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Au Freddie's Bar (suite 6 et fin)

Publié le par Bernard Bonnejean

 

 

La poésie sous curatelle

 

Septième épisode : Le dossier de 666 


Curieusement, la campagne antibigot fut lancée par l'épouse du prétendant au trône, sa vestale hystérique, peu habile en français et en psychologie, femme vulgaire, grossière et assez peu fréquentable, en tout cas, pour que le brave catholique ne l'eût jamais fréquentée ni de près ni de loin :

« Sœur Ĺąŵąč  Čţėąŵęŗţį : Bigot je trouve que tu n'es qu'un psychopathe pitoyable ! si tu n'as jamais gagné le prix Nobel de littérature, ce n'est pas notre faute. Je te suggère qu'au lieu de faire ton cirque sur le site de l'esprit de la lettre de mieux te concentrer sur tes écritures à la con , à ce moment là on sera tranquille et tu pourras améliorer tes attitudes. sinon je te vois vraiment sur un lit d'hôpital psychiatrique avec les mains attachées...

Le but de M. le Créateur-Administrateur que je connais bien n'est certainement pas de se faire adorer mais de libérer la création, beaucoup n'étaient que des lecteurs qui ont le déclic vers l'écriture. Nous en sommes là cher Monsieur et loin de vos frustrations malsaines qui se nourrissent de la provocation pour exister. Où est votre dimension chrétienne ? Sur la croix ? Si oui votre calvaire ne sera pas votre rédemption... (cette deuxième partie n'a pas été rédigée par la femme en question : même procédé que pour le texte incriminé).

http://dante.darksad.cowblog.fr/images/n51783032412001272444.jpg

 

Bigot (qui crut bon de faire dans la dérision…) :  Bon, écoutez, chers amis hindous, mettons que je sois un doux, intouchable et n'en parlons plus. Vous chez vous, et moi chez moi.

[Ben merde alors ! Après les juifs et les arabes, voilà maintenant les hindous qui s'y mettent ! Moi, je suis catholique pratiquant, ne vous en déplaise ! Purée !!]

Suit une accusation de pédophilie liée à l’observance de la religion catholique, effacée par le destinateur mais enregistrée par des gens on  ne peut plus compétents.

Bigot : Nous y voilà : catholique = prêtres pédophiles !! C'est ça, la rumeur ?

Sœur Ĺąŵąč  Čţėąŵęŗţį : Il n'y a pas de rumeurs elles sont pour vous et votre Karma trouvé dans un cul de basse fosse...


Bigot Il fallait bien qu'un jour ou l'autre, ça me vienne en travers de la gueule ! Là je suis obligé d'arrêter, parce que, blague à part, j'ai le cœur fragile. Pas envie de crever, même pour mon Dieu que j'aime de tout mon être.

Sœur Ĺąŵąč  Čţėąŵęŗţį — Vous aime t'il ? »

Moumouche crut bon de prendre la parole. Il demanda à Bigot s’il était vraiment cardiaque. Comme il obtint une réponse positive, il ne put s’empêcher de lancer un « Alors, c’est dégueulasse ! » qui le rendit plus estimable aux yeux de l’assemblée.

http://fcardal.free.fr/CraftRobo/Galerie/Pantins/05.jpg

 

 

Jean Bon scrutait avec avidité les réactions du Commissaire qui lisait le rapport à haute-voix. Lui qui faisait de son impassibilité le support de sa légende, semblait ému de constater tant de bêtise et de méchanceté chez cette femme, étrangère installée en France aux frais de contribuables qu’elle méprisait avec un aplomb incomparable. Mais il attendait le moment où Bordelieu se mettrait à lire les conséquences de ce lâcher de chiens sur un gibier ABSENT donc incapable de se défendre, mais parfaitement au courant de ce qui se tramait par ses amies du Freddie’s Bar, restées sur place dans l’intention de voir jusqu’où irait le fascisme de ces gens-là :

«  Kapomeister Hagar Legürü : Pour résumer ne vous inquiétez pas. J'ai publié les propos de ce triste sire pour que ceux qui liront ces propos sachent qui il est et de quoi il est capable. Cela ne nous empêchera pas de continuer nos activités de la façon la plus courtoise et conviviale possible. Il ne faut pas lui répondre dans le style qui est le... sien au risque de devenir comme lui et de lui ressembler. Bien à vous.

Pour appuyer ses dires, Legürü avait cru bon de reproduire cet article, et je me demande encore bien pourquoi :

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3a/Valmondois_2002.jpg

 

Bernard Bonnejean - Wikipédia

fr.wikipedia.org

Dans la propriété de ses amis de Valmondois, où vécut,

entre autres célébrités, l'auteur de cette pensée :

« L'action ne remplace pas la méditation », Georges Duhamel.

Haut du formulaire

Marcelle Prout : Oui, le silence est notre plus grande force mais j’ai mal de ce monde absurde et de cette cruauté perfide.... Un mot que je rajouterai : cet être humain religieux ? ne connaît même pas le mot compassion étrange...

 

Sœur Ĺąŵąč  Čţėąŵęŗţį : Bigot lui, il est un psychopath !(sic) Son adresse c'est l'hôpital psychatrique. Il sera bien là-bas. Il ne faut pas qu'il vienne sur le site de l'esprit de la lettre pour faire le cirque avec ses lunettes "occidental"... A ce moment là il va prendre de moi. Je sais comment faire avec un chien fou...

 

Saly Labourse : Si ce monsieur est catholique romain comme il a l'air de se présenter et bien c'est plutôt lui qui ferait bien de se remettre en question, il n'a rien d'évangélique et l'amour fraternel n'est pas sa tasse de thé préférée, il ferait bien de lire les évangiles un peu plus souvent sans oublier de retirer ses lunettes noires, c'est à cause de gens comme ça que beaucoup de personnes se détournent de Jésus Christ.

 

http://3.bp.blogspot.com/_K_O2LOG8S4w/Svqvz0f70AI/AAAAAAAABoQ/G7aWKy2EEt8/s400/pantin-winx-b2789.jpg

 


Goliath Pinaschié : Il me fait pitié ce Désiré Bigot, lui c'est un piètre homme.
Il a étudiait la poésie catholique .... alors il ferait mieux de retourner l'étudiait car il a encore du boulot au niveau de la tolérance et du partage qui sont souvent les mots et sujets, les plus employés en Poésie Catholique.
Pour moi ce n'est rien d'autre qu'un petit prétentieux et rien de plus. Si je peux lui donnés un conseil Amical à ce Désiré Bigot se serais de fermer sa gueule, Car tout homme prétentieux, intolérant et raciste, n'est pas un homme, mais un chien... et encore, même un chien a mon respect. Encore un pseudo philosophe qui essai de se la joué grand écrivain et grand penseur ... mais pour moi ce n'est rien d'autre qu'un vulgaire imposteur.

 

Marcelle Prout : Un chien fou? JAi beaucoup plus d estime l animal ne fait mal que lorsqu il defend l homme par les mots ou le reste ne le fait que pour detruire mr dont j ai oublié le nom votre dieu a honte de vous.

 

Sœur Ĺąŵąč  Čţėąŵęŗţį : C'est vrai Marcelle. Si on lui dit un chien, à ce moment là on insulte les chiens. Il est qu'une crotte qui pu...

 

Saly Labourse : Il a tout prévu Désiré Bigot, on ne peut même pas lui envoyer un message perso, il n' a pas d'adresse courriel et dans FB non plus à moins d'être dans sa liste d'amis et d'écrire sur son mur mais je ne tiens guère à ce que ce monsieur soit dans mes amis... »

 

http://toytheatre.info/Network/ONeil/JJack2.JPG

 

Cependant, poursuivit 666, n’oubliez pas, Monsieur le Commissaire, que Désiré Bigot restait en relation avec quelques membres du groupe et notamment avec une intermédiaire qui fit paraître le message suivant que la vestale chef hystérique reproduisit in extenso :

 

Désiré Bigot : Au fait, la personne, qui sert d'intermédiaire en l'occurrence, et que je considère comme une victime, me parle de téléphone arabe me concernant. De quelle rumeur suis-je l'objet ? J'aimerais autant qu'on me le dise pour pouvoir répondre. J'ai une piste dans un milieu assez proche du mien, la "littérature" moderne. Mais si tel est le cas, je les aurais prévenus, Michel et sa copine Daniella, que je ne les raterais pas : ils ont déjà un dossier complet au commissariat de police de Laval. Je n'aimerais pas en arriver là.

Les propos outrés que j’ai tenus ont été presque instantanément effacés, lorsque j'ai compris que ce genre d'humour vache pouvait heurter certaines sensibilités. Il s'agit [le fait de les avoir déterrés pour les republier] donc bien d'une manipulation avec victime-complice, comme d'habitude dans ce genre d'affaire. Lire à ce propos : http://bonneber.over-blog.com/article-29844133.html  »

 

Là, remarqua Bigot qui s'en souvenait car il est, dans la tourmente, des êtres qu'on ne peut oublier, une Dame a pris ma défense. C'est l'une de celles qui m'ont incité à la résistance à l'oppression de ces gens-là : 

« Sapho de Grèce : Eh oui, et vous venez d' y gagner une "amie" fort intéressée d'approcher votre talent qui doit être bien exemplaire compte tenu de l'extrait publié.

 

Désiré Bigot : Savez-vous que moi, ils ne me font pas spécialement rire, ces malades ! J'en aurais même plutôt la trouille.

 

Sapho de Grèce : Inscrite dans ce groupe, je me suis faite submerger de messages et taguages pour lire des textes "fadasses" où l on s amuse à assembler des mots au hasard. Je ne vois de poésie ni dans l esprit de ce jeu ni dans les résultats cacophoniques. Votre texte "méchant"  m’a amusée parce que j’y ai vu de la verve, de l esprit et du style. Je l’ai dit sur le groupe ! J’ai dit aussi que bien sûr, c était méchant ! A part ça votre querelle particulière ne regarde que les intéressés et pas de quoi s alarmer pour si peu de chose en fait... Vous soulignez sur votre page, des évènements autrement graves n est-ce pas ? »


Le fait est, dit le Commissaire, que cette intervention de quelque vraie amateur de littérature vient un peu relever le niveau de cette poubelle. J'aimerais que vous nous disiez un jour qu'elles furent celles et ceux qui eurent cette élégance et cette grandeur. Mais voyons un peu la suite :


 

« Rocco Souffrodi (un vaniteux mais plutôt talentueux, gagné par Legürü donc perdu pour la littérature) : Ce que je n'ai jamais apprécié avec les "écrivains", dans la majorité des cas, c'est qu'ils ont tendances à se prendre pour des élites. Nous en avons encore une fois la preuve ce soir. La poésie ne doit pas rester sur ces acquits, tout comme la langue française de manière générale, parce qu'une langue qui n'évolue pas, c'est une langue vouée à mourir.

 
Si nous aimons la poésie, alors à nous la faire évoluer, juste pour la faire perdurer dans le temps. Voilà ce que j'aurais dit à ce serpent perfide, malheureusement, comme chacun le sait, il est plus facile de se cacher derrière un écran et dire de telles bêtises, plutôt que de laisser une boite mail pour pouvoir y répondre...


De toute façon, je ne sais pas pour vous mais moi, ce mec, c'est le première fois que j'en entends parler, certainement la dernière aussi. Si l'on doit se baser à cela pour avoir une idée de son talent, très sincèrement, nous sommes en droit de nous poser quelques questions...

 

Bonne soirée :)

 

http://trois.petits.points.cowblog.fr/images/pantin.jpg

 

Moumouche (sic ! eh oui !) : L'écriture n'appartiens pas à une élite!!! désormais elle est aussi la création du commun des mortels

 

Sœur Ĺąŵąč  Čţėąŵęŗţį (qui sent que le climat s’apaise) : Sauf que les insultes racistes sont un délit.

Moumouche : que la loi s'applique contre ce raciste!!!!!!!!!!

 

Sœur Ĺąŵąč  Čţėąŵęŗţį : Si personne ne porte plainte... Je rappelle : 
« Bon, écoutez, chers amis hindous, mettons que je sois un doux, intouchable et n'en parlons plus. Vous chez vous, et moi chez moi.

[Ben merde alors ! Après les juifs et les arabes, voilà maintenant les hindous qui s'y mettent ! Moi, je suis catholique pratiquant, ne vous en déplaise ! Purée !!] »


Moumouche : Nous sommes assez nombreux !! pour un telle initiative!!! La lutte contre toutes formes de racisme est un combat de tous les jours, la vigilance s'impose car la bete immonde n'est malheureusement pas morte!!!!!

 

Manuella Orion : je ne comprend vraiment pas comment on peut se déchirer sur des écrits qui ne sont sans aucun message agressif.... moi je suis profondément sans religion, je deteste simplement les extrémistes tels qu'ils soient et je ne comprend pas qu'on ...puisse s'attaquer à ceux qui veulent écrire, même modestement, avec autant de rage.......... je trouve ces jeux d'écriture enrichissant, et y participe en toute modestie avec comme simple but le plaisir d'avoir des partages d'émotions........... ce monsieur (je suis une fille polie) me rappelle la prof de musique de ma fille qui n'a cessé de l'humilier mais qui heureusement n'a jamais pu destabiliser son amour du piano... »

 

http://kiopaa3d.pagesperso-orange.fr/Pantin_thumb.jpg

 

Bordelieu arrêta net sa lecture :

 

« Ecoutez, agent 666, je vous ai déjà dit de résumer vos écoutes !! C’est trop long, ça ! J’abrège. Quelle est la dernière réplique de cette sinistre farce :

 

Saly Labourse : C'est vraiment une honte , j'étais catholique mais j'ai tellement de problèmes avec l'Eglise catholique que je viens de passer à L'Eglise orthodoxe qui eux m'accepte et ne m'interdise pas des choses que l'Eglise catholique m'interdit. Il fait du tort à l'Eglise catholique, c'est certain. En tout cas, on ne peut pas laisser ce monsieur tenir des propos racistes sans rien faire , il faudrait contacter l'association qui s'occupe de ce genres de choses car il faut vous faire aider par des gens qui ont l'habitude de ce genre d'individus...

Ligue des droits de l'homme : www.ldh-france.org

Rue de Moulins

78711 Mantes la ville

tél : 01.34.78.51.71 »

 

Là, Bordelieu rit aux éclats, mais se contenta de dire avec un humour qu’on ne lui connaissait pas dans le service :

 

« Quelle conne ! Elle ne se rend même pas compte qu’elle tend le bâton pour se faire battre ! Dans tout ce fatras de faux poètes minables, je ne vois qu’intolérance, fautes d’orthographe et de style. Sans compter les insultes aggravées liées à l’appartenance à une religion et qu'un juge n'aura aucun mal à traduire en équation : "Catholique = pédophile". Monsieur Bigot, je n’ai pas de conseil à vous donner, mais laissez la volaille dans sa basse-cour et promenez votre crête et vos ergots en des climats plus sains pour votre santé mentale. »

 

Bigot pardonna. Il salua la petite assemblée, même Tsé Tséï qu’il savait avoir été manipulé et auquel il souhaita un bon ramadan. Mais on dit dans les milieux bien informés qu’il conserve par devers lui la lettre à caractère confidentiel envoyée à la limousine, Noiraude Arvenuë, qui ne l’est d’ailleurs toujours pas, revenue.

 

EPILOGUE

 

Moumouche fut le premier à sortir de la pièce. Ensuite, sur ses talons, Désiré Bigot. Le Commissaire s’étonna de ne plus voir Jean Bon. Certains affirment, sans preuve aucune, qu’il est probable que Bigot et l'agent 666 ne sont qu'une seule et même personne. D’autres, encore plus téméraires, vont jusqu’à englober dans un trio l’auteur de ce feuilleton d’été :

 

Bernard Bonnejean

 

 

 

FIN

 

« Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. » — « Et mon [...], c’est du poulet ? »

 

Bernard tient cependant à remercier chaleureusement toutes les personnes qui par leur courage et leur intelligence l'ont tenu informé des discours tenus en son absence ce qui lui a permis d'écrire ce feuilleton et de prévoir une défense plus classique en cas de nécessité absolue. Il ne souhaite pas en arriver là mais il envisage cette hypothèse avec sérénité. Enfin, il s'excuse pour cette fin brutale, bien qu'il tienne encore en sa possession d'autres documents qui prouvent qu'il ne tient qu'à ses adversaires d'être pardonnés ou définitivement exclus d'une profession honorable mais fragilisée par une malhonnêteté vénale ambiante. Où est passé Freddie ? On le dit parti avec la cantatrice chauve...

 

© Bernard Bonnejean, 22 août 2010. Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction réservés pour tous pays, y compris l'URSS, la Chine populaire et le Finistère Nord.

Publié dans vie en société

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Au Freddie's Bar (suite 5)

Publié le par Bernard Bonnejean

 

 

 

La poésie sous curatelle

 

Sixième épisode : Jean Bon


Dans l’entrefaite, la porte mal huilée s’était mise à grincer pour laisser passer un individu louche, adipeux et chauve, de ces êtres dont on dit, pour se donner  bonne conscience passé le premier dégoût instinctif, qu’ils doivent sans doute gagner à être connus.  On le savait hypertendu et hypocondriaque des deux cœurs, celui de la circulation et celui du sentiment. On le disait coléreux sans colère, miséreux sans misère, rigoureux sans rigueur, valeureux sans valeur. Maintes fois on l’avait même pensé amoureux sans amour, par crainte de l’engagement, par une sorte de prédestination à l’anarchisme affectif, à l’isolement individualiste et égotiste, avec juste ce qu’il faut de moralité pour n’être pas pris au piège de la passion et des cérémonies nuptiales. Sa religiosité, réelle, ne trompait plus personne : dévotion et vertu d’obéissance ne servaient que de bouclier contre les malheurs du siècle et les corrections infligées par ses contemporains. Sa seule vraie qualité, sans doute, apprise dès son jeune âge, était une lucidité remarquable qui le rendait odieux à lui-même. 

 

http://gdv.spacymen.com/public/Images/Couple-de-pantins.jpg

 

 

Tsé Tséï ne put réprimer un mouvement de recul à l’approche du nouveau venu. Il ne craignait rien tant que l’agent 666, le pervers pédophile vendu au Vatican et qui, écrivain, cachait l’indigence de sa pensée et de son style sous un verni stylistique fondé sur l’emploi désuet du subjonctif imparfait. Le fait est que le côtoyer constituait un réel danger, moins pour son intégrité physique que pour sa santé mentale. Sa méchanceté était telle que personne ne pouvait résister plus d’une heure à ses quolibets, ses jeux de mots passables, ses coups de langue vipérine impromptus et brutaux.

« Bonjour, Jean Bon, se contenta de marmonner Bordelieu feignant de se replonger dans des dossiers inexistants.

— Vous m’honoreriez à ne pas prononcer un patronyme qui vous écorche la bouche, Patron. Puis-je demander si notre cher ami Moumouche s’est donné la peine de passer le billet qu’il tient en main aux rayons X ? Non, évidemment ! Vous y auriez lu ceci, mot pour mot.

Le sinistre individu sortit de sa poche cette transcription qu’il avait griffonnée sur un papier maculé de taches de graisse du dernier sandwich américain engouffré au Mac-Do du coin :

 

« La fête battait son plein, Calcédoine s'approchât de lui. Elle comprenait les sentiments et les émotions de son roi et celui-ci reconnaissait son empathie. Il voulait que ses neufs muses les comprennent également. Le roi lui donnât l'ordre de leur expliquer... Calcé, comme la surnommait les autres, les réunit à l'écart de la fête, dans une clairière sous un cèdre. Le vent soufflait et l'orage s'annonçait... Le ciel se déchirât et, dans un coup de foudre, le diable apparut dans un chaos de lumière. Un brasier s'allumât et communiquât un grand spleen aux favorites... Dans une pirouette, le diable fût dans le cercle, au milieu d'elles, et commençât à essayer de les séduire.... Calcé s'interposât et se planta devant lui pour l'empêcher d'accéder aux huit autres…

 
Eh toi ! que veux tu !? Lui lança le diable. Lutter contre moi ? Pauvre folle si ton roi est devenu fou toi aussi. Il se prend pour un ange ! ah ah ah ah ah.... et toi pour une muse peut-être ? Je suis Bouddha alors.... ah ah ah ah ah.... Retourne dans ta forêt !
Je ne suis que le maillon évanescent de cette aventure...


Donc susceptible de disparaître ? Je peux offrir à ton roi un visa sans escale pour l'enfer. Pour toi... si tu refuses direction Prémontré qui est une commune française, située dans le département de l'Aisne et la région Picarde. C'est pas au diable que tu vas apprendre à placer ces quelques mots, je suis aussi à l'origine de l'encyclopédie et ton pseudo roi ne s'appelle pas Wiki...


Le roi suprême est notre meilleur avocat. Son indépendance est caricaturale...
Suprême ? Ouais... Caricaturale c'est sur... il manque de tout et moi, si tu veux, je peux tout te donner au lieu de végéter dans ce royaume perdu... Accepte mon invitation. Je ne suis pas un marlou, comme tu le penses. Mon essence diabolique a dépassé le sacre de ton roi qui en est resté à une histoire médiévale !!! Viens avec moi tu pourras te reposer devant ma cheminée, il y fait bien chaud, tu peux l'imaginer... J'accuse ton roi de faiblesse, son ivrognerie c'est moi qui l'ait installée... Et sa folie aussi.... ahahahaahahaha....


Non je vais juste m'évanouir dans un sommeil si profond que tu ne pourras m'y rejoindre... Et je vais te jouer un requiem pour ton cimetière...

_________________________________________________________________________________

Calcé sombra devant le diable perplexe qui aussitôt se mit en catalepsie diabolique pour la rejoindre dans ces rêves abscons. Il voyait Calcé s’accorder sauvagement devant les feutres de ses boursouflures volcaniques. Dans les épaisseurs fumantes et striées, leurs coulées s’étaient enroulées jusqu’à retenir leurs glissements.
Ce n’était que la façade illuminée d’un univers obscur. Dans ses catacombes, les impulsions du diable continuaient d’entretenir une tache sur le linceul du roi. Le trou noir de ses nuits continuait d’ensevelir son esprit. Il n’y aurait pas d’issue brutale pour le réveiller. Un abysse se déployait à partir de son cœur en un immense réseau vasculaire. Calcé le savait et le voyait...


Le destin se confondait, un roi qui se débattait à chaque instant devant le diable qui l'assaillait à travers une muse qui essayait de le sauver... Elle utilisait la force de l'esprit pour créer des images insensées. A travers ses intériorités, elle se battait contre les alliés du diable, de noirs oiseaux maléfiques aux ailes translucides. Elle devait extraire «l’ange noir» qui habitait ce rêve.


Le diable sentait sa peur, mais elle ne se méfiait pas, elle savait : "Son ange herculéen viendrait à bout de cette chose". Elle entra dans une grotte obscure, les hauteurs étaient constellées de chauves-souris blanches. Plus elle avançait et plus elles devenaient multicolores. La voûte était devenue un arc en ciel d’ailes humides. Immédiatement elle vit l’alien qui se cachait dans l’obscurité. Il se dessinait en noir et blanc, une tache sur le dôme de ce rêve. Elle courut en agitant les bras… Une conjugaison de couleurs se mit à claquer des ailes. Ces couleurs ne se distinguaient pas, elles n’en formaient qu’une mais elle pouvait en percevoir chacune. Un arc en ciel de teintes éclaira les voûtes, les ailes flappérent, claquetèrent propulsant l’air comme un vent. Toutes s’enfuirent effrayées sauf une créature en noir et blanc… Elle envoyât un tourbillon vers les couleurs pour en capturer les odeurs… Leur expiration devint une tornade multicolore dans laquelle beaucoup se joignirent pour combattre le diable. Enfin il sortit de la grotte, comme une chrysalide gluante, extirpant ses ailes humides de mal et de fièvres malsaines. La lumière l’aveuglait, il résistait à la couleur mais il était submergé. Il se surprit à sourire. Calcé prit la main du roi. Leurs couleurs battaient de plus en plus fort, sacralisées dans leurs êtres. Ils avaient enfin trouvé l'issue... Ils volaient, si loin mais si prêt... Ils étaient devenus le sang de leur propre terre… Des flots de vie sanguine coulaient dans les rivières du rêve."

 

http://www.minusgadouille.com/IMG/jpg/pantin-minus.jpg

 

Ce texte a été signé de la main d’un soi-disant écrivain hindou qui se prétend autodidacte (ce que je crois volontiers) et professeur de français. Or, quel professeur de français, fût-il autodidacte, se permettrait d’écrire ses passés simples de la 3ème personne du singulier en –ât ? Quel professeur de français, écrivain de surcroît, oserait commettre cette faute de ponctuation grave : « Eh toi ! que veux tu !? Lui lança le diable ». Sans compter ces "ahahahaahahaha" enfantins que l’on interdit aux élèves de collège. Et pourtant, Patron, cette première partie du texte a été attentivement corrigée depuis sa première mouture. Et j'ai la nette impression de l'avoir déjà lue, en partie, chez un certain Bonnejean dont on peut  reconnaître les tournures ! Il faut dire que certaines phrases originelles en étaient si incorrectes qu’elles étaient incompréhensibles. Il y a manifestement double tricherie : sur la personne et sur le manuscrit emprunté après la découverte du forfait. Facebook aura enregistré les deux versions, sans aucun doute. 

Mais vous remarquerez aisément un changement étrange dans la seconde partie. Le style devient tout à coup irréprochable comme par un miracle incompréhensible. Bizarrement, les passés simples sont parfaitement conjugués sauf un « envoyât » un peu fabriqué après coup, me semble-t-il et la ponctuation des parties dialoguées, monologuées et même pensées est devenue d’un académisme rigoureux.

Allons, Monsieur Bigot, n’ayez pas peur ! Vous avez cru à une supercherie, n’est-ce pas ? Il y avait deux auteurs et, en ce cas, la question était de savoir pourquoi l’usage d’un « écrivain de paille » ? Qu’avez-vous dit au patron du Freddie’s Bar, le tenancier de cet établissement presque entièrement féminin, le Kapomeister Hagar Legürü, le signataire unique du texte, quand vous vous êtes aperçu du subterfuge ?

— Je lui ai simplement demandé s’il ne se foutait pas de notre gueule. Il l’a très mal pris. Il m’a même fichu à la porte de son établissement, m’enjoignant de n’y plus remettre les pieds.

— Et pourtant, poursuivit Jean Bon, vous vous étiez enhardi et aviez eu le temps de faire la connaissance de quelques-unes de ces dames qui avaient fini par vous apprécier, n’est-ce pas ? Notamment une certaine limousine, Noiraude Arvenuë, qui vous convia à ne pas quitter l’endroit, arguant qu’elle appréciait votre présence au plus haut point.

— C’est tout à fait vrai, prononça clairement le pauvre homme mis en confiance ; à tel point que je crus bon de l’informer, une fois parti, que je trouvais les compliments de ces dames les unes envers les autres fort immérités et que je vous demandai, Monsieur Bon, de rédiger pour moi la lettre que j’allais communiquer à ma future complice. »

Ce fut la consternation ! Ainsi Bon et Bigot se connaissaient et avaient travaillé ensemble à saborder cette officine de sabotage de la culture française. C’est bien l’agent 666 qui avait écrit ce mot à l’Arvenuë, alias « la plumitive » à cause de sa manie de mettre des plumes partout. Voici le message rédigé par 666 et adressé par Bigot à la plumive, ancienne balayeuse aux Folies Bergères où elle avait commencé sa collection :


" Mais avouez que cette pluie de compliments pommadeux sur des "poésies" plus fadasses les unes que les autres dans une orchestration improvisée par un gourou à lunettes oriental(es) a quelque chose d'un vomitif-laxatif qui dessert (si j'ose dire) la poésie véritable. Pourquoi ne pas dire à un mauvais que c'est un mauvais ? Vous lui rendrez service. Il fera des efforts pour s'améliorer. Bizarrement, bobard et barbeau s'apparentent."

 

http://laiguilleetourdie.blogs.marieclaireidees.com/media/02/00/1262181668.jpg

 

 

Le fait est Monsieur le Commissaire que cette s… s'était empressée d'envoyer le "billet" destiné à la faire rire, uniquement elle, admiratrice en mal d'humour, prétendait-elle, au propriétaire du lieu. Jouant les vierges outrées, elle enjoignit, semble-t-il, ledit Kapomeister Hagar Legürü de publier la lettre privée au mépris de toutes les lois (art. 226-15 du Code pénal notamment). Ce délit, contre la loi et contre la morale, m’a valu une attaque orchestrée par l'épouse de Legürü, amie commune du P. Hugueux et de ma femme : Sœur Ĺąŵąč  Čţėąŵęŗţį, vestale en chef ».

Jean Bon tendit un dossier au Commissaire. Il contenait l’ensemble des conversations visant Bigot, en son absence, puisque chassé du Freddie’s Bar.

 

Suite au prochain numéro

 

« Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. » — « Et mon [...], c’est du poulet ? »

 

© Bernard Bonnejean, 22 août 2010. Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction réservés pour tous pays, y compris l'URSS, la Chine populaire et le Finistère Nord.

Publié dans vie en société

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Au Freddie's Bar (suite 4)

Publié le par Bernard Bonnejean

 

 

La poésie sous curatelle

 

Cinquième épisode : Mo/Maurine 


 

 

Pourtant, si ce bon paroissien de Saint-François-Xavier avait su lire dans les pensées, il n’aurait perçu aucune malignité dans la question bien anodine de Moumouche. Que ce charismatique n’ait suivi jusqu’au bout les conférences du professeur Harold Puthoff sur l’Extra-Sensory Perception, plus francisément parlant : la perception extra-sensorielle ! Il eût vite été convaincu qu’un être aussi médiocre, d’un quotient intellectuel plus que moyen, peut se voir doté d’un pouvoir réel, bien utile chez les fonctionnaires de police : la lecture des pensées. Et le fait est que Tsé Tséï eût été bien démuni si on lui avait demandé de  lire autre chose que les idées d’autrui.

 

 

 

 

Le  lecteur averti s’étonnera sans doute qu’on attache quelque importance à de telles fadaises. Certes, le National Research Council avait d’abord conclu à l’inexistence d’une vision à distance. L’Eglise catholique, toujours très prudente, se méfiait aussi de ces théories, sans oser les dénoncer. N'avait-on pas dit, dans certains milieux, que nombre de prélats consultaient en secret le père Hugueux, archiprêtre et chanoine honoraire, sorti premier du grand séminaire d'Ecône, un spécialiste en théologie "à l'ancienne" ? Le fait est que le bon père, pourtant intégriste dont l'intégrité avait parfois été mise en doute, avait su tirer d'affaire le père Le Père IljÕn, Marcel, missionnaire chinois, (prononcer /on/ au sud du 17ème parallèle et /œn/ au nord).   

 

Marie Bernarde de Sainte-Honorine, catéchiste des enfants des écoles chrétiennes du quartier Saint-Sulpice, connaissait bien les talents du père Hugueux. Elle réussit à convaincre la future Madame Bigot, alors la très virginale Maurine-Yvonne Le Plouc de Sainte-Pérose, que la religion ne pouvait se montrer hostile à la parapsychologie. Elle défendait, s’appuyant sur des confidences du Saint-Esprit, du moins le croyait-elle, que la mystagogie des premiers chrétiens s’apparentait à une forme supérieure et sacrée de la télépathie.

 

« La preuve », argumentait la bonne dame qui aujourd’hui exerce aux Lilas sous le nom d’Irma Montretout (voyante numérologue) pour arrondir sa maigre retraite, « l’Esprit-Saint descendu sous forme de langues de feu sur les apôtres me donne, à moi aussi, chaque jour, des instructions précises dont je fais profiter mes clients ». De méchantes gens de l’avenue Gambetta ont tenté de discréditer Bernarde-Irma, avançant que ses « dons » spirituels, loin d'être donnés, n’avaient été gratuits que lorsqu’elle avait dû faire un stage prolongé à Sainte-Anne. Rien n’y fait. Non seulement elle tient pignon sur rue, mais elle reçoit certaines personnalités politiques pas toutes versées, dit-on, dans un catholicisme de souche…

 

 

Tsé-Tséï, conscient d’avoir trouvé un bon moyen de se rendre intéressant aux yeux de son supérieur hiérarchique, redemanda avec insistance :

« Quel est le prénom de Madame Bigot ? Je ne vois pas en quoi cette question vous dérange, t’sais ».

Le pauvre Désiré prit sur lui pour rassembler le peu de forces qui lui restaient et balbutia :

« Maurine-Yvonne…

 Maurine, Patron, m-a-u ou m-o !! Vous me comprenez ? Que dit la deuxième phrase du billet codé ?  « Les mots maux sont ténébreux mais mon cœur est léger, grâce à toi ». C’est clair, t’sais. »

 

Le Divisionnaire n’osa pas interroger davantage son subordonné pour ne pas avoir à lui laisser deviner son incompréhension totale. Il essaya de retrouver l’air terrifiant de ses premières années d’inspecteur et, scrutant le visage défait de sa nouvelle victime, il trouva le courage de lui demander, froidement :

« Expliquez-vous, Bigot. Ne nous obligez pas à vous y contraindre ! »

Voici l’histoire de Mo(au)rine-Yvonne Le Plouc de Sainte-Pérose, telle qu’elle est consignée dans les tiroirs secrets du bureau 212, d'après le témoignage de son mari.

 

 

Le sultan Omar Pacha Ben Pacha avait vingt filles. Il en chérissait particulière une, la plus belle, la plus aimable, la plus intelligente de sa progéniture féminine. Grand coursier des mers devant l’Eternel, il se trouva un jour aux alentours des Sept-Îles. En ce temps de paix, il demanda asile au seigneur du pays. C’était en la fête de l’Assomption et le sultan fut invité aux festivités. Il fut à ce point conquis par l’accueil reçu et l’obligeance de son hôte, qu’il proposa sa tendre fille, Maurine, en séjour linguistique pour l’année d’après.

 

C’est ainsi qu’en l’an 1358, la jeune sultane Maurine Pacha Ben Pacha arriva en un lieu qui devait plus tard être connu sous le nom de La Clarté en Perros-Guirec.

 

Cependant, le vieux seigneur était mort et son jeune fils lui avait succédé. Les festivités en l’honneur de la Sainte-Vierge ne manquèrent ni de faste ni de dévotion. Mais, à la fin de la cérémonie, Aymeric, le nouveau comte, voulut bouleverser la tradition : les musulmans et autres païens de passage seraient invités comme les autres à partager le banquet qui clôturerait la fête. Mieux : il demanda à la jeune sultane si elle voulait bien faire le service. En cette époque reculée, la noblesse, de quelque nationalité qu’elle fût, savait respecter les paroles du Christ et du Coran où il est demandé que dans les circonstances exceptionnelles, le riche et le puissant s’abaissent à devenir les serviteurs du pauvre et du faible.

 

Maurine, en bonne musulmane, s’exécuta sans se faire prier. Toutes et tous n’eurent qu’à se féliciter de son charmant sourire.

 

Alors que le banquet s’achevait, entra un étranger qui se rendit immédiatement à la table où l’on servait à boire. Il se présenta à la veuve du seigneur défunt qui répondit à son humble demande :

 

« Désolé, mais le festin est réservé aux porteurs de bannières et aux organisateurs de la fête. Revenez l’an prochain. Portez une bannière et vous aurez à boire ! »

 

 

 

L’étranger s’en fut et on ne le revit jamais.

 

Le sultan, furieux que sa fille se soit rendue complice d’une telle forfaiture, la laissa à un hobereau breton, le seigneur le plus indigent que la terre d'Armor ait porté. Depuis, toutes les filles de la descendance du couple maudit reçoivent le prénom de Maurine, ou Morine, en souvenir de l’Assomption 1358 où, dit-on,  le Christ a été rejeté de la table d’hôte par une fausse chrétienne qui plaçait la loi avant la charité. Bigot dut avouer que s'il avait su cette douloureuse histoire, il n'aurait jamais épousé Mo/Maurine Le Plouc de Sainte-Pérose, dont le prénom dénonçait la tare héréditaire.

 

« Vous comprenez maintenant, Monsieur le Commissaire, pourquoi je ne voulais pas prononcer le nom de mon épouse, par crainte qu’on ne sache l’origine du teint de son visage et l'acte ignominieux dont ses aïeux se sont rendus coupables ».

 

 

Suite au prochain numéro

 

« Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. » — « Et mon [...], c’est du poulet ? »

 

© Bernard Bonnejean, 16 août 2010. Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction réservés pour tous pays, y compris l'URSS, la Chine populaire et le Finistère Nord.

 

  

 

Publié dans vie en société

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