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23 articles avec religion et culture

Le langage des signes

Publié le par Bernard Bonnejean


ou des faisceaux métaphoriques convergents

paru la première fois en décembre 2009


N'ayez crainte : en voulant me concilier les bonnes grâces de tous mes amis lecteurs, sans exception, j'ai résolu de rationaliser l'inexplicable. Or, cette démarche, loin de simplifier les faits bruts, implique un lexique complexe, car à en croire Nicolas Boileau :

Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement
Et les mots pour le dire arrivent aisément.

(L'Art poétique, 1674)

 

 
 

Nicolas Boileau

 

Or, on peut transposer a contrario cette maxime :

Quand on ne sait pas trop ce qu'on pêche, on noie le poisson dans les eaux troubles du Findus.

Ainsi, quand on demande à notre médecin-référent s'il faut se faire vacciner contre la H1 N1, grippe du cochon mexicain avant de se refaire une virginité signifiante sous le vocable pompeux de pandémie, le brave homme, ancien carabin en études normales pour temps normaux, se lance dans des explications emberlificotées, qui doivent davantage à la poétique mallarméenne qu'au Larousse médical des familles. Soyons indulgents : on l'a fait passer des rhumes de cerveaux classiques aux modernes coryzas, quand on ne lui a pas imposé la rhinite allergique perannuelle ou polinose. Tout ça pour que les morveux continuent à se moucher... Alors, face aux agressions contemporaines, nos médecins se notarisent. 

Mon cas est à peu près semblable. En tant que croyant, je suis persuadé que la Transcendance nous envoie des signes. Les plus parlants, les plus sensibles, ceux que, en tout cas, je reconnais sans difficulté comme tels, s'expriment sous la forme d'une similitude parfaite entre des événements n'ayant ni origine ni nature ni destination communes. Leur utilité ne peut souvent être immédiatement établie. Mais le fait est que la compréhension de ces signes, peut-être, paradoxalement, parce qu'elle n'est pas instantanée, permet le questionnement et la réflexion. 

 


 

                 Tout langage est un système de signes. 



Hier matin, je tombai sur la page d'un livre pris au hasard sur les rayonnages du couloir. Taisons pour l'instant le titre, l'auteur et la typologie de l'ouvrage en question !

Allons plus loin, même. Laissons-le pour l'instant là où il est sans plus s'en préoccuper. 

Je suis né à Ernée dans la Mayenne. Au mois de juin 1950. Ma famille faisait partie des victimes collatérales de l'invasion allemande de juin 1940. Originaire de l'Aisne, où elle a tout perdu, maison, mobilier, contenants et contenus, elle décida de rester dans le bourg qui l'avait accueillie. Je suis donc né mayennais de parents picards. Ma mère aurait voulu m'appeler Alain. Mes deux soeurs aînées ayant appris qu'Alain se disait "Alanus" en latin, entrevirent avec horreur le moment où l'archiprêtre, le chanoine Trideau, prononcerait la formule consacrée le jour du baptême : "Ego te baptismo, Alanus,..." Et l'on se mit d'accord sur Bernard. Or, je me permets de rappeler à mes lecteurs, que saint Bernard, patron de l'Europe, est connu, entre autres, pour avoir fondé la très célèbre abbaye de Clairvaux, qui n'est plus une abbaye, mais une des centrales les plus sévères et les mieux gardées de France. 

Donc, si vous m'avez bien suivi : juin 1950, dix ans après juin 1940, Alanus devient Bernard, dont le saint-patron est le fondateur de Clairvaux, devenue prison centrale.

J'ouvre maintenant le livre. Voici ce que vous liriez pages 136-137 :



LA PRIÈRE DE LA FIN

« Mentre che la speranza ha fior del verde »

DANTE

Purgatoire, III.

 

Seigneur, endormez-moi dans votre paix certaine

Entre les bras de l'Espérance et de l'Amour.

Ce vieux cœur de soldat n'a point connu la haine

Et pour vos seuls vrais biens a battu sans retour.

 

Le combat qu'il soutint fut pour une Patrie,

Pour un Roi, les plus beaux qu'on ait vus sous le ciel,

La France des Bourbons, de Mesdames Marie,

Jeanne d'Arc, et Thérèse, et Monsieur Saint Michel.

 

Notre Paris jamais ne rompit avec Rome.

Rome d'Athène en fleur a récolté le fruit,

Beauté, raison, vertu, tous les honneurs de l'homme,

Les visages divins qui sortent de ma nuit :

 

Car, Seigneur, je ne sais qui vous êtes.

J'ignore Quel est cet artisan du vivre et du mourir,

Au cœur appelé mien quelles ondes sonores

Ont dit ou contredit son éternel désir

 

Et je ne comprends rien à l'être de mon être,

Tant de dieux ennemis se le sont disputé !

Mes os vont soulever la dalle des ancêtres,

Je cherche en y tombant la même vérité.

 

Ecoutez ce besoin de comprendre pour croire !

Est-il un sens aux mots que je profère ? Est-il

Outre leur labyrinthe, une porte de gloire ?

Ariane me manque et je n'ai pas son fil.

 

Comment croire, Seigneur, pour une âme que traîne

Son obscur appétit des lumières du jour ?

Seigneur, endormez-moi dans votre paix certaine

Entre les bras de l'Espérance et de l'Amour.

 

Clairvaux, juin 1950. (La Balance Intérieure).

Vous avez bien lu : Clairvaux, juin 1950. Et quel poète, auteur de ces vers, était enfermé à Clairvaux, en juin 1950 ?  Lui :



         Entretien avec Charles Maurras

 

Charles Maurras, élu à l'Académie française le 9 juin 1938, reçu le 8 juin 1939, rallié à Pétain dès juin 1940, dénonciateur du régime démocratique, des juifs et des francs-maçons, jugé en 1945, condamné à la prison à vie, écroué à Clairvaux où il se convertit à la religion catholique avant d'être interné dans une clinique près de Tours en 1952, date de sa mort.

Et si Léon Bloy avait raison ? Si pour une raison que j'ignore et que je continuerai à ignorer longtemps, il m'était demandé d'évoquer la figure de ce nationaliste athée antisémite qui ne dut qu'à son grand âge de n'être pas fusillé ? Si, comme à Léon Bloy, on me faisait comprendre que ce signe a été pour moi seul et que "l'âme souffrante" de Maurras "m'appelle" ? Si enfin, comme dit Léon Bloy, nous cessions de nous comporter comme des imbéciles imaginant que tout, absolument, peut s'expliquer par la raison :

Un homme intelligent, un ingénieur, expliquera très bien que deux parallèles ne peuvent pas se couper à angle droit. Un pauvre homme incapable de comprendre quoi que ce soit et ne faisant usage que de sa raison, SAURA, sans pouvoir l'expliquerr, qu'il en est ainsi et qu'il a fallu, absolument, que les deux parallèles se rencontrassent pour que le monde fût sauvé. On ne démontre que le contingent, et cette démonstration est la besogne des esclaves. Le Nécessaire, c'est-à-dire l'Absolu, c'est-à-dire l'Eblouissement, est indémontrable, et les Amis de Dieu sont assis dans des demeures impossibles à concevoir dont ils n'auront jamais le souci d'étudier l'architecture.
(Mon Journal, II, 1899-1900, 8 août 1899).


En fin de compte, je reste parfaitement convaincu que la bêtise ne consiste pas en l'aveu de son ignorance, mais en l'explication raisonnée de ce qu'on ne comprend pas.

A bientôt, les Amis,

Bernard Bonnejean

Publié dans religion et culture

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Ce que je crois

Publié le par Bernard Bonnejean

 

Littérature

Complexité des enjeux

poétiques et spirituels

 

Conjuguer le Mystère de l'écriture et l'écriture du Mystère, voilà le défi auquel s'emploie Bernard Bonnejean. Le Mystère de l'écriture consiste à déplier la mécanique du style, incessant travail de la forme et du fond. Ceci est, comme l'indique le titre de l'ouvrage, un « dur métier », à jamais en chantier. La difficulté est comme redoublée si l'on postule que l'écriture touche au mystère de la foi, de Dieu, bref au Mystère.

 

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Comment articuler sans concurrence l'inspiration naturelle et le mouvement de la foi dépendant du rôle majeur joué par la troisième personne de la Trinité ? Cette articulation est-elle même possible sans que l'on soupçonne aussitôt le poète de prosélytisme (même déguisé), d'amateurisme, de mièvrerie ? Les interprètes n'ont pas manqué de tomber dans ce travers (voir les propos que rapporte l'auteur au sujet de Jammes avant et après sa conversion, p. 223). Question plus importante : la foi avec ce qu'elle suppose de contenus, de dogmes, d'histoire, de tradition présuppose-t-elle une forme particulière et privilégiée d'expression poétique ? Qu'en est-il dès lors de la liberté créatrice du poète ? À s'affronter ainsi à l'écriture du Mystère, de quelle manière le poète se révèle-t-il créateur sans démiurgie, sans orgueil ? Ceci entraîne ainsi une dernière interrogation (que le deuxième essai [p. 111-205] – le plus passionnant – s'ingénie à résoudre) : quel est le sens de la poésie ? « Sens » devant s'entendre comme signification et direction, postulant ainsi une compréhension métaphysique de la poésie.


BERNARD BONNEJEAN

Le Dur Métier d'apôtre. Les poètes catholiques à la découverte d'une réelle authenticité (1870-1914)

Paris, Éd. du Cerf, coll.« Cerf-Littérature », 2009- (13,5x22), 322 p.,32 €.

 

 

L'auteur se donne un cadre : les poètes catholiques du début du XIXe siècle, exactement entre 1870 et 1914. À relire ainsi Péguy, Verlaine, on peut mesurer combien la fibre spirituelle, loin de brider la créativité, peut exhaler un souffle prophétique et poétique d'une intensité rare lorsqu'elle rencontre un talent authentique, et ce loin de tout enrôlement. Pour ouvrir un commencement de réponse à ces interrogations, l'auteur étudie minutieusement les œuvres des poètes, en s'attachant à l’évolution de leur style. Sans raideur, mais avec une certaine technicité, il identifie trois champs de travail qui constituent les trois (gros) chapitres de ce livre touffu mais passionnant.

 

Le premier chantier concerne la délicate question de l'inspiration. L'auteur décrit la théorie de l'inspiration naturelle de Newman qui servira de matrice à la réflexion claudélienne sur l'inspiration (p. 52). La tentation a sans cesse été de délimiter la place du génie et celle de la grâce (p. 63). Comme à rebours, l'auteur part des positions officielles pour aller aux poètes, en traversant au passage les textes de Thérèse de Lisieux. Il arrive ainsi à Claudel, poète catholique (visant à l'universel) qui constitue la figure tutélaire du livre :



Le grand poète, que l'analyste distingue du poète de génie, doit aussi répondre à une vocation, en tendant toutes ses forces et toute sa volonté à accomplir une œuvre supérieure — il faut ici entendre une œuvre spirituelle — orientée dans le sens du beau, du bien, de la perfection (p. 100).


Cette vocation taraude la réflexion poétique de Claudel, partagé entre le poète et le saint : « Pour Claudel, il est toujours nécessaire de revenir sur l'idée que la poésie est essentiellement prophétie et inversement » (p. 109). Le mérite de ce chapitre est de refuser l'identification trop facile entre les deux figures. Elles méritent d'être distinguées pour elles-mêmes.

 

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Métaphysique et poésie

L'auteur engage alors une réflexion sur la portée métaphysique de la poésie (2e chapitre). Là encore, Claudel est, par son Art poétique, celui « qui contribuera à définir, de façon définitive, ce qu'est la poésie catholique vraie » (p. 113). Parce qu'elle s'intéresse au monde et aux choses concrètes, s'étonnant sans cesse de leur existence, la poésie est métaphysique. Elle répond à sa manière à la question traditionnelle : pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? La manière dont la poésie connaît les réalités du monde est alors décisive. La postulation métaphysique de la poésie s'accompagne d'une pensée du monde comme création. Une véritable théorie de la connaissance est nécessaire. L'auteur s'emploie à la décrire dans la poésie de Claudel en travaillant le texte difficile de l'Art poétique (p. 163-175), dégageant la trame philosophique et thomasienne du poète (p. 170 et p. 175-.184). Il y eut, selon l'auteur, des précurseurs : Baudelaire, Rimbaud (p. 152) et Mallarmé (p. 140) ont ouvert la voie avec des fortunes diverses. Les analyses se révèlent convaincantes même si personnellement nous résistons sur la pente métaphysique que l'auteur donne à Baudelaire. Elle n'est pas si ferme que ce dernier le prétend (p. 131). Si nous sommes d'accord avec l'auteur pour réserver notre jugement sur le degré du « catholicisme » baudelairien, il nous semble que des poèmes comme « Le goût du néant » (LXXX dans Les Fleurs du Mal) fragilisent une posture baudelairienne uniquement métaphysique (« Je contemple d'en haut le globe en sa rondeur / Et je n'y cherche plus l'abri d'une cahute. / Avalanche, veux-tu m'emporter dans ta chute ? » )

La théorie de la connaissance de Claudel minutieusement décrite établit une relation entre l'existence de Dieu et celle du monde créé en une vision théocentrique de l'univers. Cette connaissance n'est pas vantarde : elle ne prétend pas tout résoudre (voir les emportements claudéliens contre la science de son temps, p. 168).

Puisque toute chose existe au présent, le poète se fait le commentateur, le témoin et le contemplateur de l'instant où s'élabore perpétuellement la solidarité mystérieuse qui lie de manière indissociable l'homme et l'univers (p. 176).

 

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Cette solidarité s'exprime entre Dieu, l'Être seul définitivement et de toute éternité immobile en qui préexiste l'ordre parfait statique, et l'existence passagère et animée d'un mouvement perpétuel. Cette solidarité se traduit par l'idée de « vibration » suggérant cet aller-retour incessant de la créature entre deux forces : la fuite hors de son origine et la résistance que lui oppose la forme. Le poète est image du Poète suréminent qu'est Dieu : son rôle est de saisir la structure et la syntaxe de la nature, par la métaphore. L'auteur dégage avec beaucoup de subtilité la vision théocentrique de Claudel qui servira d'archétype à la pensée théologique de Balthasar (voir les p. 183-184). Notons les pages magnifiques consacrées au rôle du poète dans la création (p. 185-197). L'admiration de l'auteur pour Claudel n'est pas envahissante mais mesurée : il a « pu concevoir un système opérant qui donne un sens sinon vrai, du moins cohérent de l'esthétique poétique, ancré dans une religion reconnue par un grand nombre » (p.203).

 

Image du Poète suréminent
qu'est Dieu, le rôle du poète
est de saisir la structure, la syntaxe
de la nature, par la métaphore

 


Dernier dossier plus complexe : de quelle manière la conversion de tel ou tel poète

engage-t-elle un changement de facture de sa poésie ? La question vaut d'être posée tant la poésie catholique a voulu gagner une rigueur formelle au risque, plus ou moins avéré, de sombrer dans l'ennui. Autre question passionnante pour le théologien mais que l'auteur laisse de côté : la relation entre les dogmes et leur formulation :

Les grands mystères du dogme catholique peuvent-ils se développer pleinement dans une langue imparfaite, et dans une poétique qui servirait de moule à l'expression de sentiments qui pour être nobles n'en restent pas moins terrestres et temporels ? (p. 206).

La seule manière de répondre à la première question est de le vérifier dans le texte des poèmes. Suit une étude technique diachronique pour les cinq poètes. Verlaine reste comme souvent une exception laissant libre cours à l'imagination, « reine des facultés ». Chez Jammes, il y a corrélation explicite et voulue entre orthodoxie catholique et une poésie qui tend à la rigueur et à la discipline formelle. Chez Claudel, une étude de la répétition et aussi, plus inattendue, une étude du phénomène du « blanc », de l'espace entre les mots reconduisent le poète et la poésie, par analogie au grand poème de la création. Il y a interaction entre les intentions poétiques et le dessein spirituel. Chez Péguy, le dessein spirituel et métaphysique porte la conception de l'écriture. Cela ne se fait pas sans résistances (voir Victor-Marie, Comte Hugo qu'il aurait été judicieux d'analyser).

 

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Éloge de la vie spirituelle


Au terme de la lecture de ces trois dossiers, on peut s'interroger. Il est certes difficile de prouver scientifiquement, de manière indubitable, une symétrie parfaite entre les contraintes poétiques formelles et l'expérience chrétienne. D'ailleurs, les poètes lus y tendent sans y parvenir complètement. Est-ce si grave ? C'est tout le jeu de l'analyse que de nous plonger dans ce processus complexe. Ensuite, la volonté de délimiter les champs de compétence des uns et des autres est louable, mais ne risque-t-elle pas de scléroser le sens ? La révélation de la complexité des enjeux poétiques et spirituels évite les simplifications convenues et les terminologies abusives. En nous plongeant dans l'atelier du poète, l'auteur nous convie au mouvement (tout claudélien) de la vie spirituelle qui se déploie selon les charismes de chacun et en ce domaine, rien n'est jamais figé.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

P. J.-B. SÈBE




 

 

 

 

 

 

 

© Esprit & Vie n° 232 . Février 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans religion et culture

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Cadeaux personnels

Publié le par Bernard Bonnejean

 

Pas sûr que ça marche : 

 

mais qui ne risque rien n'a rien.

 

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Je laisse les liens. Profitez de l'aubaine, si on nous le permet. En tout cas, c'est de bon coeur !!

 


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Bon 

 

 

 

 

 

 

 


 

Chers amis de Priceminister et d'Overblog,

si je commets une faute,

dites-le moi gentiment sans me punir.

C'est juste pour faire plaisir à mes amis.

 

Bernard Bonnejean,

auteur de La Poésie thérésienne,

le livre des deux publicités reçues dans ma boite-mail. 

Publié dans religion et culture

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Mes étrennes

Publié le par Bernard Bonnejean

 

Un beau cadeau

dont je vous fais dépositaires

  

La modestie ? Sacha Guitry a, une fois de plus, montré ce que cachait cette « vertu » dans une phrase dont la causticité, pour une fois, n'est pas masquée par l'humour :

 

« Il n'y a pas de gens modestes. Il y a des ratés qui ont la prétention d'être modestes — et qui font les modestes pour faire croire qu'ils ne sont pas des ratés ».

 

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Pour ma part, j'ai peur que la modestie ne soit née avec l'hypocrisie bourgeoise, la fameuse politesse qu'on inculque aux enfants des riches pour ne pas effaroucher les enfants des pauvres. Quelque chose dans ce goût-là :

 

« Tu as la chance d'être né dans une famille où l'on ne manque de rien. Tu es beau, intelligent et parfois charmant. Tu réussiras dans la vie comme ont réussi tes pères. Mais, je t'en supplie ! Tais-toi ! Sinon, ils vont venir te casser le hochet que la bonne fée t'a donné dans ton berceau ; et ta maison ; et ta femme ; et ta voiture ; et tes privilèges ».

 

Eh bien moi, je vous le dis tout net ! Le Bon Dieu m'a gratifié de dons et je ne vois aucune raison pour les cacher comme des parties honteuses de ma personnalité. Et je n'aimerais pas qu'on me servît cette sentence d'Alfred Capus : « Il  n'a qu'une qualité : il est modeste. Et il s'en vante ! »

 

Et si vous avez la sagesse que je crois — sinon quels vicieux vous seriez à venir comme Alanus me renifler du matin au soir pour embrener le quartier de mes pets de travers ! — vous accepterez que je vous en fasse part.

 

Le service de presse de mon éditeur m'a envoyé les trois dernières critiques de mes livres. Et, franchement, je suis fier et je vous offre cette fierté d'ami.

 

REVISTA DE ESPERITUALIDAD

69 (2010)

 

BONNEJEAN, B., La poésie thérésienne, Paris, Les Éditions du Cerf, 2006,. 302 p. 13,5 x 21,5 cm.

 

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Bernard Bonnejean es doctor y agregado en letras, especialista de la poesía del siglo xix, especialmente de Verlaine y de los poetas católicos. Por su parte, el prologuista Tonnelier — capellán de las carmelitas descalzas de Laval y canciller de su obispado— es bien conocido por sus muchas obras, las más notorias, de tema teresiano-lexoviense.

El objetivo de este libro es elencar y explicar los temas y motivos de la poesía de santa Teresa del Niño Jesús y de la Santa Faz o Teresa de Lisieux. Como escribe en francés la santa carmelita, es un francés quien analiza un tema literario de esta magnitud. En once capítulos hace una lista de temas generales y concretos. A saber (traduzco; entre paréntesis, los epígrafes): I. El jardín de Teresa (jardín de infancia, catecismo de la naturaleza, jardín de Jesús); II. La fiesta de los sentidos (luz, perfumes, música) III. Los licores preciosos (agua, leche, sangre); IV. La fraternidad (humana, espiritual, con el cielo); V. El amor (paternidad-maternidad, vivir de amor, sufrimiento-abandono-amor); VI. Las armas de Teresa (pobreza-humildad, castidad-inocencia, obediencia-servicio); VII. Los esponsales (noviazgo, vocación de la esposa, amor esponsal); VIII. La Virgen (de la infancia, devociones marianas, modelo de humanidad); IX. El Jesús de Teresa (encarnado, escondido, salvador-misericordioso); X. La Eucaristía (instrumentos, vida, víctima de holocausto); XI. Los novísimos (infierno, purgatorio, paraíso).

¿ Quién dijo que Teresa no era una teóloga ? Si el índice del libro recuerda al de un manual de teología espiritual... Evidentemente, los temas que trata Teresita son temas de toda una autora mística, ya que, por ejemplo, el purgatorio lo relaciona directamente con «el Amor», que es uno de los nombres que ella da a Jesús. Así que nada de dura letra del dogma, sino suave y fe­liz experiencia espiritual de las cosas de Dios (por más duras que parezcan y que sean). El autor no se conforma con un simple elenco de temas dentro del ámbito de las poesías teresianas, sino que ha buceado en todos los escritos de la santa de Lisieux y cita del mismo modo poemas, canas, obras mayores y menores. El índice de abreviaturas y si-glas initial facilita la comprensión de la lectura, ya que igual salta el autor de un poema a una carta como a otro poema o a uno de sus manuscritos más famosos (los tres de la Historia de un alma). Para completar la excelencia de la obra, faltaría un indice doble final: de nombres y citas (bíblicas especialmente). Así se podría seguir mucho más de cerca la evolución de la sensibilidad poética de esta doctora de la Iglesia que cada vez nos sorprende mas al ser investigada en muy diversos ámbitos. Aquí lo ha sido el literario-poético; en otro lugar, lo sera el dogmatico; y en otro, el psicológico. Todos los estudiosos tienen materia para sacar del pozo; llevamos más de un siglo y la cosa no se agota. El autor ha sabido beber del propio pozo (cf. G.Gutiérrez) teresiano (francés, francófono y decimonónico) y nos ofrece una obra acabada, reluciente tanto en su forma como en su contenido. Que nos aproveche, pues, a todos.

IHT

 

THEOPHILYON

Revue des facultés de théologie et de philosophie

de l'université catholique de LYON 

Tome XV - Vol. 2 (2010)

 

Bernard Bonnejean, Clio et ses poètes. Les poètes catholiques dans leur histoire (1870-1914), Paris, Les Éditions du Cerf, 2007,. 354 p. 

 

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Avec cet ouvrage, Bernard Bonnejean, docteur, agrégé, spécialiste de la poésie du XIX° siècle, auteur notamment d'un livre sur la poésie thérésienne, initie un vaste essai sur la poésie catholique moderne à ses débuts, c'est-à-dire à partir de Verlaine dont il juge — à la suite de Claudel — qu'il est le premier à pouvoir répondre à cette appellation « en ce sens que le sentiment chrétien, le dogme chrétien, ne fut pas pour lui un thème occasionnel à développements et à déclamations, mais l'aliment essentiel de son âme, de son coeur et de sa pensée... ». Or l'époque, on le sait, et les décennies qui suivirent jusqu’à la première Guerre mondiale, furent particulièrement agitées dans leurs rapports entre l'Église et l'État : de l'instauration d'un gouvernement d'ordre moral sous Mac Mahon à la Séparation de l'Église et de l'État, le bouillonnement anticlérical lié à la naissance et au développement de la laïcité ne pouvait manquer de se répercuter sur les âmes naturellement portées au spirituel que sont les âmes des poètes. Ce fut une ère de conversions spectaculaires, parfois jaillies dans le creuset d'une ambiance matérialiste et positiviste désespérante — comme celle de Claudel —parfois vécues dans l'incompréhension de l'entourage — comme celle de Péguy —. Mais l'auteur n'en reste pas à ces deux figures les plus célèbres ; pour notre plus grande joie, il évoque des auteurs trop oubliés — et pourtant magnifiques ! — Milosz, Marie Noël, Francis Jammes... — ou mal connus dans leur complexité — Max Jacob — enquêtant, à chaque fois, sur « le poids de leurs origines » et suivant pas à pas leur évolution spirituelle — telle, du moins que la laissent voir leur vie publique et leurs œuvres. Aux trois chapitres d'une analyse minutieuse et souvent très éclairante succède un tableau chronologique détaillé de la période permettant de resituer les événements artistiques, scientifiques et littéraires dans leur contexte politique et religieux. Instructif aussi...

Ariane Merceron-Vicat 

 

THEOPHILYON

Revue des facultés de théologie et de philosophie

de l'université catholique de LYON 

Tome XV - Vol. 2 (2010)

 

Bernard Bonnejean, Le dur métier d'apôtre. Les poètes catholiques à la découverte d'une réelle authenticité (1870-1914), Paris, Les Éditions du Cerf, 2009, 320 p. 

 

9782204080538

Après les avoir resitués dans leur contexte historique et social à l'occasion de son précédent livre, Bernard Bonnejean poursuit son étude sur les premiers poètes catholiques de la modernité — qu'il considérerait volontiers comme les premiers vrais poètes catholiques... —en réfléchissant sur la spécificité de leur poétique. Scrutant avec la précision qu'on lui a reconnue l'œuvre de Verlaine, Jammes, Claudel et Péguy au fil de leur évolution spirituelle, s'appuyant sur les plus avertis de leurs exégètes, l'auteur pose l'une après l'autre les questions essentielles de la source, du sens et de la forme d'une telle poétique.

Une fois analysée la façon dont les poètes concernés ont résolu — chacun à leur manière — le problème toujours délicat de la dualité entre le corps et l'esprit, Bonnejean, convoquant notamment Bergson, se pose la question de l'inspiration. Commune à tout créateur, celle-ci est bien sûr particulièrement sensible chez le poète catholique, à la fois convaincu d'une transcendance divine à l'œuvre dans l'activité humaine et conscient d'avoir à transmettre sa foi en cette transcendance — laquelle est pour lui, rappelons-le, créatrice du monde et de ses merveilles. Dès lors surgit une autre question : l'inspiration du poète est-elle de même nature, de même essence que celle du prêtre ou du saint, « infusés » de l'Esprit-Saint ? ou bien, si ce n'est pas le cas, sont-elles compatibles ? Et quelle valeur spirituelle convient-il de leur attribuer ?

De l'Antiquité, qui, déjà, assignait une fonction métaphysique à la poésie, à Verlaine, premier poète catholique moderne, en passant par Dante, Pétrarque et Boccace qui assimilaient dès leur époque théologie et poésie, l'auteur s'arrête sur les étapes de l'évolution du sens — « direction » autant que « signification » — conféré à la poésie. Il démontre de quelle manière Poe et Baudelaire ont préparé la vision théocentrique claudélienne, à travers leur intuition d'une analogie entre la Création et la création artistique qui en est le symbole. Il constate, en outre, le relatif échec de Mallarmé et Rimbaud, l’un dans le rêve, l'autre dans la révolte, impuissants, l'un comme l'autre, à aboutir dans leur quête désespérée d'absolu. Pour qu'ait pu se faire jour un système cohérent où coïncident parfaitement le symbole poétique et le symbole religieux, il fallait au symbolisme, si l'on en croit l'auteur, une dimension, une perspective spirituelle que ces poètes n'avaient pas et que, converti, Claudel découvrit essentiellement à travers l'étude de la Somme théologique de Saint Thomas. À cette condition seule, le poète pouvait déboucher sur « une acception sereine du monde, une expérience fondée en raison et en foi de son existence et de sa signification... »

Troisième et dernier point d'analyse : la forme. Les poètes catholiques, soucieux, comme tous les autres, de faire correspondre au mieux le signifiant et le signifié, useraient-ils de matériaux et de techniques stylistiques qui seraient particulièrement propres à traduire leur foi ? Il s'agit ici de savoir non pas tant si les auteurs ont intentionnellement choisi telle ou telle forme, que s’ils emploient — de fait — des tournures spécifiques à une attitude spirituelle catholique. Aussi, Bonnejean cherche-t-il à voir dans quelle mesure la conversion de ces auteurs a — ou non — entraîné un changement formel dans leur poétique. Cette partie d'étude, très rigoureuse et détaillée, est particulièrement passionnante : il serait dommage d'en déflorer ici les résultats. Révélons-en au moins un, qui ne nuira pas à l'envie d'aller lire l'ouvrage : Le retour très fréquent à l'alexandrin, chez l'écrivain devenu catholique... Que faut-il en conclure ? L'auteur s'appuie ici encore sur Claudel : selon lui, alors qu'il est déjà du caractère français, raisonnable et rationnel, de rechercher le « construit » et l'« achevé », il est plus encore du poète catholique français de vouloir « se départir d'une originalité formelle et rhétorique où l'artiste ne s'ingénierait qu'à faire valoir son génie propre... » au profit d'un style « strict, sévère, voire formaliste ». Sur ce point simplement, l'analyse nous semble un peu courte : Si précisément l'alexandrin était, au XVIIe siècle, le grand vers classique, n'était-ce pas, qu'au-delà de ses vertus reconnues de rigueur et de lyrisme, il représentait, à l'insu même peut-être de ceux qui l'employaient, quelque chose de l'harmonie universelle, et que, de ce fait, il se trouve constituer l'instrument idéal de l'expression poétique catholique ?

Ariane Merceron-Vicat

 

Acceptez ces étrennes en hommage pour votre amitié qui m'est un remède et un viatique. Permettez-moi d'en faire aussi le don à la mémoire des chrétiens coptes persécutés par des fous qui n'nont rien de croyants.

À bientôt,

Bernard

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Une surprenante image

Publié le par Bernard Bonnejean

An hini zo sot hag a oar
A zisod pa gar

 

 

IMPORTANT

 

 

samedi 7 février 2009

 

 

Pardonnez- moi, mais j'ai livré à votre appréciation cette bannière, conséquence vitale de mon existence, sans même vous en avoir donné les clefs essentielles. En 2001, à la suite d'un événement extrêmement grave, tout ce qui faisait ma vie et mon bonheur a été radicalement bouleversé de fond en comble. Complètement perdu, abasourdi, sans repères autres que mes amis et ma famille, j'ai remis ma destinée à deux êtres qu'aujourd'hui je chéris par dessus tout : un moine bénédictin [B] et une religieuse [MA] fondatrice et prieure de la [NA], une communauté peu connue chargée de soulager toutes les détresses. Au fur et à mesure que les blessures se cicatrisaient, il m'était donné de comprendre. Ce que j'ai compris, je l'ai rendu sous la forme de cette bannière qui dit TOUT. J'en ai donné l'explication à B et à MA dans une lettre datée du 24 mai 2004. C'est elle que je vous livre aujourd'hui.

 



MA BANNIERE

  

 

 

« Et faisoit porter devant elle son estendart, qui estoit pareillement blanc, ouquel avoit deux anges tenans chacun une fleur de liz en leur main ; et au panon estoit paincte comme une Annonciation (c'est l'image de Nostre‑Dame ayant devant elle ung ange luy presentant un liz) »

 

 

 

 

 

 

 Qui aurait cru qu'un jour j'oserais vous faire part de ces folies ? Sûrement pas moi !

C'est un cadeau énorme que je vous fais là ! Le comprendrez-vous ?

 

 

Je le dédie au vieux bébé de Drancy

et à tous les bébés, de Drancy ou d'ailleurs,

qui ne sont jamais devenus vieux

 

 

Lundi 24 mai 2004,

 

Petite sœur et grand frère chéris,

 

Dans l’attente du combat du premier juin, lendemain des fêtes de la Pentecôte, voici les armoiries que m’a données l’Esprit Saint en ce dernier dimanche. Elles ont besoin d’un minimum d’explications et c’est ce que je vais tenter de faire aujourd’hui.

 

Les couleurs dominantes, disposées en bandes verticales, sont celles de la NA : d’or et de gueules. La première est la couleur de l’Esprit Saint, comme me l’a appris B, et en même temps figure la royauté du Christ ressuscité et rédempteur. La seconde symbolise son sang « versé pour la multitude en rémission de nos péchés ». Ce sont aussi, souvenez-vous, celles des pavillons des basiliques et des cathédrales, rappelant les anciennes couleurs du Vatican, siège de l’Eglise chrétienne.

 

Sur fond or, vous reconnaissez la petite Thérèse en haut à droite du Christ. C’est la place d’honneur, encore que ce mot n’ait pas le même sens au Ciel et ici-bas.

A la même hauteur, du côté droit, est la Vierge du Sourire, Notre-Dame des Victoires, qui l’a sauvée d’une maladie nerveuse très grave. C’est la Vierge invoquée par Marie, sa sœur, et priée par toute la famille Martin lorsque tout allait mal pour la petite fille, et même, plus tard, lors de son agonie, lorsqu’elle sera plongée dans les ténèbres de la nuit de la foi. C’est aussi, pour moi, celle qu’a prié MA, il y a quelques mois (s’en souvient-elle encore ?) et celle qui trône désormais dans sa chapelle, à la suite d’un don effectué la veille d’une de mes visites.

En bas, à la droite du Christ, c’est Bernadette, le premier bras droit de Thérèse, celle dont le père a été condamné injustement à la prison pour un larcin qu’il n’avait pas commis. Elle se charge pour l’instant du droit et de la justice, fort discrètement mais très efficacement, selon son caractère. Elle reste bien sûr liée à Notre-Dame de Lourdes où je me suis rendu récemment avec Momo, et à ma prière quotidienne à la Reine des Cieux et Maîtresse des Anges, qui se termine par « Ô Divine Mère, envoie les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi. Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous. »

A sa gauche, Gemma, la patronne de la NA, second bras droit de Thérèse, aussi amoureuse de Jésus qu’elle. Thérèse l’a nommée ministre de la purification et des affaires spirituelles. C’est elle qui est chargée de demander ma conversion.


Thérèse et la Vierge sont tout pour moi, à la fois ; Bernadette et Gemma sont mes filles adoptives, celles que j’aurais aimé avoir si j’avais été père. Toutes ont des traits communs de caractère, malgré leurs différences : tenaces, parfois jusqu’à l’entêtement, elles ne lâchent jamais prise, et malgré leur douceur, et aussi leur humour, elles restent fermes dans leurs décisions, constantes dans leurs avis, leurs conseils et leurs demandes, et fidèles dans leur amour et leurs amitiés. En un mot, on peut vraiment compter sur elles, contre vents et marées.

 

Sous chacune d’elle, est inscrite le quart de la réponse que Jeanne d’Arc a faite aux juges qui lui demandaient si elle était dans la grâce de Dieu. Elle a eu alors cette réponse sublime : « Si je n’y suis, Dieu m’y mette ; et si j’y suis, Dieu m’y garde ! » L’ensemble de cette réponse n’a pas été partagée au hasard.
 

A Thérèse revient la plus mauvaise part : « Si je n’y suis ». Personne aujourd’hui n’oserait retenir cette hypothèse comme une réalité. Mon petit docteur [il s’agit de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Docteur de l’Eglise] a fait ses preuves, encore plus après sa mort que de son vivant. Mais, humble et infiniment aimante, elle accepte volontiers de se charger de ce petit fardeau, elle qui accepta avant de mourir de rester en purgatoire, sur le modèle de Thérèse d’Avila, pour sauver les âmes. Du reste, elle fut très tôt rassurée par Anne de Jésus, vue en rêve, qui lui rapporta que le Ciel l’aimait et qu’il était content d’elle. Merci tout de même de t’être réservée la part la moins noble, toi qui signais « rel.carm.ind. » c’est-à-dire « religieuse carmélite indigne », sauf quelques rares fois où tu n’en étais pas convaincue du tout, ce que j’espère prouver dans mon livre : je te reconnais bien là, ma chérie.

La Vierge a pris « Dieu m’y mette ». C’est assez logique finalement, et assez attendu. Elle aurait pu ajouter : « Pourvu que je le lui demande ».

Bernadette, malgré sa modestie, se voit distribuer : « et si j’y suis ». Souffra-t-elle assez pour qu’on puisse encore penser le contraire ?

Mais ce qui me fait le plus plaisir, c’est la part de Gemma : « Dieu m’y garde ! » Pour un ministre des affaires spirituelles, la Providence ne pouvait faire mieux. Je sais pour ma part que Dieu m'aime comme son fils, et je demande instamment à Gemma de me garder en son amour.

 

Je ne m’étendrai pas outre mesure sur les deux inscriptions en hébreu, tout droits tirées de la conférence de MA que je me contente de reproduire ci-après :

 

 

« Il s’est penché sur son humble servante ».

On voit dans cette attitude toute l’expression de la miséricorde du Père où le mot « penché » implique une immense tendresse. Or, il n’y a pas d’Eucharistie sans l’expression de la tendresse de Dieu.

Il existe une autre racine qui forme doublon : h’essed, qui traduit « fidélité », « bienveillance », « amour », « faveur », « loyauté », « bonté ». Et la Vierge dit dans le Magnificat :


« Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent ».


Or, on ne peut « être dans la grâce de Dieu » sans sa miséricorde. Les deux notions sont non seulement complémentaires mais intimement liées, l’une ne pouvant exister sans l’autre. Dieu seul est parfaitement saint, mais comme l’a dit Thérèse, puisque « nos justices ont des taches » à ses yeux, il nous faut lui demander d’exercer sa miséricorde afin qu’il soit lui-même notre sainteté.

 

La bande la plus large sur fond rouge est aussi la plus chargée.

 

La figure centrale en est le Christ, ou plus exactement son Sacré-Cœur, auquel je me suis consacré, qu’il montre de la main. C’est en sa direction que regarde la Vierge du Sourire. C’est elle aussi qui prononce ces paroles des Noces de Cana, alors que son Fils se faisait tirer l’oreille : « Faites tout ce qu’il vous dira », écrit ici en grec, parce que le texte latin de la Vulgate est pesant et inélégant. La victoire est à ce prix : la miséricorde divine ne peut s’exercer que, selon Thérèse et Faustine notamment, dans l’abandon, la confiance et l’amour.

J’ai fait de cette première parole la première partie de ma devise, la seconde étant figurée en bas : « Duc in altum », « Va au large », c’est-à-dire comme le connote le mot altum, « plus loin, plus haut et plus profond ». J’aurais pu ajouter « sans avoir peur ».

Ce « Duc in altum » est ponctué trois fois par deux figures diamétralement opposées et un groupe qui assure la transition entre le Christ sur lequel il est représenté et le sommet de la terre, puisqu’il pose le pied sur la lettre la plus haute de la citation, le « t ».

Commençons par les deux figures symétriques : à la droite du Christ est saint Bernard, mon saint patron. Il est assis en chaire, comme l’enseignant et le docteur qu’il est, tenant d’une main un livre, symbole de la sagesse et de la vérité révélée. Il porte l’autre à sa poitrine, en signe d’allégeance, de fidélité et d’hommage, dans le sens médiéval du terme.

L’autre est Jeanne d’Arc, vénérée par Thérèse, la patronne de la France et la libératrice des âmes autant que des corps. Je l’ai voulue en habits civils, alors qu’elle rendait visite au Dauphin, avant de commencer vraiment sa mission. Plus que la guerrière, c’est la jeune fille qui m’agrée davantage, celle qui laissa tout pour servir Dieu, son roi, l’Eglise et son pays. Mais elle porte déjà l’étendard qui plongera l’ennemi dans le désarroi et la crainte.

Tous deux s’apprêtent à combattre, plus avec les armes de l’amour et de la foi, qu’avec les armes de la guerre.

 

Un chérubin apporte à l’un un bouclier et à l’autre un casque, armes de défense.

Mais un troisième chérubin semble extraire une longue épée de la tête du Christ, pour marquer que le combat sera aussi offensif et qu’il sera mené par l’Esprit en personne.

 

Les trois anges [un cadeau magifique de Mgr AM, archevêque] qui figurent sur la tunique du Christ sont, bien sûr, Jubilate, Miséricorde et Gaudete.

 

Celui qui occupe la place la plus élevée est Gaudete, mon Ange Gardien : c’est lui qui a extrait le glaive de la tête du Christ. C’est le seul combattant des trois, lui qui me délaisse parfois, sur ma demande, pour aller protéger les petits enfants contre les assaillants, avec des troupes d’anges, envoyés par la Vierge, la patronne de mon tribunal céleste. De la main droite, il désigne le « Duc in altum » et de l’autre, comme pour confirmer l’inscription, il désigne le large.

Le deuxième ange est Jubilate. Lui aussi regarde le « Duc in altum », les mains jointes, en prière, comme nous le faisons tous les soirs.

Le troisième est Miséricorde. C’est lui qui pose le pied sur le « t » de « altum » assurant ainsi le lien entre l’ici-bas et l’Au-delà. Son geste de la main rappelle celui du Christ enseignant, l’index et le majeur réunis.

 

Je crois avoir été complet. Voici dans quelles conditions s’annonce le combat contre la maladie.

 

Je terminerai par cette parole donnée pour moi à MA, lors de ma visite chez elle, le 17 janvier dernier :

 

« Sois sans crainte. Continue de parler, ne te tais pas. Car je suis avec toi, et personne ne mettra sur toi la main pour te faire du mal, parce que j'ai à moi un peuple nombreux dans cette ville. »

 

C’était dans la lecture de vendredi dernier… Dieu ne saurait mentir ! !

 

Mes petites saintes, mon saint patron, mes anges et moi-même vous embrassons et vous demandons de nous joindre à notre combat par la prière.

 

Bernard

 

 

Voilà, mes nouveaux amis de l'Île des Poètes Immortels, c'est à vous aujourd'hui que je transmets le flambeau pour vous remercier de m'accueillir parmi vous. Merci à Samia pour sa bienvenue. Je signe de mon vrai nom :

 

Bernard BONNEJEAN

 

Publié dans religion et culture

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Ils causent de moi

Publié le par Bernard Bonnejean

 

 

 

Dans le quotidien national La Croix


« Ça ne se fait pas ! C’est indécent ! On n’a jamais vu ça ! Pendant que vous y êtes, vous n’avez plus qu’à vous encenser vous-même…


Je sais tout ce qu’on va me reprocher mais peu importe.  Je n’aurai jamais ni palmes académiques ni les arts et lettres ni mérite agricole ni même la médaille de sauveteur. Aurai-je seulement une sépulture digne de ce nom ? N’étant donc pas certain du tout d’avoir les honneurs ante ou post mortem, avec jolies dames en voilette et messieurs en noir et blanc, comme du temps de Zitrone, je me permets donc de prendre les devants. À défaut d’éloge funèbre, voici un texte que vous m’honoreriez en le lisant.


De quoi s’agit-il ? J’ai eu une bonne critique dans le quotidien national catholique LA CROIX. Et alors, me demanderez-vous ? Et alors je suis content et fier, et j’ai l’immodestie, chers amis non abonnés, de vous en faire part.


C’est tout ? C’est tout.


 

 

François-Xavier Maigre
Né en 1982. Journaliste à "La Croix". Compositeur de chansons sous le pseudonyme François-Xavier Carbonnell : "Des crocodiles et des rêveurs" (2004), "La saison morte" (2005), "La pêche à la lune" (2007). Et enfin, poète, un peu : 1er prix du Printemps des poètes 2002 à l'Université de Versailles-Saint-Quentin. Parutions : Comme en poésie, Le Capital des mots, L'inédit nouveau, revue Arpa, Ici et Là... Ce blog n'est pas qu'un espace de création personnelle, c'est aussi un lieu pour faire connaître d'autres auteurs, artistes... La poésie n'a de sens que si elle est partagée.


Voyage au pays des poètes chrétiens

(paru dans La Croix du 24 juin 2010)

Le Dur métier d'apôtre : Les poètes catholiques à la découverte d'une réelle authenticité (1870-1914), de Bernard Bonnejean, Cerf, 322 p.,
32 €

Cette étude minutieuse tente d'esquisser une définition de la poésie catholique, en revisitant l'œuvre de Verlaine, Péguy et Claudel

Poète catholique... L'association peut surprendre, voire prêter à sourire. En effet, beaucoup considèrent que le « vrai » poète est d'abord celui qui dérange, qui sonde la noirceur de l'âme plus que les choses de la foi, qui explore les limites du langage plus qu'il ne poursuit une quête de sens. L'étiquette spirituelle - et pire encore, catholique ! - étant souvent perçue comme un gage de prosélytisme, d'amateurisme ou de mièvrerie. Il suffit pourtant de relire Paul Verlaine ou Charles Péguy pour mesurer combien la fibre religieuse, loin de brider la créativité, peut féconder un souffle poétique d'une rare intensité lorsqu'elle rencontre un talent authentique.

C'est l'un des grands mérites de cet ouvrage que de remettre à l'honneur la famille des poètes catholiques. Pour en brosser le portrait, Bernard Bonnejean, fin connaisseur de la poésie du XIXe siècle, a choisi de se restreindre à une période comprise entre 1870 et 1914, en se concentrant sur une poignée d'auteurs connus pour leur orientation chrétienne - Verlaine, donc, mais aussi Péguy et Claudel. Au point de départ de sa réflexion, l'inévitable « gageure », à laquelle, selon lui, tout poète croyant est un jour confronté : celle de « rendre compatible la liberté créatrice inhérente à l'inspiration » et « la discipline » liée à la « transmission de concepts et d'idéaux évidents et irrécusables ». Il s'agit en clair de définir à quelles conditions poésie et foi chrétienne peuvent s'accorder.

La poésie, s'interroge l'universitaire, a-t-elle « un sens, c'est-à-dire non seulement une signification ou une utilité, mais aussi une "direction" », qui ferait du poète le « serviteur de Dieu », voire son « acolyte privilégié » ? Loin d'asséner des réponses toutes faites, cette étude minutieuse se déploie dans la longueur, nourrie de très nombreux extraits de poèmes, correspondances et articles.

Pas de certitudes, donc, mais quelques intuitions fortes. Ainsi, dans le sillage de Claudel, Bernard Bonnejean avance que « plus la poésie se donne une finalité haute, plus elle doit se départir d'une originalité formelle et rhétorique où l'artiste ne s'ingénierait qu'à faire valoir son génie propre et à rechercher un plaisir égoïste d'esthète ». D'une érudition parfois décourageante pour le simple amateur, cette étude fournit néanmoins de précieuses clés de lecture pour aborder les poètes chrétiens d'aujourd'hui, de Jean-Pierre Lemaire à Gilles Baudry, en passant par Philippe Delaveau ou Roland Nadaus. Et tous ceux qui creusent un sillon spirituel, par-delà les étiquettes.


François-Xavier Maigre



A bientôt, mes amis,
Bernard
P.-S. A l'attention de Monsieur François-Xavier Maigre : Tout d'abord, permettez-moi de vous remercier pour cette bonne critique. Vous voudrez bien faire part de ma satisfaction au service concerné du journal La Croix. Vous remarquerez que je n'ai pas laissé les liens de votre blog ni ceux du quotidien. Il semblerait que l'un ou l'autre soit attaqué par un virus. Je ne prends donc pas le risque.  En tout état de cause, je laisse votre présentation afin que nul n'ignore. En espérant que vous lirez ces lignes. Merci.

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Dernier mot à મોહનદાસ કરમચંદ ગાંધી

Publié le par Bernard Bonnejean

 

http://www.anakinovni.org/images/2009/gandhi.jpg 

 

 

 

 

XXI  Sin 

 

Des grands me persécutent sans raison
mon cœur ne craint que Ta Parole

Tel celui qui trouve un grand butin
je me réjouis de Tes promesses

Je hais, je déteste le mensonge
Ta Loi, je l'aime

Sept fois chaque jour je Te loue
pour Tes justes décisions

Grande est la Paix de qui aime Ta loi
jamais il ne trébuche

Seigneur, j'attends de Toi le Salut
j'accomplis Tes volontés

Tes exigences, mon âme les observe
oui, vraiment, je les aime

J'observe Tes exigences et Tes préceptes
toutes mes voies sont devant Toi .

+

 

 

XXII  Tau 

 

Que mon cri parvienne devant Toi
éclaire-moi selon Ta Parole, Seigneur

Que ma prière arrive jusqu'à Toi
délivre-moi selon Ta Promesse

Que chante sur mes lèvres Ta louange
car Tu m'apprends Tes commandements

Que ma langue redise Tes Promesses
car tout est justice en Tes volontés

Que Ta main vienne à mon aide
car j'ai choisi Tes préceptes

J'ai le désir de Ton Salut, Seigneur
Ta Loi fait mon plaisir

Que je vive et que mon âme Te loue !
Tes décisions me soient en aide !

Je m'égare, brebis perdue
viens chercher ton serviteur !

Je n'oublie pas Tes volontés .

+

Copyright AELF - Paris - Tous droits réservés

 

  http://blog.francetv.fr/nng_images.php?img=/poesieode/files/p/o/e/poesieode/images/gandhi2.jpg

 

La mesure de l'homme


Ce n'est pas celui qui critique qui est important, ni celui qui montre du doigt comment l'homme fort trébuche ou comment l'homme d'action aurait pu faire mieux.

L'hommage est dû à celui ou à celle qui se bat dans l'arène, dont le visage est couvert de poussière et de sueur, qui va de l'avant vaillamment, qui commet des erreurs et en commettra encore, car il n'y a pas d'efforts humains sans erreurs et imperfections. C'est à lui ou à elle qu'appartient l'hommage, à celui ou à celle dont l'enthousiasme et la dévotion sont grands, à celui ou à celle qui se consume pour une cause importante, à celui ou à celle qui, au mieux, connaîtra le triomphe du succès, et au pis, s'il échoue, saura qu'il a échoué alors qu'il risquait courageusement.

C'est pourquoi la place de cet homme ou de cette femme ne sera jamais avec ces âmes tièdes et timides qui ne connaissent ni la victoire ni la défaite.

Mahatma K. Gandhi

 

 

http://www.lexpress.fr/images/jaquettes/87/9782226094087.jpg

 

La force de la prière

Je ne suis pas un homme de lettres ou de sciences, mais je prétends humblement être un homme de prière.

C'est la prière qui a sauvé ma vie ;  sans la prière j'aurais depuis longtemps perdu la raison.

Si je n'ai pas perdu la paix de l'âme, malgré toutes les épreuves, c'est que cette paix vient de la prière.

On peut vivre quelques jours sans manger, mais non sans prier.

La prière est la clé du matin et le verrou du soir.

La prière, c'est cette alliance sacrée entre Dieu et l'homme pour obtenir d'être délivré des griffes du prince des ténèbres.

Nous devons choisir : nous allier aux forces du mal ou, au contraire, aux forces du bien.

Voilà mon témoignage personnel : que chacun tente l'expérience et il trouvera que la prière quotidienne ajoute quelque chose de neuf à sa vie, quelque chose qui n'a d'équivalent nulle part ailleurs.

 

Mahatma K. Gandhi

 

 

http://www.geo.fr/var/geo/storage/images/info/reportages-geo/inde-si-loin-de-gandhi/marche-pacifique/289873-1-fre-FR/marche-pacifique_940x705.jpg

« A mon avis, dans la mesure où l’homme et la femme sont fondamentalement un, leur problème doit être essentiellement le même. Leur âme à tous deux est identique. Ils vivent la même vie et ont les mêmes sentiments. Chacun est complémentaire de l’autre. Aucun d’eux ne peut vivre sans l’aide indispensable de l’autre. Mais d’une manière ou d’une autre, depuis fort longtemps, l’homme a exercé sa domination sur la femme, de telle sorte qu’il s’est développé en elle un complexe d’infériorité. Poussé par l’intérêt, l’homme a voulu la persuader qu’elle lui était inférieure, et elle y a cru. Mais les sages inspirés ont reconnu que sa condition était égale. (...)

« Si j’avais été une femme je me serais révolté contre toute tentative de l’homme de ne voir en sa compagne qu’un simple jouet (…) De tous les maux dont l’homme s’est lui-même rendu responsable, nul n’est plus dégradant, révoltant et brutal que l’exploitation éhontée de la meilleure moitité de l’humanité, qu’on appelle à tort le sexe faible. »

« La femme doit cesser de se considérer elle-même comme l’objet de convoitise de l’homme. C’est elle plus que lui qui peut y remédier (…) La chasteté n’est pas une culture de serre. Il n’est pas possible de la mettre à l’abri en mettant un purdah. La force qui la fait croître doit venir de l’intérieur et pour avoir toute sa valeur elle doit être capable de résister aux tentations les plus imprévues (…) Et pourquoi toute cette inquiétude au sujet de la pureté des femmes ? Ont-elles leur mot à dire en ce qui concerne la pureté des hommes ? Nous n’entendons jamais les femmes faire état de leur inquiétude à propos de la chasteté des hommes. Pourquoi seraient-ils les seuls à s’arroger le droit de décider en matière de pureté féminine ? Ce n’est pas de l’extérieur qu’on peut l’imposer. Il s’agit là d’une évolution toute intérieure, résultant d’un effort purement personnel. »

« Je considère que le femme personnifie le sacrifice de soi, mais malheureusement, de nos jours, elle ne voit pas l’avantage considérable qu’elle a sur l’homme. Comme le disait Tolstoï, les femmes exécutent leurs besognes en étant soumise au pouvoir hypnotique de l’homme. Si elles connaissaient la force de la non-violence, elles n’admettraient pas qu’on leur attribue le qualificatif de sexe faible (…) C’est une calomnie de parler de sexe faible à propos d’une femme. L’homme est le responsable de cette injustice. Si par force on entend brutalité, alors, oui, la femme est moins brutale que l’homme. Mais si la force est synonyme de courage moral, alors la femme est infiniment supérieure à l’homme. N’a-t-elle pas beaucoup plus d’intuition, d’abnégation, d’endurance et de courage ? Sans elle, l’homme ne pourrait pas être. Si la non-violence est la loi de notre être, le futur appartient à la femme… Qui, mieux que la femme, sait parler au cœur et toucher son point le plus sensible ?»

« Les femmes sont les gardiennes attitrées de tout ce qui est pur et religieux dans la vie. Conservatrices par nature, elles sont lentes à se défaire des superstitions enracinés par l’habitude mais non moins récalcitrantes à renoncer à tout ce qui est pur et noble dans la vie. »

« Douées des mêmes facultés mentales que lui, la femme est la compagne de l’homme. Elle est habituée à prendre part aux activités de l’homme dans leurs plus petits détails. Et elle a le droit de prétendre à la même indépendance et à la même liberté que lui. La première place lui revient pour tout ce qui relève de ces attributions spécifiques, comme il en est pour l’homme chaque fois qu'il s’agit de son propre domaine. Cela devrait aller tout naturellement de soi, sans avoir besoin d’être appris comme la lecture ou l’écriture. Par la simple force d’une coutume déplorable, même les hommes les plus ignares et les plus indignes ont été à même de jouir d’une supériorité qu’ils ne méritaient nullement et qu’ils n’auraient jamais dû avoir. »

« Si seulement les femmes voulaient oublier qu’elles appartiennent au sexe faible. Je suis persuadé qu’elles peuvent s’opposer à la guerre d’une manière infiniment plus efficace que l’homme. Demandez-vous ce que feraient nos soldats et nos généraux les plus valeureux si leurs épouses, leurs mères et leurs filles refusaient de contribuer sur tous les plans à la cause du militarisme.»

  Mahatma K. Gandhi

 

 

Bon courage à tous mes amis croyants,

 

Bernard

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linguis

Publié le par Bernard Bonnejean

 

http://www.michelledastier.org/images/sc%C3%A8nes%20de%20la%20vie/religions%20non%20chretiennes/laicite-deesse.jpg

 

Caricature de Michelle d'Astier de la Vigerie, évangéliste

 

 

XVII  Phe 

 

Quelle merveille Tes exigences
aussi mon âme les garde

Déchiffrer Ta Parole illumine
et les simples comprennent

La bouche grande ouverte, j'aspire
assoiffé de Tes volontés

Aïe pitié de moi, regarde-moi
Tu le fais pour qui aime Ton Nom

Que Ta promesse assure mes pas
qu'aucun mal ne triomphe de moi !

Rachète-moi de l'oppression des hommes
que j'observe Tes préceptes

Pour Ton serviteur que Ton Visage s'illumine
apprends-moi Tes commandements

mes yeux ruissellent de larmes
car on n'observe pas Ta Loi

+

 

 

XVIII  Sade 

 

Toi, Tu es juste, Seigneur
Tu es droit dans Tes décisions

Tu promulgues Tes exigences avec Justice
avec entière fidélité

Quand mes oppresseurs oublient Ta Parole
une ardeur me consume

Ta promesse tout entière est pure
elle est aimée de Ton serviteur

Moi, le chétif, le méprisé
je n'oublie pas Tes préceptes

Justice éternelle est Ta justice
et Vérité Ta Loi

La détresse et l'angoisse m'ont saisi
je trouve en Tes volontés mon plaisir

Justice éternelle Tes exigences
éclaire-moi et je vivrai

+

 

 

XIX  Coph 

 

J'appelle de tout mon cœur : Réponds-moi
je garderai Tes commandements

Je t'appelle, Seigneur, Sauve-moi !
J'observerai Tes exigences

Je devance l'aurore et j'implore
j'espère en Ta Parole

Mes yeux devancent la fin de la nuit
pour méditer sur Ta Promesse

Dans Ton Amour, Seigneur, écoute ma voix
selon Tes décisions fais-moi vivre

Ceux qui poursuivent le mal s'approchent
ils s'éloignent de Ta Loi

Toi, Seigneur, Tu es proche
tout dans Tes ordres est Vérité

depuis longtemps je le sais
Tu as fondé pour toujours Tes exigences

+

 

 

XX  Res

 

Vois ma misère: Délivre-moi
je n'oublie pas Ta loi

Soutiens ma cause: Défends-moi
en Ta promesse fais-moi vivre !

Le Salut s'éloigne des impies
qui ne cherchent pas Tes commandements

Seigneur, Ta tendresse est sans mesure
selon Ta décision fais-moi vivre !

Ils sont nombreux mes persécuteurs, mes oppresseurs
je ne dévie pas de Tes exigences

J'ai vu les renégats : ils me répugnent
car ils ignorent Ta Promesse

Vois, combien j'aime Tes préceptes, Seigneur
fais-moi vivre selon Ton Amour !

Le fondement de Ta Parole est Vérité
éternelles sont Tes justes décisions

 

 

Islam, christianisme, judaïsme,

ils veulent tuer toute spiritualité

 

 

+

 

Après l’émission présentée par Laurent Ruquier « on n’est pas couché », durant laquelle M. Tarik Ramadan s’est exprimé sur la sortie de son livre et sur les accusations de double discours qu’on lui prête, Caroline Fourest décide de s’exprimer et utilise son droit de réponse et nous propose une vidéo riche en explications.


Mais commençons par considérer avec attention cet excellent texte écrit par M. Laurent Levy du collectif « Les mots sont importants » sur le double discours de M. Tarik Ramadan


Les hasards de mon emploi du temps font que je n’ai jamais lu un seul livre de Tariq Ramadan, ni écouté aucune de ses conférences. Je ne l’ai par ailleurs jamais rencontré – si ce n’est en le croisant sur un plateau de télévision, sans avoir même le loisir de lui serrer la main. Je connais par contre un certain nombre de personnes attachées à connaître sa pensée, et qui, à l’occasion, s’en réclament.


J’en parle donc, à bien des égards, en toute méconnaissance de cause ; la contrepartie positive de cette méconnaissance est une absolue neutralité quant aux accusations de « double langage » portées contre lui, dont il me semble facile de montrer qu’elles n’ont de sens que par le racisme islamophobe de ceux qui les profèrent.


Je n’ai jamais entendu personne, même parmi ses ennemis intimes, taxer Tariq Ramadan de sottise ou d’imbécillité : on insiste même à l’occasion sur son intelligence, comme élément à charge des procès en sorcellerie qu’on lui intente.


Or, lorsqu’on n’est pas un imbécile, on prend garde de ne pas propager des idées auxquelles on serait hostile, sauf à avoir la certitude de pouvoir les neutraliser.


Comment peut-on, dès lors, pour reprendre la formule employée par les « ex-féministes » de Pro-Choix, chercher à se faire passer pour un « réformiste progressiste » quand on serait en réalité un « fondamentaliste » ? Je passe ici à pertes et profits la question du sens (et même de l’existence d’un tel sens) des mots ici soulignés.


Selon ses accusateurs, donc, Ramadan serait un « fondamentaliste » cherchant, à travers un « double discours », à se faire passer pour un « réformiste progressiste ». On comprend que pour ces accusateurs, les deux formules sont rédhibitoirement incompatibles. L’affirmation est donc que l’intéressé mentirait en se faisant passer pour « réformiste progressiste », afin de cacher la réalité de son « fondamentalisme ».


Or, pour qu’un tel « double discours » puisse avoir une efficacité, il faudrait que l’on puisse distinguer deux auditoires : celui des « naïfs » (moi, vous, les gens « normaux »), qui, n’ayant accès qu’au discours « progressiste », accorderaient crédit à son auteur, en restant dans l’ignorance de l’autre discours, « fondamentaliste » ; et celui des « affranchis », qui sauraient bien que le discours « progressiste » n’est qu’un leurre, et ne s’intéresseraient qu’à l’autre, le seul « authentique ». Mais on se demande alors si, avec le premier de ces « discours », la maître du double langage ne se tirerait pas une balle dans le pied. Pourquoi, en effet, prendrait-il le risque de convaincre une partie de son public (les musulmans de France, par exemple ; les « jeunes des quartiers », comme on dit…) de la justesse de positions « progressistes », si le fond de sa pensée y est radicalement contraire ?


Imaginer une telle gymnastique repose en fait sur un postulat : le public auquel Ramadan destine son discours serait lui-même aguerri au « double langage », et saurait très naturellement distinguer le bon grain « fondamentaliste » de l’ivraie « progressiste », ce que l’on pense vraiment de ce que l’on veut faire croire aux gogos, la pensée authentique du leurre. Il saurait naturellement compter le discours « exotérique » pour nul et le discours « ésotérique » pour seul valable. Il serait d’emblée dans la combine.


Quel intérêt un « fondamentaliste » pourrait-il avoir à se faire passer pour « progressiste » ? S’il veut propager des idées « fondamentalistes », pourquoi propagerait-il en même temps des idées contraires, « progressistes » ? S’il est en réalité hostile à la pensée « progressiste », pourquoi courir le risque de la propager ? L’idée de « double discours » n’a de sens que s’il existe en outre une « clé de lecture », un troisième discours – caché, clandestin, voire implicite – seulement accessible au « cœur de cible » de notre auteur. Or, à ma connaissance, personne n’a jamais mis en lumière ce « troisième discours secret », par lequel on inviterait le public sensible au discours « fondamentaliste » à ne pas prêter attention au discours « progressiste ».


Dès lors qu’on a exclu l’hypothèse de l’imbécillité ou de la sottise, et dès lors qu’on ne peut mettre en évidence, au dessus du prétendu « double discours », la grille de lecture permettant de séparer le « sincère » du « masque », il ne reste qu’une possibilité : les musulmans de France auxquels s’adresse Ramadan comprennent d’emblée la duplicité de l’auteur, l’approuvent et la partagent. Nous avons affaire à une secte elle-même aguerrie au « double discours », secte à laquelle Ramadan veut donner des armes, et non à une population de gens « normaux » comme vous et moi, capables de prendre au pied de la lettre le discours « progressiste » et d’y adhérer.


C’est un fait bien connu : l’arabe est fourbe. On ne le répètera jamais assez.

 

Laurent Levy, pour Le Post

 

En réalité, Monsieur Levy, est fourbe tout homme, toute femme qui entend ne pas adhérer à une modernité sans règle et sans Dieu. Sont fourbes, les chrétiens, les musulmans, les juifs judaïsants, voire les agnostiques qui entendent donner un autre sens à leur existence que cette gabejie offerte par un laïcisme dictatorial liberticide qui se développe sous couvert d'une fausse liberté. Dire aujourd'hui qu'au nom de principes moraux collectifs, appliqués individuellement sans porter atteinte à la loi, on trouve préférable une conduite conforme à des exigences traditionnellement admises pour des raisons naturelles et religieuses, est-ce monstrueux et indéfendable ? 

 

Les reproches adressés aux musulmans par Mademoiselle Fourest sont servis équitablement à toutes les confessions sans aucune discrimination.

 

Il nous faut donc unir nos forces pour sauver la civilisation au lieu de les disperser en vaines querelles théologiques. 

 

A bientôt, mes amis,

 

Bernard

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favete

Publié le par Bernard Bonnejean

 

http://www.natureculture.org/wiki/images/6/67/Chretiens-3.jpg

 

XIII  Mem 

 

De quel amour j'aime Ta loi
tout le jour je la médite

Je surpasse en habileté mes ennemis
car je fais miennes pour toujours Tes volontés

Je surpasse en sagesse tous mes maîtres
car je médite Tes exigences

Je surpasse en intelligence les anciens
car je garde Tes préceptes

Des chemins du mal je détourne mes pas
afin d'observer Ta Parole

De Tes décisions je ne veux pas m'écarter
car c'est Toi qui m'enseignes

Qu'elle est douce à mon palais Ta Promesse
le miel a moins de saveur dans ma bouche !

Tes préceptes m'ont donné l'intelligence
je hais tout chemin de mensonge.

+

 

 

XIV  Nun 

 

Ta Parole est la lumière de mes pas
la lampe de ma route

Je l'ai juré, je tiendrai mon serment
j'observerai Tes justes décisions

J'ai vraiment trop souffert, Seigneur
fais-moi vivre selon Ta Parole

Accepte en offrande ma prière, Seigneur
Apprends-moi Tes décisions

A tout instant j'expose ma vie
je n'oublie rien de Ta Loi

Des impies me tendent un piège
je ne dévie pas de Tes préceptes

Tes exigences resteront mon héritage
la joie de mon cœur

Mon cœur incline à pratiquer Tes commandements
c'est à jamais ma récompense

+

 

 

XV  Samech

 

Je hais les cœurs partagés
j'aime Ta loi

Toi, mon abri, mon bouclier
j'espère en Ta Parole

Ecartez-vous de moi, méchants
je garderai les volontés de mon Dieu

Que Ta promesse me soutienne et je vivrai
ne déçois pas mon attente

Sois mon appui: je serai sauvé
j'ai toujours Tes commandements devant les yeux

Tu rejettes ceux qui fuient Tes commandements
leur ruse les égare

Tu mets au rebut tous les impies de la terre
c'est pourquoi j'aime Tes exigences

Ma chair tremble de peur devant Toi
Tes décisions m'inspirent la crainte

+

 

 

XVI  Ain

 

J'ai agi selon le droit et la justice
ne me livre pas à mes bourreaux

Assure le bonheur de Ton serviteur
que les orgueilleux ne me tourmentent plus !

Mes yeux se sont usés à guetter le Salut
et les promesses de Ta Justice

Agis pour Ton serviteur selon Ton Amour
apprends-moi Tes commandements

Je suis ton serviteur, éclaire-moi
je connaîtrai Tes exigences

Seigneur, il est temps que Tu agisses
on a violé Ta Loi

Aussi j'aime Tes volontés
plus que l'or le plus précieux

Je me règle sur chacun de Tes préceptes
je hais tout chemin de mensonge

 

 

 

La persécution des chrétiens dans le monde (vision sur 5 ans)
PAYS

POSITION

EN 2010

POSITION

EN 2009

POSITION

EN 2008

POSITION

EN 2007

POSITION

EN 2006

Corée du Nord 1 1 1 1 1
Iran 2 3 3 3 3
Arabie Saoudite 3 2 2 2 2
Somalie 4 5 12 4 4
Maldives 5 6 4 5 5
Afghanistan 6 4 7 10 11
Yémen 7 7 6 8 8
Mauritanie 8 18 24 32 40
Laos 9 8 8 9 9
Ouzbékistan 10 10 9 11 12
Erythrée 11 9 11 13 14
Bouthan 12 11 5 7 6
Chine 13 12 10 12 10
Pakistan 14 13 15 17 16
Turkménistan 15 14 13 14 13
Comores 16 15 14 15 15
Irak 17 16 21 21 23
Qatar 18 17 16 25 33

Tchétchénie

19 20 18 16 nc
Egypte 20 21 19 18 17
Vietnam 21 23 17 8 7
Libye 22 25 23 26 22
Birmanie 23 24 25 19 18
Azerbaïdjan 24 27 22 22 19
Algérie 25 19 31 31 37
Inde 26 22 30 29 26
Nigéria 27 26 32 27 28
Oman 28 28 27 36 45
Brunei 29 29 29 23 21
Soudan 30 30 26 20 nc
Koweït 31 32 35 39 41
Tadjikistan 32 34 37 34 29
Emirats Arabes Unis 33 35 38 38 42
Zanzibar 34 31 20 nc nc
Turquie 35 39 34 35 36
Djibouti 36 38 33 28 25
Maroc 37 40 40 33 20
Cuba 38 33 38 24 24
Jordanie 39 37 39 40 46
Sri Lanka 40 36 36 30 30
Syrie 41 46 44 45 47
Biélorussie 42 44 41 42 43
Tunisie 43 47 46 46 32
Ethiopie 44 45 43 37 38
Bangladesh 45 43 48 44 39
Territoires Palestiniens 46 42 42 nc nc
Bahrein 47 48 45 50 nc
Indonésie 48 41 47 41 35
Kirghizistan 49 nc nc nc nc
Kenya 50 49 49 47 5


LES 10 PAYS OU LA PERSECUTION EST LA PLUS FORTE

 

1 - COREE DU NORD


C'est encore la Corée du Nord qui arrive en première position sur l'Index de persécution de 2010. Dans ce pays où toute activité religieuse est considérée comme une atteinte aux principes socialistes des Nord-coréens, la situation des chrétiens est très dure, même si l'emprise du régime Nord-coréen sur la population s'affaiblit et que l'état de santé de Kim Jong II, le dirigeant de la Corée du Nord, se détériore.


La Corée du Nord tente par tous les moyens d'éradiquer toute activité chrétienne sur son territoire. Une campagne de propagande a été menée en 2009 pour supprimer tout rassemblement de population, même sur les marchés. Pendant cette campagne, les chrétiens, principale cible du régime, ont été arrêtés et tués dans tout le pays. Ils ont subi la torture et ont parfois été utilisés comme cobayes humains pour tester des armes biologiques ou chimiques. Malgré ces traitements inhumains, le christianisme progresse et les occasions d'entendre l'Evangile sont de plus en plus fréquentes, surtout pour ceux qui vivent dans les villes situées près de la Chine.

 

2 - IRAN

 

Cette année, l'Iran est en deuxième position sur l'Index de persécution devant l'Arabie Saoudite. La vague d'arrestation des chrétiens qui a débuté en 2008 a continué avec encore plus d'acharnement pendant toute l'année 2009 où près de 85 chrétiens ont été emprisonnés. La plupart d’entre eux ont été maltraités avant d’être relâchés. Ils sont passibles de poursuites judiciaires et restent constamment sous la menace d'une condamnation.


En Iran, les chrétiens arméniens et assyriens sont reconnus en tant que minorités religieuses et bénéficient officiellement de la liberté de culte. Pourtant, des cas d'emprisonnement, de violences physiques, de harcèlement et de discrimination ont été signalés à l’encontre de ces communautés. Les chrétiens arméniens et assyriens ont le droit d'enseigner leurs compatriotes dans leur propre langue mais il leur est interdit de prêcher dans la langue du pays qui est le farsi.


L'islam est la religion officielle en Iran. Toutes les lois et règlementations doivent être conformes à l'interprétation officielle de la charia (loi islamique). Sous la charia, tout musulman qui abandonne l'islam pour se convertir à une autre religion risque la peine de mort.


La police secrète surveille les réunions dans les églises et en 2009, les autorités iraniennes ont fermé plusieurs églises parce que des chrétiens d’origine musulmane assistaient aux réunions.


Cette surveillance quotidienne force les chrétiens à se réunir en secret chez l’un ou l’autre. Ils forment alors ce qu’on appelle une église de maison. S’ils sont découverts, ils sont interrogés, arrêtés, jetés en prison et battus.

 

3 - ARABIE SAOUDITE

 

L'Arabie Saoudite est passée en 3ème position dans l’Index de persécution. La situation des chrétiens y est toujours terrible. En 2009, un pasteur étranger, ayant reçu des menaces de la moutawa, la police religieuse du pays, a dû fuir le pays.


Il n'y a pas de liberté religieuse dans le royaume Wahhabite. Les citoyens du pays doivent obligatoirement adhérer à une seule religion : l'islam.

Le système juridique est fondé sur la loi islamique (la charia) et conformément à cette loi, ceux qui quittent l’islam pour une autre religion risquent la peine de mort à moins qu'ils ne se rétractent. Les chrétiens d’origine musulmane doivent donc cacher leur conversion.


Le gouvernement reconnaît aux non-musulmans (étrangers vivant dans le pays) le droit de pratiquer leur religion en privé mais interdit toute pratique publique de leur culte. Les chrétiens qui pratiqueraient leur religion en public seraient arrêtés, subiraient la flagellation, la déportation voire même la torture.

 

4 - SOMALIE

 

La situation en Somalie a empiré en 2009. Après le départ des forces éthiopiennes en janvier 2009, Sheik Sharif Sheik Ahmad, dirigeant de l'Alliance pour la nouvelle libération de la Somalie (ARS) est devenu président du pays et a prêté serment devant le parlement du gouvernement de transition situé dans la capitale Mogadiscio.


Mais le pouvoir de ce nouveau président est mis à mal par les milices islamistes qui contrôlent le sud du pays. Ces milices (Al-Chabaad et sa rivale Islam Hizbul) combattent Sheik Ahmad et son gouvernement. En avril 2009, le parlement a voté la mise en place de la loi islamique dans le but de renforcer le soutien populaire envers le gouvernement et de détourner la population des milices islamiques qui déstabilisent le pays.


Dans ce contexte les chrétiens sont surveillés à la fois par le gouvernement et par les milices islamistes. Le groupe extrémiste Al-Chabaad pourchasse les chrétiens et nous avons appris qu'au moins 11 chrétiens avaient été tués pour leur foi en 2009 en Somalie. D’autres ont dû fuir dans les pays voisins pour rester en vie, d'autres encore ont été kidnappés, arrêtés et torturés. La plupart des chrétiens vivent dans le Sud de la Somalie. Ils sont peu nombreux, sévèrement persécutés et pratiquent leur foi en secret. Ils vivent dans des conditions extrêmement dangereuses.


La Charte fédérale de transition de la République somalienne adoptée en février 2004, assure la liberté religieuse mais en réalité ce droit est très peu respecté. En effet, cette charte décrète également que l'islam est religion d'Etat. En outre, la Constitution déclare que les lois du pays ne peuvent contredire l'islam.


5 - MALDIVES

 

Dans l'archipel des Maldives, l'islam est la religion d'Etat et la pratique d’une autre religion est interdite. Les contrôles sont draconiens et les habitants des Maldives approuvent généralement cette interdiction. Le gouvernement se considère comme le protecteur et le défenseur de l'islam et les églises sont interdites tout comme l’importation de littérature chrétienne.


Seul un petit nombre de chrétiens autochtones y pratiquent leur foi de manière individuelle et dans le plus grand secret car ils seraient systématiquement persécutés si leur foi était découverte.


Si aucun chrétien n'a été tué aux Maldives en 2009 à cause de sa foi, on ne constate cependant aucun progrès concernant la liberté religieuse durant cette période.


Nous avons appris que des chrétiens étrangers avaient été arrêtés à la frontière car on avait découvert de la littérature chrétienne dans leurs bagages.


6 - AFGHANISTAN


En Afghanistan l'islam est la religion d'Etat et les lois, pour être votées, ne doivent pas contredire les croyances et les règles de l'islam. L’année 2009 a été dure pour les chrétiens à cause de l'influence toujours grandissante de l'islam radical et de l'extension du régime des talibans dans de nombreuses provinces. Les talibans ont menacé les chrétiens étrangers travaillant dans le pays, ainsi que le personnel humanitaire chrétien. Les chrétiens locaux n’ont pas non plus été épargnés. La pression sociale provenant de la famille et de la société est très forte pour ces derniers.


Ceux qui ont quitté l’islam pour le christianisme doivent cacher leur nouvelle croyance au risque d’être violemment rejetés par leur communauté. Leur vie est désormais en danger, celle de leur famille est menacée. Des cas de violence et de kidnapping, à l’encontre de personnes nouvellement converties au christianisme, nous ont été rapportés.


Les chrétiens afghans doivent faire face à la discrimination à l'école, au travail et dans la société en général. Par conséquent, ils ne se sentent pas libre d'exprimer ouvertement leur foi ou de participer à des rencontres autour de leur croyance commune. Selon nos sources d'information, personne n'a été tué pour sa foi en 2009.


7 - YEMEN

 

En juin 2009, neuf travailleurs humanitaires chrétiens ont été kidnappés par des hommes armés. Quelques jours plus tard, on a retrouvé les corps de trois d'entre eux atrocement mutilés. Le sort des six autres demeure inconnu à ce jour.


La Constitution yéménite garantit la liberté de religion, mais elle déclare aussi que l'islam est la religion officielle et que toute loi doit être conforme à la charia (loi islamique).


Les étrangers résidant au Yémen peuvent exercer un culte non musulman dans un cadre privé mais les autochtones n'ont pas le droit de se convertir au christianisme (ou à aucune autre religion). Ceux qui dérogent à cette règle risquent la peine de mort.

 

8 - MAURITANIE

 

La situation en Mauritanie s'est détériorée en 2009. En juin, un travailleur humanitaire étranger, de confession chrétienne, a été assassiné. Le meurtre a été revendiqué par Al-Qaeda au Maghreb (AQIM), un groupe terroriste d'origine algérienne ayant récemment rejoint le réseau Al-Qaeda et étendu ses activités à toute l'Afrique du Nord.


En juillet, 35 chrétiens mauritaniens ont été arrêtés et torturés par la police locale. En août, un groupe de 150 chrétiens sub-sahariens ont été interpelés pour avoir organisé des réunions dans leur propre église (ces rassemblements ne sont autorisés que pour quelques églises catholiques et protestantes).


Selon la constitution du pays, l'islam est la religion officielle en Mauritanie. Le gouvernement limite la liberté religieuse en interdisant d'imprimer et de distribuer de la littérature non musulmane et d’évangéliser les musulmans.


Le général Aziz, qui avait destitué l’ancien président en 2008, a été élu à sa place en 2009.

 

9 - LAOS

 

Il n'y a pas eu d'amélioration concernant la liberté religieuse en 2009.


En 2009, deux chrétiens ont été tués, deux jetés en prison, tandis qu'au moins 21 autres chrétiens ont été arrêtés et détenus sans jugement. D’autres ont été harcelés et quelques églises ont été détruites ou endommagées.


Tous les chrétiens sont considérés comme des agents au service des États-Unis pour instaurer un gouvernement démocratique au Laos et à ce titre, sont étroitement surveillés par les autorités laotiennes. Les activités des églises sont très contrôlées. Ceux qui se sont convertis et qui ont renoncé aux pratiques occultes d'adoration des esprits doivent faire face à des pressions de plus en plus fortes.


Malgré ce haut niveau de persécution au Laos, il y a beaucoup d'activités chrétiennes clandestines et les Églises semblent être en augmentation.

 


10 - OUZBEKISTAN


La liberté religieuse s'est détériorée en 2009. Beaucoup de chrétiens ont été arrêtés et ont dû payer des amendes. De nombreux responsables chrétiens ont été interrogés et harcelés physiquement et moralement.


L'opinion nationale est devenue de plus en plus « antiprotestante » notamment en raison d’une campagne médiatique présentant les communautés chrétiennes issues du mouvement protestant évangélique, comme des sectes.


Les chrétiens d'Ouzbékistan n’ont pas le droit de chanter et de prêcher dans leur propre langue. En outre, ils rencontrent beaucoup d’obstacles pour ouvrir officiellement une nouvelle église. Or, sans cet enregistrement, leurs réunions sont illégales.


A bientôt, les amis,

 

Bernard

 

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Publié le par Bernard Bonnejean

 

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IX  Teth 

 

Tu fais le bonheur de Ton serviteur
Seigneur, selon Ta Parole

Apprends-moi à bien saisir, à bien juger
je me fie à Tes volontés

Avant d'avoir souffert, je m'égarais
maintenant, j'observe Tes ordres

Toi, Tu es bon, Tu fais du bien
Apprends-moi Tes commandements

Des orgueilleux m'ont couvert de calomnies
de tout cœur je garde Tes préceptes

Leur cœur alourdi s'est fermé
moi je prends plaisir à Ta Loi

C'est pour mon bien que j'ai souffert
ainsi, ai-je appris Tes commandements

Mon bonheur c'est la loi de Ta bouche
plus qu'un monceau d'or ou d'argent

+

 

 

X  Iod 

 

Tes mains m'ont façonné, affermi
éclaire-moi, que j'apprenne Tes volontés

A me voir, ceux qui Te craignent se réjouissent
car j'espère en Ta Parole

Seigneur, je le sais, Tes décisions sont justes
Tu es fidèle quand Tu m'éprouves

Que j'aie pour consolation Ton Amour
selon Tes promesses à Ton serviteur

Que vienne à moi Ta tendresse, et je vivrai
Ta loi fait mon plaisir

Honte aux orgueilleux qui m'accablent de mensonges
moi, je médite sur Tes préceptes

Qu'ils se tournent vers moi, ceux qui Te craignent
ceux qui connaissent Tes exigences

Que j'aie par Tes commandements le cœur intègre
alors je ne serai pas humilié.

+

 

 

XI  Caph 

 

Usé par l'attente du Salut
j'espère encore en Ta Parole

L'œil usé d'attendre Tes promesses
j'ai dit :" Quand vas-Tu me consoler ?"

Devenu comme une outre durcie par la fumée
je n'oublie pas Tes commandements

Combien de jours Ton serviteur vivra-t-il ?
quand jugeras-Tu mes persécuteurs ?

Des orgueilleux ont creusé pour moi une fosse
au mépris de Ta Loi

Tous Tes ordres ne sont que fidélité
mensonge, mes poursuivants : aide-moi !

Ils ont failli m'user, me mettre à terre
je n'ai pas abandonné Tes préceptes

Fais-moi vivre selon Ton amour
j'observerai les décrets de Ta bouche

+

 

 

XII  Lamed

 

Pour toujours, Ta Parole, Seigneur
se dresse dans les cieux

Ta fidélité demeure d'âge en âge
la terre que Tu fixas tient bon

Jusqu'à ce jour, le monde tient par Tes décisions
toute chose est Ta servante

Si je n'avais de plaisir dans Ta Loi
je périrais de misère

Jamais je n'oublierai Tes préceptes
par eux Tu me fais vivre

Je suis à Toi: Sauve-moi
car je cherche Tes préceptes

Des impies escomptent ma perte
moi, je réfléchis à Tes exigences

De toute perfection, j'ai vu la limite
Tes volontés sont d'une ampleur infinie

+

 

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Tous les hindous ne s'appellent pas Gandhi

 

En Inde, les chrétiens sont souvent victimes de certains extrémistes hindous, au pouvoir dans certains États. Ainsi, le père Chittilappilly a été assassiné en août 2004 par des fondamentalistes hindous qui l’accusaient de prosélytisme. La presse a aussi relevé l’attaque d’un évêché dans l’État de Kerala, des déprédations d’un couvent au Maharashtra, l’agression de pèlerins au Rajasthan, des conversions forcées à l’hindouisme dans le diocèse d’Amravati, l’incendie d’un temple protestant au Manipur, la détention arbitraire d’un prêtre et de religieuses accusés d’avoir converti des hindous dans l’État de Madhya Pradesh . Selon des tracts distribués durant l’été 2007 dans le district de Chitradurga, État du Karnataka, les chrétiens « doivent abandonner immédiatement le territoire indien ou revenir à la religion hindoue maternelle ». S’ils ne le font pas, ils devront « être tués par tous les bons Indiens, qui démontreront ainsi leur virilité et leur amour de la patrie ». Le texte est signé par Bajrang Dal et par l’Hindou Jagrutika Samiti, groupes extrémistes hindous, qui combattent depuis quelque temps l’activité sociale des chrétiens du Karnataka.

 

INDE : Des hindous brûlent des églises et menacent les chrétiens

Des hindous brûlent des église et menacent les chrétiens Pendant les célébrations de la Pâque en Inde, les chrétiens, ultra minoritaires, sont particulièrement menacés par les hindous qui redoublent de violence contre eux. Beaucoup sont menacés physiquement, enlevés ou frappés à coups de couteaux, pendant que maisons et églises sont brûlés.

Les chrétiens représentent 2% de la population de l'Inde, mais il se fait de plus en plus de conversions. Le christianisme, par sa morale de la liberté, remet en cause le système de caste propre à l'hindouisme et attire une population croissante, ce qui semble expliquer aux yeux de l'archevêque de New Delhi Mgr Concessao l'origine de ces violences.


On apprend encore qu'à Balliguda – petite ville du district de Kandhamal, au centre de l’État rural de l’Orissa (nord-est de l’Inde) – des arbres ont été abattus sur les quelques lignes électriques du secteur par des hindouistes pour plonger la ville dans l’obscurité, afin d'empêcher les chrétiens de célébrer les fêtes de Pâques. Leur église ayant été à moitié détruite à Noël, c'est dans la rue, à la lumière des bougies, que les chrétiens de la ville ont tout de même célébré Pâques.

Selon Mgr Cheenath, archevêque de Cuttack-Bhubaneswar, ces attaques dans le district de Kandhamal se sont faites « avec le consentement tacite du gouvernement de l’Orissa ». Tous les témoignages confirment que les (petites) unités de police locales, prévenues des attaques, sont restées à l’abri pendant ces quatre jours livrant des prêtres, des religieuses et des familles chrétiennes sans défense à la haine de centaines d’hindous, « saouls et fanatisés » selon des témoins.
« Alors que les pompiers sont installés en face de notre couvent, ils ont laissé tout brûler pendant trois jours », souligne Sœur Christa.
Et ce, non seulement dans le couvent du Mont-Carmel et ses deux centres de formation informatique (55 étudiants dont 50 hindous) et de formation médicale (50 étudiants dont 48 hindous), mais aussi dans le séminaire Saint-Paul, la paroisse et le presbytère adjacent.

Selon les observateurs chrétiens, si le district de Kandhamal a été spécifiquement visé, c’est parce qu’ici les populations d’origine tribale et dalits représentent 39 % de la population totale. Devenant peu à peu chrétiennes à la suite des évangélisations menées par des missionnaires catholiques (notamment espagnols) et baptistes (notamment canadiens) à partir des années 1890, ces populations sont sorties progressivement de la soumission et de la misère.
« Pour enrayer cette évolution, les fondamentalistes hindous des hautes castes détruisent nos églises, pensionnats ou dispensaires, et espèrent ainsi éliminer le christianisme. »
De telles violences antichrétiennes sont désormais organisées à travers toute l’Inde, dans les États où les chrétiens sont pauvres et peu nombreux (moins du pourcentage national de 2,34 %). Jamais les fondamentalistes hindous n’attaqueront les chrétiens puissants du Kerala, estime John Dayal, catholique engagé et influent, secrétaire général du Conseil chrétien de l’Inde (AICC).

Le 15 mars 2008, deux religieuses travaillant dans une école du village d’Alibag (Maharashtra) ont été violemment attaquées et battues par un groupe d’hindous d’origine tribale, à l’instigation du Bharata Janata Party (BJP, parti nationaliste hindou, également issu du RSS). Les deux religieuses, qui ont dû être hospitalisées, étaient accusées de « conversion », ce qui est interdit par les lois sur la liberté religieuse promulguées dans huit États (sur 28) de l’Inde

De plus, le gouvernement d’Orissa a interdit à toute ONG ou institution chrétiennesd’aider matériellement les victimes, si bien que Mgr Cheenath lui-même n’a pas pu encore se rendre sur place.

TF1

Aujourd'hui, en France, sous prétexte de laïcité, on permet à des extrémistes installés dans notre pays de traiter des catholiques de pédophiles et de racistes, ouvertement, avec la complicité et l'assentiment d'une foule en furie qui se sent menacée on ne sait trop de quoi. Uniquement parce qu'un écrivain catholique a osé écrire ceci sur le mur de leur administrateur-créateur de sites d'écrivains : 

" Mais avouez que cette pluie de compliments pommadeux sur des "poésies" plus fadasses les unes que les autres dans une orchestration improvisée par un gourou à lunettes oriental(es) a quelque chose d'un vomitif-laxatif qui dessert (si j'ose dire) la poésie véritable. Pourquoi ne pas dire à un mauvais que c'est un mauvais ? Vous lui rendrez service. Il fera des efforts pour s'améliorer. Bizarrement, bobard et barbeau s'apparentent."

C'est vache ? Je vous l'accorde. Injuste ? Pas toujours, mais parfois sans aucun doute. Même pas drôle ? Je vous laisse juges. Insultant ? Sûrement pas : ça n'a pas été écrit pour ça. Pédophile ? Là, il faudra me montrer où et comment ! Quant à raciste... C'est franchement plus que discutable. Et pourtant, voilà notre maître à penser, qui se lance dans une campagne imbécile, hideuse, ignominieuse, et surtout bien stérile dans laquelle il risque fort de perdre toute crédibilité. Quelques extraits de la prose de ses adeptes suffiront à se faire une idée : 
   
Commentaire (en rouge supra) de Bernard Bonnejean capté par hasard : mensonge grossier et grotesque. Ce commentaire a été envoyé par COURRIER PRIVE à une adepte qui quelques jours auparavant ne me ménageait ni MDR ni LOL m'invitant donc à continuer dans la veine humoristique qui est mienne. Il est vrai qu'elle m'a menacé de me casser la gueule malgré sa petite taille, ce à quoi j'ai répondu qu'elle ne compte pas sur moi pour riposter. Pas le genre de la maison ! La Dame, sans doute bien intentionnée, n'a rien trouvé de mieux que de faire part de mon courrier au gourou qui l'a publié pour l'ensemble de sa communauté.
Un mot que je rajouterai cet etre humain religieux? Ne connait meme pas le mot compassion etrange ... : la "compassion" ? C'est la meilleure ! La compassion pour qui, la compassion pour quoi ? De fait l'argument est plus que curieux. En contexte, il signifie tout bonnement qu'il faut avoir pitié !!!

Bernard Bonnejean , lui, il est un psychopath! Son adresse c'est l'hopital psychatrique. Il sera bien la-bas. Il ne faut pas qu'il vienne sur le site de l'esprit de la lettre pour faire le cirque avec ses lunettes "occidental"... A ce moment là il va prendre de moi. Je sais comment faire avec un chien fou... Sans commentaire.
Il me fait pitié ce Bernard Bonnejean, lui c'est un piètre homme.
Il a étudiait la poésie catholique .... alors il ferait mieux de retourner l'étudiait car il a encore du boulot au niveau de la tolérance et du partage qui sont souvent les mots et sujets, les plus employés en Poésie Catholique
:
"tolérance" est loin d'être le thème préféré des poètes que j'ai étudiés. Pour ne parler que de Claudel et de Péguy, des "pointures", ce serait plutôt le genre vindicatif et combattant. Il faut lire le Miles Christi de Péguy !! La tolérance, point. Quant à mon ami Léon Bloy, mes "injures" à côté pourraient servir de compliments pour lycées de jeunes filles !!! Partage ? Ils parlent plutôt, comme tout le monde, d'égalité et de justice.
Si je peux lui donnés un conseil Amical à ce Bernard Bonnejean se serais de fermer sa gueule, Car tout homme prétentieux, intolérant et raciste, n'est pas un homme, mais un chien... et encore, même un chien a mon respect. Encore un pseudo philosophe qui essai de se la joué grand écrivain et grand penseur ... mais pour moi ce n'est rien d'autre qu'un vulgaire imposteur. Celle-là je la garde précieusement en conserve, avec le nom de l'auteur. Au cas où...
C'est vrai Isabelle. Si on lui dit un chien, à ce moment là on insulte les chiens. Il est qu'une crotte qui pu... Bof ! On se croirait de plus en plus sur une cour de récré de primaires. La notation précédente se suffisait à elle-même. Il était inutile de s'adonner aux prolongations...
Sauf que les insultes racistes sont un délit
que la loi s'applique contre ce raciste!!!!!!!!!!
Je rappelle :" Bernard Bonnejean
Bon, écoutez, chers amis hindous, mettons que je sois un doux, intouchable et n'en parlons plus. Vous chez vous, et moi chez moi.
[Ben merde alors ! Après les juifs et les arabes, voilà maintenant les hindous qui s'y mettent ! Moi, je suis catholique pratiquant, ne vous en déplaise ! Purée !!]"
Il faut absolument faire qqch contre ce sale raciste qu'il arrête pour toujours d'aboyer...Il a dit qu'il est pratiquant! En voyant cet échantillon je souhaite que personne ne soit "pratiquant".
Quelle est la procédure ?
Quelle est la législation concernant les preuves à produire pour prouver les insultes racistes publiées sur Face book par ce triste sire ?
Voici les coordonnées de 2 associations contre le racisme :
_ Ligue des droits de l'homme : www.ldh-france.org
Rue de Moulins
78711 Mantes la ville tél : 01.34.78.51.71
_ S.O.S Racisme
www.sos-racisme.org
51 avenue de Flandre
75019 Paris
Tél : 01.42.09.87.35
en tout cas je vais répercuter ces propos racistes sur le mur des milieux cathos
: en soi, l'idée n'est pas mauvaise mais reste à prouver que le fait de traiter des idiots de ce qu'ils sont est délictueux quelles que soient leur nationalité, sexe, origine, couleur de peau, religion, langue parlée, langue écrite, diplômes absents ou présents, etc. Qui est raciste dans l'histoire ? Le chien pédophile qui pue ou les abrutis qui n'aiment pas les catholiques. Oui, je sais, le mot "pédophile" n'est écrit nulle part, tout simplement parce qu'il a été effacé. Mais je vous le garde en réserve, si vous le voulez.
 
Le résumé de tout ça est
- d'une part que mes amis juifs, arabes, belges, scandinaves, argentins, anglais, étatsuniens etc. pourront garantir à qui le veut que je ne suis pas raciste,
- mais que je n'ai nullement le tempérament à me laisser traiter de pédophile, de chien et de je ne sais quoi encore, sur le territoire français, par une furie d'Inde qui n'a pas ma nationalité, apparemment, même si elle habite Périgueux. Que des meurtres se perpétuent en Inde contre des chrétiens, j'admets déjà difficilement ; il serait préférable d'être vigilants vis à vis de ressortissants de ces contrées qui sont tous loin d'adopter la philosophie non-violente du grand Gandhi ! Cependant, je reste confiant en ce pays riche de promesses quand je vois le gouvernement actuel rendre l'école obligatoire et gratuite pour tous les enfants. Espérons que cette mesure sera appliquée !
- d'autre part que tout cela peut se résumer à cette lettre que m'a envoyée l'amie d'une des anciennes amies du gourou et de sa femme/fille, je ne sais :
Nos chemins ne seraient certainement jamais croisés si ce matin je n'avais lu avec stupeur les commentaires haineux, menaçants et terrifiants de la clique de l'esprit de la lettre dont heureusement je ne faisais pas partie !

Cependant leur "chef spirituel" et quelques-uns de ses amis faisaient partie de mes contacts.

Je les ai derechef effacés et "bloqués".

Je suis confuse et je vous prie de croire que j'accorde une véritable attention à ce que vous venez de prouver : ce groupe est dangereux et pire encore très imbu de lui-même
La preuve est ici !

Des menaces non voilées ont été proférées et je préfère être du côté de la victime que de celui de l'agresseur, question de principe moral. En outre je pense que
votre article sur le narcissique pervers a été à l'origine de tout ce déchainement insensé... Je n'en ai pris connaissance que ce matin et il m'a fallu tout ce temps pour réalise
r que tout cela m'a fait penser à une "fatwa"!

Vous avez ciblé juste et frappé de même... Ce d.b ne mérite pas même de majuscules et se complait dans son rôle de bellâtre insignifiant et pire encore, totalement acculturé ! Il se flatte même de son absence de diplômes ! Je pense que votre parcours qu'il a mis en ligne via wiikipedia est pour lui l'équivalent d'une muleta !

Eh bien, vous voyez, chers amis et chers ennemis : ça c'est du style, du vrai, du beau et du grand. Un style d'écrivain, par exemple... Ne me demandez pas : je ne le connais pas.

A bientôt, les amis,

Bernard
 
 

Publié dans religion et culture

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