Vous trouvez pas qu'y a qu'ette chose qui déconne ?

Publié le par Bernard Bonnejean

On ne peut comparer l’incomparable

 

D’abord, j’ai lu ça.


LES ECHOS

 

Questions ouvertes autour de la retraite chapeau d'Henri Proglio chez Veolia Environnement

[ 04/02/10  ]

 

Selon « Le Parisien », le nouveau PDG d'EDF, Henri Proglio, pourrait toucher plus de 1 million d'euros en retraite chapeau de la part de Veolia Environnement. Une somme surévaluée, selon une source interne.

Nouveau rebondissement autour de la rémunération d'Henri Proglio. Selon « Le Parisien » d'hier, le nouveau PDG d'EDF aurait fait jouer ses droits à la retraite chez Veolia Environnement, son entreprise d'origine, dont il reste président non-exécutif. Conséquence : le dirigeant pourrait théoriquement bénéficier dès maintenant d'une retraite chapeau de plus de 1 million d'euros par an, affirme le quotidien. Une somme supérieure aux 450.000 euros qu'il devait toucher, avant d'y renoncer, en tant que président du conseil et qui s'ajouterait au 1,6 million d'euros touchés pour son travail chez EDF.


L'information, non démentie par Veolia, nécessite cependant d'être confirmée. Selon une source interne à Veolia, l'estimation du « Parisien » est surévaluée. Elle repose, pour l'essentiel, sur les données délivrées dans le document de référence de l'entreprise. Celui-ci indique qu'Henri Proglio peut bénéficier d'une retraite supplémentaire à prestations définies, dont le coût global était estimé à 13,1 millions d'euros fin 2008.


« C'est un engagement comptable qui ne correspond en rien à ce qu'Henri Proglio touchera sous forme de rente annuelle, indique une source interne. Tout cela sera clarifié dans le prochain document de référence. » L'ensemble des retraites perçues par Henri Proglio, précisent les documents de Veolia, est limité à 50 % de sa rémunération brute au cours des trois derniers exercices. Au vu de ses émoluments, il ne pourrait toucher plus de 1 million.


Sujet sensible

Fait important, l'obtention de la retraite chapeau d'Henri Proglio est conditionnée au fait qu'il soit encore présent chez Veolia au moment où il fait valoir ses droits. Plusieurs observateurs n'avaient pas manqué d'insister sur ce point pour expliquer son maintien en tant que président de la société de services aux collectivités. Un mauvais procès, rétorquent ses défenseurs, qui insistent sur le nombre d'années qu'a consacrées le dirigeant à son ancienne entreprise : trente-huit ans. Laissées à la totale discrétion des entreprises, les retraites chapeaux n'ont jamais été soumises à une quelconque limite. Cette forme de régime doit être distinguée du régime général (Sécu-Agirc-Arrco) qui, lui, ne peut être cumulé avec un salaire que depuis l'année dernière.


Par définition sensible, ce genre de sujet suscite, aussi bien chez EDF que de Veolia, le plus grand silence des services de communication. Et pour cause : le calcul des retraites chapeaux relève du patrimoine de leurs heureux bénéficiaires. Leur gestion est le plus souvent externalisée. C'est le cas aussi chez Veolia, qui a délégué le financement de la retraite chapeau d'Henri Proglio à un assureur, sans plus de précision.

 

MATHIEU ROSEMAIN, Les Echos

 

 



 

Après, j’ai lu ça.

 

 

OUEST-FRANCE

 

Actualité Mayenne

jeudi 04 février 2010

 

La pauvreté a fortement augmenté avec la crise

 

 secours catholique

 

Tous les matins, les bénévoles du Secours catholique à Laval offrent du café chaud et du pain frais aux bénéficiaires.

 

Selon le baromètre du Secours catholique, les jeunes, les femmes seules avec enfants et les demandeurs d'emploi sont les premières victimes de la précarité.

 

Plus de demandeurs

Le Secours catholique de la Mayenne a reçu 3 850 personnes en situation de pauvreté en 2009. Il faut remonter à 2005 pour retrouver ce chiffre. « Depuis un an, nous enregistrons 20 à 30 % de demandes en plus », observe Joseph Lalaire, le président de l'association. Ces personnes sont accueillies par l'association pour une aide d'urgence (alimentaire, logement et factures d'énergies). « Avant, on ne réglait pas ce type de factures car il y avait le Fonds de solidarité logements, ajoute Cécile Belliard, permanente du Secours catholique. Maintenant, quand une personne est dans une situation extrême, on intervient. » Plus inquiétant, un tiers de ces demandes proviennent de gens qui n'avaient jamais recours aux associations caritatives. Des gens sans emploi, mais aussi des gens qui travaillent, souvent à temps partiel.

En ville et en campagne

À Laval on voit arriver plus de jeunes et des femmes seules avec enfants. Mais aussi des retraités et quelques étrangers. En milieu rural, les retraités sont peu nombreux à pousser la porte des associations. « Ils n'osent pas demander », constate Jean-Claude Brossier, responsable de l'équipe de Craon. Lui aussi observe que le public a évolué. « On voit beaucoup plus de jeunes. Ils sont souvent déracinés et se déplacent beaucoup. Ils viennent en milieu rural car ils croient que ça va être plus facile. Mais ce n'est pas le cas. Surtout dans une petite ville comme Craon où les moyens de déplacement font défaut. »

La faute à l'intérim ?

Les intérimaires étaient nombreux en Mayenne. En se retrouvant sur le carreau, ils ont été les premiers à faire les frais de la crise. « Je me souviens d'un jeune. Il venait de perdre son emploi et ne trouvait pas de travail, raconte Joseph Lalaire. Il m'a dit que c'était la première fois qu'il venait au Secours catho et il a pleuré devant moi. »

Attention au crédit revolving

Parmi les gens en difficulté, beaucoup de familles endettés ou surendettés. En cause ? Une mauvaise gestion mais aussi des crédits permanents comme le crédit revolving. « Nous dénonçons cette forme de crédit depuis longtemps mais c'est difficile, regrette Joseph Lalaire. Des sociétés font du lobbying pour le maintenir. » Et la loi qui doit encadrer cette pratique tarde à venir.

Les bénévoles moins optimistes

La généralisation du revenu de solidarité active (RSA), en juin, a été bien perçue par les bénévoles. « Ils ont pensé que cela allait améliorer la situation des plus défavorisés », reprend Joseph Lalaire. Mais à l'automne, l'association a observé une chute de la confiance. En clair, « les bénévoles doutent que le RSA puisse suffire face à la crise ». Élisabeth Doineau, en charge de l'insertion sociale au conseil général, rappelle, au contraire, qu'il permet de lutter contre l'exclusion. « Mais tous les gens ne savent pas qu'ils peuvent en bénéficier comme complément de salaire. Il y a un gros travail d'information à faire. »

Fin de droit

700. C'est le nombre de personnes qui arriveront en fin de droit cette année en Mayenne selon Élisabeth Doineau. Un chiffre glaçant.

Jean-François VALLÉE.

Ouest-France

 

Les gens de chez moi diraient, philosophes :

« Mais on peut pas comparaître ! »

Non, bien sûr ! Et pourtant, vous ne trouvez pas, vous, qu’il y a quelque chose qui déconne ?


Bernard Bonnejean

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Fatou 05/02/2010 10:29


Le crédit révolving fait que beaucoup de pauvres s'endettent pour acheter des biens de première nécessité