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Intermède du Mai day

Publié le par Bernard Bonnejean

 

MAI

 


 

Crédit photographique : Sébastien de Visoterra.com

 


Le mai le joli mai en barque sur le Rhin

Des dames regardaient du haut de la montagne

Vous êtes si jolies mais la barque s'éloigne

Qui donc a fait pleurer les saules riverains




 

 


Or des vergers fleuris se figeaient en arrière

Les pétales tombés des cerisiers de mai

Sont les ongles de celle que j'ai tant aimée

Les pétales flétris sont comme ses paupières

 

 

 

 

 

 

Sur le chemin du bord du fleuve lentement

Un ours un singe un chien menés par des tziganes

Suivaient une roulotte traînée par un âne






 

Tandis que s'éloignait dans les vignes rhénanes

Sur un fifre lointain un air de régiment

Le mai le joli mai a paré les ruines

 

 

 

 

 


De lierre de vigne vierge et de rosiers

Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers

Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes

 

 

 

 

 

Guillaume Apollinaire

 

 

Meilleurs vœux de mai

Bernard

 

 

Publié dans poésie

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Le voyage de Villemomble à Jérusalem (IV)

Publié le par Bernard Bonnejean

 

 

ou le pèlerinage de Mauricette en Terre Sainte

 

De Bethléem à Nazareth

 

Article dédié à Marco Afina

 

 

Mon récit est lent. Certes ! Mais le chemin est long qui mène de Seine-Saint-Denis à la Résurrection. Peut-on prétendre en quelques lignes donner un aperçu de l'histoire de l'humanité souffrante ? Car, à bien y réfléchir, telle pourrait être le sens du pèlerinage, plus sa destination que sa signification : trouver par-delà les affres d'une humble existence de quoi alimenter l'espérance en l'éternité par un retour aux sources de notre foi. Dieu est Amour ! Nous ne le savions pas avant la naissance du Christ ; de grands saints nous l'ont redit depuis avec patience et ténacité. Parce qu'il est Amour, il lui arrive parfois de nous permettre d'entrevoir notre futur séjour près de lui. Mais il faut souvent toute une vie pour apprendre à reconnaître cette présence de Dieu en certains lieux privilégiés qu'on qualifie de "saints". Toute une vie, donc plus long qu'un court paragraphe vite lu dont il ne restera rien.

 

Pour me faire pardonner ce magnifique passage sur le prophète Elie :

 

 

 

Élie se leva et partit pour sauver sa vie ; il arriva à Béer-Shéva qui appartient à Juda et y laissa son serviteur.

Lui-même s’en alla au désert, à une journée de marche. Y étant parvenu, il s’assit sous un genêt isolé. Il demanda la mort et dit : « Je n’en peux plus ! Maintenant, SEIGNEUR, prends ma vie, car je ne vaux pas mieux que mes pères. » Puis il se coucha et s’endormit sous un genêt isolé. Mais voici qu’un ange le toucha et lui dit : « Lève-toi et mange ! »

Il regarda : à son chevet, il y avait une galette cuite sur des pierres chauffées, et une cruche d’eau ; il mangea, il but, puis se recoucha. L’ange du SEIGNEUR revint, le toucha et dit : « Lève-toi et mange, car autrement le chemin serait trop long pour toi. » Élie se leva, il mangea et but puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à la montagne de Dieu, l’Horeb.

Il arriva là, à la caverne, et y passa la nuit. - La parole du SEIGNEUR lui fut adressée : « Pourquoi es-tu ici, Élie ? » Il répondit : « Je suis passionné pour le SEIGNEUR, le Dieu des puissances : les fils d’Israël ont abandonné ton alliance, ils ont démoli tes autels et tué tes prophètes par l’épée ; je suis resté moi seul, et l’on cherche à m’enlever la vie. »

 

Le SEIGNEUR dit : « Sors et tiens-toi sur la montagne, devant le SEIGNEUR ; voici, le SEIGNEUR va passer. » Il y eut devant le SEIGNEUR un vent fort et puissant qui érodait les montagnes et fracassait les rochers ; le SEIGNEUR n’était pas dans le vent. Après le vent, il y eut un tremblement de terre ; le SEIGNEUR n’était pas dans le tremblement de terre.

Après le tremblement de terre, il y eut un feu ; le SEIGNEUR n’était pas dans le feu. Et après le feu le bruissement d’un souffle ténu.

 Alors, en l’entendant, Élie se voila le visage avec son manteau ; il sortit et se tint à l’entrée de la caverne.

 

 

Le Mont Carmel

 

 

Elle est belle, mais un peu curieuse, l’histoire du Mont-Carmel. L’Eglise catholique permet d’ailleurs qu’on émette un doute sur la version « officielle ». 


Le Mont Carmel domine la baie d’Haïfa. La légende est inscrite dans les lieux mêmes.


 

 

Un premier site, peu fréquenté par les pèlerins, est constitué d’un amas de ruines, de superficie modeste, caché dans le lit d’un torrent que les Arabes nomment le « torrent des pèlerins ». Son nom viendrait des Chrétiens qui s’y rendaient en pèlerinage avant même les premières croisades. À l’entrée, on peut se désaltérer à une source qui depuis l’époque byzantine (vers le Ve siècle) porte le nom de « source d’Élie ». À gauche, sur le versant nord, le regard est attiré par une grotte à deux étages que l’on appelle « Grotte d’Élie et habitation d’Élisée ». Au sud, quelques cavités sont connues sous le nom de « grottes des fils des prophètes ».


 

Une légende – certains diront « la Tradition » ; d’autres, « la vérité historique » – veut que les lieux aient été occupés depuis très longtemps par des ermites, désireux de vivre comme les premiers grands prophètes Élie, Élisée et leurs disciples, d’où leur surnom de « fils des prophètes ». Jusque là, rien de véritablement étonnant ; mais certains vont jusqu’à faire d’Élie, le fondateur de l’ordre marial du Carmel.  Au VIe siècle, un pèlerin italien a même prétendu avoir reconnu dans le site le « monastère de Saint Élisée ». Comment peut-il se faire que le Prophète Élie soit à l’origine d’un Ordre consacré à la Vierge Marie, qui naîtra des siècles après sa mort ? On rétorque qu’il était prophète ; on parle d’une apparition. Peu importe ! Ni sainte Thérèse d’Avila, ni sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, toutes deux carmélites, n’auraient osé douter. Aujourd’hui, une Église plus savante nous le permet.

 

 

 

Indubitable, en revanche, est l’installation définitive de pèlerins, originaires d’occident, dans les lieux dits « élianiques ». Ils s’installèrent dans les grottes jadis occupées par les moines byzantins. Ces « Frères ermites du Mont Carmel » sont les tout premiers représentants de l’Ordre des Carmes. Selon la Règle de l’Ordre, ils se réunissaient chaque matin dans une église consacrée à la Vierge. Leur dévotion devint si forte qu’on les appela très vite les « Frères ermites de Notre-Dame du Mont Carmel », un ordre contemplatif essentiellement marial. Leur vie était faite d’austérité, de solitude, de prière et de méditation, de fraternité et de prière, mais aussi de travaux manuels qui leur permettaient de subsister.


Au bout de plusieurs années, ils éprouvèrent le besoin d’être reconnus officiellement par le « Patriarche de Jérusalem », Albert Avogadro d’Italie, qui résidait alors en Acre, tout proche du Mont Carmel. Il appartenait à l’Ordre de saint Augustin. Vers 1209, les ermites du Mont Carmel lui imposent leur « Règle » qu’il approuve. En 1247, ils demandèrent une modification très importante : ils pourront désormais vivre à l’intérieur des villes. C’est cette « Règle primitive » de 1247 que connaîtra Thérèse d’Avila avant de réformer l’Ordre.

 


 

 

Puis les Frères quittèrent le Mont Carmel pour l’Europe, d’abord en 1240, puis en 1291. Le Mont Carmel, situé au bord de la Méditerranée, se trouvait à proximité de Saint-Jean d’Acre, la capitale effective du Royaume latin. Les frontières orientales du Royaume étaient mal défendues ce qui explique ce double exode.

 

 

Saint-Jean d'Acre

 

 

Donc, la capitale du Royaume de Jérusalem était Acre (עַכּוֹ  , عكّا  , Saint-Jean-d’Acre) située à 152 km de Jérusalem.

Cette ville galiléenne connaît une présence humaine continue depuis 1500 av. J.-C., depuis le règne du pharaon Thoutmosis III. Elle est citée dans le Livre des Juges, dans le Nouveau testament et dans les Actes des apôtres.

 

Fort de St Jean d'Acre 

D’abord dominée par les Assyriens, elle est conquise par Alexandre le Grand puis par Ptolémée. Conquise en 638 par les Arabes, elle est libérée par Baudoin Ier et ses croisés, le 26 mai 1104. Reprise par le grand Saladin, le 9 juillet 1187, elle est reconquise par le roi Richard Cœur-de-Lion en juillet 1191. À la suite des Carmes du Mont Carmel s'installent les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. La ville devient Saint-Jean-d'Acre, grand centre intellectuel chrétien et juif. En 1291, la ville est prise par les mamelouks.

 

forteresse St Jean d'Acre

Au moment de son apogée, le Royaume de Jérusalem édifiera de nombreuses églises dans la ville. Les ordres monastiques conserveront dans leurs bibliothèques des manuscrits enluminés.

Beaucoup plus tard, le 20 mai 1799, commence le siège de Saint-Jean-d'Acre. Les Turcs assiégés sont commandés par Djezzar Pacha ; les assiégeants anglais par l'amiral Smith. Le siège, mené par les Français, échouera.

 

Piliers de St Jean d'Acre

La fameuse citadelle de Saint-Jean d’Acre est connue pour avoir été un centre de détention britannique avant la création de l'État hébreu.

 

Il me semble ne rien avoir oublié d’essentiel. Si tel est le cas, soyez assez simples pour l’écrire en commentaires. Merci.

 

A bientôt, mes amis,

 

Bernard Bonnejean

Publié dans religion et culture

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Le voyage de Villemomble à Jérusalem (III)

Publié le par Bernard Bonnejean

 

 

ou le pèlerinage de Mauricette en Terre Sainte

 

Bethléem

 

Article dédié à Rachel Chaouat

 

 

Chers Frères et Sœurs,


« Pendant que Joseph et Marie étaient à Bethléem, arrivèrent les jours où Marie devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire » (cf. Lc 2, 6-7).


Au nom de l'Enfant de Bethléem, né dans une pauvre grotte, et au nom de ses semblables, les nombreux enfants nés sans abri et les enfants des camps des réfugiés, je vous souhaite la bienvenue avec les paroles des anges aux bergers : « Voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire » (Lc 2, 10-12). Nous souhaitons que ce salut se réalise de nouveau dans l'aujourd'hui de Dieu, à partir de cette ville, de cette grotte et de cette mangeoire vers laquelle nous porterons dans un moment le divin enfant en procession !


« Aujourd'hui nous est né un Sauveur » (Lc 2, 11) ; « Venez, adorons-le » (Ps 95, 6). « Aujourd'hui nous est né un Sauveur »... Le mot aujourd'hui, que le ciel adressa à la terre il y a 2000 ans, est notre aujourd'hui et l'aujourd'hui de tous les hommes et de tous les temps, car « Jésus Christ, est le même hier et aujourd'hui, il l'est pour l'éternité » (He 13, 8). Le temps des hommes est un présent fugitif, tandis que le temps de Dieu est un continuel présent, car le Seigneur est l'Etre par excellence, il est « celui qui est » (cf. Ex 3, 14). Le Christ, parole de Dieu, est aussi « celui qui est, qui était et qui vient » (Ap 1, 8). Aujourd'hui, notre Seigneur et Sauveur naît de nouveau parmi nous. […]


Au nom de tous les fidèles des paroisses de Jordanie, de Palestine, d'Israël et de Chypre, et au nom des fidèles de Bethléem, concitoyens de Jésus, je m'adresse à tous les croyants du monde entier et je les exhorte à prier pour cette Terre Sainte. C'est une terre qui souffre et qui espère. Ses habitants vivent en frères ennemis. Quand comprendrons-nous qu'une terre ne mérite le qualificatif de « sainte » qu'à partir du moment où l'homme qui y vit devient saint ? Cette terre ne méritera vraiment d'être appelée « sainte » que lorsque l'on pourra y respirer la liberté, la justice, l'amour, la réconciliation, la paix et la sécurité.


 

Par ailleurs, comment pouvons-nous goûter la joie de Noël tandis que nous voyons se répéter le drame qui a accompagné la naissance du Christ dans l'histoire ? Le Christ n'avait pas de maison à Bethléem, et beaucoup de nos concitoyens sont sans logis du fait de l'injustice des hommes ; à cause des difficultés et de l'insécurité, des centaines de milliers de personnes ont déjà émigré pour chercher ailleurs une meilleure qualité de vie ; d'autres cherchent à quitter le pays de leurs ancêtres, le pays sanctifié par le mystère de l'Incarnation de Dieu. […]


Ô Enfant de Bethléem, nous sommes fatigués de notre situation, nous sommes fatigués d'attendre et las des discours et des promesses, fatigués des conférences, des délais et des négociations !


Ô Enfant de Bethléem, donne-nous ta patience, ton amour et ta douceur ! Nous t'en prions, que pendant cette nouvelle année les mains se serrent, les intentions se purifient, les cœurs s'entr'aiment, les divisions disparaissent, les murs tombent, et qu'à leur place soient construits les ponts de la compréhension et de la réconciliation !


Puissions-nous voir dans chaque homme, chaque femme et chaque enfant, le visage de Jésus, le fils de ce pays, notre concitoyen, qui a dit : « Heureux les doux, ils obtiendront la terre promise. Heureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu ! » (Mt 5, 1-12)


Extraits de l’Homélie prononcée lors de la messe de minuit à Bethléem par le patriarche latin de Jérusalem, Sa Béatitude Fouad Twal, 24 décembre 2009.


Mais commençons par les commencements. Bethléem est d’abord un lieu saint de la religion judaïque. C’est à بيت  لحم   « maison de la viande » ou « maison de l'âme », à בית לחם « maison du pain », en Cisjordanie, une région de Palestine, à une dizaine de kilomètres de Jérusalem, que serait né et aurait été couronné le roi David et que Rachel serait ensevelie.

 

 


David, דוד le « bien-aimé », est le petit berger, gardien de mouton , le dernier des huit fils de Jessé. Il devint roi contre toute attente selon la volonté de Dieu. Il passe pour avoir vaincu le philistin Goliath avec sa fronde, devient chef militaire puis gendre de Saül qui devient jaloux de ses succès au point de vouloir le tuer. David, aidé par son épouse, prend la fuite, devient chef de bande, roi des Judéens à la mort de Saül, puis roi d’Israël après la victoire de Gabaon sur ses rivaux israélites. Il commettra l’irréparable, mais donnera Salomon à Israël. À sa mort, David est à la tête d'un vaste royaume. Mais l’histoire a aussi retenu que ce roi guerrier, rusé et parfois retors, fut aussi musicien et poète. La Tradition lui attribue de nombreux psaumes et on le représente symboliquement avec une harpe.

 

 

 

Rachel, fille de Laban du village de Harran conduit le troupeau. Lorsque Jacob la voit, il reconnaît en elle la nièce de Rebecca sa mère. Il s'approche d’elle et abreuve le troupeau de Laban. Rachel apprend alors de Jacob en larmes qu’elle est de sa famille. Elle court l’annoncer à son père qui accueille Jacob en sa maison. Au bout de sept ans, Jacob épouse Rachel. Stérile, elle se sacrifie en lui faisant épouser sa servante Bilha. Mais elle lui donnera deux fils : Joseph et Benjamin. Elle décède à l’entrée de Bethléem. Les juifs vénèrent le tombeau de Rachel, symbole de la route de l’exil de Babylone.

 


 

C’est à Bethléem que naquit Jésus, fils de David, c’est-à-dire descendant de la maison d’Israël, conformément aux écritures : « Et toi, Bethléem, Éphrata, bien que tu sois petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui qui doit dominer en Israël, et duquel les origines ont été d'ancienneté, dès les jours d'éternité » (Mi 5. 1). Le groupe de Villemomble n’a pas pu assister à la messe de minuit dans la merveilleuse basilique de la Nativité, faute de place. Jacques, notre précieux photographe nous a tout de même envoyé cette illustration de notre foi commune, l’étoile à quatorze branches, lieu précis où serait né l’Enfant-Jésus.

 

Etoile-Bethleem.jpg

Sous la basilique, l’étoile en argent incrustée dans le marbre et entourée de lampes d’argent consacre l'endroit exact où Marie aurait mis l’Enfant-Dieu au monde. En principe, nul n’est réellement « propriétaire » de l’autel, mais il appartient à l'Église apostolique arménienne d’en assurer l’entretien. Un autre autel marque traditionnellement le lieu où Marie a installé le nouveau-né dans la mangeoire.


Lustre-Basilique-de-la-Nativite.jpg

La basilique de la Nativité, haut-lieu de la chrétienté, est malheureusement dans un piteux état. Un rapport de 2008 ne laisse aucun doute sur la nécessité de travaux urgents :


« L'état actuel de l'église est préoccupant. Les poutres de la charpente sont pourries et n'ont pas été remplacées depuis le 19e siècle. L'eau de pluie qui s'infiltre dans le bâtiment, non seulement accélère la pourriture du bois et porte atteinte à l'intégrité structurelle du bâtiment, mais endommage également les peintures et mosaïques murales du 12ème siècle. La présence d'eau augmente significativement les risques de court-circuit et d'incendie d'origine électrique. Si un autre tremblement de terre, de l'ampleur de celui de 1834, venait à se produire, le résultat serait très probablement catastrophique. …Il est à espérer que son inscription sur cette liste encouragera à sa préservation, notamment en incitant ses trois gardiens - l'Église orthodoxe grecque, l'Église orthodoxe arménienne et l'ordre franciscain - à travailler ensemble, ce qui ne s'est pas produit depuis des centaines d'années. Le gouvernement israélien et l'Autorité palestinienne devraient également travailler ensemble pour la protéger.  »


Mais Bethléem est aussi une ville vivante de près de 30 000 habitants placés sous autorité palestinienne. Heureux Villemomblois qui avez pu rencontrer la célèbre Sœur Sophie, la bien nommée, directrice de l’orphelinat de Bethléem.


 

Orphelinat-Bethleem.jpg

Avant eux, un journaliste incroyant, Jean-François Fournel, avait pu témoigner, dans La Croix d’août 2008, de son émotion lorsque la religieuse, tenant un bébé de deux mois, une petite fille qu’elle avait trouvée le matin même dans un carton, lui avait dit :


« Tu ne crois peut-être pas en lui, mais Jésus existe, je le tiens dans mes bras. »

 

Petite-fille-Bethleem.jpg

Puissions-nous ne jamais oublier que Jésus naquit pauvre parmi les pauvres et que les pèlerins marchant sur ses traces peuvent le rencontrer dans le regard du pauvre d’aujourd’hui.

 

Pelerins-Bethleem.jpg

A bientôt, les amis,


Bernard

 

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Le voyage de Villemomble à Jérusalem (II)

Publié le par Bernard Bonnejean

 

 

ou le pèlerinage de Mauricette en Terre Sainte

 

Massada

 

 

 

 

 

La forteresse de Massada (מצדה ) est située au sommet d'une falaise isolée, à l'ouest du désert de Judée. Sur le versant oriental, elle dévale en un à pic de 450 mètres vers la mer Morte, qui, elle, est à 400 mètres au-dessous du niveau de la mer. Sur l’autre versant, Massada culmine à une centaine de mètres. L’altitude à elle seule ne peut expliquer la difficulté à atteindre le site ; c’est la topographie qui en rendait l'accès périlleux.


 

la-montee-sur-Massada.JPG

 

L’historien juif Flavius Josèphe, dans son ouvrage La guerre des Juifs, a écrit le seul texte attesté sur la forteresse. De son vrai nom Joseph ben Matityahou (יוסף בן מתתיהו הכהן), issu d’une famille de prêtres, il est nommé gouverneur de Galilée en 66 après J.-C. Après la défaite des juifs révoltés contre les Romains, il refuse le suicide collectif décidé par les derniers défenseurs de Jodfat. Se reconnaissant vaincu, il se rend auprès de Vespasien, bientôt empereur. Citoyen romain, il devient un historien réputé sous le nom de Flavius Josèphe. On lui reconnaît encore aujourd’hui son sens du détail et son souci d’exactitude. La véracité de ses écrits sont de moins en moins mis en doute.


 

Massada-et-la-mer-morte.JPG

 

 

Il rapporte notamment qu’on doit à Hérode le Grand la construction de Massada entre 37 et 31 avant J.-C. Haï des juifs, cet Iduméen couronné par les Romains, s’il faut en croire Josèphe, « avait conçu cette forteresse comme un refuge pour lui-même ». De ce cruel despote dénué de scrupules, l’empereur Auguste aurait dit : « Mieux vaut être le porc d'Hérode que son fils »... Il meurt en l'an 4 après J.-C. La Judée devient province romaine sous l’autorité d’un procurateur.


 

Ruines-de-Massada.JPG

 

La peur paranoïaque du cruel Hérode explique les fortifications, les entrepôts, les réservoirs d’eau, les casernes, les palais et l’armurerie censés permettre de résister à un long siège.


 

Israel-Massada.JPG

 

Peu de temps après la mort d'Hérode, au début de la guerre des Juifs contre Rome, en l'an 66 après J.-C., la garnison romaine de Massada tomba aux mains des révoltés juifs. En 70, après la chute de Jérusalem et la destruction du Temple, des zélotes fuyant Jérusalem s’unirent à eux avec leur famille. À partir de Massada, ils menèrent une guerre de harcèlement contre les Romains durant deux ans. En l'an 73, le gouverneur romain Flavius Silva marcha contre Massada. Les troupes romaines assiégèrent la place forte, construisant un rempart contre le flanc occidental de la forteresse. Au printemps 73, ils réussirent à ouvrir une brèche dans la muraille. Le 2 mai 73 la forteresse tombe aux mains des légionnaires romains qui ne trouvent que sept survivants : deux femmes et cinq enfants terrés dans un puits.

 

Groupe-Massada.JPG 

 

La prise de Massada a été relatée par les deux survivantes dans un récit de Flavius Josèphe. Sous les ordres d’Eleazar ben Yaïr, mille défenseurs décidèrent de se suicider plutôt que d’accepter la servitude. Les Romains voyant la multitude des cadavres admirèrent le courage de leurs ennemis. Voici comment Flavius Josèphe rapporte les événements : 

 

... Ensemble, ils embrassèrent, étreignirent leurs femmes, serrèrent dans leurs bras leurs enfants, s'attachant avec des larmes à ces derniers baisers ; ensemble, comme si des bras étrangers les eussent assistés dans cette oeuvre, ils exécutèrent leurs résolution, et la pensée des maux que ces malheureux devaient souffrir, s'ils tombaient aux mains des ennemis, était pour les meurtriers, dans cette nécessité de donner la mort, une consolation. Enfin, nul ne se trouva inférieur à un si grand dessein ; tous percèrent les êtres les plus chéris. Malheureuses victimes du sort, pour qui le meurtre de leurs femmes et de leurs enfants, exécuté de leur main, paraissait le plus léger de leurs maux !


Aussi, ne pouvant plus supporter l'angoisse dont ces actes une fois accomplis les accablait, et croyant que ce serait faire injure aux victimes de leur survivre même un court instant, ils entassèrent promptement au même endroit tous leurs biens et y mirent le feu ; puis ils tirèrent au sort dix d'entre eux pour être les meurtriers de tous ; chacun s'étendit auprès de sa femme et de ses enfants qui gisaient à terre, les entourant de ses bras, et tous offrirent leur gorge toute prête à ceux qui accomplissaient ce sinistre office. Quand ceux-ci eurent tué sans faiblesse tous les autres, ils s'appliquèrent les uns aux autres la même loi du sort : l'un d'eux, ainsi désigné, devait tuer ses neuf compagnons et se tuer lui-même après tous ; de cette manière, ils étaient assurés qu'il y aurait égalité pour tous dans la façon de porter le coup et de le recevoir. Enfin, les neuf Juifs souffrirent la mort et le dernier survivant, après avoir contemplé autour de lui la multitude des cadavres étendus, craignant qu'au milieu de ce vaste carnage il ne restât quelqu'un pour réclamer le secours de sa main et ayant reconnu que tous avaient péri, mit le feu au palais, s'enfonça d'un bras vigoureux son épée tout entière dans le corps, et tomba près de ceux de sa famille... (Traduction René Armand, 1911)

 

Le site fut identifié dès 1842, mais les fouilles ne commencèrent vraiment qu'en 1963-65, avec l'aide de centaines de volontaires israéliens ou étrangers.

 

Massada symbolise encore aujourd’hui la volonté du peuple juif de vivre libre.

 

En 2001, le site, a été inscrit au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.

 


Vue-sur-la-Mer-Morte.JPG

 

La mer Morte est aussi une attraction touristique de choix mais c’est aussi la seule mer au monde où la baignade présente un caractère aussi original. Dotée d’une densité exceptionnelle en substances minérales, dix fois supérieure à celle des autres mers, la baignade produit des effets bienfaisants sur l’organisme et en particulier sur la peau. Les boues argileuses noires ont elles aussi des effets bénéfiques, à l’instar de l’air chargé de bromine qui exerce un effet apaisant sur le système nerveux. Autant de vertus thermales qui font la réputation de la mer Morte partout dans le monde et attirent de très nombreux touristes.

 

sel-de-la-Mer-Morte.jpg

La partie nord-ouest de la mer Morte est depuis longtemps la destination de pèlerins chrétiens qui affluent surtout à l’époque de Pâques et poursuivent encore à l’heure actuelle leur pèlerinage en direction de Jéricho et du Jourdain, où se trouve le site du baptême du Christ.


A bientôt, les amis,


Bernard

 

Addenda : Le Testimonium Flavianum de Josèphe

 

De ce que Flavius Josèphe était en Judée et en Galilée dans les premières années de l'ère chrétienne, on en déduisit qu'il devait connaître Jésus le Nazaréen. De fait, il ne fait plus aucun doute pour personne aujourd'hui que cet historien juif avait au moins entendu parler du Christ dont il parlait dans son Testimonium Flavianum, rédigé en hébreu puis traduit en grec. Cependant, la traduction en était à ce point mauvaise qu'elle faisait écrire à l'historien juif des jugements que ce non chrétien n'a pas pu avoir. Pour s'en convaincre voici la traduction telle que nous la donne la vulgate :

 

Vers ces temps-là un homme sage est né, s'il faut l'appeler un homme. Il accomplissait notamment des actes étonnants et est devenu un maître pour des gens qui acceptaient la vérité avec enthousiasme. Et il est parvenu à convaincre beaucoup de juifs et de grecs. Le Christ c'était lui. Et quand, par suite de l'accusation de la part des gens notables parmi nous, il avait été condamné par Pilate à être crucifié, ceux qui l'avaient aimé dès le début n'ont pas cessé. Il leur est apparu le troisième jour de nouveau vivant selon les paroles des divins prophètes qui racontent ceci et mille autres merveilles à son sujet. Et jusqu'aujourd'hui le peuple qui s'appelle chrétien d'après lui n'a pas disparu. Et vers ces temps là une autre offense est venue provoquer une sédition des juifs.

 

Voici maintenant le texte restauré, admis par nombre de savants d'aujourd'hui :

 

Vers ces temps-là un homme sage est né, s'il faut l'appeler sage. Il accomplissait notamment des actes bizarres et est devenu un maître pour des gens qui l’acceptaient vraiment avec enthousiasme. Et il est parvenu à convaincre beaucoup de juifs et de grecs: le Christ c'était lui. Et c'est lui (justement) qui, quand, par suite de l'accusation de la part des gens notables parmi nous, avait été condamné par Pilate à être crucifié, que ceux qui l'avaient aimé dès le début n'ont pas cessé : Il leur était apparu le troisième jour de nouveau vivant, les divins prophètes ayant prétendu ceci et mille autres merveilles à son sujet. Et jusqu'aujourd'hui le (petit) peuple qui s'appelle chrétien d'après lui n'a pas disparu. Et vers ces temps là un autre scandale est venu perturber les juifs.

 

On est aujourd'hui sûr :

 

- que Flavius Josèphe n'étant pas chrétien, il ne pouvait dire :  "Le Christ était celui-là" et  "il est apparu vivant le troisième jour..." ;

 

- que le Testimonium n 'est pas un faux ;

 

- qu'il n'a pas été manipulé, mais simplement mal traduit.

Publié dans religion et culture

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Le voyage de Villemomble à Jérusalem (I)

Publié le par Bernard Bonnejean

 

A mon amie  Christelle Voisin    

 

ou le pèlerinage de Mauricette en Terre Sainte

 

Le désert du Néguev

 

Messe-dans-le-desert-1.JPG

 

נֶגֶב   ou النقب est un désert de 13 000 km2, soient plus du double de la superficie française, couvrant la quasi-totalité du sud d’Israël et 60% de la surface totale du pays. Ses villes principales sont Beer-Sheva, la plus importante, peuplée de près de 200 000 habitants ; Eilat, ville balnéaire ; Dimona et Mistzpe Ramon ; Rahat et Tel Sheva, cités bédouines.



 

    bedouins en Israel
envoyé par sergino17sergio. - L'actualité du moment en vidéo.                          

 

À l’origine, et jusqu’après l’occupation romaine, le Néguev était occupé par la tribu arabe des Nabatéens, dont l'origine géographique est imprécise, descendants de Nébayot, l’aîné des douze fils d’Ismaël. Parmi les quelque 3000 vestiges recensés, les archéologues ont trouvé des tombes, des escaliers, des bétyles et de nombreuses inscriptions. Les pèlerins de Seine-Saint-Denis ont ainsi eu l’occasion d’admirer cette admirable citerne, preuve d’une présence urbaine assez importante.


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L'étude des monnaies d'argent et de bronze émises durant 2 siècles et retrouvées par les archéologues a permis d'authentifier de façon certaine des noms de rois et de reines. En effet, les Nabatéens passent d’un système tribal à une monarchie. Les rois étendent leur autorité de Damas à l’actuelle Arabie Saoudite jusqu'au delta du Nil au sud-ouest. De ces souverains, on retiendra : Arétas II (vers 120 av. J.-C.) ; son fils Obodas Ier mort en 85 ; Arétas III (85 - 62 avant JC), surnommé Philhellène, roi de Damas, fondateur des villes de Bosra et d'Um-el-Djamal ; Obodas II (62 - 60 avant J.-C.) fondateur d’Oboda, dans le Néguev ; Malichos Ier (60 - 30 avant JC) ; Obodas III (30 - 8 avant JC), et Arétas IV (9 avant - 40 après JC), contemporain de Jésus-Christ et d’Hérode Antipas, roi des Juifs, auquel il donne sa fille en mariage ; Malichos II (40 - 70 après JC), allié de Titus, auquel il fournit un contingent de 1 000 cavaliers et 500 archers, lors de la prise de Jérusalem en 70. Rabbel II est le dernier roi (70 - 106) avant que les Romains n’annexent la Nabatène.

Faits curieux : ce sont les Nabatéens qui contrôlent le commerce de l'encens et de la myrrhe en provenance de l'Arabia felix… En outre, le Christ, comme tous les juifs de Palestine, parlait leur langue, l’araméen et non l’hébreu.

Le Néguev présente également plusieurs particularités géologiques : les trois machteshim, c’est-à-dire ha-Machtesh ha-Gadol ("Le grand cratère"), ha-Machtesh ha-Katan ("Le petit cratère") et le cratère Ramon que notre groupe a visité.


 

 

 

 

Cette merveille naturelle couvrant une superficie de 320 kilomètres carrés (8 kilomètres de large sur 40 de longueur) contient des couches de roches qui ont fourni aux chercheurs d'importants renseignements sur l'évolution de la Terre. Dans le cratère, ils ont retrouvé, entre autres, des plantes fossilisées, des empreintes de reptiles et de dinosaures qui vivaient, pense-t-on, il y a 200 millions d'années.


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Aujourd'hui, le gouvernement israélien a l’ambition de régénérer cette région désertique par la reforestation, l’implantation de migrants et le développement économique. En 2005, Beer-Sheva a été reliée à Tel-Aviv par une liaison féroviaire. Le Néguev est aussi connu pour abriter la centrale nucléaire de Dimona, et le centre de lancement de Palmachim.


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A bientôt, mes amis,


Bernard


P.-S. :

Ce soir, je suis plongé dans la tristesse. Une des collaboratrices les plus précieuses des Editions du Cerf, chargée des relations avec la presse, Christelle Voisin, vient de nous apprendre par mail qu'elle quittait la Maison. Elle nous écrit : "Ce n'est pas sans émotion que je quitte une maison si prestigieuse à la production exigeante et courageuse, et avec qui j'ai entretenu pendant ces 5 ans des liens d'affection". C'est vrai, Christelle, que nous perdons en vous une véritable amie. Je vous embrasse très fort, Christelle, en guise de viatique. Que le Bon Dieu vous protège, vous et votre famille.

Bernard Bonnejean

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Le voyage de Villemomble à Jérusalem (prologue)

Publié le par Bernard Bonnejean

 

 

ou le pèlerinage de Mauricette en Terre Sainte

 

Itinéraire et programme

 

 

 

Premier jour - Lundi 21 décembre 2009

Matin I h30 : rendez vous à l'aéroport Paris Roissy-Charles-de-Gaulle Terminal 2A

Après midi 4h45 Décollage du vol Paris - Tel Aviv sur la compagnie El Al en classe économique. Collation à bord.

20h00 Passage de la douane puis transfert en autocar.

Arrivée à l'aéroport, formalités, accueil et route vers le désert du Néguev - Installation au kibboutz.

Dîner et nuit au Kibboutz Mashabim (Mashabei Saade).


 

Jour 2 — mardi 22 décembre 2009

Matin Marche dans les gorges d'Ein Avdat, creusées par les eaux dans la craie. Avdat (cité nabatéenne). Déjeuner à Mitzpe Ramon (à l'auberge de jeunesse).

Après-midi Marche dans le Maktesh Ramon : le cratère (balade dans le parc naturel) - Eucharistie dans le désert.

Dîner et nuit au kibboutz Mashabim (MashabeI Saade).

 

 

Jour 3 — mercredi 23 décembre 2009

Matin Visite du site de Massada. Montée à pied par la rampe des Romains (côté Arad). Descente en téléphérique.

Déjeuner dans un Kibboutz au bord de la mer (au Ein Gedi Spa).

Après midi Marche à la cascade dans le Nahal David jusque à la cascade des chevreaux. Possibilité de célébration de l'Eucharistie au bord de la Mer Morte. Qumran, les vestiges du monastère des esséniens où furent découverts les manuscrits de la Mer Morte.

En fin d'après-midi route pour Bethléem.

Dîner et nuit à Bethléem au Paridise Hotel.

 

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Jour 4 - jeudi 24 décembre 2009

Matin Visite à pied de Bethléem, la basilique de la Nativité. Possibilité de rencontre. Déjeuner / rencontre dans une paroisse melkite avec le Père Yacoub Curé.

Après midi Rencontre avec Sr SOPHIE qui dirige l'Orphelinat de la Sainte Famille

Dîner festif de Noël.

Messe de la Nativité au Champ des Bergers.

Nuit au Paradise Hotel à Bethléem.

 

 

Jour 5 — vendredi 25 décembre 2009

Matin Départ tôt pour le Mont Carmel, messe sur le Mont chez les sœurs du Carmel. Célébration eucharistique au Stella Maris

Route pour Saint Jean d'Acre.

Déjeuner en ville au restaurant Palm Beach à Saint jean d'Acre

Après-midi Saint Jean d'Acre, visite de la vieille ville : les souterrains, le réfectoire, la King Knight Place.

 En fin d'après midi route pour Nazareth.

Dîner et nuit à la Casa Nova.

 

 

Jour 6 — samedi 26 décembre 2009

Matin Nazareth. La Basilique de l'Annonciation. Célébration de l'Eucharistie. L'Eglise Saint Joseph, l'Eglise- synagogue où le Christ a lu l'Ecriture et s'est opposé à la communauté. Visite des fouilles du Couvent des Sœurs de Nazareth, le tombeau du Juste.

Déjeuner à la Casa Nova.

Après midi Au bord du Lac de Tibériade. Le Mont des Béatitudes. Visite des sites de Tabgha, Capharnaüm. Route pour Jérusalem en fin d'après-midi

Dîner et nuit à Jérusalem (chez les Sœurs Maronites).

 

 

Jour 7 — dimanche 27 décembre 2009

Matin Jérusalem. Le Mur Occidental. L'Esplanade des moquées. Déjeuner à l'hébergement chez les Sœurs Maronites.

Après midi Le Mont des oliviers (Dominus Flevit, Gethsemani). et le Mont Sion, le Cénacle. Célébration eucharistique à Gethsémani.

Dîner et nuit à Jérusalem (chez les Sœurs Maronites).

 

 

Jour 8 — lundi 28 décembre 2009

Matin Jérusalem. Le Chemin de Croix. Possibilité d'une Célébration de la Croix au Saint Sépulcre. Le Mont Sion, Saint Pierre en Gallicante, le Cénacle.

Déjeuner à l'hébergement chez les Sœurs Maronites.

Après midi Route pour Abu Gosh, église croisée datant de 1142 et considérée comme une des plus belles églises romanes de la Palestine. Elle abrite une communauté de bénédictins. Célébration de la Messe de la Résurrection. Rencontre avec un des membres de la communauté monastique.

Dîner et nuit à Jérusalem (chez les Sœurs Maronites).

 

 

Jour 9 — mardi 29 décembre 2009

Matin 05h00 Départ de la Porte de Jaffa pour l'aéroport de Tel Aviv

06h00 Début de l'enregistrement et passage de frontière.

09h00 Décollage du vol LY 323 El Al Tel Aviv - Paris. Collation à bord

13h00 Arrivée à l'aéroport de Paris Roissy Charles de Gaulle au Terminal 2A.

 

Exorde

Le patriarche latin de Jérusalem en Jordanie dit « NON » à l’inscription des lieux saints islamiques sur la liste du patrimoine israélien.

Vendredi 5 mars 2010

 

 

« La position de l'Eglise est en accord avec celle du gouvernement jordanien, et ce depuis que ce dernier est responsable du patrimoine arabe chrétien et islamique », a déclaré Mgr Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem, suite à la récente décision des autorités d'Israël d'inscrire des lieux saints islamiques de Cisjordanie sur la liste du patrimoine israélien. 

Dans une interview accordée lors de sa visite, toujours en cours, à Al-Rai, un journal jordanien, le patriarche a souligné qu'il ne fallait pas « se contenter d'une simple condamnation », appelant à « protester haut et fort, à chercher des occasions de le faire et à ne pas avoir peur d'en parler aux pays européens ainsi qu'au monde entier, et ce de façon à attirer l'attention sur la gravité de ce qui se passe en Terre Sainte et des conditions faites à ses habitants ». 

Le patriarche a affirmé  qu'il devrait exister une tierce partie capable de convaincre et de forcer Israéliens et Arabes palestiniens à mettre fin à la lutte pour la terre. Il a fait remarquer que ce problème avait une portée universelle et que « seule sa résolution pourrait éviter à la région et à ses habitants destructions et catastrophes ». 

Concernant sa visite actuelle en Jordanie, le patriarche a noté sa participation à une conférence à Beit al-Ziyarah (maison des sœurs du Rosaire) et à laquelle sont présents 42 Italiens (hommes d'affaires, présidents d'université et professeurs ). 

« La conférence, d'une durée de deux jours, est organisée sur le thème du dialogue au Proche-Orient », a déclaré le patriarche  

 

 

ZENIT


A bientôt, mes amis

Bernard

 


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Le voyage de Villemomble à Jérusalem

Publié le par Bernard Bonnejean

 

 

ou le pèlerinage de Mauricette en Terre Sainte

 

Présentation

 

 

 

 

Sans doute, les amis qui fréquentent régulièrement mon blog auront-ils été surpris que j’aille passer Noël dans un monastère. Parce qu’ils ne conçoivent pas autrement la fête de la Nativité que comme une fête de la famille, se seront-ils pris au jeu de quelques réflexions et suppositions bienveillantes sur une condition d’isolement dont, vous me l’accorderez, je ne me suis jamais plaint.

 

En réalité, j’ai trouvé refuge chez mes frères bénédictins, d’une part parce qu’il est vrai qu’autrement je me serais retrouvé seul à la maison devant mon ordinateur, d’autre part que Momo (Mauricette) était partie à Jérusalem, « en suisse », si j’ose dire, pour faire mentir l’adage menteur : « Quand il y en a pour un, il y en a pour deux ». À Jérusalem, dis-je, ou plutôt en Israël, ou encore en Terre Sainte si vous préférez. Ils sont partis à quinze, sous la conduite éclairée du père Gabriel Sempré, du diocèse de Saint-Denis, du 22 décembre au 31 décembre. Certains n’avaient guère quitté leurs paroisses de la Seine-Saint-Denis, Gagny, Villemomble, Le Raincy, Bondy…, avant d’entreprendre cette expédition.

 

Pourquoi cette année et pas avant ?

 

Un moine arménien déplore le regain d’affluence des pèlerins : « Les lieux saints sont bondés, la vieille ville de Jérusalem est saturée ». Un guide francophone enchérit : « Il y a longtemps qu’on n’avait pas connu une telle cohue dans les lieux saints ». Quant au secrétaire de la commission des pèlerinages au patriarcat latin de Jérusalem, le père Grech, il confirme : « Les pèlerins reviennent en masse. Nous avons dépassé les chiffres de l’an 2000. »

 


 

 

 

Les agences ne s’en plaignent pas. Le directeur d’Ictus, Thierry Sanson, est heureux d’avoir pu organiser une quarantaine de pèlerinages au départ de la France. Bernard Ferry, l’attaché commercial de l’agence Routes Bibliques et Routes des Hommes, explique : « Nous avons retrouvé notre vitesse de croisière avec environ 120 groupes de pèlerin pour cette année. » Il faudrait y ajouter 80 000 touristes français qui passent annuellement leurs vacances d’été en Israël. Selon le ministère israélien du tourisme, un million de chrétiens auront visité la Terre Sainte en 2007.

 

Certes, Momo n’est ni la première ni la dernière à faire le pèlerinage. Si elle était née aux temps anciens, il lui aurait fallu le consentement de ses proches et la permission de son évêque et, après une longue enquête de moralité, elle aurait reçu de la main épiscopale le bourdon et la panetière. Elle aurait payé le voyage à un prix modique, qu’elle fût d’une famille de princes, de chevaliers, de nobles ou de vilains. En fait, elle ne serait pas partie du tout, parce qu’elle est femme. Mais c’est une autre histoire.

 

Les moins avertis me diront sans doute qu’il est heureux que des chrétiens du monde entier se rendent en Terre sainte devenue islamique et juive. Outre qu'on pourrait leur rétorquer facilement qu'elle a toujours été arabe, islamique, et/ou juive, puis sans confession officiellement déclarée, c’est oublier qu’Israël compte aussi aujourd'hui des citoyens chrétiens. Dans leur immense majorité, les chrétiens de Terre Sainte sont des chrétiens arabes, descendants directs de l’Église de la Pentecôte.

 

En effet, le jour de la Pentecôte (50 jours après la Résurrection de Jésus), les apôtres présents évangélisèrent les foules. Les Actes des apôtres rapportent que leurs auditeurs, quelle que fût leur origine, les comprenaient : 

 


« Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d’Asie, de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence, tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! » (Ac 2, 1-11)

 


À ces arabes chrétiens, il faut ajouter les catholiques d’expression hébraïque (venus du judaïsme, issus de mariages mixtes, étrangers vivant, travaillant et priant en hébreu), dont la culture est israélienne. Les chrétiens de Terre Sainte, au sens strict, représentent autour de 1,7 % de la population, en diminution constante à cause d’une forte émigration. Sans vouloir attiser la polémique, force m’est de reproduire les paroles du patriarche latin de Jérusalem, Sa Béatitude Fouad Twal, qui déplore que « le mur de 8 mètres de hauteur édifié par Israël autour des territoires palestiniens, a rendu la vie quotidienne impossible pour beaucoup ».


Si l’on recense environ 50 000 chrétiens vivant dans la Bande de Gaza, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, ils sont plus de 200 000 en Israël.


Si l’on veut être complet, avec les chrétiens de Terre Sainte, il faut compter les chrétiens de Jordanie, car le diocèse catholique de Jérusalem s’étend sur Israël et les Territoires palestiniens.

 


 

 

Pour résumer, les 180000 chrétiens de Terre Sainte (Israël et Palestine) se répartissent en de multiples Églises:


 l’Église grecque orthodoxe: 80000 fidèles (?) arabes et 250 Hellènes, Grecs constituant le Haut clergé.

 L’Église grecque catholique: 60000 fidèles (?) née vers 1682-1697.

 L’Église latine: 27000 (?) sans compter les milliers de catholiques latins Asiatiques, Africains ou Latino Américains etc. qui résident dans le pays de manière légale ou clandestine.

 L’Église catholique maronite: 5500 (?), surtout en Galilée.

 L’Église syrienne orthodoxe: 2000 (?), surtout à Bethléem.

 L’Église syrienne catholique; 300 (?)

 L’Église arménienne orthodoxe ; 2000 (?) surtout à Jérusalem.

 L’Église arménienne catholique: 400 (?).

 L’Église copte orthodoxe: 700 (?).

 L’Église copte catholique: 100 (?).

 L’Église éthiopienne orthodoxe 100 ? peut-être davantage…

Les Églises luthérienne et anglicane rassembleraient environ 3 700 fidèles.

 


Je laisse la conclusion provisoire de cette première partie de présentation à Fouad Twal :


« Tout d’abord, nous, chrétiens de Terre sainte, devons maintenir et respecter notre identité à la fois arabe et chrétienne ; nous ne pouvons pas oublier cette identité. En tant qu’Arabes, nous avons les mêmes traditions, nous avons la même langue, la même approche que les musulmans. Nous pouvons parler avec eux. Nous nous sentons plus arabes qu’ils ne le sont ; il y avait des Arabes plusieurs siècles avant l’arrivée de l’islam au Moyen-Orient, et nous sommes fiers de dire que nous sommes arabes, et venant du désert. Je le dis volontiers, et je n’ai aucun problème avec cela.


Dans le même temps, nous sommes chrétiens, et nous avons une culture, une culture chrétienne et une culture occidentale, et nous pouvons et devons être un facteur de modération, un facteur de réconciliation, un facteur ou un pont entre deux peuples en conflit. La question est de savoir si la communauté internationale nous accepte ou nous considère, comme tels. C’est toute la question.


Très souvent on nous oublie. On prend des décisions concernant le Moyen-Orient souvent sans songer à cette petite minorité chrétienne dans la région. Et souvent nous faisons les frais de ces décisions, car personne ne nous considère et ne considère notre présence entre une majorité de musulmans et une majorité de juifs ».



Dans une deuxième partie, nous suivrons Momo et son groupe en cette Terre Sainte où le Christ a pleuré et où parfois, les chrétiens autochtones, ont des raisons de pleurer.


A bientôt, mes amis,


Bernard Bonnejean


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La Sainte-Epine

Publié le par Bernard Bonnejean

 

Une tradition pluriséculaire

 

 

En ce temps de fêtes pascales, le monastère bénédictin Saint-Pierre de Solesmes était en fête. Et quand nos amis bénédictins font la fête, ils chantent. Aujourd’hui, lundi de Pâques, ils ont psalmodié ce merveilleux hymne qui célèbre la résurrection du Christ vainqueur de la mort. Au terme de ces solennités permettez-moi de vous l’offrir, pour les uns comme une prière, pour les autres comme une œuvre d’art, car il n’est pas indispensable d’être croyant pour apprécier le chant grégorien.


 

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Depuis plusieurs siècles, je ne saurais dire combien exactement, on offre à la vénération des fidèles , tous les lundis de Pâques, la relique la plus précieuse, la plus importante du monastère, la SAINTE-EPINE, rapportée d’Orient par un Seigneur de Sablé-sur-Sarthe au XIIe siècle. Ce serait l’une des épines que les Romains tressèrent en couronne autour de la tête de Jésus lors de sa Passion. Dom Guy-Marie Oury, un moine bénédictin de Solesmes, en a ainsi retracé l’histoire :


La dévotion aux reliques de la Passion avait pris une extension extraordinaire avec les Croisades, et le prieuré de Solesmes n'est pas un cas isolé ; tout le monde a entendu parler de la sainte Épine de Port-Royal ; mais le culte des reliques de la couronne d'épines est bien antérieur au temps des croisades. Saint Paulin de Nole en parle dès le début du Ve siècle ; Cassiodore mentionne la couronne d'épines parmi le trésor des reliques conservées à Jérusalem dans son commentaire du psaume 86, et un peu après, à la fin du VIe siècle, Grégoire de Tours rapporte la légende selon laquelle les épines de la couronne du Seigneur retrouvent chaque jour leur verdeur originelle et sont toujours fraîches.



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Parmi les épines de la couronne les plus anciennement cédées à l'Occident, il y a celles qui furent déposées au trésor d'Aix-la-Chapelle ; elles avaient été envoyées par l'Impératrice Irène à Charlemagne, lors des échanges diplomatiques des années 798-802. Charles le Chauve retira de ce dépôt quatre épines pour les donner à l'abbaye de Saint-Corneille de Compiègne en 877. À la fin du moyen âge, de nombreuses épines vénérées comme reliques sont seulement des épines ayant été mises en contact avec une relique considérée comme authentique.


La relique de Solesmes, qui devait être sauvée à la Révolution par le fermier du Grand Aulneau qui la prit chez lui et la cacha, était la seule relique ancienne possédée au monastère de Saint-Pierre au temps des Mauristes. Ils en parlent dans les notes historiques envoyées à Saint-Germain-des-Prés aux rédacteurs de l'histoire de l'ordre.


Voici la traduction de leur texte du Résumé de l'Histoire du prieuré :

 


Ces admirables décorations (ils viennent de décrire les sculptures du tombeau du Seigneur et de la Belle Chapelle) ne rendent cependant pas cette basilique aussi illustre que l'une des Épines de la couronne placée sur la tête de Notre Seigneur Jésus-Christ durant sa Passion, qui est conservée ici avec le plus grand honneur, dans un reliquaire de cristal, entouré d'une couronne d'épines fondue en argent et en or, que tient en main un ange de même facture. Très fréquemment les foules viennent la vénérer. Elle a été rapportée de Palestine par Raulphus ou Rodolfus, seigneur de Sablé, qui était allé en Terre Sainte avec Godefroy de Bouillon et les autres nobles de France pour la libérer de l'invasion des Turcs. Et c'est ce gage de sa dévotion que Raoul a confié à la garde de la basilique de Solesmes fondée par ses ancêtres et dotée avec magnificence.

 


Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'identification de Raoul de Sablé n'est pas encore faite, et que l'on ne sait pas avec certitude à quelle date approximative la relique de la Sainte Épine a été apportée à Solesmes. Mais elle a été ensuite conservée avec le plus grand soin ; elle a traversé sans dommage les désastres de la Guerre de Cent ans, ce qui ne fut pas le fait des autres reliques du prieuré, semble-t-il ; et c'est pour lui servir de reliquaire monumental que fut élevé à la fin du XVe siècle le grand ensemble du Tombeau du Seigneur.

 


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À titre purement documentaire, pour illustrer ce sujet, voici ce qui arrivé vers 1937 à une Luxembourgeoise du nom de Mathilde Muller, qui était professeur à Luxembourg. Le P. Shons, prieur de Clervaux, lui avait fait cadeau d'un petit reliquaire contenant une parcelle de la vraie Croix et — ce qu'elle ignorait— un tout petit morceau de la Sainte Épine de Solesmes. La relique lui avait été donnée à Quarr Abbey en 1910 par un père de Solesmes.


Or Mathilde Muller put rendre visite à Thérèse Neuman, la mystique bavaroise, un vendredi, alors qu'elle revivait en esprit la Passion du Christ. Subitement, Thérèse s'adressa à sa visiteuse, présente dans la chambre : "Qu'as-tu sur toi ?" ; déconcertée, elle répondit : "Rien". - "Mais si, tu as quelque chose là". - "Non" ; - "Mais si ! C'est quelque chose qui a touché au Christ". Alors Mathilde Muller se souvint du reliquaire qu'elle portait à son cou, pendu à une chaînette d'or. Thérèse prit le reliquaire et l'appliqua sur le stigmate de sa main, puis elle dit : "Oui, oui, c'est le morceau de ta Croix sur laquelle Jésus a expié nos péchés et est mort. Il se trouvait vers le bas."


Après quelques instants, elle porta sa main à la nuque, et y posa la relique."Mais oui, mais oui, il y a encore autre chose. Il y a un morceau d'épine de la couronne de Jésus. Ce morceau a été pris de celui qui se trouve en France dans un monastère où on le vénère beaucoup ; on y prie bien ; on y aime bien Jésus. Quelques-uns lui font très plaisir et consolent son cœur."

 


http://www.lejardindeslivres.fr/DATA/neumann200.jpg

 

 

"Je vois celui qui apporte la relique. Il vient d'un pays lointain. Il l'apporte à ce monastère au bord de l'eau, pour qu'on l'y vénère et que l'on prie pour ceux qui ont donné leur vie pour Jésus dans le pays où il a souffert."


"Oui, oui, c'est quelque chose qui a touché Jésus et qui l'a aidé à sauver les pécheurs. Vénérez-la bien et Jésus vous aidera à bien souffrir et à bien mourir."


Le P. Shons qui rapporte ce fait dans une lettre écrite à Paris le 22 juillet 1945, ajoute : "Cette personne ignorait complètement qu'à côté de la relique de la vraie Croix, il y en avait une autre de la couronne d'épines. Je ne lui en avais jamais parlé."


Quelle que soit l'explication que l'on donne à cette vision à distance, dans l'espace et dans le temps, le fait reste assez impressionnant. Il ne remplace pas les preuves historiques, mais il invite à ne pas négliger les indices que l'on possède encore.


Dom Guy-Marie Oury


Une légende ? Je n’en sais rien. Mais avouez qu’elle vaudrait bien, si c’en était une, Harry Potter ou Da Vinci Code. Je vous souhaite une bonne reprise et beaucoup de courage,


Votre ami,


Bernard Bonnejean

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Joyeuses Pâques 2010 de Laval

Publié le par Bernard Bonnejean

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  DU CHEMIN DE CROIX A LA RESURRECTION

 

Pour la première fois depuis des lustres, Mgr Scherrer, évêque de Laval, a organisé une procession du chemin de croix du vendredi saint dans les rues de Laval. A part quelques réactions imbéciles de piliers de bistros, les spectateurs se sont plutôt montrés dignes et respectueux. L'article suivant vous en dira davantage. J'ajouterai demain quelques photos prises lors de la procession. Aujourd'hui je m'efforcerai d'imiter la sobriété monastique. seule convenable à l'événement. Vive Jésus, vive sa croix !

 

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Pourquoi un chemin de croix en centre-ville ? 


La question avait été envisagée depuis plusieurs années. L’idée est venue des chemins de croix en public qui existent dans plusieurs villes de France et déplacent des foules ; l’idée est venue également de la prise de conscience de l’importance pour l’Eglise de faire signe à nos contemporains.  


Mgr Thierry SCHERRER a souhaité vivement ce projet car, avant d’être évêque, il l’a déjà lui-même expérimenté, dans le diocèse d’Aix-en-Provence. La réalisation du projet a été confiée à l’Aumônerie de l’Enseignement public (AEP), l’Enseignement catholique, les paroisses La Trinité-Avesnières-Cordeliers et St Pierre-St Vénérand de Laval.

 Ce projet a été décidé, après consultation des conseils pastoraux, par les curés et leurs équipes pastorales, des paroisses La Trinité-Avesnières-Cordeliers et St Pierre-St Vénérand, car le chemin de croix partira de l’église St Vénérand et aboutira à la cathédrale de Laval. La paroisse a été choisie pour être force de proposition pour fédérer paroisses, mouvements, aumôneries…  

 

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Eglise Saint-Vénérand de Laval

Départ du Chemin de Croix


L’esprit de ce chemin de croix 
Ce qu’il est : Une marche.


Marcher, c’est avec tout son corps, avec tout son être, risquer une expérience humaine et spirituelle. Marcher, c’est avancer par étapes, c’est chercher un sens à sa vie, c’est sortir de soi, c’est aller de l’avant…
Une marche-pèlerinage à la suite du Christ, en communion avec tous les chrétiens, tous les diocésains…
Une marche ponctuée de chants, de prières, de méditations, de témoignages, de silence…Des personnes se relaieront pour porter une croix, comme lors des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), une croix, symbole majeur de cette journée, une croix symbole de mort et de vie, une croix symbole de l’espérance chrétienne pour nous aider à traverser toutes nos épreuves.  


Une marche ouverte à tous et respectueuse de chacun, toutes générations confondues, avec notamment la présence d’enfants et de jeunes.

 

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  Eglise Saint-Vénérand

 

Une marche pour marquer l’importance pour les chrétiens, non seulement du jeudi saint mais des trois jours saints par excellence de l’année, à savoir le jeudi saint (avec la messe en mémoire de la cène), le vendredi saint (avec le chemin de croix et l’office de la passion), le samedi saint et le dimanche de Pâques (avec la veillée pascale et les messes du jour avec les baptêmes d’enfants et d’adultes). Les chrétiens ne reconstituent pas, ne miment pas pendant trois jours les détails des événements de la Passion et de la Résurrection du Christ. Ils célèbrent comme un tout, comme une source, comme un sommet, ces trois jours finalisés par la résurrection. Il ne s’agit pas seulement d’un souvenir mais d’un mémorial, c’est-à-dire la réactualisation pour aujourd’hui des « événements sauveurs » du passé.
Une marche avec notre évêque, comme pour inviter tous les chrétiens où qu’ils soient à entrer dans l’esprit de ces jours saints qui nous rappellent l’essentiel de notre vie chrétienne, ouverte sur le témoignage de l’amour de Dieu. Le sens profond du carême, démarche personnelle et communautaire de conversion, temps de prière, de partage et de jeûne, temps de préparation au baptême pour les adultes, sera rappelé.


Une démarche, signe d’unité et appel à l’unité des chrétiens rassemblés par leur pasteur. Une démarche missionnaire qui témoigne au cœur de la cité, en respectant chacun, chaque religion, chaque tradition humaniste, et même les incroyants. Un témoignage de ce qui fait vivre les chrétiens.


Une démarche à dimension culturelle quand elle rappelle à nos contemporains le sens du temps toujours inscrit dans nos calendriers et qui a marqué notre histoire.

 
Une marche symbolique. Nous débuterons notre chemin de croix à l’église St Vénérand, rive gauche de la Mayenne. Nous traverserons le vieux pont et nous monterons jusqu’à la cathédrale. Nous irons d’une rive à l’autre : c’est une invitation à nous déplacer dans l’existence. Nous passerons d’un territoire d’une paroisse à l’autre, comme pour nous inviter à dépasser certaines frontières. Nous monterons à la cathédrale de l’évêque du diocèse, haut lieu d’histoire locale et de rassemblement des chrétiens : c’est une invitation à « élever notre cœur », à prendre de la hauteur dans nos vies, à oser la rencontre avec Dieu dans la foi, pour pouvoir redescendre dans le quotidien pour l’habiter autrement, pour poursuivre nos engagements avec plus d’élan.  


Une marche de solidarité avec tous les souffrants de la terre, une marche de l’espérance chrétienne.

 

  

http://www.fasthotel.com/images/upload/endirect/photos/fiche/laval_ville.jpg

Le Pont qui enjambe la Mayenne

de la rive gauche à la rive droite


Ce qu’il n’est pas : 


Un retour au passé ? Au contraire, chaque époque le vit de façon renouvelée. Pensons aux chemins de croix des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ).  


Du prosélytisme ? Non, mais un témoignage des chrétiens au cœur de la cité. Pour ne pas surprendre et ne pas risquer que ce chemin de croix soit pris comme une provocation, l’information sera largement diffusée. Un tract sera déposé à l’avance dans les habitations qui seront sur le parcours du chemin de croix.

 
Du communautarisme et de l’identitaire ? Non, mais le signe d’une Eglise présente et libre. Après la procession du 8 décembre 2009 qui a déplacé vers la basilique d’Avesnières un millier de personnes, il ne s’agit pas de multiplier les processions. Les priorités pastorales demeurent celles de tout le diocèse, à savoir une Eglise diocésaine qui propose la foi, une Eglise diocésaine ouverte et présente au monde, une Eglise diocésaine qui se fait proche et solidaire, une Eglise diocésaine qui vit sa foi et la célèbre, une Eglise diocésaine qui appelle.

 

 

Cathédrale de Laval

But de la procession.

 

Cette procession est une manière originale et populaire d’entrer dans l’esprit de ces cinq orientations. Actuellement, le doyenné de Laval s’est donné comme priorité la pastorale des jeunes, le parcours Alpha, les journées non stop du pardon à St Vénérand avant la fête de Pâques, l’engagement de solidarité, spécialement via les associations, auprès et avec les plus défavorisés.      

Modalités pratiques 
Jour, heure : Vendredi Saint, 2 avril 2010, 17H30-19H30. Départ à l’intérieur de l’Eglise St Vénérand (4 stations). Arrivée à la cathédrale.


© Diocèse de Laval 2004 - Création Edit Ouest - site hébergé par la Conférence des évêques de France - Mentions légales 

 

http://rainandtherhinoceros.files.wordpress.com/2008/03/resurrection-singapore.jpg

 

IL EST RESSUSCITE


ALLELUIA !!!

 

La résurrection du Christ est fondamentale en ce qu’elle implique un retournement capital de tout ce qui constitue les certitudes, les grandeurs, les valeurs terrestres. Je m’explique: alors que dans la vie ordinaire et dans le royaume de ce monde la mort suit la vie, avec la résurrection, c’est la vie qui suit la mort. Et ce retournement majeur se manifeste dans tous les actes et dans toutes les pensées du Christ tout au long de sa vie: c’est donc par la résurrection qu’il faudrait commencer par parler de lui, car toute sa vie est l’image de cet événement bouleversant.

Quand le Christ choisit ses disciples, il ne prend pas des gens de pouvoir ou de culture, mais de petites gens, des pécheurs, un employé de douanes. A qui il lavera les pieds… Il ne parle pas hébreu, qui est la langue cultivée, savante, mais l’araméen. Il n’aime pas beaucoup fréquenter le grand temple de Jérusalem, mais plutôt prêcher dans les petites synagogues. Dans les quarante jours au désert, alors que Satan lui présente toutes les formes de puissance, le Christ refuse ces pouvoirs pour adopter au contraire un modèle essentiel de pauvreté et de service dans tous les domaines.

«Heureux les affligés, heureux ceux qui sont persécutés, heureux ceux qui souffriront en mon nom»: on retrouve ce renversement des choses dans les Béatitudes. Et quand le Christ meurt puis ressuscite, cela se produit d’une manière nocturne, un peu cachée, secrète. Ce n’est pas un phénomène spectaculaire, pas de grande foule. S’il y avait eu la TV, sûr qu’elle n’aurait pas été convoquée à la résurrection!


Au matin de Pâques, quand le Christ est ressuscité, ce sont les femmes qui se précipitent à ses pieds par reconnaissance immédiate, spontanée. Alors que ses disciples en Galilée vont tergiverser : est-ce lui, n’est-ce pas lui, est-ce un esprit ? La rationalité masculine est battue en brèche par la réceptivité et l’intuition féminines. Les femmes, qui étaient déclassées, prennent là le pas sur les hommes. Ce retournement est assez fondamental, vous le reconnaîtrez.

Il faut donc comprendre que la résurrection donne priorité aux choses et aux personnes simples, modestes, effacées, petites. Et quand le Christ nous propose comme modèle de vie la pauvreté dans tous les domaines, c’est parce que la résurrection est à la clé de la vie terrestre. Elle n’est pas seulement une victoire sur la mort, elle est une victoire sur un mode de vie. Il s’agit de vivre de telle manière qu’on puisse ressusciter, c’est-à-dire affirmer la pauvreté essentielle contre toute forme de grandeur, de richesse. Ce qui compte, c’est ce retournement fondamental de tout ce qui est grandeur en ce monde, certitudes, valeurs, comme je l’ai dit, et je dirais fausses valeurs.

Et quand le Christ voit Marie de Magdala, il ne lui parle pas une seconde de son passage chez les morts, il ne lui explique pas une seconde ce qu’est la résurrection qui vient d’avoir lieu. Il ne l’informe pas de cette réalité. Parce qu’il ne veut pas donner une connaissance de ces choses, mais il veut qu’on y croie.


Georges Haldas, Propos recueillis par Gabrielle Desarzens, Protestinfo

 

 

Joyeuses Pâques, mes chers Amis, à vos familles, à vos amis, et à vous-mêmes,

 

BERNARD

 

 

COMME PROMIS, VOICI LES PHOTOS QUE J'AI PRISES

LORS DU CHEMIN DE CROIX 2010 A LAVAL

 

 

DSC00993.jpg

La foule en marche dans le Vieux-Laval

(rue du Pont de Mayenne, rive droite)

 

 

 

DSC00998.JPG

Tout un symbole :

en route vers la cathédrale, la croix passe devant le palais de Justice (à gauche).

 

 

 

DSC01000-copie-1.JPG

 

Un autre symbole : la croix s'arrête à l'emplacement de la place

de la Trémoille, où furent décapités plusieurs prêtres réfractaires

martyrs de la révolution, ainsi que le Prince de Talmont.

 

 

 

DSC01001.jpg

Tant qu'il y aura des hommes :

non, Messieurs, ne vous en déplaise,

LE CHRISTIANISME NE MOURRA PAS !!!

 

 

 

 

DSC01002.JPG

Une image de la Résurrection :

La cathédrale dans les fleurs printanières.


 

 

 

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Le Chemin de Croix 2010 à Laval

Publié le par Bernard Bonnejean

 

UN CHEMIN DE CROIX EN CENTRE-VILLE

 

Pour la première fois depuis des lustres, Mgr Scherrer, évêque de Laval, a organisé une procession du chemin de croix du vendredi saint dans les rues de Laval. A part quelques réactions imbéciles de piliers de bistros, les spectateurs se sont plutôt montrés dignes et respectueux. L'article suivant vous en dira davantage. J'ajouterai demain quelques photos prises lors de la procession. Aujourd'hui je m'efforcerai d'imiter la sobriété monastique. seule convenable à l'événement. Vive Jésus, vive sa croix !

 

http://www.notredamedeparis.fr/local/cache-vignettes/L350xH350/arton777-c9b81.jpg

 

Pourquoi un chemin de croix en centre-ville ? 


La question avait été envisagée depuis plusieurs années. L’idée est venue des chemins de croix en public qui existent dans plusieurs villes de France et déplacent des foules ; l’idée est venue également de la prise de conscience de l’importance pour l’Eglise de faire signe à nos contemporains.  


Mgr Thierry SCHERRER a souhaité vivement ce projet car, avant d’être évêque, il l’a déjà lui-même expérimenté, dans le diocèse d’Aix-en-Provence. La réalisation du projet a été confiée à l’Aumônerie de l’Enseignement public (AEP), l’Enseignement catholique, les paroisses La Trinité-Avesnières-Cordeliers et St Pierre-St Vénérand de Laval.

 Ce projet a été décidé, après consultation des conseils pastoraux, par les curés et leurs équipes pastorales, des paroisses La Trinité-Avesnières-Cordeliers et St Pierre-St Vénérand, car le chemin de croix partira de l’église St Vénérand et aboutira à la cathédrale de Laval. La paroisse a été choisie pour être force de proposition pour fédérer paroisses, mouvements, aumôneries…  


L’esprit de ce chemin de croix 
Ce qu’il est : Une marche.


Marcher, c’est avec tout son corps, avec tout son être, risquer une expérience humaine et spirituelle. Marcher, c’est avancer par étapes, c’est chercher un sens à sa vie, c’est sortir de soi, c’est aller de l’avant…
Une marche-pèlerinage à la suite du Christ, en communion avec tous les chrétiens, tous les diocésains…
Une marche ponctuée de chants, de prières, de méditations, de témoignages, de silence…Des personnes se relaieront pour porter une croix, comme lors des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), une croix, symbole majeur de cette journée, une croix symbole de mort et de vie, une croix symbole de l’espérance chrétienne pour nous aider à traverser toutes nos épreuves.  


Une marche ouverte à tous et respectueuse de chacun, toutes générations confondues, avec notamment la présence d’enfants et de jeunes.

 
Une marche pour marquer l’importance pour les chrétiens, non seulement du jeudi saint mais des trois jours saints par excellence de l’année, à savoir le jeudi saint (avec la messe en mémoire de la cène), le vendredi saint (avec le chemin de croix et l’office de la passion), le samedi saint et le dimanche de Pâques (avec la veillée pascale et les messes du jour avec les baptêmes d’enfants et d’adultes). Les chrétiens ne reconstituent pas, ne miment pas pendant trois jours les détails des événements de la Passion et de la Résurrection du Christ. Ils célèbrent comme un tout, comme une source, comme un sommet, ces trois jours finalisés par la résurrection. Il ne s’agit pas seulement d’un souvenir mais d’un mémorial, c’est-à-dire la réactualisation pour aujourd’hui des « événements sauveurs » du passé.
Une marche avec notre évêque, comme pour inviter tous les chrétiens où qu’ils soient à entrer dans l’esprit de ces jours saints qui nous rappellent l’essentiel de notre vie chrétienne, ouverte sur le témoignage de l’amour de Dieu. Le sens profond du carême, démarche personnelle et communautaire de conversion, temps de prière, de partage et de jeûne, temps de préparation au baptême pour les adultes, sera rappelé.


Une démarche, signe d’unité et appel à l’unité des chrétiens rassemblés par leur pasteur. Une démarche missionnaire qui témoigne au cœur de la cité, en respectant chacun, chaque religion, chaque tradition humaniste, et même les incroyants. Un témoignage de ce qui fait vivre les chrétiens.


Une démarche à dimension culturelle quand elle rappelle à nos contemporains le sens du temps toujours inscrit dans nos calendriers et qui a marqué notre histoire.

 
Une marche symbolique. Nous débuterons notre chemin de croix à l’église St Vénérand, rive gauche de la Mayenne. Nous traverserons le vieux pont et nous monterons jusqu’à la cathédrale. Nous irons d’une rive à l’autre : c’est une invitation à nous déplacer dans l’existence. Nous passerons d’un territoire d’une paroisse à l’autre, comme pour nous inviter à dépasser certaines frontières. Nous monterons à la cathédrale de l’évêque du diocèse, haut lieu d’histoire locale et de rassemblement des chrétiens : c’est une invitation à « élever notre cœur », à prendre de la hauteur dans nos vies, à oser la rencontre avec Dieu dans la foi, pour pouvoir redescendre dans le quotidien pour l’habiter autrement, pour poursuivre nos engagements avec plus d’élan.  


Une marche de solidarité avec tous les souffrants de la terre, une marche de l’espérance chrétienne.

  

Ce qu’il n’est pas : 


Un retour au passé ? Au contraire, chaque époque le vit de façon renouvelée. Pensons aux chemins de croix des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ).  


Du prosélytisme ? Non, mais un témoignage des chrétiens au cœur de la cité. Pour ne pas surprendre et ne pas risquer que ce chemin de croix soit pris comme une provocation, l’information sera largement diffusée. Un tract sera déposé à l’avance dans les habitations qui seront sur le parcours du chemin de croix.

 
Du communautarisme et de l’identitaire ? Non, mais le signe d’une Eglise présente et libre. Après la procession du 8 décembre 2009 qui a déplacé vers la basilique d’Avesnières un millier de personnes, il ne s’agit pas de multiplier les processions. Les priorités pastorales demeurent celles de tout le diocèse, à savoir une Eglise diocésaine qui propose la foi, une Eglise diocésaine ouverte et présente au monde, une Eglise diocésaine qui se fait proche et solidaire, une Eglise diocésaine qui vit sa foi et la célèbre, une Eglise diocésaine qui appelle.


Cette procession est une manière originale et populaire d’entrer dans l’esprit de ces cinq orientations. Actuellement, le doyenné de Laval s’est donné comme priorité la pastorale des jeunes, le parcours Alpha, les journées non stop du pardon à St Vénérand avant la fête de Pâques, l’engagement de solidarité, spécialement via les associations, auprès et avec les plus défavorisés.      

Modalités pratiques 
Jour, heure : Vendredi Saint, 2 avril 2010, 17H30-19H30. Départ à l’intérieur de l’Eglise St Vénérand (4 stations). Arrivée à la cathédrale.


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