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Un cerf de 80 ans !!!

Publié le par Bernard Bonnejean


« Comme un cerf altéré cherche l'eau vive,
ainsi mon âme te cherche, Toi, mon Dieu. »
(Ps 41)

 


Les Frères Éric de Clermont-Tonnerre et Nicolas-Jean Séd, o.p.
Directeurs des Editions du Cerf

ainsi que votre copain Nanard

sont heureux de vous convier à célébrer le

80e anniversaire des Éditions du Cerf

du 4 au 9 juin 2009

à Lille, Paris et Tours

À cette occasion, le Frère Timothy Radcliffe, ancien Maître de l'Ordre des Prêcheurs, a été invité pour ces célébrations et pour une série d'interventions autour de son dernier ouvrage, Pourquoi aller à l'église ? (Éditions du Cerf, mai 2009).

Timothy Radcliffe

Sera présent également le Frère André Gouzes, de l'abbaye de Sylvanès, compositeur de la Liturgie Chorale du Peuple de Dieu, sollicité par le Couvent Saint-Dominique (Éditions du Cerf) pour composer de nouveaux offices en l'honneur de saint Dominique, saint Thomas d'Aquin et sainte Catherine de Sienne. Il dirigera certaines pièces de ces offices au cours des célébrations liturgiques organisées pour cet anniversaire.


Programme de la visite en France du Frère Timothy Radcliffe

à l'occasion de la parution de son livre

Pourquoi aller à l'église ?

(Éditions du Cerf, mai 2009)
et du 80e anniversaire des Éditions du Cerf

 

 

LILLE

 Jeudi 4 juin 2009 au Couvent des Dominicains de Lille

À 20 h 30 : Conférence du Frère Timothy Radcliffe sur son livre

 

 

PARIS

Vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 juin 2009

 

s'inscrire

 

Célébrations du 80e anniversaire des Éditions du Cerf (Couvent Saint-Dominique)
à la paroisse Saint-Pierre du Gros-Caillou, paroisse du couvent, 92 rue Saint-Dominique, Paris 7e

 

  • Session de musique liturgique avec le Frère André Gouzes (répertoire des fêtes de saint Dominique, de saint Thomas d'Aquin et de sainte Catherine de Sienne), les vendredi 5 juin de 17 h 30 à 22 h, samedi 6 juin de 9 h à 19 h et dimanche 7 juin 2009 de 9 h à 16 h 30 (inscriptions auprès d'Anne-Dauphine du Chatelle, Éditions du Cerf

 

 

  • Vigiles sur le thème « Figures dominicaines de sainteté » - Méditations par le Frère Timothy Radcliffe, le samedi 6 juin, de 20 h 30 à 22 h

 

 

  • Messe solennelle de la sainte Trinité le dimanche 7 juin 2009 à 11 h 15 - Homélie du Frère Timothy Radcliffe - Chorale dirigée par le Frère André Gouzes

 

 

  • Conférence du Frère Timothy Radcliffe sur son livre, en présence du Frère André Gouzes, le dimanche 7 juin 2009, de 16 h 45 à 18 h

 

 

  • Vêpres animées par le Frère André Gouzes, le dimanche 7 juin, de 18 h à 18 h 30

 

 

 

TOURS

 Lundi 8 juin 2009 à la Cathédrale de Tours

À 20 h 30 : Conférence du Frère Timothy Radcliffe « Eucharistie et mission de l'Église »

 



Si vous voulez en savoir plus sur les Editions du Cerf, écoutez cette interview de Nicolas-Jean SED :


http://www.canalacademie.com/Les-editions-du-Cerf-entretien.html

 

 

PASSIONNANT !!!


 

 


Nicolas-Jean Sed, directeur des éditions du Cerf.
Nicolas-Jean Sed, directeur des éditions du Cerf.

A bientôt, les amis,

Bernard Bonnejean


Dominicain et directeur des éditions du Cerf, maison d’édition religieuse située boulevard de LaTour-Maubourg à Paris, Nicolas-Jean Sed, o.p. évoque l’histoire de la création du Cerf en 1929, à la demande du pape Pie XI.

Il retrace l’évolution de cette maison qui n’éditait au départ que des revues et multiplia après-guerre les collections d’ouvrages. De la création de la Bible de Jérusalem dans les années 1950 à la politique éditoriale qui est celle du Cerf aujourd’hui ; des conséquences du concile Vatican II, de Mai 68 et de la déchristianisation de la société française à la diminution des points de vente, le père Sed montre les enjeux qui sont liés au métier d’éditeur religieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans culture humaniste

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La recherche contemporaine

Publié le par Bernard Bonnejean


d'objets inanimés qui ont une âme

A Valérie Pécresse,
ministresse de la
Recherche
du gouvernement Fillon...


Chaumière où du foyer étincelait la flamme, 
Toit que le pèlerin aimait à voir fumer, 
Objets inanimés, avez-vous donc une âme 
Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?...


Il avait probablement raison, Alphonse, de se poser la question. Se la poser, c'est y répondre. Mais, encore s'agit-il de se mettre d'accord sur le vocabulaire.

Tout, dans ces deux vers du pleurnichard Lamartine qui s'épanche, comme d'habitude, cette fois-ci sur "Milly ou la terre natale", Harmonies poétiques et religieuses, III, II, 1830, tout donc repose sur la contradiction : inanimés / âme. En un mot, âme vient de l'étymon latin anima. Ce qui implique, comme une évidence imparable, qu'un objet inanimé, c'est-à-dire, "sans âme", ne peut en être pourvu. Pourtant, tout le poème démontre le contraire. Il s'agit , comme dans tous les cas d'animisme, d'un transfert métonymique, d'une projection psychologisante de l'objet au sujet qui le fait vivre, ou plus sûrement, du sujet à l'objet qui vit à travers lui ou par la force de sa conscience. Un échange, un partage qui, avouez-le, n'a rien de très catholique.

Vous avez remarqué comme souvent les trouvailles reposent sur des équivoques ? Prenez ma dédicace. Elle peut recouvrir deux acceptions, selon la coupe. On pourra lire dans le premier cas : "ministresse de la Recherche [appartenant au] gouvernement Fillon" ou, dans le second cas, plus perfide : "ministresse [qui] recherche [le] gouvernement Fillon [qu'elle n'a jamais trouvé]" ni à Neuilly où elle est née ni à Matignon.

Lamartine n'est pas perfide. Il n'empêche que son expression est bien ambiguë, volontairement.

Sur Internet, on a déjà depuis longtemps brodé sur les deux derniers vers de sa strophe. Je ne me risquerais donc pas à marcher sur les traces de mes devanciers. Je vous propose d'avancer dans la prospection, de découvrir de nouvelles pistes et de fonder une association loi 1901, à but non lucratif (à moins que vous n'insistiez vraiment...).

Je compte déposer en préfecture les statuts suivants, encore à l'état embryonnaire :

Art 1 : En date du 28 avril 2009, Bernard Bonnejean a déposé à la Préfecture de la Mayenne Maritime occidentale les statuts d'une association loi 1901 dont la dénomination exacte sera : Ontrouvjamèrienici.

Art 2   :  L'association fonctionnera selon le principe dit de la sarkonarchie. Ce mode de fonctionnement implique

  • que le chef a toujours raison
  • qu'au cas où il aurait tort, le point précédent serait automatiquement appliqué
  • que le chef propose tout, s'occupe de tout, remplit toutes les fonctions, c'est-à-dire qu'il bouge énormément, sans rien faire de concret ni avoir à rendre de compte à qui que ce soit, sauf à faire semblant pour ne choquer personne
  • qu'il sera procédé à des élections régulières, pour permettre aux membres fondateurs, associés, coopérants ou sympathisants, d'avoir l'illusion de pouvoir faire entendre leur point de vue
  • que ces votes, par correspondance, ne seront pris en compte qu'à réception d'un don pour les oeuvres du chef correspondant à l'influence qu'on entend exercer auprès de lui
Art 3   : Cotisations, dons, dispositions testamentaires seront reçues par le trésorier Bernard Bonnejean, qui présentera le livre de comptes au Président Bernard Bonnejean, avec l'assentiment d'une commission unitaire réunie autour du secrétaire Bernard Bonnejean.

Art 4   : Afin de garantir la transparence et l'honnêteté de Ontrouvjamèrienici, le Bureau a décidé de communiquer l'adresse de son compte bancaire : « SA Mammon Investments - Panama City - République de Panama ». S'adresser au trésorier, uniquement en cas de versement. Les retraits seront négociables, sur présentation de la carte nationale d'identité, avec le trésorier-payeur de la circonscription ou, éventuellement, auprès du juge de l'application des peines.

Art 5 :  Objectifs de l'association Ontrouvjamèrienici.
Montrer que contrairement à certaines idées reçues, feu Lamartine, Alphonse, homme politique et poète, a soulevé la bonne question en demandant si les objets inanimés ont une âme. L'association permet aux membres inscrits, à jour de leurs cotisations, de participer à des groupes de réflexion dans la section qui les concerne.


Nino Ferrer, oh hé hein bon

Art 6  :  Les sections susdites sont les suivantes, avec leur définition
  •  Kèskejéfédmon : pour débutants, nouvellement inscrits. Selon le nombre de participants, on pourra procéder à la création de trois sous-groupes : les Kèskejéfédmon ; les Kèskejéfédma ; les Kèskejéfédmè.
  •  Onpassaviacherché : attiré par l'instrospection, la philosophie et la manipulation des idées, le membre inscrit dans cette section cherchera, en vain, pourquoi il passe l'essentiel de son existence à tourner en rond après un trousseau de clefs, qui, par définition, est parfaitement sédentaire ;
  • Tusépaoujémi : section où l'on apprend à évacuer une partie non négligeable du stress par le partage d'un incident personnel avec l'entourage
  • Jlemètoujourla : excellent apprentissage à l'art de l'autoconviction et de la certitude. Conseillé aux politiciens en détresse.
  •  Siyèpucèkonlachangédplas : première étape réelle de la quête, ce second niveau s'adresse plutôt aux Onpassaviacherché confirmés qui éprouvent le besoin de pousser plus loin leurs investigations.
  • Jemdemandkisèki : on cherchera, dans ce groupe d'études à caractère psychologique, à  se dégager d'une fâcheuse tradition judéochrétienne en rejetant la faute sur un coupable non expressément désigné.
  • Mèkisékima : variante du groupe précédent, à caractère plus polémique
  • Puiskjtedikilétèla : groupe présentant toutes les caractéristiques de la montée en puissance d'un conflit ouvert. Conseillé aux persuadés d'avoir toujours raison et  qui n'en veulent pas démordre.
  • Ouktami (ouktamimon ouktamima ouktamimè) : groupes d'études chargés d'opérer un transfert de la faute sur l'individu, homme ou femme, communément  appelé "conjoint" selon la nomenclature officielle.
  • Ouktabienpumètre : variante du groupe précédent, plutôt conseillé à ceux qui restent attachés aux formes du langage telles que la politesse, le respect, la délicatesse...
  • Ladernièrfoisétoikilavé : utile en cas d'hostilités déclarées, lorsqu'il s'agit de dégager les responsabilités de chacun
  • Jtelévuenmain : groupe d'action directe qui consiste à apprendre le mode de défense le plus efficace, à savoir l'attaque
  • Mèjacuzperson : pour les personnes tentées par le statu quo ou les premiers pourparlers en vue d'un armistice honorable
  • Tulapamialapoubelomoin : groupe qui apprend comment trouver un prétexte pour rompre une trève
  • Sètrofor  : ou l'apprentissage à la colère froide sans tomber dans le piège de l'insulte ou de l'injure
  • Saménerv : le groupe où l'on apprend une sorte de méthode Coué, consistant à se convaincre qu'on est vraiment énervé afin de le devenir vraiment
  • Sépaposibsa : variante du groupe précédent, mais la fonction, différente, consiste à nier la réalité d'un fait gênant ou stressant
  • Tumagas : apprentissage à la réplique face à une personne bornée qui poursuit son harcèlement malgré vos signes de réelle bonne volonté
  • Yadkoijtejur : comment conclure une série de formulations agressives à son endroit ou contre autrui

Ménalque descend son escalier, ouvre sa porte pour sortir, il la referme : il s'aperçoit qu'il est en bonnet de nuit ; et venant à mieux s'examiner, il se trouve rasé à moitié, il voit que son épée est mise du côté droit, que ses bas sont rabattus sur ses talons, et que sa chemise est par-dessus ses chausses. S'il marche dans les places, il se sent tout d'un coup rudement frappé à l'estomac ou au visage ; il ne soupçonne point ce que ce peut être, jusqu'à ce qu'ouvrant les yeux et se réveillant, il se trouve ou devant un limon de charrette, ou derrière un long ais de menuiserie que porte un ouvrier sur ses épaules. On l'a vu une fois heurter du front contre celui d'un aveugle, s'embarrasser dans ses jambes, et tomber avec lui chacun de son côté à la renverse. Il lui est arrivé plusieurs fois de se trouver tête pour tête à la rencontre d'un prince et sur son passage, se reconnaître à peine, et n'avoir que le loisir de se coller à un mur pour lui faire place. Il cherche, il brouille, il crie, il s'échauffe, il appelle ses valets l'un après l'autre : on lui perd tout, on lui égare tout ; il demande ses gants, qu'il a dans ses mains, semblable à cette femme qui prenait le temps de demander son masque lorsqu'elle l'avait sur son visage. Il entre à l'appartement, et passe sous un lustre où sa perruque s'accroche et demeure suspendue : tous les courtisans regardent et rient ; Ménalque regarde aussi et rit plus haut que les autres, il cherche des yeux dans toute l'assemblée où est celui qui montre ses oreilles, et à qui il manque une perruque. S'il va par la ville, après avoir fait quelque chemin, il se croit égaré, il s'émeut, et il demande où il est à des passants, qui lui disent précisément le nom de sa rue ; il entre ensuite dans sa maison, d'où il sort précipitamment, croyant qu'il s'est trompé.

La Bruyère, Les Caractères, "De l'homme", 7, VI.

  • Sépamoikamisala : (troisième niveau d'études, après la découverte de l'objet inanimé qui s'est sauvé ou qu'on a escamoté)
     
  • Kikamisala : comment provoquer l'agacement du conjoint de façon certaine, sachant qu'un couple n'est composé que de deux personnes
  • Kikcèkabienpu : idem
  • Kèskesafèla : groupe d'études mixtes, l'expression étant accompagnée d'une mimique marquant la surprise ou l'insinuation
  • Sétoikamisala : art de reprendre les hostilités après une victoire à la Pyrrhus
  • Droldidédavoirmisala : variante du groupe précédent, avec tentative de mettre en doute la faculté de raisonnement du conjoint
  • Leprincipalsédlavoirretrouvé : comment apprendre à mettre fin à un conflit par le constat de l'inutilité d'une discussion qui aura occupé un temps précieux à faire autre chose de plus productif.

Mais Kèskejéfédmon téléphone portable ?

Un dernier cadeau : un objet qui n'a jamais eu d'âme que vous pouvez animer à votre convenance

 
http://www.bmlisieux.com/images/marin001.jpg

Fusil à vent imaginé par Marin Bourgeois, artiste français, à la fin du seizième siècle.
[CHARTON, Edouard (1807-1890)] : Le Fusil à vent de Marin Bourgeois, et l'aérotone de Ctésibius, (1848) 

Numérisation et relecture : O. Bogros pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (05.III.2008)
Relecture : R. Raveaux (12.VIII.2008)
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Courriel : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] obogros@ville-lisieux.fr
http://www.bmlisieux.com/


Diffusion libre et gratuite



A bientôt, les amis,

Bernard Bonnejean

 

 

 

 

 

 

Publié dans vie associative

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La pluie aujourd'hui

Publié le par Bernard Bonnejean

a fait des claquettes


Il a plu chez vous aujourd'hui ? Comme à Cancale ? Et à Saint-Malo ?

Tant mieux ! C'est beau la pluie ! Surtout  quand monsieur Soleil s'amuse à vous faire des arcs-en-ciel, juste pour votre plaisir. C'est beau aussi, un arc-en-ciel, et ça ne sert strictement à rien, qu'à faire causer les poètes.


Tous les poètes aiment les arcs-en-ciel. Et la pluie. En 1985, je me souviens parfaitement de la date, j'avais fait apprendre ce poème aux enfants de cinquième. Un poème d'un Belge flamand, encore ! Charles van Lerberghe ! Un très grand poète d'expression française, un peu méconnu, et c'est franchement dommage !

Ma soeur la Pluie


Ma soeur la Pluie,

La belle et tiède pluie d'été,
Doucement vole, doucement fuit,
A travers les airs mouillés.

Tout son collier de blanches perles
Dans le ciel bleu s'est délié.
Chantez les merles,
Dansez les pies !
Parmi les branches qu'elle plie,
Dansez les fleurs, chantez les nids
Tout ce qui vient du ciel est béni.

De ma bouche elle approche
Ses lèvres humides de fraises des bois ;
Rit, et me touche,
Partout à la fois,
De ses milliers de petits doigts.

Sur des tapis de fleurs sonores,
De l'aurore jusqu'au soir,
Et du soir jusqu'à l'aurore,
Elle pleut et pleut encore,
Autant qu'elle peut pleuvoir.

Puis, vient le soleil qui essuie,
De ses cheveux d'or,
Les pieds de la Pluie.


(Recueil : La chanson d'Eve)



Encore un flamand à belles bacchantes !


On peut aimer la pluie pour de multiples raisons. Lorsque j'étais enfant, la pluie servait de prétexte à notre mère pour faire des crèpes. De vraies crèpes. Pas des crèpes de crèperies de faux bretons. Brassens, lui, prenait la pluie comme prétexte à des préliminaires amoureux. C'est aussi bien que les crèpes, non ? D'autant qu'il avait de belles bacchantes aussi, le locataire de Sète.



A moins que vous ne préfériez une pluie plus musclée façon jazz toulousain, version soft. Du Nougaro quoi ? Sans le grand Nougaro ! N'empêche qu'elle en veut la gamine, et je crois que ça lui aurait plu à Nougaro, son petit air nougayorkais !

Un petit conseil quand même. Si vous aimez les jolies filles, regardez la vidéo et la chanteuse qui est dedans. Mais vous risquez de ne pas comprendre toutes les paroles.  La faute aux conditions d'enregistrement. Si vous aimez la chanson, cette chanson-là qui est plutôt un poème, lancez la vidéo et allez voir les paroles dessous. Vous pourrez toujours admirer la blondeur scandinave de Lo Jay après.


Monségur France Festival July 2004. Tribute to Claude Nougaro who had just passed away. Laurence "Lo" Jay sings with the Bordeaux Big Band Jazz Ensemble directed by Pascal Drapeau (c'est moins sévère à dire en anglais, les décès)

La pluie fait des claquettes

par Claude Nougaro


La pluie fait des claquettes
Sur le trottoir à minuit
Parfois je m'y arrête
Je l'admire, j'applaudis
Je suis son chapeau claque
Son queue-de-pie vertical
Son sourire de nacre
Sa pointure de cristal

Bip, bip, bip, ... , la pluie

Aussi douce que Marlène
Aussi vache que Dietrich
Elle troue mon bas de laine
Que je sois riche ou pas riche
Mais quand j'en ai ma claque
Elle essuie mes revers
Et m'embrasse dans la flaque
D'un soleil à l'envers

Bip, bip, bip, ... , la pluie

Avec elle, je m'embarque
En rivière de diamant
J'la suis dans les cloaques
Où elle claque son argent
Je la suis sur la vitre
D'un poète endormi
La tempe sur le titre
Du poème ennemi

Bip, bip, bip, ... , la pluie

A force de rasades
De tournées des grands ducs
Je flotte en nos gambades
La pluie perd tout son suc
Quittons-nous dis-je c'est l'heure
Et voici mon îlot
Salut, pourquoi tu pleures
Parce que je t'aime, salaud

Bip, bip, bip, ...

La pluie fait des claquettes
Sur le trottoir à minuit


Oui, y'avait des variantes, mais bon !

J'arrête là ma pluie de pluies que vous complèterez vous-mêmes.

A bientôt, les amis

Bernard Bonnejean

Publié dans poésie

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Tout embargo

Publié le par Bernard Bonnejean


comporte des failles


Nous avions décidé d'un commun accord unilatéral de faire l'embargo sur mon blog. Je me suis trouvé une brêche, en plein milieu de la flotte ennemie, si bien que je puis vous apporter quelques vivres.

Sérieusement :

  • Pourquoi mangez-vous et dormez-vous ? Parce que ça vous est indispensable.

  • Pourquoi faites-vous de gros câlins ? Parce que ça vous est agréable.

  • Pourquoi allez-vous faire pipi ? Parce que c'est une envie pressante et irrépressible.

Moi, j'écris parce que ça m'est indispensable, agréable, que j'en ai une envie pressante et irrépressible.

Je ne vais pas être long quand même : il faut que je réapprenne ce qu'est un horaire régulier. Vous aussi, oui vous là !, qui viendrez après minuit pour lire ce petit mot. Pas sérieux, ça ! Si vous voulez vivre vieux, il faut vous réacclimater à la discipline. C'est la force des armées, nous a-t-on dicté lors du service militaire de naguère. C'est aussi la force du corps et de l'esprit. Les latins disaient, eux qui ont tout compris avant même de nous avoir conquis :

Mens sana in corpore sano
Un esprit sain dans un corps sain

Or, un corps sain, c'est un corps reposé.

Alors, je n'ai pas envie d'être long pour ne pas prendre sur notre temps de sommeil. Un petit poème d'abord, endimanché parce que c'est le jour.

DIMANCHE MATIN

Oh ! Les éveils des bourgades sous l'or des branches,
Où courent la lumière et l'ombre - et les roseaux
Et les aiguilles d'or des insectes des eaux
Et les barres des ponts de bois et leurs croix blanches.


Et le pré plein de fleurs et l'écurie en planches
Et le bousculement des baquets et des seaux
Autour de la mangeoire où grouillent les pourceaux,
Et la servante, avec du cru soleil aux manches.

Ces nets éveils dans les matins ! - Des mantelets,
Des bonnets blancs et des sarraus, par troupelets,
Gagnaient le bourg et son clocher couleur de craie.


Pommes et bigarreaux ! - Et, par-dessus la haie
Luisaient les beaux fruits mûrs, et, dans le verger clair,
Brusque, comme un sursaut, claquait du linge en l'air.

Emile Verhaeren

VERHAEREN Emile

Il avait de belles bacchantes notre Anversois, non ? Un Flamand qui parlait le français mieux qu'un Français ! Il faut dire qu'il était "fransquillon", c'est-à-dire flamand francophone.

Pour changer, une chanson triste, pour vous rendre nostalgique. Ne me dîtes pas que vous n'aimez pas ! Il en est qui cultivent la nostalgie comme d'autres les radis noirs pour avoir le plaisir de dire que ça pique.



J'aurais préféré Gréco. Mais Piaf, ça reste Piaf quand même.

Ben tenez, je l'ai trouvée Gréco, pour le même prix. Ah ! Juliette, si Cléopâtre... Pourquoi l'as-tu trahi, Cyrano ? Je t'aimais mieux avec... Remarque que je t'aime bien encore.



Bon samedi et bon dimanche (je serai peut-être là dimanche ?)

A bientôt, les amis,

Bernard Bonnejean

Pourquoi je mets cet article dans thématique : féminin ? Parce que...

Publié dans poésie

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Rideau

Publié le par Bernard Bonnejean





Bonneber est fermé pour congès annuels, durée indéterminée.

Bonnes vacances à toutes et à tous.

Publié dans Grosse fatigue

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Plonk de plouc

Publié le par Bernard Bonnejean


ou la grande épreuve de la solitude imposée

« Ça va encore être gai, Bonnejean aujourd’hui, moi je vous le dis ! ».

 

Je vous le promets solennellement  : pas de drame, pas de scandale, pas d’honneur bafoué, pas de politique, pas de psycho-psychiatrie, pas de dénonciation. Après deux jours à méditer, j’espère, sur le sort de petits enfants du siècle, après le tourment nécessaire partagé dans l’empathie avec leurs parents, je vous accorde une récréation de deux jours. La détente est salutaire pour l’efficace de l’action.

Le majestic joue relâche ! Drôle de titre pour un film ? De fait, c’est du cinéma, mais sans pellicule. Pas de grand film ! Juste un documentaire : « La petite histoire du net ». Après la réclame et les glaces miko

 

 

Le petit bonhomme de la réclame au cinoche, de Jean Mineur !!

 

Vous permettez, chers amis lecteurs, que je fasse un avis à la population ?

Tout mon récit est authentique. Les noms et pseudos aussi. Google les a gardés en archive depuis près de dix ans. Ils appartiennent donc au domaine public.
Les copains, si vous passez par là, soyez assez gentils pour manifester votre présence. Maintenant c’est facile ! On peut archiver sur facebook !
Vous me manquez terriblement par ces temps où règnent de faux intellos bobos-penseurs, humoristes, scribouillards, par millions, qui croivent tous, sans exception, tenir le blog du siècle, Sartre et Beauvoir en minuscules.
On n'avait pas de pétrole, on avait des idées et on pensait bêtement tout haut, devant tout le monde, sans se douter une seconde que ça pouvait rapporter quelque chose. Et ce qu'on pensait, ce qu'on enseignait, on l'écrivait comme de généreux cons, afin que tout le monde puisse en profiter, gratos. De fait, y'en a qui recopiaient nos réflexions ou nos études comme des cours particuliers donnés à la terre entière pour apprendre après à la maison.


Bon, j'arrête la nostalgie ! C'est bête et ça ne sert à rien !

 
Venons-en aux faits. Votre serviteur, déjà assez prétentieux pour signer « Bernard Bonnejean » tous ses billets, revenait de vacances en Seine-Saint-Denis. Vous me direz que sa propension à avoir des comportements anormaux était donc déjà patente… Là n’est pas le propos. En ce jour de janvier 2001, je crus bon de souhaiter la bonne année à ma bande en ces termes :

 

"La circulaire suivante a été placardée dans tous les lieux de culte de la Seine-Saint-Denis. J'en ai pris connaissance lors de mes pérégrinations familiales. Permettez-moi de vous la dédier à tous, croyants et incroyants. Que ce message de paix et de tolérance soit pour vous, en même temps que la traduction, à votre intention, de mes vœux personnels pour la nouvelle année, l'expression de vos propres souhaits pour les temps à venir, à vous tous qui interviendrez sur ce forum.

 

Qu'elle soit aussi l'assurance de mon regret amical de devoir vous quitter pour un temps et le gage de mes remerciement aussi pour tout ce que vous m'avez apporté. Il faut que je me remette sérieusement à mes recherches et cette priorité implique que je vous délaisse. Vous pourrez toujours m'écrire en privé, si vous le souhaitez : j'ai besoin de tous les soutiens.

À bientôt,

Bernard Bonnejean

____________________


 

 

Et pourquoi je mettrais pas Johnny à contribution ?



DES HOMMES DE RELIGION APPELLENT À LA PAIX

 


Les événements sanglants qui déchirent Palestiniens et Israéliens affectent profondément nos communautés ici même en Seine-Saint-Denis. Des actes de violence apparaissent ici et là jusque dans nos villes.


Juifs, Chrétiens, Musulmans, nous sommes atteints dans notre foi et dans notre passion pour la Paix entre les hommes.


Nous savons bien que les questions et les problèmes politiques qui sont en cause ne se règlent pas par les bons sentiments. Tout processus de Paix est une œuvre de longue haleine où les obstacles ne manquent pas.


Mais, pour nous, toute violence qui cherche à annexer Dieu est inacceptable.


Au-delà des différences de nos traditions religieuses, nous voulons redire haut et fort, en ces moments douloureux, que notre foi commune au Dieu unique nous appelle à faire tout notre possible pour une patiente recherche du respect mutuel, de la concorde, du mieux-vivre ensemble.


Pour nous tous, la Paix dans la Justice est un fruit de l'amour de Dieu.

 


"Ils forgeront leurs glaives en socs
et leurs lances en serpes.
On ne lèvera pas le glaive nation contre nation
Et on n'appréciera plus la guerre."
(Livre du prophète Isaïe)

 

"Prophètes de Dieu ! Nourrissez-vous d'aliments délicieux,
pratiquez le bien, je connais vos actions.
Votre religion, celle que vous prêchez est une.
Je suis votre Seigneur, craignez-moi."
(Le Coran, sourate 23, versets 53 et 54)

 

Aussi nous appelons solennellement nos communautés respectives à être des artisans de paix et de sérénité, dans la recherche obstinée du dialogue.


Dans nos villes, nos écoles, nos facultés, nos cités, ne laissons pas les forces de la discorde et les extrémismes l'emporter sur la volonté de vivre dans la paix qui est celle de tous les habitants du 93.

 

Nous demandons ensemble à Dieu d'éclairer nos consciences et nos actes.

 

Mgr. Olivier de Berranger, évêque de Saint-Denis.
M. Denis Akoun, rabbin de la communauté de Saint-Denis.

M. Meskine Dhaou, imam à Clichy-sous-Bois

et secrétaire général du Conseil des imams de France"

 

oecumenisme1





Illustration proposée par le diocèse d'Angers


Vous ne voyez ni le comique du ton et du fond ni le rapport avec le titre. Attendez demain,  la suite, s'il vous plaît.

A bientôt, les amis.

Bernard Bonnejean


Publié dans Histoire du net

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Mon Tribunal céleste

Publié le par Bernard Bonnejean


ou ma prière aux petits martyrs


"Priez-vous ?
- Ah oui ! puisque j'aime".


Edith Piaf,
grande amie de la petite Thérèse.


Qu'avant même de commencer vous m'autorisiez à vous présenter une requête, s'il vous plaît ! Je vous en conjure avec toute la confiance dont je puis être capable : pour une fois, prenez-moi au sérieux ! Si vous vous y refusez, qu'au moins vous ne maculiez pas cette page de quolibets : pensez aux enfants et à leurs parents.

Ce que vous allez lire est l'équivalent de ce qu'on appelait à la grande époque du catholicisme : un mémorial. Blaise Pascal gardait précieusement celui-ci comme un trésor caché :


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L'an de grâce 1654,


Lundi 23 novembre, jour de saint Clément, pape et martyr, et autres au martyrologe.


Veille de saint Chrysogone, martyr, et autres,


Depuis environ dix heures et demie du soir jusques environ minuit et demi,


FEU.


DIEU d'Abraham, DIEU d'Isaac, DIEU de Jacob
non des philosophes et des savants.
Certitude. Certitude. Sentiment. Joie. Paix.
DIEU de Jésus-Christ.
Deum meum et Deum vestrum.
« Ton DIEU sera mon Dieu. »
Oubli du monde et de tout, hormis DIEU.
Il ne se trouve que par les voies enseignées dans l'Évangile.
Grandeur de l'âme humaine.
« Père juste, le monde ne t'a point connu, mais je t'ai connu. »
Joie, joie, joie, pleurs de joie.
Je m'en suis séparé :
Dereliquerunt me fontem aquae vivae.
« Mon Dieu, me quitterez-vous ? »
Que je n'en sois pas séparé éternellement.
« C'est la vie éternelle, qu'ils te connaissent seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé,
 Jésus-Christ. »
Jésus-Christ.
Jésus-Christ.
Je m'en suis séparé ; je l'ai fui, renoncé, crucifié.
Que je n'en sois jamais séparé.
Il ne se conserve que par les voies enseignées dans l'Évangile :
Renonciation totale et douce.
Soumission totale à Jésus-Christ et à mon directeur.
Éternellement en joie pour un jour d'exercice sur la terre.
Non obliviscar sermones tuos. Amen.

Ces phrases relatent une expérience mystique que le génie fit lors de cette nuit inoubliable datée précisément. On les trouva griffonnées, après sa mort, sur un bout de papier porté en permanence dans la doublure de son manteau. Plus encore que les Provinciales ou les Pensées, le mémorial contient toute la doctrine pascalienne.

Il y a quelques jours des circonstances fortuites m'ont amené à prendre connaissance d'un texte, qui, pour de multiples raisons, pouvait aussi passer pour un mémorial. Ce texte, protégé par copyright (1),  relatait un événement gravissime qui a touché la France entière à l'époque : la disparition de la petite Estelle Mouzin le 9 janvier 2003. Qui ne se souvient de ce drame sordide ?


http://www.images-chapitre.com/ima0/big1/174/5617174.jpg


"Laissez venir à moi, les petits enfants"   Copyright :
crédits photographiques RMN

Vous vous souvenez, bien sûr !

Or, un mois après la rédaction de ce texte (que je ne pouvais pas connaître puisque j'avais résilié tous mes contrats Internet depuis 2000), je décidais d'écrire une prière à la Vierge que je proclamais protectrice de mon Tribunal Céleste. Lisez-le ! Ne vous moquez pas ! Tout y est inscrit noir sur blanc, aussi puis-je me permettre, me semble-t-il, de faire l'économie de toute explication superflue. D'autant plus que des signets renvoient à des articles particulièrement bien documentés :

Le 9 juin 2003,(2)


  Vierge très chère, j'ai placé sous Ton indulgente autorité un tribunal céleste dont Tu voudras illuminer les âmes, afin qu'avec l'aide de notre doux Christ, dont elles ont partagé la Croix, elles nous protègent des fléaux de notre temps. Qu'armées de leur humble et sainte innocence, acquise par le martyre en ce monde, elles T'aident à remplir Ta mission de protectrice des petits, des pauvres, des affligés, et des victimes de maltraitance. Qu'ainsi Marion, Karine, Isabelle, Audrey, Amélie, Péguy, Jessica et Holly, tous les petits martyrs de Belgique, de France et du monde entier, les Pères de Tibéhirine, tous soutenus par l'efficace prière de mère Teresa, de ma petite Thérèse, de ma petite Gemma, de Bernadette, de papa, de maman, de Jeannot, de Monique, des Saints-Innocents et de tous les anges Te prient avec moi pour tous ceux qui ne m'aiment pas et que je n'aime pas, qui ne s'aiment pas, pour la réconciliation des familles et de la nôtre en particulier, pour ma réconciliation avec tous mes étudiants, tous mes élèves, leurs parents, mes amis et mes responsables ; pour le gouvernement de la France pour qu'il soit inspiré par l'Esprit-Saint dans sa lutte contre toutes les formes d'oppression et de pauvreté, contre la misère et le chômage, que sa politique sage et efficace grâce à l'Esprit serve de modèle au monde entier.

 

http://www.mairie-le-puy-en-velay.fr/delia2medias/deliamedia8/826-e73f17.jpg


 

Vierge protectrice (anonyme, vers 1400-1410), exposé au musée du Louvre

jusqu'en juin 2009.


Ma Mère chérie, écoute les prières que le tribunal céleste adresse au bon Dieu pour T'aider à mener à bien ta mission d'écraser la tête de Satan, et notamment des démons qui hantent et tourmentent les tourmenteurs d'enfants. Que ces tourmenteurs reçoivent un juste châtiment, qu'ils soient frappés de ta clarté rayonnante et se convertissent afin d'obtenir le pardon de Dieu, des hommes et des enfants qu'ils ont tourmentés, qu'ils soient empêchés de nuire à jamais. Exauce les prières que nous T'adressons, le tribunal et moi, afin que nous obtenions la guérison du monde par l'autorité paternelle et bienveillante du bon Dieu vers lequel nous nous tournons.

 

A bientôt, les amis. Je choisis de faire paraître ce texte dans Les Zinzins d'Over avec la thématique "autre", faute d'avoir trouvé une meilleure solution. Cet article restera deux jours entiers sur mon blog. Vous pouvez/devez réagir, mais il n'est pas certain que je répondrai à tous.

Bernard Bonnejean

(1) Avec la permission de l'auteur : http://www.lirecreer.org/biblioparents/chroniques/quand_les_hommes/index.html.
(2) Date capitale pour moi. Thérèse de Lisieux composait, le 9 juin 1895, l'Acte d'Offrande à l'Amour Miséricordieux, un des textes les plus importants de sa spiritualité. Je n'ai donc pas choisi la date de composition de cette prière au  hasard.

Publié dans religion

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Le Courrier de la Mayenne

Publié le par Bernard Bonnejean


ou ce qu'est un hebdomadaire local d'aujourd'hui

De joyeux plaisantins le baptisent Le Courrier de la Moyenne. De mauvais dénigreurs prétendent que c'est une "feuille de chou". A en croire Lintern@ute-encyclopédiefeuille de chou est une locution péjorative qui désigne un "quotidien de peu de valeur". Or, Le Courrier de la Mayenne est un hebdomadaire. Grossière erreur !

Ne retenons pour l'instant que l'aspect végétal de la dénomination. Il faut en convenir : cuisiner de la soupe aux choux, au septième étage d'un immeuble, pour peu que l'ascenseur soit en bon état de marche, c'est s'assurer une notoriété culinaire involontaire, de la cave au grenier. Supposons donc que Le Courrier de la Mayenne soit une feuille de crucifère, alias
Brassica oleracea, assez fier pour se faire repérer sans daigner se faire voir, uniquement à l'odeur... On peut en déduire qu'il ne manque pas de caractère, comme on le dirait d'un camembert, d'un maroilles ou d'un livarot. Et que demande-t-on à une presse sérieuse, sinon d'avoir du caractère et un caractère qui lui soit propre ?

En outre, si par peu de valeur on entend les 1,30 euros que coûte Le Courrier, répartis sur les 52 pages du n°H 28573-3377 du 9 au 15 avril, ça nous met la page couleurs, abondamment illustrée, à 2,5 centimes. Somme assez modeste, convenons-en. Cependant vous allez probablement m'accuser de mauvaise foi, arguant que je ne saurais ignorer qu'il s'agit en fait de la valeur journalistique et non marchande. Soit, vous avez raison. Avouez tout de même que déontologiquement parlant, il est indéfendable que certaines revues qui valent cher ne vaillent rien. Donc on admettra volontiers comme postulat initial qu'il est plus juste qu'un journal ne valant rien ne vaille pas cher, ce qui serait un "moindre mal".

Mais comment, me demanderez-vous, juger de la valeur d'un hebdomadaire ? Il faudrait mener l'étude sur une année et non sur un seul numéro. Je laisse ce pensum aux sociologues, critiques et autres spécialistes. Je me contenterai d'examiner le numéro choisi en specimen, nomenclaturé supra.

Honnêtement, il serait illusoire d'essayer de synthétiser 52 pages, bien pleines et plutôt bien illustrées, en quelques lignes. Quantitativement, l'exercice peut s'avérer possible, mais sans qu'il soit permis d'en conclure quelque valeur qualitative que ce soit. Ce procédé analytique écarté, venons-en à la méthode suivie.

Posons donc la problématique. Elle repose sur une réalité évidente : une société en perpétuelle mutation oblige la presse d'opinion, sinon à une adéquation-trahison totale, du moins à une évolution parallèle. Cette opération nécessaire, commandée par l'expérience, doit s'effectuer sans reniement des principes fondamentaux formant le substrat de la matière du journal. Le Courrier de la Mayenne répond-il à une exigence de cet ordre ; quelle est la nature de cette exigence et comment se traduit-elle concrètement ?

L'éditorial de Gérard Leclerc, en page 2, ne souffre aucune ambiguité :


D'emblée, tout lecteur potentiel sait à quoi s'en tenir. Le Courrier de la Mayenne ne  prétend pas à une neutralité laïque que ses zélateurs sont les premiers à transgresser. Sa définition de l'Eglise est des plus rigoureuses et des plus acceptables dogmatiquement parlant : une institution, corps eucharistique, qui est présente au monde, sans être du monde. Une belle et juste définition que ne renierait pas un théologien catholique.

Une première conclusion transitoire s'impose donc à la lecture de cet éditorial : Le Courrier de la Mayenne est un hebdomadaire catholique qui, loin de s'en défendre, se présente comme tel aux yeux de ses lecteurs. Est-ce un journal d'Eglise à l'usage de gens d'Eglise ? A l'usage des seuls fidèles de l'Eglise ? On serait tenté de le croire. En effet, il est question d'une prise de distance par rapport à une communication que Régis Debray reconnaît pauvre. D'où une volonté déclarée de s'éloigner d'idées communes véhiculées par la société. On peut lire en filigrane la maladie qui la ronge. Pourtant, contrairement à ces apparences trompeuses, le journaliste ne se place pas en catholique, en chrétien, au-dessus de la mêlée, mais au sein de la mêlée sans se satisfaire de son désordre. Il semble donc que le désir de servir l'emporte sur la tentation de la polémique.

Cependant, toute presse militante est amenée, nolens volens, à ostraciser un adversaire éventuel. Un hebdomadaire ouvertement catholique doit donc accepter de se dispenser d'individus dont les centres d'intérêt seraient moins autres qu'opposés.

Est-ce le cas du Courrier de la Mayenne ? Il suffit pour cela d'examiner attentivement le gros titre choisi pour figurer sur la une :

MEGGAHNN SAMSON A ETE ELUE REINE DE BEAUTE DU DEPARTEMENT

MISS MAYENNE EST LAVALLOISE

Ce double titre est assorti d'un traitement de qualité en page 8 que les nécessités scientifiques de notre analyse nous conduisent à reproduire :

Cependant, Monsieur le Rédacteur en Chef, la très jolie Meggahnn est-elle catholique pratiquante ? Pour respecter le cahier des charges et la déontologie du Courrier de la Mayenne. Je vous dis ça parce que je vous demanderai bientôt d'annoncer la parution en juin de mon prochain ouvrage : Le Dur Métier d'apôtre. Du catholicisme pur et dur, supposé vierge de toute activité charnelle !

A bientôt, les amis

Bernard Bonnejean

Comme promis, voici les dauphines ! Qu'elles se consolent en se disant qu'il y aura toujours des Poulidores aussi connues sinon davantage que les Anquetiles !

Pendant que j'y suis, puisque l'occasion m'en est donnée, merci à Madame Alliot-Marie d'avoir remis en place un fayot auditeur de France Inter qui lui donnait du Madame La Ministre en lui rétorquant sur le ton qu'on lui connaît : "Ministre est un titre et un titre n'a pas de sexe".
Et l'autre de bafouiller une stupidité méprisante et méprisable, preuve que le vrai féminisme est agrammatical et s'embarrasse peu de la forme :


SI VOUS PREFEREZ UNE VRAIE BELLE PHOTO DE TOUT CE JOLI MONDE :

http://www.lecourrierdelamayenne.fr/uploads/une/55-fichier.pdf



Publié dans religion et humour

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Un jour comme ça

Publié le par Bernard Bonnejean


ou de l'art de l'accepter quand il se présente

Pour moi, toute la postérité réunie de Hégel ne m'aura rien proposé
 qui soit  pour m'aider à me conduire dans la vie,
comparable à l'Ethique à Nicomaque
ni pour me préparer à mourir,
à ce qui est transmis par le Phédon.

Maurice Druon

Y'a des jours comme ça ! Pas la peine de chercher des explications là où il n'y en a pas. C'est comme ça, c'est tout, comme les jours ! Mardi dernier, c'était un jour comme ça ! Non justement ! pas dans le sens où on l'entend habituellement. Si je devais lui attribuer une couleur, je le peinturerai en vert anglais, comme feue Totoche.




Dès le lever, vous savez que ce ne sera pas un jour comme les autres. Vous vous réveillez fringant, léger, reposé, la jambe alerte, l'oeil vif, avec une vague envie de croissants au vrai beurre normand. Du pied droit, il va sans dire. Aucune gêne, aucune envie. Pas d'idée vague d'aller voir la mer, de vous promener à la campagne, de sortir à tout prix le plus loin possible. Même votre chez vous vous paraît satisfaisant et agréable comme un vrai de vrai home sweet home. Je vous passe le poncif : "Le ciel est bleu. Le soleil brille. Les oiseaux chantent" ; un jour comme celui-là, c'est le cadet de vos soucis. Il pleuvrait à verse que vous n'en seriez pas moins heureux.

Les premiers pas de la chambre à la cuisine sont un plaisir sans égal, un enchantement : les pantoufles s'ouvrent sagement pour vous accueillir les pieds, la gauche à gauche, la droite à droite, dans le bon sens talons-pointes, comme si elles avaient passé la nuit à  se tenir prêtes ; pas d'obstacle malin, placé là malicieusement, par pure méchanceté gratuite , sur le chemin de la chambre à la cuisine où vous arrivez en imperator un matin de triomphe.

Votre baiser est à lui seul un message d'amour et de paix. Vous vous surprenez à répondre au sempiternel "As-tu bien dormi ?" qui habituellement est une première cause d'agacement, par un "Oh oui alors !" tellement claironnant et pur de tout implicite qu'il provoque chez la questionneuse un regard interrogateur et dubitatif très perceptible. La radio, seule concession aux jours ordinaires, débite son lot habituel de mensonges ? vous trouvez le ministre qui les profère assez malin et talentueux pour savoir cacher la vérité ; de ses affaires interlopes ? vous en ririez presque ;  de la litanie des licenciements et des cours de bourse qui risquent de s'effondrer ? c'est l'affaire de quelques mois... Rien ne saurait vous atteindre, même pas le malheur des autres.

Tout à coup, l'idée jaillit, pressante, comme une fulgurance. Il faut, c'est impératif, que nous rendions visite à B. juste parce que ça lui fera plaisir. En route, nous nous arrêterons à Sablé-sur-Sarthe, pour déjeuner au restaurant. "Crois-tu que ce sera ouvert ?" Qu'à cela ne tienne : vous seriez ravi qu'il soit fermé, pour vous donner l'occasion d'aller à l'aventure en chercher un autre, n'importe lequel, n'importe où, comme s'il s'agissait d'une véritable exploration en terre vierge. Un vrai voyage de Perrichon des temps modernes !



C'est pour Camille et les finauds qui font fi de l'âge de raison

Je vous passe les détails du défilé des paysages. Dégoulinant de beaux sentiments, de joies dites et tues, d'optimisme à revendre !

Et nous voici à Sablé-sur-Sarthe. D'habitude, vous sortez votre diatribe sur l'élu local passé à l'échelon national :  François Fillon, conseiller municipal à Solesmes.  Aujourd'hui, vous lui reconnaissez d'avoir bien aménagé la place Raphaël Elizé, le premier maire noir de France. De fait, le restaurant où vous allez habituellement est fermé. Le restaurant de substitution aussi. Et vous en êtes absolument ravi : enfin du changement !

Il est treize heures quinze et, sur le ton le plus enjôleur que vous savez vous composer, vous demandez à la jolie patronne blonde d'un établissement où vous n'avez jamais mis les pieds s'il est encore possible de déjeuner malgré l'heure tardive. Vous vous doutez bien que la réponse fuse : "Mais bien sûr ! Il n'y a pas de raison !"

Vous vous installez à la meilleure table, parce qu'on vous en prie. La dame insiste pour que vous preniez deux vins, l'un rouge, l'autre rosé, parce que "tous les deux méritent d'être goûtés". Il est bon ; tout est bon, du début à la fin. De la cuisine "bourgeoise", sans chichi ni trouvaille artistique, mais élégante à la vue et au palais, et légère au porte-monnaie. Jusqu'au moment où la jolie blonde de vingt-huit ans, qui fait office de patronne, vous demande comme une requête d'accepter un cognac offert par la maison.

Elle s'asseoit
à une table à côté de vous, et vous vous racontez à l'unisson vos vies à tous les trois. Angevine, la patronne ! A la façon d'accueillir la clientèle, d'aimer la bonne chère et le bon vin, à vouloir faire partager ses goûts et ses délices, à vous décrire la vie des descendants de Joachim, elle ne pouvait être qu'angevine.

Si un jour vos pas, ou les roues de votre voiture, vous conduisent à Sablé, c'est à cette adresse-là qu'il faudra descendre :



Vous n'y verrez pas Camille, une mignonnette de CE2, la fille du patron. Elle ne vient qu'aux vacances. Un gros bisou lavallois, Camille.

Le reste de la journée est à l'avenant. Jusqu'au moment du coucher : vous aurez du mal à trouver le sommeil, conscient de n'avoir rien fait pour mériter ce surcroît de grâces.

Un conseil : allez jusqu'à l'extrême jouissance d'un jour comme ça, pour supporter un jour comme aujourd'hui, un peu gris comme Précieuse, mais moins luisant. Un jour où vous apprenez, pêle-mêle : qu'il est probable que Pierre Perret nous a mené en bateau pendant des années avec ses visites rêvées à Léautaud ; que les banques françaises, aidées avec des impôts qu'on n'a pas encore payés, ont perdu plus de 90% de je ne sais quoi en un an ; que des CRS en uniforme et dans l'exercice de leurs fonctions ont caillassé des manifestants pacifiques et sans défense ; que Madame Alliot-Marie, leur patronne, aurait plutôt tendance à faire semblant de leur donner raison sur France Inter ; qu'il ne suffit pas de dresser la liste des paradis fiscaux pour les empêcher de prospérer ; que ce matin, au petit déjeuner, il n'y avait pas de café parce qu'on avait oublié d'en acheter la veille.

Allez ! Courage ! En attendant un jour comme le nôtre, dites-vous qu'à chaque jour suffit sa peine et qu'il faut savoir profiter du temps qui passe.

A bientôt, les amis à qui je souhaite d'avoir un ou plusieurs jours comme ça.

Bernard Bonnejean

Publié dans poésie

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Merci Maître

Publié le par Bernard Bonnejean

ou l'hommage d'un écrivain thérésien du Cerf à Maurice Druon

Cher Père Nicolas-Jean Sed
Directeur des éditions du Cerf,

Lorsque je vous ai rencontré dans votre bureau du boulevard La Tour-Maubourg, il avait bien entendu été question de la publication de Clio. En bon éditeur, vous m'en disiez grand bien. En écrivain méfiant, rompu aux ruses de la profession pour y avoir travaillé de l'autre côté de la barrière, j'attendais le "mais" qui allait me fermer la porte de votre auguste maison. Ce "mais" vint au terme d'un long éloge, bien ficelé, assorti d'un "je vais faire l'impossible pour vous publier" aussi inattendu qu'inespéré. J'escomptais un "votre livre est magnifique, mais nous ne pouvons vous éditer" qu'on sert aux grands débutants naïfs ; vous m'avez donné du "en l'état où il est, on ne peut l'éditer, mais si vous acceptez d'en faire trois, autonomes, en le retravaillant, etc." J'avais compris votre "ce n'est pas dans la poche" comme l'assurance de votre grand sérieux.

Cette conversation, riche et passionnée, est facile à dater. Vous aviez eu une longue conversation téléphonique avec un individu que j'ai immédiatement reconnu pour important, au ton dont vous lui donniez du "Monsieur le Président". Ce dernier voulait être rassuré, aussi ne cessiez-vous de le réconforter avec des "Si si, c'est plutôt prometteur ! ", "Mais si, bien entendu, Monsieur le Président : c'est une belle vente pour ce type d'ouvrage", etc. Comme la conversation, restée pour moi énigmatique, se prolongeait, devant mes yeux ronds et mes soupirs impatients vous m'aviez chuchoté : "Sarkozy, président de l'UMP". Je me souviens que dans mon for j'avais pensé : "Que vient-il foutre ici, celui-là ? S'il y est, je n'y serai pas". Il n'y est plus, j'y suis encore. Comme quoi, il ne faut jamais dire : "Fontaine...".

L'Illustre avait commis son La République, les religions, l'espérance avec Thibaud Collin et Philippe Verdin, encore au catalogue. Pour vous prouver que la rancune n'est pas mon lot, je reproduis in extenso le résumé du bouquin de mon cher et éminent confrère, le petit Nicolas. L'inconvénient, c'est qu'après lecture de ce digest, on pourra causer du bouquin doublement présidentiel sans l'avoir jamais lu. Et ça ne va pas arranger vos finances :

Avec ce livre, Nicolas Sarkozy affronte l'un des tabous de la société française : la place des religions dans la République. Il aborde sans complexes le défi de l'islam comme religion en France, la construction des mosquées, le foulard à l'école et dans l'administration, le radicalisme de certains imams, l'élan religieux des jeunes générations, la formation des prêtres, les relations avec le Vatican, l'anticléricalisme, le contrôle des sectes, l'enseignement du fait religieux, les violences racistes qui prennent pour prétexte des appartenances religieuses... Sur toutes ces questions, Nicolas Sarkozy s'engage. Il souhaite inventer une laïcité ouverte et apaisée, où chacun, quels que soient sa foi ou ses doutes, puisse vivre son espérance et participer à la construction de la société démocratique. Dans la liberté de la conversation, le lecteur découvre un homme qui parle de la République, de la foi, de ses rencontres avec des figures spirituelles qui l'ont marqué, des convictions qu'il veut transmettre à ses enfants. L'autorité de l'auteur et l'urgence des thèmes abordés font de cet ouvrage une contribution majeure à la réflexion sur les valeurs fondatrices de la République et l'avenir de la laïcité française.

Du vrai Sarko, en quelque sorte : un fourre-tout d'idées hétéroclites, un capharnaüm de pensées diverses toutes aussi explosives, qui donnent l'illusion de l'action, d'une révolution en devenir, et finissent en un "prout" de pétard mouillé. Comme dans le sac à main d'une dame, mais pacifique lui au moins, il y en a tellement qu'on est obligé d'y trouver ce qu'on cherche ou, au moins, quelque chose qui y ressemble. Fin de la polémique, hors de propos !

Notre rencontre date donc, mon Père, de quelques mois après cette parution, soit au printemps 2005.

Cependant, je n'étais pas venu pour Clio, mais pour ma meilleure amie  : la petite Thérèse, autrement dit Thérèse de Lisieux. Je vous avais apporté le manuscrit de La Poésie thérésienne, mon cadeau à/de la petite sainte. A vrai dire, vous n'étiez pas chaud. Le Cerf publie de longue date ce qui se dit et s'écrit de mieux sur Thérèse en langue française. J'arrivais après Mgr Guy Gaucher, après le carme belge Conrad de Meester et après le père Pierre Descouvemont. Et surtout, surtout après :

Les Oeuvres complètes de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, Edition du Centenaire, éd critique accomplie par une équipe formée de soeur Cécile, du Carmel de Lisieux, Mgr Guy Gaucher, o.c.d., évêque auxiliaire de Bayeux et Lisieux, soeur Geneviève, o.p. du monastère de Clairfontaine (+ 1981), Jacques Longchampt, Jeanne Longchampt, et Bernard Bro, o.p., éd. du Cerf et Desclées de Brouwer, 1992.

La grande édition de référence reconnue par tous les spécialistes thérésiens, récompensée pour le travail accompli, grâce à votre esprit de persuasion, par le Grand Prix de l'Académie Française. Grâce aussi à Maître Maurice Druon qui sut convaincre ses amis immortels que vous le méritiez.

Certes, on retiendra plutôt ceci du grand homme, parce que plus "porteur" comme on dit aujourd'hui :



Le Chant des Partisans de Maurice Druon et Joseph Kessel


A ce propos, il serait peut-être bon de rappeler les faits, tels qu'ils se sont produits. Anna Marly, un témoin unique de ce chant connu dans le monde entier, nous raconte cette histoire pour le moins passionnante. Faites l'effort, chers lecteurs, je vous en prie, de l'écouter jusqu'au bout. N'attendez pas les travaux d'historiens pour vous documenter. Il y a toujours un danger de négationisme ou de récupération. Surtout pour les grandes figures de l'histoire.


 

Témoignage d'Anna Marly, le compositeur du Chant des Partisan, 1ère partie



Témoignage d'Anna Marly, le compositeur du Chant des Partisan, 2ème partie

C'est ce personnage-là aussi, cher Père, Maurice Druon. Celui des encyclopédies et des dictionnaires. Pour moi, il restera à jamais ce grand écrivain, académicien français, qui, en vous honorant, honora la petite sainte, et nous tous qui avons écrit sur elle pour votre grande maison.



Bernard Bonnejean

qui salue bien ses amis lecteurs et leur dit à bientôt.
 

Publié dans culture humaniste

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