patrick Bloche visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe. »

Manuel Valls, le 30 septembre 2011, se montrait en faveur du mariage homosexuel et de l'homoparentalité

« À l'instar d'autres pays de nos voisins, nous devons accomplir un progrès. »

François Hollande, actuel président de la République, a fait inscrire la proposition du mariage pour les homosexuels dans le programme du Parti socialiste de la présidentielle de 2007. Début juin 2011 il affirmait

« L'égalité, c'est permettre à tout couple de recourir au même dispositif juridique sans discrimination.49 »

Ralliée au PS, l'extrême gauche partage le point de vue de l'ancien candidat Hollande.

Jean-Luc Mélenchon a déposé une proposition de loi sur le partenariat civil en 1990 avant de déclarer soutenir, en juin 2011, il a « l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homos ».

Philippe Poutou, le candidat du NPA, suit la ligne du parti contre « les oppressions subies par les personnes LGBTI ».

Nathalie Arthaud, de Lutte Ouvrière, défend l'union libre pour les hétérosexuels comme pour les homosexuels sans être hostile pour personne « à ceux qui souhaitent en passer par là50 ».

A rejoint la gauche sur ce point précis :

Alain Juppé se disait en juin 2011 « favorable à quelque chose comme un mariage ». Il a même précisé sur le plateau du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro :

« J'ai évolué et je pense aujourd'hui qu'il faut donner aux homosexuels exactement les mêmes droits qu'aux hétérosexuels. »

  • Opposants

Christine Boutin reste fermement opposée à toute forme d'union pour les couples homosexuels. Elle a même déclaré ne pas s'être présentée en 2007 contre Nicolas Sarkozy mais la candidate du parti chrétien démocrate a récemment déclaré à Rue89 qu'elle ne s'était pas présentée en 2007

« qu'après avoir obtenu la promesse de Nicolas Sarkozy qu'il n'y aurait pas de mariage homosexuel sous son mandat. »

Marine Le Pen est formellement opposée à l'ouverture du mariage aux gays et lesbiennes précisant que « parmi les règles de notre société, le mariage s'effectue entre un homme et une femme. »

Nicolas Sarkozy se déclarait contre le mariage homosexuel et l'adoption par des couples de même sexe en 2007, s'engageant à améliorer le Pacs et à garantir l'égalité des droits. Juste avant les élections présidentielles, il précisait :

« Je ne suis pas favorable au mariage homosexuel. En ces temps troublés où notre société a besoin de repères, je ne crois pas qu’il faille brouiller l’image de cette institution sociale essentielle qu’est le mariage. »

Conséquence logique, il est hostile à l'autorisation de l'adoption par les couples de même sexe

« Je sais qu’il existe, de fait, des situations particulières avec des hommes et des femmes qui assument parfaitement leur rôle parental. Mais elles ne m’amènent pas à penser qu’il faudrait inscrire dans la loi une nouvelle définition de la famille51 »

Position officielle de l'Église[modifier]

« En créant l'être humain, « homme et femme », Dieu a suscité une relation de complémentarité à la fois biologique et sociale qui se retrouve dans toute la société. La différence sexuelle de l'homme et de la femme est fondatrice et structurante de tout le devenir humain. De plus, l'union de l'homme et de la femme scellée dans le mariage est le moyen le plus simple et le plus efficace d'accompagner le renouvellement des générations et d'accueillir les enfants pour les introduire en ce monde. La famille, fondée sur l'union durable de l'homme et de la femme, doit être aidée économiquement et défendue socialement car, à travers les enfants qu'elle porte et qu'elle éduque, c'est l'avenir et la stabilité de la société qui sont en jeu ».

'Famille'

Les paroles sacramentelles prononcées par le prêtre au moment de l'union indissoluble des époux engage la responsabilité de l'Église tout entière convoquée en ces termes pour la circonstance :

« Au nom de la Sainte Église Catholique et Apostolique, je vous déclare unis par les liens sacrés du mariage. »

L'article 1066 du Droit canonique spécifie qu'aucun mariage catholique ne saurait être célébré qu'il ne « soit établi que rien ne s'oppose à la validité et à la licéité de sa célébration ». Autrement dit, il ne saurait y avoir de mariage religieux sans mariage civil reconnu. Quant à l'article 1096 - § 1, toujours en vigueur, il interdit le mariage homosexuel en ces termes : « Pour qu'il puisse y avoir consentement matrimonial, il faut que les contractants n'ignorent pas pour le moins que le mariage est une communauté permanente entre l'homme et la femme, ordonnée à la procréation des enfants par quelque coopération sexuelle ». Il ne s'agit pas ici de se placer d'un point de vue moral mais juridique. Ce qui ne signifie nullement que cette interdiction prononcée légalement entraîne un quelconque jugement moral contre les personnes.52

Éducation[modifier]

« L'éducation est une des expressions majeures du respect de la personne. Une éducation juste implique : la liberté et la responsabilité des parents, la transmission à tous des savoirs essentiels, l'attention spécifique à ceux qui rencontrent des difficultés scolaires, le respect de la liberté de conscience, des enseignements respectueux de la dignité et de la beauté de la vie humaine. L'intégration des jeunes générations est un objectif incontournable pour toute société. Chez nous, divers facteurs rendent cette intégration difficile. L'aide aux familles dans leur responsabilité éducative, les conditions de la vie étudiante, l'entrée dans la vie professionnelle, la possibilité de fonder une famille indépendante, etc. sont autant de domaines dans lesquels le soutien institutionnel et financier de la collectivité ne doit pas être perçu comme une faveur, mais comme un investissement nécessaire à la cohésion et à la paix sociales. ».

'Éducation et jeunesse'

Le troisième principe est « La protection du droit des parents d’éduquer leurs enfants ». Qui, de droite comme de gauche, respectant les droits de l'Homme et les droits de la personne ne serait d'accord avec cette proposition évidente ? D'ailleurs les parents ont non seulement le droit mais le devoir d'éduquer leurs enfants. La Convention internationale des droits de l'enfant est formelle :

« Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant à l’éducation et doivent rendre l’enseignement primaire obligatoire et gratuit, encourager l’organisation de différentes formes d’enseignement secondaire accessible à tout enfant, assurer à tous l’accès à l’enseignement supérieur, en fonction des capacités de chacun53 »

En l'occurrence, il ne s'agit pas du droit à l'éducation mais du droit des parents à éduquer leurs enfants. La Conférence des évêques de France a cru bon d'expliciter ce qui peut passer pour une évidence :

« Une éducation juste implique : la liberté et la responsabilité des parents, la transmission à tous des savoirs essentiels, l’attention spécifique à ceux qui rencontrent des difficultés scolaires, le respect de la liberté de conscience, des enseignements respectueux de la dignité et de la beauté de la vie humaine. »

Si les quatre premiers points obtiennent l'unanimité de toutes les parties en présence, le dernier, « des enseignements respectueux de la dignité et de la beauté de la vie humaine », pose un problème majeur aux consciences catholiques surtout lorsqu'une notion, considérée comme contraire aux valeurs inscrites dans cet énoncé, partie intégrante du programme scolaire imposé par l'Éducation nationale figure dans les manuels scolaires. En réalité ce qui a motivé, en grande partie, ce rappel à l'ordre de l'Église, c'est l'inscription officielle de la théorie du genre dans les livres de sciences naturelles.

Article détaillé : gender studies.

La circulaire ministérielle et ses conséquences politiques[modifier]

Cette théorie, qui n'intéressait que très peu de personnes en France, devint une affaire quand le ministère de l'Éducation nationale fit paraître cette instruction :

« Devenir homme ou femme — Caractériser à partir de différentes informations et à différentes échelles un individu de sexe masculin ou de sexe féminin. Expliquer à partir de données médicales les étapes de différenciation de l'appareil sexuel au cours du développement embryonnaire. Différencier à partir de la confrontation de données biologiques et de réprésentations sociales ce qui relève de l'identité sexuelle, des rôles en tant qu'individus sexués et de leurs stéréotypes dans la société, qui relèvent de l'espace social ; de l'orientation sexuelle qui relève de l'intimité des personnes54. »

Les éditeurs scolaires s’engouffrèrent dans la brèche pour publier, très rapidement, de nouveaux manuels qui expliquaient le gender55.

Même si ce ne fut pas à proprement parler une levée de boucliers, la polémique commença au printemps 2011. Le débat sur « la théorie du genre » s’invite dans tous les médias. 80 députés UMP demandent, le mardi 30 août 2011, au ministre de l’Éducation nationale Luc Chatel le retrait des manuels scolaires concernés. Richard Mallié, député des Bouches-du-Rhône, porte-parole des contestataires déclare que

« l’éducation à la sexualité doit avant tout reposer sur une démarche éducative qui répond à la fois à des questions de santé publique et à des problématiques concernant les relations entre garçons et filles, non à des théories fumeuses. »

Luc Chatel, ministre UMP, responsable des directives parues au Bulletin Officiel, prétend « qu’il n’y a[vait] pas de label « Éducation nationale » sur les manuels ». Par courrier du 19 juillet 2011, le chef de cabinet du président de la République, Guillaume Lambert, répond, lui, « que cela ne signifie en aucun cas que le gouvernement adhère à ces orientations, et encore moins que les élèves et leurs familles doivent être contraintes de souscrire à de telles conceptions de l'homme et de la société56 ».

Vive réaction de l'Église[modifier]

Le Secrétariat général de l'Enseignement catholique (SGEC) a envoyé une lettre aux chefs d'établissement afin d’inviter au discernement quant au choix des manuels de SVT (sciences de la vie et de la Terre) pour les classes de premières ES et L. Dans cette lettre, il reproche aux manuels de faire implicitement référence à la théorie du genre qui privilégie le « genre » considéré comme une pure construction sociale sur la différence sexuelle, ce qui fait de l'identité masculine ou féminine, non pas une donnée anthropologique, mais une orientation. Deux évêques se sont distingués contre l'introduction des manuels dans l'éducation : "L'Eglise avocate de l'humain", par Mgr Podvin et Mgr Ginoux

Point de vue de Mgr Bernard Podvin[modifier]

Mgr Podvin commence par rappeler que « la famille, dans sa fragilité, est une priorité » et que pour cette raison « la théorie du gender suscite un légitime émoiPoint de vu de Mgr Podvin, Porte-parole de la conférence des évêques de France, dans Ouest France du 15 août 2011, sur l'introduction de la théorie du genre dans certains manuels scolaires.57 ».

D'abord, il s'insurge contre la lâcheté des partisans de la théorie du gender qui prétendent :

« Nous ne sommes pas une idéologie. Nous luttons contre les stéréotypes du masculin et du féminin. »

Au lieu d'« apaiser », répond Mgr Podvin, il faut craindre cette peur d'appeler « les choses courageusement ». Pour lui, « la polémique sur le contenu des manuels scolaires [...] n'est pas accessoire. L'enjeu est vertigineux. » Suit une série de questions :

« Comment l'adolescent sera-t-il accompagné dans la connaissance de son être ? Au nom de quoi une théorie se substituerait-elle à ceux qui ont mission de contribuer à l'éducation sexuelle et affective ? Au nom de quel ostracisme les spécialistes qui promeuvent un autre discernement seraient-ils taxés d'archaïsme ? »

Et de rappeler Benoît XVI :

« Il y a dans le corps de l'homme et de la femme un langage qu'ils n'ont pas créé. La véritable fascination de la sexualité naît de la grandeur de cet horizon qui s'ouvre. »

Bernard Podvin termine sa diatribe par une citation de Blaise Pascal en réponse à Simone de Beauvoir :

« Deviens ce que tu es. L'homme passe infiniment l'homme. »

Point de vue de Mgr Bernard Ginoux[modifier]

Mgr Ginoux commence58 par rappeler la célèbre formule de Simone de Beauvoir, en 1949 : « On ne naît pas femme, on le devient », une formule selon lui sans portée à l'époque sinon chez quelques intellectuelles féministes « branchées ». Depuis, un nouveau féminisme, né aux États-Unis, prétend que

« le combat pour l'égalité des sexes ne s'est pas affranchi de l'identité sexuelle et reste donc dans un concept de domination de l'homme ; que c'est le milieu, la culture qui vont déterminer le « genre » à différencier du « sexe ». »

Cette théorie reviendrait à dire

« que chacun, selon sa volonté, se construit, chacun s'invente et peut avoir des choix alternatifs de sexualité [...] dans la pensée que le donné sexué serait une contrainte dont la société post-moderne doit se libérer. »

Et il rappelle à ce propos le rôle prédominant de Judith Butler dans l'édification du concept.

Tout en reconnaissant que « la culture participe à la construction de notre sexualité », Mgr Ginoux refuse d'admettre ce « radicalisme de la pensée » qui affirme que

« s'il n'y avait pas « un concept de femme, les femmes ne seraient pas opprimées ». »

L'évêque voit là « une grave question pour la société » dans ce sens que « le refus de la différence homme/femme laisse chaque personne décider de ce qu'elle est », jusqu'au rôle qu'elle entend jouer dans la société selon son unique inspiration. Et de ce fait,

« il y aurait donc toute possibilité de couple, toute forme d'union, tout mariage possible. »

Simple vue de l'esprit ? En fait, de cette théorie du gender découlent « la libéralisation de la gestation pour autrui (ou mères-porteuses), de toutes les techniques de procréation médicalement assistée et des adaptations nécessaires des lois », sans compter « la déconstruction de la famille puisqu'elle n'est plus fondée sur la relation entre un homme et une femme et la procréation ».

« L'on peut se demander comment structurer la psychologie des enfants dans un tel contexte. Il faut simplement souligner que, précisément, la volonté exprimée est de ne pas construire la personnalité de l'enfant. »

Autre mensonge dénoncé par Mgr Ginoux :

« Il est abusif de lier le gender à la dignité de la femme et à sa reconnaissance. C'est la dignité de toute personne humaine qui fonde une société. »

La conclusion de l'évêque est on ne peut plus claire :

« C'est aussi notre liberté et l'Enseignement catholique ne peut accepter d'être contraint dans ses choix éthiques [...] d'autant que, par le biais de l'ONU, les Organisations non gouvernementales vont être obligées de les valider dans leur programme. Pour nos enfants, pour la santé de nos sociétés et pour le sens de nos vies nous avons à refuser cette nouvelle forme de dictature. »

 

  1. Marine Le Pen à Sciences Po le [archive] 5 avril 2012.
  2. Instruction Dignitas Personae sur certaines questions de bioethique [archive].
  3. Communiqué de l'Académie pontificale pour la Vie sur la « pilule du lendemain », [archive] 31 octobre 2000.
  4. Respecter la vie humaine en ses commencements. [archive]
  5. [http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/espace-presse/communiques-de-presse/a-propos-dun-reexamen-de-certaines-dispositions-de-la-loi-veil-sur-lavortement-6113.html [archive] A propos d'un réexamen de certaines dispositions de la loi veil sur l'avortement.]
  6. Et l'avortement ? [archive]
  7. « Comment faire baisser le nombre des avortements en France ? » [archive]
  8. Réalisé en janvier 2011 par la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), la Société française d’anesthésie et de réanimation (SFAR), le Centre de recherche et de formation de l’accompagnement de la fin de vie (Association CREFAV) et le Collectif Plus digne la vie, le sondage OpinionWay met en lumière la méconnaissance des soins palliatifs et des lois contre l’acharnement. 53 % des Français se déclarent insuffisamment informés sur les soins palliatifs. Seuls 51 % savent que ces derniers consistent, notamment, en un accompagnement du malade et un traitement de ses douleurs. Enfin, plus de la moitié des Français (52 %) soulignent l’existence de risques de dérives liées à la légalisation de l’euthanasie (Sondage : « les Français et les soins palliatifs », publié en janvier 2011 dans le Collectif plus digne la vie [archive].
  9. On peut lire sur Internet la totalité du programme de François Hollande. [archive] Pour la question traitée, il s'agit de la proposition 21.
  10. ''Evangelium vitæ'', 65.
  11. sur le site du Vatican [archive].
  12. Au cours de la séance parlementaire du 29 mai 2012 supra, le professeur Israël Nisand s'est montré favorable à l'homoparentalité tout en refusant l’idée d’homofiliation, « mensonge institutionnel qui laisserait entendre à l’enfant qu’il serait issu de deux personnes du même sexe ». Il est aussi favorable à l’AMP pour les couples de lesbiennes et au droit d’adoption pour les couples homosexuels hommes, et questionne à ce titre « le contenu de nos valeurs fondant notre législation actuelle qui interdit ce droit ». Le professeur Axel Kahn a une position encore plus tranchée : « Il n’y a plus aujourd’hui d’arguments moraux pour s’y opposer. Si pendant longtemps dans la conscience collective la procréation devait résulter de l’union du mariage, nous savons aujourd’hui que cette conception est sans fondement ».
  13. Le Nouvel Observateur du [archive] 5 octobre 2011, article de Louis Morice ?] Sauf mention particulière, toutes les informations et les citations s'y refèrent.
  14. Le Nouvel Observateur, op. cit., rappelle cependant qu'en 2006, auParisien, elle disait pourtant préférer le mot union à celui de mariage« pour ne pas bousculer les repères traditionnels, la famille c'est un père et une mère. »
  15. Redresser la France, retrouver la justice, rassembler les Français. « L’intégrale des propositions des socialistes pour changer la France, 2 Construire une société plus humaine - 2.1 Assurer l’égalité entre les personnes » - 2.1.4 « Egalité des genres et des familles ». [archive]
  16. Bien qu'il ait précisé le {{Date|3|octobre|2011| à Libération être conscient qu'il aurait du mal à faire passer les textes).
  17. « Je pense que la loi doit évoluer avec les mœurs de la société », affirme-t-elle à La Provence de mars 2009.
  18. « Nicolas Sarkozy dit non au mariage homosexuel » [archive],France Soir numérique9 février 2012.
  19. Code de droit canonique sur le mariage. [archive]
  20. Articles 28 et 29 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
  21. Bulletin officiel spécial n° 9 du 30 septembre 2010.
  22. On peut se faire une idée précise, mais incomplète, sur la question en consultant le document « La théorie du Gender dans les manuels scolaires de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) de Première L/ES Rentrée 2011 » HATIER HACHETTE BORDAS. [archive]
  23. « Théorie du genre : les manuels scolaires de SVT dans la tourmente », Sophie de Tarlé pour letudiant [archive],1er septembre 2011.
  24. Point de vue de Mgr Bernard Podvin, Porte-parole de la conférence des évêques de France, dans Ouest France du 15 août 2011, sur l'introduction de la théorie du genre dans certains manuels scolaires. Tout ce qui suit en est extrait.
  25. L'enseignement des théories du genre : une dérive dangereuse, par Mgr Ginoux, Famille du 22 juin 2011.

Publié dans culture humaniste

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Principes « non-négociables » II

Publié le par Bernard Bonnejean

NOTE PRELIMINAIRE

Cet article, en quatre parties sur la demande d'over-blog, a paru pour la première fois dans la version que vous allez lire, dans wikipedia francophone en date du 5 juin 2012. Malheureusement, il est menacé d'être expurgé sinon totalement détruit car il ne respecterait pas l'esprit de la noble institution. Mon intention n'était pas de provoquer une polémique mais d'aider à la réflexion comme l'ont désiré les évêques de France. Je suis vraiment désolé d'être contraint à des tels subterfuges pour faire entendre ma voix. Il m'en coûte bien davantage que je ne saurais le dire. Mais les réactionnaires, fussent-ils bien cotés, ont toujours engendré une contre-réaction, qu'on appelle « Résistance ». Lisez cet article à tête reposée et vous n'y verrez ni condamnation ni jugement ni provocation. Chacun est libre de défendre ses convictions.

Bon vote à tous, croyants et incroyants de bonne volonté.

 

 

Mgr de Germiny[modifier]

Tout différent est le point de vue de Mgr de Germiny19 qui s'adresse à l'électorat catholique au double titre d'évêque de Blois et, probablement, bien que ce ne soit expressément indiqué, de membre de droit du Bureau de l'Académie catholique de France.

Son communiqué20 est on ne peut plus clair :

« Le mois de mai est de retour. Avec la nature qui s’épanouit, chacun peut se nourrir d’espérance, la favoriser, la faire aboutir.
Le mois de mai, c’est le mois de Marie qui culmine au diocèse de Blois avec la fête de Notre Dame des Aydes21, le 24 mai.
Le mois de mai, c’est la période où beaucoup reçoivent le sacrement de confirmation pour devenir les apôtres22 capables de répondre aux défis de l’heure.
Le mois de mai 2012, dans notre pays la France, revêt une tonalité particulière à cause des élections présidentielles.
À juste titre les enjeux socio-économiques ont été fortement exposés par les deux candidats demeurés en lice.
En revanche, silence total lors du dernier débat sur les droits fondamentaux de la personne humaine.

C’est pourquoi j’estime de mon devoir d’évêque d’appeler, une fois encore, les électeurs à être cohérents avec leur foi et ce sur deux points non négociables :

« Nos sociétés modernes s'honorent d'un renouvellement du regard sur les personnes handicapées. Elles savent leur permettre de trouver leur place dans la vie sociale. Les chrétiens y reconnaissent volontiers un écho de l'attitude du Christ rencontrant et réconfortant des personnes malades ou atteintes de handicap (Marc 1, 40 ; Luc 5, 17...). Ce souci doit donc être encouragé. Mais le dépistage prénatal systématique qui risque de déboucher sur l'élimination des personnes porteuses de certains handicaps remet en cause en son fondement même la solidarité envers le plus faible qui doit animer la société ».

'Handicap'

- Droit des personnes âgées, malades ou dépendantes d’être accompagnées et soignées jusqu’au terme naturel de leur vie, sansacharnement thérapeutique ni euthanasie.
- Droit des enfants d’être conçus et élevés par un père et une mère.

Relisez les programmes et décidez-vous. Ne succombez pas à la tentation du vote blanc23.
Que votre « non » à une culture de mort soit « non ». Que votre « oui » à l’amour de la vie soit « oui ». »

Article détaillé : Académie catholique de France.

Les trois principes « non-négociables »[modifier]

En fait, les évêques adversaires du vote à gauche pour raison religieuse (même s'ils se défendent de se placer sur un terrain strictement politique) n'ont eu recours qu'à trois principes « non-négociables » comme critères sûrs et indiscutables pour interdire un choix électoral en total désaccord avec l'enseignement de l'Église :

Protection de la vie[modifier]

Le premier principe est « la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle ». Mgr de Germiny est de loin le plus précis. Ce principe vise à la fois la reproduction, de la conception à la naissance, et lamort naturelle. L'évêque s'il ne nomme que les problèmes liés à l'étape ultime de l'existence — l'acharnement thérapeutique et l'euthanasie — fait implicitement référence à la contraception, à la fécondation in vitro, aux manipulations génétiques, et à l'avortementou Interruption volontaire de grossesseen France notamment.

Contraception[modifier]

Programme socialiste[modifier]

Le contrôle des naissances est désormais acquis et ne saurait être remis en question en l'état actuel des connaissances et des mentalités. En revanche, le PS se propose d'améliorer l'accès pour les mineures et les mineurs à « une contraception gratuite et anonyme auprès des médecins généralistes24. »

Position officielle de l'Église catholique[modifier]
« Chaque personne est unique aux yeux de Dieu. L'engagement résolu des chrétiens n'est pas dicté d'abord par une morale mais par l'amour de la vie que ni la maladie ni l'âge ne peut amoindrir. Il est impératif que les autorités publiques refusent l'instrumentalisation de l'embryon. De même, l'avortement ne peut en aucun cas être présenté comme une solution pour les mères en difficulté. Les chrétiens doivent veiller à ce que la société consacre de grands efforts pour l'accueil de la vie

'Vie naissante'

Notons d'emblée que cette règle est très controversée au sein même de la Communauté des fidèles. Tout part d'une définition assez étriquée de la sexualité : l’union d'un homme et d'une femme en vue de la seule procréation. Il appartient aux époux de réguler les naissances, s'ils le désirent, au moyen de méthodes naturelles. Le Catéchisme de l'Eglise catholique proclame :

« La continence périodique, les méthodes de régulation naturelle des naissances fondées sur l’auto observation et le recours aux périodes infécondes sont conformes aux critères objectifs de la moralité. Ces méthodes respectent le corps des époux, encouragent la tendresse entre eux et favorisent l’éducation d’une liberté authentique. En revanche, est intrinsèquement mauvaise "toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation25. »

Article détaillé : Humanae Vitae.

Fécondation in vitro[modifier]

Programmes politiques[modifier]

La fécondation in vitro, ou F.I.V., ou F.I.V.E.T.E. (fécondation in vitro et transfert d'embryon) a pour la première fois permis la conception d'un enfant viable en 1978, en Grande-Bretagne. En France, le premier « bébé éprouvette » est né le 24 février 1982 à l'hôpital Antoine Béclère de Clamart (Hauts-de-Seine). La fécondation in vitro fut réalisée par le biologiste Jacques Testart, le suivi de la grossesse et la naissance par le gynécologue obstétricien René Frydman et le chef de service Émile Papiernik.

Au Canada, c'est également en 1982 qu'a eu lieu la première naissance d'un enfant issu de ce mode de fécondation ; en Belgique, en1983 ; en Suisse, en 1985. Aujourd'hui, le taux de réussite de la fécondation in vitro est d'environ 25 % de naissances par ponction d'ovocytes réalisée.

La mise au point des techniques de fécondation in vitro dans les années 1970 a valu le prix Nobel de physiologie ou médecine 2010 au physiologiste britannique Robert Edwards pour ses travaux menés avec le gynécologue Patrick Steptoe26.

Cette pratique est donc non seulement légale, mais n'a été remise en question, officiellement, par aucun des candidats en présence.

Position officielle de l'Église catholique[modifier]

Conséquence logique des décrets sur la contraception, l'Église Catholique est opposée aux méthodes de procréation médicalement assistée parce qu'elles dissocient la conception d'un enfant de l'acte sexuel entre époux27.

Elle appelle les couples sans enfants à « rendre d'autres services importants à la vie des personnes humaines, tels par exemple que l'adoption, les formes diverses d'œuvres éducatives, l'aide à d'autres familles, aux enfants pauvres ou handicapés 28

L'Église catholique est enfin absolument opposée à la congélation des embryons :

« Les propositions d'utiliser ces embryons pour la recherche ou de les destiner à des fins thérapeutiques sont clairement inacceptables, parce qu'on les utilise comme un simple ‘matériel biologique' ce qui implique leur destruction29. »

Article détaillé : Fécondation in vitro.

Manipulations génétiques[modifier]

Bioéthique et programme socialiste[modifier]

Le sujet n'est pas abordé tel quel dans le programme du candidat François Hollande. En revanche, il a fait l'objet d'une réflexion très récente menée par le groupe socialiste de l'Assemblée nationale30.

Axel Kahn était auditionné le 12 janvier 2012 par le groupe socialiste en préalable au projet de loi sur la bioéthique. Il était accompagné de Jean-Claude Ameisen, Président du Comité d’éthique de l’INSERM, membre du Comité consultatif national d’éthique et d'Israël Nisand, gynécologue-obstétricien, chef de service à l’hôpital Hautepierre de Strasbourg.

Jean-Marc Ayrault commence par rappeller que le Bureau National s’est déjà prononcé

« contre les mères porteuses31 et la levée de l’anonymat sur le don de gamètes, sur la nécessité de libérer la recherche sur embryon, sur l’ouverture de la possibilité d’accéder à l’APM. »

À cela, on lui répond que ces questions devront faire l'objet d'un débat à l'Assemblée puisque les lois de bioéthiques doivent être, au regard de la loi, révisées tous les cinq ans. Le professeur Kahn rétorque que

« aucun sujet ne peut être traité en se fondant de manière trop prolongée et trop importante sur les aspects techniques de la Recherche. Ce qui compte c’est sa conformité aux dispositions de la loi-cadre et à ses principes éthiques. »

En fait, la discussion parlementaire devra porter

  • sur les cellules souches embryonnaires (la position du groupe étant, à priori, de libérer cette recherche au maximum).
  • sur l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) ; faut-il l’ouvrir pour répondre à des exigences sociales (demande en parentalité de couples homosexuels) ?
  • sur la Gestation Pour Autrui (GPA), qui par ailleurs ne figure pas dans le projet de loi.
  • sur la légitimité de l’action législative en matière de bioéthique.

Jean-Claude Ameisen admet que toute recherche sur l’embryon pose des problèmes au niveau des valeurs et que « chaque nouvelle découverte pose une question d’éthique ». Axel Kahn lui répond qu'il s'agit de

« se mettre en accord sur les valeurs qui vont gouverner la réflexion. Une loi bioéthique est la transposition législative de la réflexion que l’on mène sur ce qui est correct d’accepter en matière de Recherche, au regard des valeurs qui la fondent. »

D'où l'avantage, selon lui, d'une loi-cadre, « qui dirait ce qui est essentiel dans l’humanité de l’homme et les techniques qui peuvent présenter des risques », ce qui suppose, sous l'autorité du Conseil National de l'Éthique :

  • la non atteinte à l’autonomie de l’être humain.
  • la disqualification de toute technique dont la menace est supérieure aux bienfaits.
  • le principe de solidarité
  • le principe de justice et de réciprocité.

Il évoque le fait que toute évolution de la recherche doit respecter certaines valeurs (comme par exemple le respect et le consentement de la personne humaine).

S'il reconnaît que c’est la création d’embryon à visée de recherche qui comporte un grand risque d’instrumentalisation, il explique que l'Angleterre autorise ce que la France interdit : la création d'embryon à visée de recherche.

Israël Nisand définit la bioéthique — les valeurs dans une société pouvant poser des problèmes

« comme une voie du juste milieu, entre les extrêmes de caractère religieux d’un côté, et prométhéen de l’autre (c'est-à-dire ceux qui considèrent que la science est bonne par essence et que l’on ne doit la contraindre en aucun cas). »

Lui aussi est favorable à la création d'une loi-cadre. Il préconise en outre une facilitation d'accès à l’Assistance Médicale à la Procréation.

Axel Kahn reprend la parole à l’issu de l’intervention d’I. Nisand :

Selon lui,

« il faut séparer les valeurs ontologiques des valeurs faisant référence à une parole élaborée. Il y a toujours un fondement ontologique à la notion de Bien et de Mal. Les valeurs ontologiques sont intangibles, c’est pour cela que se sont elles à qui il faut toujours s’efforcer de faire référence. »

Et il clôt la séance sur le terrible danger d'une « instrumentalisation du corps humain » que tous les intervenants condamnent, évidemment.

Position invariable de l'Église[modifier]

Devant le nombre incalculable de textes sur le sujet, il nous (nous, qui ? ) faut opérer un choix. Tous d'ailleurs expriment un « non » que l'on devine définitif pour très longtemps encore.

Le mardi 15 novembre 2011, le pape Benoît XVI s'adressait en ces termes participants du congrès international « Adult Stem Cells, Science and the future of Man and Culture32 ».

« Les êtres humains sont dotés d'une âme immortelle et sont créés à l'image et à la ressemblance de Dieu. C'est pourquoi, il existe des dimensions de l'existence humaine qui vont au-delà des limites des compétences des sciences naturelles. Si l'on dépasse ces limites, il existe un risque sérieux que la dignité et l'inviolabilité de la vie humaine deviennent subordonnées à des considérations purement utilitaristes. Au contraire, si l'on respecte ces limites, la science peut apporter une réelle contribution à la promotion et la sauvegarde de la dignité de l'homme. C'est pourquoi, les potentialités bénéfiques de la recherche sur les cellules souches adultes sont considérables puisqu'elle ouvre des possibilités de guérison de maladies dégénératives chroniques par la réparation des tissus atteints... L'amélioration promise par ces thérapies constitue un important pas en avant pour la science médicale, et un nouvel espoir pour les malades et leurs familles en souffrance. Pour cette raison, l'Eglise encourage naturellement ceux qui développent ou soutiennent ce type de recherche, à condition bien sûr qu'elle soit menée avec la considération due au bien intégral de la personne humaine et au bien commun de la société. Cette considération est de la plus grande importance. La mentalité pragmatique qui influence souvent la prise de décision aujourd'hui est trop incline à prendre tous les moyens disponibles pour obtenir la fin souhaitée, malgré l'évidence des conséquences désastreuses de cette façon de penser. Quand la fin est tellement désirée, comme la découverte d'un traitement pour les maladies dégénératives, il est tentant pour les hommes politiques et les médecins de laisser de côté les objections éthiques et de continuer d'aller de l'avant avec n'importe quelle recherche paraissant offrir quelques possibilités de progresser. Ceux qui défendent la recherche sur les cellules souches embryonnaires avec l'espoir d'obtenir ce résultat, commettent la grave erreur de nier le droit inaliénable à la vie de tout être humain du moment de sa conception jusqu'à sa mort naturelle. La destruction d'une seule vie humaine ne peut jamais se justifier en terme de bénéfice qu'elle pourrait apporter à une autre33. »

Le pape s'adresse ensuite à son public eau nom de l'Église avocate des sans-défenses :

« Cependant, en général, ces problèmes éthiques ne se posent pas lorsque les cellules souches sont extraites de tissus d'un organisme adulte ou du sang du cordon ombilical au moment de la naissance... Le dialogue entre science et éthique est de la plus haute importance pour s'assurer que les progrès de la médecine ne se fassent jamais à un coût humain inacceptable. L'Eglise contribue à ce dialogue en participant à la formation des consciences en accord avec la juste raison et à la lumière de la vérité révélée. Il ne s'agit pas d'empêcher le progrès scientifique mais, au contraire, de l'orienter dans une direction vraiment fructifère et bénéficiaire pour l'humanité...spécialement pour les plus faibles et vulnérables. Lorsque l'Eglise réclame de l'attention envers les besoins des « sans défense », elle ne pense pas seulement à ceux qui ne sont pas nés mais aussi à ceux qui ne peuvent pas facilement accéder à des traitements médicaux coûteux... La justice exige que tous les efforts possibles soient faits pour permettre à ceux qui en ont besoin de bénéficier des fruits de la recherche scientifique indépendamment de leurs moyens économiques... L'Église peut offrir une assistance concrète à travers son apostolat étendu en faveur de la santé, actif dans de nombreux pays du monde et s'adressant avec une sollicitude spéciale aux besoins des plus pauvres dans le monde". Je prie, a conclu le Pape, "pour que votre travail d'investigation sur les cellules souches adultes reçoivent de grandes bénédictions pour l'avenir de l'humanité". »

 

  1. Évêque de Blois depuis 1997, né le 23 novembre 1939, ordonné prêtre le 29 juin 1974, nommé évêque le 27 mars 1997, consacré évêque le24 mai 1997. Directeur du Centre national des archives de l'Église de France (CNAEF). Vicaire à Notre-Dame d’Auteuil (1975-1979) ; Aumônier au Centre médical Édouard-Rist (1978-1981) ; Vicaire à Saint-Roch (1979-1981) ; Secrétaire particulier du cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris (1981-1986) ; Vicaire épiscopal, secrétaire du Conseil épiscopal et chargé de mission pour les Affaires culturelles (1984) ; Directeur de l’Œuvre des Vocations et délégué de l’archevêque de Paris pour les vocations sacerdotales et religieuses (1984-1993) ; Curé de Saint-Séverin-Saint-Nicolas (1986-1993) ; Responsable de la formation continue des prêtres (1993-1997) ; Vicaire général pour le diocèse de Paris (1993-1997).
  2. Ripostes catholiques du [archive] 6 mai 2012, publié par Maximilien Bernard.
  3. Très belles illustrations de l'église Saint-Saturnin de Blois, ancienne Notre-Dame-des-Aydes [archive]. Voir aussi Histoire de Notre-Dame-des-Aydes [archive]
  4. Au sens où l'entend Bernard Bonnejean dans son ouvrage Le Dur Métier d'apôtre : les poètes catholiques à la découverte d'une réelle authenticité, 1870-1914, Paris, Éditions du Cerf, 2009, 320 p.(ISBN 978-2-204-08053-8)(notice BNF no FRBNF42011100g).
  5. En caractères gras dans le texte original
  6. « L'accès pour les mineures et les mineurs à une contraception gratuite et anonyme auprès des médecins généralistes. » [archive]
  7. Catéchisme de l', § 2370 ; Catéchisme abrégé de l'Église catholique, § 498, paru en 2005 ; Encyclique Humanae Vitae publiée en 1968 par le Pape Paul VI".
  8. Larousse médical, Article « Fécondation in vitro », n.d. [archive]
  9. Catéchisme de l'Eglise Catholique paragraphe 2376 [archive] etInstruction [archive] Dignitas Personae (Congrégation pour la doctrine de la foi, 2008), § 12.
  10. Donum Vitae 8 [archive]
  11. Instruction « Dignitatis personae » citée par [http://www.zenit.org/article-19618?l=french [archive] Zenit du12 décembre 2012, par Anita S. Bourdin
  12. Bioéthique : Faut-il une loi cadre ?, [archive] 29 mai 2012, « proposition d'une loi cadre faite par Axel Kahn, généticien, médecin et Président de l’Université Paris 5 Descartes. »
  13. Le professeur Nizand, lui, « invoque une politique au cas par cas, en créant des instances d’examens de chaque dossier, chargées d’affirmer la sincérité du geste altruiste d’une femme proposant d’assumer la grossesse pour un couple stérile » ce qui permettrait de corriger l’iniquité par rapport à l’argent qui existe aujourd’hui.
  14. Rédaction blog bioéthique du mardi 15
  15. C'est nous qui soulignons

 


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Principes « non-négociables » (I)

Publié le par Bernard Bonnejean

 

NOTE PRELIMINAIRE

Cet article, en quatre parties sur la demande d'over-blog, a paru pour la première fois dans la version que vous allez lire, dans wikipedia francophone en date du 5 juin 2012. Malheureusement, il est menacé d'être expurgé sinon totalement détruit car il ne respecterait pas l'esprit de la noble institution. Mon intention n'était pas de provoquer une polémique mais d'aider à la réflexion comme l'ont désiré les évêques de France. Je suis vraiment désolé d'être contraint à des tels subterfuges pour faire entendre ma voix. Il m'en coûte bien davantage que je ne saurais le dire. Mais les réactionnaires, fussent-ils bien cotés, ont toujours engendré une contre-réaction, qu'on appelle « Résistance ». Lisez cet article à tête reposée et vous n'y verrez ni condamnation ni jugement ni provocation. Chacun est libre de défendre ses convictions.

Bon vote à tous, croyants et incroyants de bonne volonté.

 

Les principes non négociables sont les enseignements de l’Église catholique tenus pour fondamentaux que les fidèles devraient juger indiscutables, prévalant lorsqu'ils sont en contradiction formelle avec un choix électoral qui ne serait pas en stricte conformité.

Sommaire

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Le contexte[modifier]

Certaines positions du parti socialiste français représenté par le candidat François Hollande auraient dû interdire, pour des raisons doctrinales, le vote à gauche des catholiques de stricte observance1. Mais, sur certains points tout aussi importants, c'est le candidatNicolas Sarkozy qui aurait pu faire l'objet d'un vote sanction de la part des catholiques.

Explication de Mgr Guy Bagnard[modifier]

Parmi les évêques qui ont pris soin de rappeler ces principes « non-négociables », Mgr Guy Bagnard2 a fait publier la note suivante :

« Je voudrais ajouter ces quelques réflexions au texte « Quelle vision de l’homme ? », paru dans le numéro de mars 2012de la revue diocésaine « Église des Pays de l’Ain », à l’approche des prochaines élections. En mars 2006, le PapeBenoît XVI était intervenu auprès de Parlementaires italiens dans le contexte d’une Journée d’études sur l’Europe. Dans la période électorale où nous nous trouvons ici en France, il est bon de rappeler ce que le Pape avait alors exprimé aux Parlementaires. À la fin de son discours, il avait énuméré ce qu’il avait appelé les trois « points non négociables » pour un catholique, face aux programmes des candidats3. »

Le discours de Benoît XVI[modifier]

« Le projet européen peut être compris de bien des manières. En son origine, il représente un magnifique effort pour assumer l'histoire d'un continent en termes de pardon et de promesse. Dans le monde globalisé où nous vivons, bien des réalités ne peuvent être traitées qu'à cette échelle. Mais la construction européenne appelle des États capables de proposer et de défendre un projet clair, en vue de créer un espace de liberté et de créativité. L'Union européenne est devenue le cadre institutionnel de beaucoup des activités humaines en notre pays. Mais elle agit trop souvent comme une instance administrative et même bureaucratique. Le marché unique est un beau projet dans la mesure où il est sous-tendu par une vision spirituelle de l'homme. Les chrétiens désirent que l'Europe, loin de réduire l'homme à n'être qu'un consommateur sans cesse insatisfait et soucieux de ses droits, permette à ses habitants d'agir de façon responsable, avec les ressources spirituelles, morales, économiques et politiques qui sont les leurs, pour le bien de l'ensemble du monde4. »

'Europe'

Après les remerciements5 d'usage et le rappel de l'attachement de la papauté à l'Europe, le pape fait mention des problèmes actuels liés à « la croissance et [au] développement de l'intégration européenne ». Pour lui, l'héritage chrétien permettrait, si l'on veut tenir compte des racines chrétiennes du continent, de « donner une orientation sûre au choix de ses citoyens et de ses peuples », consolidant notamment ses orientations éthiques en matière économique et sociale. En outre, il trouve dommageable la « [relég]ation dans la sphère privée [...] des convictions religieuses », dont la conséquence est de « menacer la démocratie dont la force dépend des valeurs qu'elle défend6. Après avoir déploré « une certaine intransigeance séculière [...] ennemie de la tolérance », dans laquelle le pontife voit « un signe d'immaturité, voire de faiblesse », il se réjouit que le traité constitutionnel de l'Union européenne prévoie un dialogue permanent avec les communautés religieuses. À ce propos, le pape rappelle que les interventions de l'Église dans le débat public ne sont pas des admonestations mais visent uniquement à éclairer les consciences. C'est à ce moment qu'il introduit la notion qui nous occupe :

« En ce qui concerne l'Église catholique, l'objet principal de ses interventions dans le débat public porte sur la protection et la promotion de la dignité7 de la personne et elle accorde donc volontairement une attention particulière à certains principes qui ne sont pas négociables. Parmi ceux-ci, les principes suivants apparaissent aujourd'hui de manière claire :

- la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu'à sa mort naturelle ;

- la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille — comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage — et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d'union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable ;

- la protection du droit des parents d'éduquer leurs enfants8. »

Sa conclusion est très éclairante. Le pape ne considère pas ces principes comme « vérités de foi », mais « inscrits dans la nature humaine elle-même » et « communs à toute l'humanité ». Il ne saurait donc être question d'y voir « une promotion à caractère confessionnel ». En revanche, les nier « constitue une offense contre la vérité de la personne humaine, une blessure grave infligée à la justice elle-même. » S'adressant à son public de politiciens, il les exhorte

« à un témoignage crédible et cohérent de ces vérités fondamentales à travers [leur action] politique, et plus fondamentalement à travers [leur] engagement à vivre de manière authentique et cohérente [leur] vie. »

Reprise du discours par les évêques de France[modifier]

Quelques évêques de France ont repris les propos de Benoît XVI dans le cadre de la campagne des présidentielles de 2012. Nous nous contenterons d'en citer trois. Ils ne sont pas plus représentatifs des positions de l'Église sur les problèmes soulevés tant il est clair que les idées émises sont partagées par tous les évêques. Elles ont d'ailleurs fait l'objet d'une déclaration commune9.

Mgr Dominique Rey[modifier]

« Depuis quelques années, malgré des efforts répétés, certains quartiers et certaines cités deviennent des lieux de violence, de trafics. Plus généralement, certains de leurs habitants s'y trouvent enfermés, ne parvenant pas et parfois ne voulant plus prendre pied dans la société globale. Une politique purement répressive ne saurait suffire ni résoudre les problèmes de fond. Des efforts d'aménagement, notamment de renouvellement de l'habitat et des transports, sont nécessaires. Des initiatives doivent être prises pour aider les habitants à comprendre la société où ils se trouvent et à s'en considérer comme partie prenante. Un certain nombre d'associations jouent un rôle important qui doit être soutenu et encouragé. / La terre est un don d'amour fait par le Créateur pour que l'homme soit le gérant de ce bien donné. En l'invitant à dominer la terre, Dieu ne l'a pas invité à l'épuiser ou à la détruire. C'est pourquoi l'Église invite la société à promouvoir des modes de vie respectueux de l'environnement et à intégrer cette préoccupation dans le développement économique et social. Les prouesses techniques dont la société est capable sont à encourager si elles sont respectueuses de l'« écologie humaine » (Benoît XVI)  ».

'Banlieues et cités, et environnement'

Dans son « Message10 », Mgr Dominique Rey11 commence par en appeler au devoir civique des fidèles conviés à faire valoir leur choix à l'approche des échéances électorales, présidentielles et législatives. Pour lui, une seule grande question peut résumer toutes les autres :

« Quelle société voulons-nous pour nous-mêmes et nos enfants ? »

Il explicite cette question primordiale par une série de problèmes s'y rapportant : la garantie de la dignité de tous les individus, le vivre ensemble, la paix sociale, le mode de vie le mieux en concordance avec les valeurs de l'Évangile, l'équilibre entre le principe de laïcité, la liberté d'expression et la liberté religieuse. Dans un contexte de crise, l'évêque insiste sur l'urgence encore plus accrue du vote de tous, pour le bien commun et la justice

« en vue d’édifier une société plus solidaire et plus respectueuse de "l’écologie de l’homme" et de son environnement. »

Pour introduire les notions de « principes non-négociables », il commence par citer ces paroles de Jean-Paul II :

« La conscience chrétienne bien formée ne permet à personne d’encourager par son vote la mise en œuvre d’un programme politique ou d’une loi dans lesquels le contenu fondamental de la foi et de la morale serait évincé12. »

Les « trois principes non-négociables » sont cités ensuite pour illustrer cette affirmation. Mgr Dominique Rey se positionne comme « pasteur du diocèse » pour inviter chacun

« à honorer ces principes d’humanité, que nous rappellent le Christ et son Église. »

Mais de la même façon que Benoît XVI avait fini son discours en le plaçant sur le terrain des droits de l'homme et non de la doctrine religieuse proprement dite, l'évêque de Fréjus-Toulon engage sa responsabilité « morale et spirituelle » en vue d'« éclairer lesconsciences13 »

« sur ce qui porte gravement atteinte aux fondements éthiques et anthropologiques de la vie, de la famille et de l’éducation. »

Mgr Marc Aillet[modifier]

À la différence de Mgr Dominique Rey, la lettre de Mgr Marc Aillet14 ne s’adresse pas aux fidèles. Sur ce point, l’en-tête est très explicite et ne saurait entraîner aucune équivoque : « À l'attention des candidats aux élections présidentielles et législatives15 ».

En outre, alors que celle de Mgr Marc Aillet pouvait passer pour un jugement ou une consigne donnée par une hiérarchie ecclésiale par l’intermédiaire des évêques locaux, les premiers mots du message ne manquent pas d’apporter des informations indispensables sur le contexte précis des propos tenus : Marc Aillet parle au nom d’« observateurs attentifs de l’actuelle campagne ». Non seulement il se met à distance de ses fonctions officielles, mais il tient à se fondre dans la liste des personnalités cosignataires dont il se fait le porte-parole : Philippe Carhon ; Rémi Fontaine (journaliste) ; Daniel Hamiche (journaliste) ; Michel Janva ; Jean Lahire ; l'abbé Hubert Lelièvre (prêtre du diocèse de Rome et fondateur de la famille missionnaire l'Évangile de la vie) ; Jean-Pierre Maugendre (Président de Renaissance catholique) ; Jean-Marie Le Méné (président de la Fondation Lejeune) ; Hervé Rolland (président de Notre-Dame de Chrétienté) ; Jeanne Smits (journaliste) ; Guillaume de Thieulloy (journaliste) ; Yves Weiss (président de Catholiques en campagne).

Les destinateurs commencent par s’en prendre à tous les candidats dénonçant « les querelles de personnes » et les « luttes de coulisses » qui « empoisonnent l’esprit public », concluant de façon péremptoire

« nous sommes contraints de noter que cette [campagne] n'est pas à la hauteur des enjeux16. »

Loin de prôner l’abstention, les signataires dont le prélat tiennent à préciser qu’il est hors de question pour eux de se « désintéresser de ces importantes échéances électorales » mais que leur vote « loin des appartenances partisanes et des affinités légitimes » sera motivé par un certain nombre de principes ou de valeurs énoncées par « de simples citoyens17 ».

C’est à ce titre, et à ce titre uniquement, que se placent les « principes non négociables » ainsi énoncées :

« Catholiques pratiquants ou Français de bonne volonté, nous voterons, conformément à la loi naturelle et aux indications du Pape Benoît XVI, en fonction des principes non négociables : la promotion de la vie de la conception à la mort naturelle, le soutien de la famille traditionnelle, et la liberté éducative des parents, nous semblent un minimum au-dessous duquel nous quittons l'état de droit pour entrer dans la barbarie18. »

En fait, ajoute Mgr Marc Aillet, «  un État, au service d'un clan politique » qui rayerait « la dignité de l'être humain de ses préoccupations » serait fautif et nocif. En conséquence, puisque « ces fameux principes non négociables sont le strict minimum que l'on puisse exiger d'un programme politique », le comité exprime la nécessité d’obtenir des candidats

« un positionnement définitif, qui orientera sans aucun doute notre vote et ceux de nos amis sur ces questions fondamentales pour le bien commun de la société. »

  1. Thierry-Dominique Humbrecht donne les nombres suivants pour La France en 2012 : 70 % de baptisés et 5 % de pratiquants,L'évangélisation impertinente, « Guide du chrétien au pays des postmodernes », Parole et silence, 296 pages, p. 93. 978-2-88918-069-1
  2. Né à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), le 14 avril 1937. Fils de Raymond Bagnard, mineur, et de Henriette Donet. Ordonné prêtre le29 juin 1965 pour le diocèse d’Autun. Nommé évêque de Belley le16 juillet  1987ordonné évêque le 4 octobre 1987 en la crypte d’Ars, prise de possession le même jour. Membre de la Commission Episcopale Nationale pour l’Unité des Chrétiens. Professeur au Petit Séminaire deSemur-en-Brionnais (1967-68) ; vicaire à la paroisse Saint-Sulpice de Paris (1968-71) ; professeur au Grand Séminaire d’Issy-les-Moulineaux(1971-74) ; supérieur du Grand Séminaire de Paray-le-Monial (1974-84).
  3. Revue diocésaine « Église des Pays de l’Ain », 20 mars 2012.
  4. Conférence des évêques de France, « Élections : un vote pour quelle société ? », [archive] 3 octobre 2011 ». Tous les textes encadrés sont issus de cette même source.
  5. Nous nous référons à cette source officielle : Discours du pape Benoît XVI aux participants au congrès promu par le parti populaire européenDiscours tenu le jeudi [archive] 30 mars 2006 dans la « salle des Bénédictions ».
  6. Référence donnée par le pape : Evangelium vitæ, n. 70.
  7. La notion de dignité ne fait pas l'unanimité en bioéthique. On peut se reporter à John RawlsA Theory of Justice, Cambridge, 1971p. 586, cité par Martha Nussbaum in Human Dignity and Political Entitlements, pp. 351-381 du rapport Human Dignity and Bioethics [archive], duConseil du président des États-Unis sur la bioéthique (en)mars 1998. Le grave problème de la fin de vie viendrait de la polysémie du terme.
  8. Une requête apparemment évidente mais qui prend un sens nouveau dans le contexte actuel. Nous y reviendrons.
  9. Élections : un vote pour quelle société ?, « Déclaration du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France au sujet des élections présidentielles et législatives de 2012 », 3 octobre 2011
  10. Message adressé « aux fidèles du diocèse de Fréjus-Toulon » [archive], du jeudi 29 mars 2012
  11. Évêque de Fréjus-Toulon depuis 2000, né le 21 septembre 1952,ordonné prêtre le 23 juin 1984consacré évêque le 17 septembre 2000. Fils de Joseph Rey, typographe, et de Marie Périer. Membre du Conseil pour la pastorale des enfants. Membre de la Communauté de l’Emmanuel. Aumônier du lycée Stanislas (1984-1985). Vicaire à la paroisse Sainte-Marie des Batignolles dans le 17e arrondissement de Paris (1985-1986). Supérieur des chapelains à Paray-le-Monial (1986-1988). Prêtre accompagnateur des séminaristes et des prêtres de l’Emmanuel (1988-1995). Curé de la paroisse de la Sainte-Trinité à Paris (1995-2000).
  12. « Congrégation pour la Doctrine de la Foi » ; « Note concernant l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique », approuvée par Jean-Paul II et publiée le 24 novembre 2002, nn.6 et 9.
  13. Termes repris mot à mot du discours du pape.
  14. Évêque de Bayonne depuis 2008, né le 17 avril 1957 à Parakou auDahomey (Bénin), entré au séminaire de Gênes en Italie au titre de lacommunauté Saint-Martin, ordonné prêtre le 3 juillet 1982, aumônier des lycées et collèges de Saint-Raphaël, ouvre l'école de théologie de lacommunauté Saint-Martin à Candé-sur-Beuvron dans le diocèse de Blois). Sa consécration épiscopale a lieu le 30 novembre 2008 en lacathédrale Sainte-Marie de Bayonne
  15. Lettre ouverte aux candidats aux élections, « À l'attention des candidats aux élections présidentielles et législatives », Le Salon beige, [archive] avril 2012.
  16. Sentiment de lassitude et d'agacement ressenti par la plupart des Français. On peut lire à ce propos : Présidentielles: les français déçus par la campagne [archive]Lyon Webzine du lundi 5 mars 2012.
  17. Les signataires ne sont pas assez « bornés » pour ignorer la fiscalité, l'immigration, la protection sociale et l'Europe, cruciaux pour [l’]avenir ».
  18. Ce terme, très fort, aurait pu créer une grave polémique si l'on en avait prouvé la connotation péjorative à caractère racial, tombée en désuétude, qu'il ne peut avoir dans ce contexte.
 

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La VRAIE crise n'est pas financière

Publié le par Bernard Bonnejean

 

Des intellectuels de tous bords en appellent au sursaut ;

pour faire face à la crise, une seule arme : notre culture.


« Sans le latin, la messe nous emmerde », chantait Brassens. Les langues antiques sentent la poussière, rappellent à nos souvenirs de vieux professeurs à lunettes et l'indétrônable Gaffiot ? Pensez-vous ! À en croire le succès du jeu vidéo God of War et l'engouement du public pour les productions hollywoodiennes qui font leurs choux gras de combats de gladiateurs, de royaumes légendaires et de héros homériques, l'Antiquité a, au contraire, plus que jamais le vent en poupe. À tel point que le gouvernement a même créé un prix Jacqueline de Romilly, destiné à récompenser les projets les plus créatifs de l'enseignement du grec et du latin. « L'esprit de ce prix, annonçait Luc Chatel fin janvier, est celui d'une conception exigeante, humaniste, ouverte, de la culture antique. C'est une passion pour la modernité de l'Antiquité ; c'est un engagement constant à transmettre cette passion ». Grec et latin ont beau être appelés « langues mortes », ils n'ont pas encore les deux pieds dans la tombe... Steve Jobs ne disait-il pas lui-même qu'il « échangerait toute sa technologie contre un après-midi avec Socrate » ?

 

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FÉLIX GAFFIOT

Docteur es Lettres, Professeur, latiniste,
auteur du dictionnaire.

 

Voyez-vous ça, un apprentissage plébiscité par le mythe de la modernité lui-même ! Alors pourquoi diable la France doit-elle se battre pour sauver sa culture, ses humanités ? Pourquoi la mondialisation devrait-elle nécessairement devenir l'ennemie de la diversité des savoirs ? C'est la question que se pose Sylvaine Poujade-Balthazard, professeur de latin à l'université de Rennes II, suite à la décision du gouvernement de fermer plusieurs licences de lettres classiques en raison des coupes budgétaires.
 

Schizophrénie
 

« Trop de moyens déployés, pour pas assez d'élèves », justifie le ministère. Et pour cause, si un jeune sur cinq apprend le latin au collège, ils ne sont plus qu'un sur vingt au lycée... Cette désaffection des filières classiques, Sylvaine Poujade-Balthazard l'explique avant tout par cette absence de pluridisciplinarité que l'on reproche si souvent au système français. « Nous avons proposé de sauver la licence par un projet Civilisations anciennes et modernité européenne, qui permettrait de mettre en perspective plusieurs disciplines et différentes époques. » Qui envisagerait, en effet, de devenir archéologue en ignorant tout de la langue de Platon et de celle de Cicéron ? Mais là est bien toute la schizophrénie de ceux qui nous gouvernent. D'un côté, Science Po réduit à portion congrue l'épreuve de culture générale de son concours d'entrée et le recrutement des professeurs de lettres classiques prévoit de ne plus comprendre qu'un oral ; de l'autre, sous la houlette du ministère de l'Éducation nationale, on réfléchit à la revalorisation de la culture antique autour de colloques aux noms aussi éloquents que Langues anciennes, mondes modernes. Refonder l'enseignement du latin et du grec. Tout un programme...

 

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C'est ce paradoxe qui est aujourd'hui pointé du doigt. La parole à la défense de notre culture : dans une tribune publiée dans Le Monde le 8 février 2012intitulée « En renonçant aux humanités classiques, la France renonce à son influence », écrivains et philosophes parmi lesquels Charles Dantzig, Régis Debray, Marc Fumaroli, Christophe Ono-dit-Biot, Erik Orsenna, Philippe Sollers et Emmanuel Todd en appellent au sursaut. Les humanités sont jugées « peu rentables, élitistes, coupées du monde » ? Mais, en fermant des classes, ne risque-t-on pas précisément de réserver, de fait, les lumières des Anciens à une élite ? Se priver de l'immensité de notre culture, c'est tirer une croix sur tous les Jean-Pierre VernantLucien Jerphagnon ou Jacqueline de Romilly que nous réserve la nouvelle génération, d'esprits avisés pour comprendre le monde de demain. Car, si dans les milieux favorisés, il y aura toujours un vieil oncle pour prôner les bienfaits de la culture antique, qui, sinon l'école, s'en chargera pour tous ceux qui n'ont pas la chance d'avoir les dialogues de Plutarque dans leur bibliothèque ? La voilà la vraie discrimination. Que l'on soit black, blanc ou beur, le latin, parlé dans tout le bassin méditerranéen, n'est-il pas notre patrimoine à tous ? Saint-Augustin lui-même n'était-il pas algérien [en réalité, latino-berbère romano-africain, né d'un père romano-africain, citoyen romain, et d'une mère, sainte Monique, berbère non romanisée] ?

 

Du bac L à HSBC...
 

« Nous sommes l'un des rares pays à ne pas comprendre à quel point la diversité de la culture peut nous apporter. Dans les pays anglo-saxons, les formations de lettres ou de sciences humaines sont très prestigieuses. Et personne ne s'étonne du fait qu'un grand patron soit diplômé d'histoire de l'art. » Pour Bernard Deforge, professeur de grec ancien et consultant chez PricewaterhouseCoopers, cabinet d'audit, on atteint les limites mêmes du brainstorming [« remue-méninges », « casse-tête »]« À quoi sert encore d'échanger des idées, si tout le monde a les mêmes ? Dans les écoles de commerce, si la culture générale est encore au programme, elle reste extrêmement standardisée. » 

 

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Celui qui a su mener de front deux carrières complémentaires se bat aujourd'hui pour introduire des profils littéraires en entreprise. Depuis six ans, l'opération Phénix a ainsi permis de créer plus de 150 CDI dans des grandes firmes telles que Coca, L'Oréal, HSBC, la Société Générale ou Renault pour des étudiants diplômés d'un master 2 de philo, d'histoire de l'art ou de lettres modernes... Qui a dit que le bac L ne menait à rien ? Tenez-vous le pour dit, Aristote et Virgile n'ont pas encore dit leur dernier mot. Il n'y a qu'à voir le succès de la collection Signets pour s'en assurer. Ces recueils de textes antiques autour d'un thème en résonance avec l'air du temps, proposés par les Belles Lettres, font fureur chez les étudiants en lettres classiques comme au lycée. Comment séduisait-on chez les Anciens ? Que pensait-on de l'homosexualité ? De la mort ? Le prochain à paraître, Hocus Pocus, nous révèle, ô stupeur, que Harry Potter n'a rien inventé. Eh oui, l'Antiquité avait déjà ses apprentis sorciers.

 

Par Victoria Gairin



© Le Point.fr - Publié le 16/02/2012 à 12:20 - Modifié le 16/02/2012 à 13:09

 

Que pourrais-je ajouter à cet excellent article sinon que la « crise », la vraie, n'est pas celle qu'on pense ? Les mêmes qui parlent de « civilisation » à tort et à travers veulent nous faire croire à une culture fondée sur le profit immédiat et le scientisme à court terme. Si on les laisse faire, ils ne détruiront pas qu'une langue mais toute la civilisation, la vraie, qui la porte. Le fait qu'on veuille supprimer la culture générale à sciences po démontre assez l'ignorance de ce que signifie réellement le mot « politique » pour un individu comme Guéant. C'est vrai que son domaine, c'est le respect du Droit, l'Ordre. Mais sa conception toute personnelle de la « civilisation » est la probable résultante d'une autre ineptie : l'identité nationale. On ne peut réduire un concept si complexe à un slogan démentiel digne d'un adjudant dans une caserne  « Je ne veux voir qu'une seule tête ! ». Courage, parents, élèves, étudiants, professeurs qui y croyez encore !

Bernard Bonnejean 

Publié dans culture humaniste

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Il serait temps !

Publié le par Bernard Bonnejean

 

de savoir à qui vous avez à faire !

Bernard Bonnejean, né le 10 juin 1950 à Ernée, dans le département de la Mayenne, est un écrivain français, auteur d'ouvrages critiques et biographiques, spécialiste de la poésie française des XIX et XXe siècles.  Ses analyses, souvent remarquées, portent notamment sur les poètes catholiques d'une période que Jean Calvet a appelé le Renouveau catholique des lettres.


Enfance et jeunesse

Bernard Bonnejean est le dernier d'un famille d'origine picarde du côté maternel et bourbonnaise du côté paternel.  Ses ancêtres paternels forment une longue lignée de maréchaux-ferrants et de forgerons, la plupart anciens Compagnons du Devoir. Profondément attachés à la République, une légende familiale raconte que l'un d'eux fut enterré de nuit, escorté par des Maçons, un œillet blanc à la boutonnière et portant un haut-de-forme noir. En guise de corbillard, une brouette aurait servi à transporter la dépouille. La famille, à défaut de preuves, n'a jamais ajouté foi à cette triste mascarade. En revanche, la mère de Bernard est fille d'une famille d'ouvriers agricoles pauvres des grandes plaines picardes. Le grand-père maternel ne savait ni lire ni écrire et c'est son épouse qui lui lisait le journal. Son mari en souffrit tant qu'il n'eut de cesse d'assurer une instruction élémentaire à ses nombreux enfants. Du côté picard, la famille connut trois invasions germaniques. Les trois se soldèrent par un exode. Les parents de Bernard Bonnejean furent contraints de prendre la fuite lors des événements de mai 1940. C'est de la débâcle lors de la seconde guerre mondiale que Bernard doit sa naissance, le 10 juin 1950, à Ernée dans la Mayenne. 

Les parents décidèrent d'y rester jusqu'en 1959, peu avant que Maurice, le père, ne prenne sa retraite de l'arsenal du Mans en 1960. Il travaillait comme forgeron hautement qualifié à l'ERGMAU. La famille Bonnejean s'installa alors à la CILOF, près de la gendarmerie du Mans, puis en 1961, avenue Jean Jaurès. Le père, secondé par son épouse, faisait office de sacristain de la paroisse Sainte-Jeanne-d'Arc de Coëffort sous l'autorité du chanoine Christian Briand, l'un des restaurateurs de ce chef-d'œuvre de style plantagenêt. Bernard fit ses études au gré des déménagements : à l'asile d'Ernée (école maternelle) ; à l'école primaire Saint-Joseph d'Ernée ; puis au collège Maupertuis au Mans, à la Psalette de la Cathédrale du Mans, à l'école Notre-Dame de la Flèche, et enfin dans un lycée catholique de Laval, chef-lieu du département de la Mayenne, où la famille revint s'installer définitivement en 1965. 

La carrière professorale

Sans en éprouver aucun complexe, Bernard Bonnejean fut professeur avant de commencer ses études, comme le permettaient les lois de l'époque, appliquées à l'enseignement catholique. Après avoir obtenu son baccalauréat, en 1968, il fut immédiatement nommé, sans autre préparation, instituteur stagiaire, de 1968 à 1970, exerçant les fonctions de professeur au collège Notre-Dame de Villaines-la-Juhel. Le maire d'alors était l'un des cosignataires des accords d'Evian : Robert Buron qui deviendra par la suite maire de Laval. 

Il y fera aussi la connaissance de l'une des administratrices du célèbre théâtre parisien de la Huchette, où l'on donne traditionnellement La Leçon et La Cantatrice chauve d'Eugène Ionesco. Le célèbre dramaturge a d'ailleurs résidé dans ce département en 1918 et 1919, en pension chez sa sœur à La Chapelle Anthenaise. Il en aurait d'ailleurs gardé un excellent souvenir.

Fin 1970, Bernard Bonnejean, sa demande pour la Coopération en Libye ayant été refusée en toute dernière minute à cause de son trop jeune âge (en réalité, les premières frasques de Khadafi indisposaient le Ministère), est incorporé dans l'Infanterie de Marine, au 3ème RIMa de Toulon. Après y avoir fait ses classes, il part pour deux courts séjours à la Guadeloupe, puis à la Martinique avant d'être envoyé pour une année environ en Guyane française au Quartier Loubère de Cayenne. Il en rapportera une expérience exceptionnelle acquise près des autochtones, descendants d'esclaves, marrons, chercheurs d'or, derniers survivants des bagnes, indiens de l'Inini et quelques Brésiliens. Il y confirmera sa conception universelle d'un monde unifié et cosmopolite, d'abord proche d'une conviction libertaire en partie innée et renforcée par mai 68, puis de plus en plus ordonnée au fur et à mesure que l'Église y prendra sa place.  

À son retour de Guyane, il est nommé directeur remplaçant de l'école primaire privée de Saint-Pierre-la-Cour. Il y acquiert son premier diplôme professionnel : le CAP, Certificat d'aptitude pédagogique à l'enseignement primaire, obtenu en 1972. En 1973, il est nommé au Collège Notre-Dame où il restera près de vingt ans, d'abord en tant que professeur d'enseignement général de collège (PEGC) en français et en histoire, puis en tant que professeur certifié de lettres modernes (CAPES). Les temps ne se prêtant guère à l'hyperbureaucratie actuelle, ses spécialités ne l'empêcheront nullement d'enseigner jusqu'à onze matières différentes dont le sport, la musique, le dessin et... la géologie. En 1990, nouveau certifié, il est tenu de ne plus enseigner que les deux matières de sa spécialité : le français/lettres et le latin. Il ne sera jamais à même de faire goûter le grec ancien à ses élèves, malgré le combat d'arrière-garde d'une Jacqueline de Romilly, pour ne citer que l'un de ses plus ardents défenseurs. De 1990 jusqu'à la fin de sa carrière, en 2004, il enseignera donc dans un lycée polyvalent catholique de Laval (enseignement général, technique et professionnel), aux postes de professeur principal et de coordonnateur de niveau. Il donnera aussi des cours en BTS et des cours de formation à la préparation du CAPES aux jeunes futurs maîtres des Pays de Loire de l'Académie de Nantes (Mayenne, Sarthe, Maine et Loire, Loire Atlantique et Vendée). Sa réussite à l'agrégation de lettres modernes en 1995 sera, en quelque sorte, le couronnement d'une carrière personnelle et professionnelle assez remplie. 

Sans être autodidacte à proprement parler, ce fils d'ouvrier n'aura dû ses réussites universitaires qu'à des études entièrement financées avec ses émoluments de professeur. Rien d'étonnant, donc, qu'il ait mis tant de temps à réussir ce que d'autres ont obtenu peu après leurs vingt-cinq ans. 

Le militant

Conjointement, en lien étroit avec sa mission d'enseignant, Bernard Bonnejean  fut aussi responsable de Commissions et d'Associations loi 1901 à but non lucratif. Il fut l'un des membres fondateurs de l'AMEP, Association Mayennaise d'Echange et de Partage dont il fut le secrétaire pendant plus de vingt ans, de 1972 à 2000 environ. Un professeur camerounais, Geneviève Tjouès, s'était aperçue que nombre de ses élèves filles élevaient seules leurs enfants et n'avaient d'autre choix que d'être entretenues ou exploitées par des souteneurs. Elle décida de reprendre des études de couture à Laval pour devenir formatrice. Il lui fallait aussi des capitaux. C'est dans ce but que fut créée l'association. Madame Tjouès rentra dans son pays munie du diplôme de couturière et devint directrice d'un établissement mixte, à la fois collège d'enseignement général et atelier-école de couture. Un industriel lavallois, trésorier de l'association, lui fournit les machines à coudre. Les jeunes-mères célibataires devaient y acquérir une profession et ainsi gagner leur autonomie financière sans être contraintes à la prostitution. 

Geneviève Tjouès fit parallèlement une carrière politique qui la mena à la députation de la Sanaga Maritime puis à la Condition féminine dont elle fut nommée responsable nationale du Cameroun. L'AMEP, ayant constaté qu'elle avait mené à bien la partie du projet qui lui incombait, est aujourd'hui dissoute.

En outre, dès 1990, Bernard Bonnejean fonda le LYPO, Lycée en Poésie, chargé de promouvoir les talents poétiques des adolescents et des adolescentes et de leur permettre une libre expression des sentiments que seule permet la poésie. Il fit en sorte de faire participer à la rédaction des poèmes, à celle d'un bulletin, à la constitution du jury, aux réunions trimestrielles et aux prix attribués, l'ensemble de la communauté éducative : lycéens et lycéennes, étudiants de B.T.S., membres des associations de parents d'élèves, professeurs, membres du personnel d'éducation, direction, CDI... L'expérience fut assez concluante pour qu'elle se poursuive bien après son départ de l'enseignement.

Le chercheur et l'écrivain

A l'origine

Il n'est pas d'écriture sans motivation. En outre, il est rarissime que ce soit les institutionnels qui imposent le thème d'une recherche universitaire. Ici, je passe de l'autobiographie à la troisième personne aux confessions à la première. Dans le paragraphe Le militant vous vous attendiez sans doute à y voir inscrites mes convictions religieuses.

En réalité, elles sont relativement récentes. Bien que je puisse me vanter de ne jamais avoir été anticlérical, mon tempérament et ma nature me portaient plutôt vers un théisme libertaire. Vous me rétorquerez sans doute l'originalité de cette posture ambiguë : un professeur de l'enseignement catholique incroyant. En fait, mai 68 a permis pendant longtemps ce type d'anomalie. En 1990, l'année où j'obtenais mon CAPES ma mère décéda subitement d'une rupture de l'aorte. Je n'avais cessé de me moquer de sa dévotion à sainte Rita de Cascia, patronne des causes perdues. Ses prières, me disait-elle, étaient dite à mon unique intention. L'événement de sa mort, peu étonnant en soi, fut immédiatement suivi d'une multitude de signes qui me conduisirent à une véritable conversion, sincère et, j'en suis certain, irréversible. 

La thèse et de doctorat

Le fait est que je n'eus pas à chercher sur quoi porteraient mes travaux. J'avais connu, quelques années auparavant, le Professeur Steve Murphy, spécialiste de la poésie du XIXe siècle et notamment de Paul Verlaine. Cet agnostique d'origine britannique anglicane fut quelque peu épouvanté quand je lui appris que je comptais écrire un mémoire de DEA sur le poète devenu prêtre catholique Louis Le Cardonnel. Il invoqua la neutralité laïque de l'Université pour justifier son refus. Très vite, cette idée initiale apparut assez fumeuse. Je fus ensuite tenté de travailler sur la stylistique des écrits de Bernard de Clairvaux, mon saint patron. Mais il m'aurait alors fallu me remettre au latin à un très haut niveau et changer une nouvelle fois de filière. Maître en lettres classiques (français-latin-grec), je m'étais spécialisé en lettres modernes. Me vint enfin l'idée de travailler sur ce que je savais le mieux pour l'avoir pratiqué et fait pratiquer : la poésie. Il me fallait en outre mettre mes convictions au service de la recherche. Et je proposais à Steve, le pauvre homme, un mémoire sur Les poètes catholiques français de 1870 à 1914. Je ne suis toujours pas revenu de son acquiescement, courageux et inattendu. 

Le DEA me conduisit logiquement au doctorat et à l'écriture d'une thèse  : Les Poètes français d'inspiration catholique (1870–1914), 2 vol., (695p.), dont vous trouverez les références ci-après. La thèse fut présentée devant un jury composé de M. le Professeur Pierre Brunel, Président de Paris-IV-Sorbonne, Président du Jury, de MM les Professeurs Denis Huë, médiéviste à l'Université de Rennes II Haute Bretagne, Henri Scepi de l'Université de Poitiers et Steve Murphy de Rennes II. Le jury m'accorda la plus haute distinction pour mes travaux : la mention très honorable avec félicitations du jury, lequel me recommanda vivement de faire paraître ce résultat de mes recherches chez un bon éditeur. 

Je commençai par m'acquitter d'une dette envers ma grande amie, Thérèse de Lisieux, en écrivant un ouvrage sur son œuvre poétique puis je m'enquis d'un éditeur possible qui reste, jusqu'à aujourd'hui, le plus important dans le monde sur les questions catholiques : les Editions du Cerf, dont la maison-mère est à Paris, mais qui possède de nombreuses succursales à l'étranger. 

Résumé bibliographique

• Deux recueils de poèmes, un aujourd'hui détruit ou disparu, sous le nom de Bernard Lescure, Un Quidam, La Pensée universelle, Paris, 1975 et un inédit Les Éclusiers sur le méandre

• Plusieurs poèmes primés dans des concours divers. 

• « Le Verlaine de Guy Goffette », Revue Verlaine n° 5, 1997.

• « Liturgies intimes, un recueil à redécouvrir »Spiritualité verlainienne, Actes du colloque international de Metz, (novembre 1996), Klincksieck, 1997 (ISBN 2-252-03171-9).

• « Huysmans avant À Rebours : les fondements nécessaires d'une quête en devenir »Le Mal dans l'imaginaire français (1850–1950), éd. David et L'Harmattan, 1998 (ISBN 2-7384-6198-0). 

• Les Poètes français d'inspiration catholique (1870–1914), 2 vol., (695p.), thèse de doctorat, Université de Rennes-II, 2003 ; Lille : Atelier national de reproduction des thèses, 2004.
• La 
Poésie thérésienne, Préface de Constant Tonnelier, Docteur en droit canonique et Chancelier de l’Évêque de Laval, Éditions du Cerf, Paris, 2006, II-292 p., (ISBN 978-2-204-07785-9), (FRBNF 40238743k).

La Thèse a été publiée en trois volumes autonomes

• Clio et ses poètesLes poètes catholiques dans leur histoire, 1870-1914, Préfacé par Dom Bertrand Gamelin, osb de l'abbaye de Solesmes, Éditions du Cerf, Paris, 2007, 354 p., (ISBN 978-2-204-08052-1)


• Le Dur Métier d’apôtre, Les Poètes catholiques à la découverte d'une réelle authenticité, 1870-1914, Préfacé par Olivier Bourdelier, Éditions du Cerf, Paris, 2009, 320 p., (ISBN 978-2-204-08053-8), (FRBNF 42011100g).

• 
Les Chemins d'un Éden retrouvé, à paraître aux Editions du Cerf.

Le Carmel chante la petite sainte

 

Voilà ! Ce qui est fait n'est plus à faire !

Bien amicalement,

Bernard 

Publié dans culture humaniste

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Les étrennes de louYse

Publié le par Bernard Bonnejean

 

louYse ?

 

louYse ? Qui c'est, louYse ? C'est elle ? 

 

 

 

Non, c'est pas celle-là et pourtant, Nantes, c'est ma ville préférée et j'aurais aimé y finir mes jours.

Comment, qu'est-ce que vous dites, vous croyez l'avoir connue ? Parce que je vous parle de Nantes ?
 

 

Mais non, voyons ! Toutes les Nantaises ne s'appellent pas Lulu ! En plus, je vous ai dit qu'elle s'appelait louYse, je ne vous ai jamais parlé de Lulu. En plus, elle n'est pas nantaise. 

Alors qui c'est, louYse ? Voici ce qu'en a écrit une journaliste.

Dès son plus jeune âge, Louyse LARIE baigne dans une atmosphère artistique assez colorée, puisque plusieurs peintres de renom font partie du cercle des intimes de la famille.

Modèle à l'âge de six  ans d'un  peintre à la notoriété internationale, Adèle Emery, la petite Montpelliéraine évolue gaiement dans cet atelier, et bénéficiant de l'enseignement de l'artiste, se laisse alors à commettre  dessins et peintures, activité qu'elle ne cessera d'exercer tout au long de sa jeunesse.

Après des études relativement paisibles, elle se lance  dans une carrière d'Éducatrice spécialisée, entre autres.

À côté de cette activité très prenante, Louyse participe avec beaucoup d'avidité à un atelier d'art  pendant six ans.

Après être passée de l'huile au pastel, Louyse utilise aujourd'hui principalement l'aquarelle, une technique grâce à laquelle le peintre montpelliérain peut donner libre cours à son imagination, à ses rêveries bucoliques et à son esprit fantaisiste.

Louyse s'approprie la technique à sa manière, hors du commun.

Elle fait  aussi  du dessin académique qu'elle retranscrit à partir de modèles vivants.

« Mon tempérament de nature indépendante et passionnée m'entraîne dans un univers qui tout à la fois me caractérise et me sied », reconnait volontiers Louyse LARIE.

« À partir d'observations de la vie quotidienne, j'emmagasine un certain nombre de clichés.

Dans la solitude de l'atelier, je puise ensuite dans ma mémoire le coup de foudre ou tout au moins l'émotion forte ».

Son œuvre est intimiste, chaleureuse, pleine d'une poésie aux couleurs voluptueuses, énigmatique parfois jusqu'à l'insolence, mais elle se nourrit aussi, d'autres fois, de mysticisme tendre et d'onirisme fruité.

« J'accorde une grande importance à l'atmosphère, j'aime donner la vie aux objets prétendus paradoxalement, "Nature morte". C'est un plaisir extraordinaire de jouer avec les formes et les couleurs ».

 Et dans ce domaine, justement, Louyse, ne se prive pas. Édouard Manet disait : « Le salon est un vrai terrain de lutte, c'est là qu'il faut se mesurer  ! » 

Louyse n'hésite pas, quant à elle, à rajouter, peut-être pour corroborer ces célestes propos : « Je suis convaincue, en effet, que c'est énormément stimulant d'exposer, cela permet de partager une passion commune et d'évoluer en conséquence ».

 Louyse sculpte  aussi la pierre chez elle et travaille l'argile.

L'artiste ne se contente pas de jouer avec la saveur de la couleur et la matière ; elle écrit des poèmes depuis sa tendre enfance.  

Vous aimeriez en savoir plus ? Je vous convie à aller la voir sur son blog : 

LE PINCEAU ET LE MOT À LA MANIÈRE DE LOUYSE

photo

Tableau de Louyse Larie. 


Mais c'est de mon cadeau que je voudrais vous parler aujourd'hui. De mes étrennes. Des étrennes de louYse. Figurez-vous qu'elle m'a envoyé un poème, ce poème précisément. 

 

Et si bonnes gens, que nous sommes, lui contaient !

À BYrd, sur le chemin de Déraisons et Rimes 2012,
 

Je le dénomme BYrd !
Vrai et faux oiseau, plus souvent écorché,
Ni sans ailes de plumes,
Ni sans la fine plume, pour Elles !
Ne peut être pour Elles, envers et contre voûte,
Que le fidèle complice, sans aucun doute !
Si tant est que, choisies et adulées,
Restent-elles, somme toute,
Toutes, en son âme !

Que l'on se rassure !
N'est pas de mauvais augure,
Celui, parfois, décrié ou chassé, aux ruses !
Celui dont il arrive, parfois, qu'eau pure
Ne ruisselle plus en son parler, qu'eau dure
Dût-il tourner le  dos aux cruches
Celles, à vrai dire, plus vides
Que celles pleines, y compris, celles augustes !

N'use plus que ce qu'il n'abuse,
Celui dont liberté, de nature,
Voler aux tréfonds de la dérangeante pensée
Peut plaire, ainsi aux buses,
Quand bien même langage serait dépassé !

Si l'on s'attarde, et j'en viens
Allègrement, comme il convient,
Synthèse personnalisée, ô grand bonheur nous revient !
C'est pourquoi, au gré de fantaisistes virgules,
Quelques touches, publiques en la matière, s'imposent !
En ce précieux instant, j'ose
Espérer, sur ce lieu, en être l'émule
Au point de cultiver l'envie de découvrir, à l'effet, à la cause,
Ci-dessous, couleurs de texte, au conciliabule,
Afin que textes de couleurs et saveurs de prose,
À son endroit, dès lors, s'accumulent ! 

Rendons à BYrd,
Son insolite et incontestable présence,
Fût-elle, quelquefois contestée, sur un goût de goujaterie !
Sa plume alerte a œuvré, non sans aisance, 
Non sans générosité,
Non sans pugnacité,
D'une vigoureuse et subtile facture,
Au profit de chacun des gribouilleurs
Que nous sommes, en l'absence de caricatures,
Égarés  sur ce chemin de rimailleurs ! 

Tandis que sempiternelle, la rime, ailleurs,
Demeure à conquérir, au demeurant !
Devrait-elle se réinscrire, l'an à venir,
Sans ombre ni frilosité,
Pour un avenir encore plus odorant et plus prometteur !

 

Bien amicalement,                              

louYse LARIE                                 

 


Merci, très chère louYse, pour ce poème vrai, sincère et — ce qui me plaît — que la basse flagornerie n'alourdit pas. C'est vrai que parfois, souvent peut-être, je suis comme vous dites et que je puis me montrer infréquentable. Mais vous verrez qu'un jour certains bourgeois bien « assis », selon le mot de Rimbaud, les mêmes qui ont célébré les lavallois célèbres — Ambroise Paré, le douanier Rousseau, Alfred Jarry — verseront une petite larme sur ma dépouille, les mêmes qui ne m'inviteront jamais de mon vivant, à cause de tout ce que vous dénoncez gentiment et d'autres choses encore. C'est que, comme je disais à une journaliste locale, qui aurait voulu me faire partager la liesse ubuesque de la droite municipale : 

« Les mêmes qui aujourd'hui célèbrent la mémoire de Jarry n'auraient jamais voulu l'inviter à déjeuner ».

 

Entre nous, ça m'arrange. D'une part, je n'aurais jamais sa réputation et d'autre part, je suis un tantinet sauvage.

Merci pour ce beau cadeau, Ma louYse

BYrd 
 

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Les Souffrances du jeune Werther

Publié le par Bernard Bonnejean

 

 

Roman de Johann Wolfgang von Goethe

traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen

"L'éditeur au lecteur", pp. 165-166

nouvelle traduction inédite de Bernard Bonnejean

avec l'aide de John Google

 

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La pauvre Charlotte avait peu dormi la nuit précédente. Ce qu'elle avait craint était maintenant sûr, et ses craintes étaient d'une manière qu'ils ne pouvaient ni prévoir ni la peur réalisé. Son sang si pur, si calme et fluide, était maintenant dans un état fébrile, et mille émotions déchiré ce cœur noble. Etait-ce le feu de câlins Werther elle sentit dans ses entrailles ? Il fut l'indignation de son audace ? Il était une comparaison malheureuse à son état actuel le jour de l'innocence, de paix et de confiance en vous ? Quel sujet de son mari ? Comment se confesser, une scène pour qu'ils puissent dire, et pourtant elle n'osait pas s'avouer ? Ils avaient depuis longtemps contraint les deux.

 G00880_0001_I.gifSerait-il le premier à rompre le silence, et au moment même où il serait inapproprié de faire un appel à son mari si soudainement ? On a craint que la visite de la seule nouvelle de Werther produirait une mauvaise impression sur lui, quel serait-il s'il apprenait qu'une catastrophe imprévue ? Pourraient-ils l'espoir de voir son mari, la scène dans sa vraie lumière, et jugés sans préjugés ? Et il peut être souhaité dans son âme, il lire ? D'autre part, il pourrait être un homme à qui elle est toujours ouverte et transparente comme du cristal, dans lequel elle ne cache jamais à cacher ou de masquer son affection pour tout le monde ? Toutes ces pensées lui submergé par le chagrin, et le jetèrent dans un cruel dilemme. Et encore ses réflexions sur Werther, qui était retourné à sa perte, elle ne pouvait pas abandonner, mais le besoin de se quitter, et qui sont les perdants, il n'y avait rien.ph040279.jpg
Bien, maintenant, ils ne pouvaient pas reconnaître, elle se sentait confus sur la façon dont elle pesé sur le malentendu qui avait grandi entre Albert et Werther. Les hommes bons, si raisonnable, a commencé des différences de sentiments secrets à la fois à un silence mutuel, chacun pensant à inclure le droit et le mal de l'autre, et tout était si confus et empoisonnés ce fut le moment décisif où tout dépendait du tout impossible de défaire les noeuds. Si la fiducie avait un gros plaisir plus tôt si l'amitié et la tolérance ont été ravivé, et a ouvert son coeur pour douce ecchymoses, peut-être notre malheureux ami, qu'il avait d'être sauvé.Werther.jpg
Ce fut une circonstance étrange. Werther, comme il ressort de ses lettres, n'avait jamais fait un secret de son désir de quitter ce monde. Albert avait souvent combattu, et il était parfois entre Charlotte et son mari émission. Ce dernier, parce qu'il a montré répugnance invincible de suicide, souvent avec une sorte d'amertume très étrange, son caractère, il a très peu à adopter une telle résolution, il est même permis de ridiculiser le sujet, et il avait son incrédulité à Charlotte communiquée.

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© Editions Gallimard, 1954, pour la traduction de Bernard Groethuysen

   

© Editions John Google, 2011, pour la traduction de Bernard Bonnejean

 

Si les chefs-d'oeuvre de la littérature étrangère vous sont inconnus à cause d'une malheureuse méconnaissance de la langue d'origine et que vous voulez remédier à ce regrettable état de fait, John Google et moi nous tenons à votre disposition pour la traduction. Pour un prix modique.

 

Avec la joie du plaisir rendu,

 

amicalement,

 

Bernard Bonnejean

Publié dans culture humaniste

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