Les frites interdites à la consommation

Publié le par Bernard Bonnejean

 

si Nicolas Sarkozy est réélu.


On savait déjà que le président français ne buvait jamais d'alcool, même si on l'a pris une seule fois en flagrant délit d'entorse au régime. Mais le déficit de la Sécurité Sociale est tel que la France va devoir se discipliner contre le risque de maladies cardiovasculaires. Monsieur Sarkozy a donc décidé, après avoir taxé les sirops et sodas, interdit les distributeurs automatiques de sucreries dans les écoles, collèges et lycées, de frapper un grand coup contre nos habitudes alimentaires « aussi dangereuses pour notre santé que nocives pour l'avenir de notre pays », aurait-il déclaré lors d'une réception privée. 

Voici un article que j'ai trouvé dans Ouest-France d'hier et que je m'empresse de vous communiquer. 

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Les Français sont trop gros


Selon une étude réalisée par  MONA LISA(MOnitoring NAtionaL du rISque Artériel), la moitié des Françaises et deux tiers des Français sont en situation de surpoids, un facteur de risque aggravant, notamment pour les sujets âgés de 35 à 74 ans. Deux-tiers des hommes et la moitié des femmes âgés de 35 à 74 ans en France sont en surpoids ou obèses, selon les premiers résultats de cette étude MONA LISA menée dans 3 régions françaises : le Bas-Rhin, la Haute-Garonne et la Communauté urbaine de Lille sur près de 4 800 personnes.

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Or il appert, avec une certitude absolue, selon l’Institut Pasteur de Lille, l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, l’Inserm de Toulouse avec le soutien de Pfizer que le pourcentage d'obèses est beaucoup plus élevé chez les frontaliers de la Belgique que dans le sud-est. Ces disparités géographiques s'avèrent indubitables au regard des chiffres annoncés par les spécialistes : 62% d'obèses à Toulouse contre 88% à Lille chez les hommes et 42% contre 54% chez les femmes. 

 

Le tabagisme présente certes un risque cardiovasculaire majeur. Il n’en reste pas moins que l’analyse de la proportion de fumeurs, décennie par décennie, fait apparaître un phénomène nouveau : à un âge avancé, le tabagisme féminin décroît rapidement, avec une proportion évaluée à 9% entre 55 et 64 ans et 3% entre 65 et 74 ans ce qui contraint les scientifiques à orienter leurs recherches un peu différemment. 


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Plus jamais ça ! 

 


Si l’origine des maladies cardiovasculaires n’est pas uniquement dans les facteurs connus de risque, le professeur Paul Casinier a proposé le résultat de ses observations à Xavier Bertrand, ministre du Travail de l’Emploi en charge de la Santé  :
 

« Mon équipe et moi-même tenons à mettre en garde contre la consommation excessive de frites dans l’alimentation des départements du nord de la France. Sans compter la graisse absorbée, le danger provient d’une substance dangereuse pour l’organisme : l’acrylamide, un poison qui se forme à haute température à partir de substances riches en sucres. Or, l’amidon, composé principal contenu dans le tubercule de la pomme de terre, est un sucre à partir duquel l’acrymalide se forme lors d’une cuisson « sèche » (fritures, cuissons au four, rôtissage). Donc, ajoutés aux risques cardiovasculaires, les frites sont cancérigènes et neurotoxiques ».


L’actuelle présidence de la République, alertée, aurait donc décidé d’interdire la consommation de frites en restauration publique, notamment dans les cantines, après les élections. Si rien n’a filtré de cette décision courageuse, c’est que la bonne marche de la campagne électorale menaçait de s’en trouver contrariée. Cependant, Nora Berra, Secrétaire d’Etat chargée de la Santé « piégée par la presse », prétend-elle, aurait été victime d’une indiscrétion.  

À
noter que Gilles Bernheim, le Grand rabbin de France, et  Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris se sont trouvés d’accord sur cette mesure arguant que les frites accompagnent souvent, dans les milieux défavorisés, des viandes impures, voire non cascher ou non halal. Quant au cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris, il considère que ce serait une excellente mesure pour obliger les fidèles de France à revenir au sens de l’effort et de la pénitence.


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L'idéal à atteindre à force de discipline et de maîtrise de soi ! 

 


 En revanche, la gauche s’oppose à une telle mesure, « coercitive et xénophobe », selon les propres termes du représentant de la Ligue de l’Enseignement. Vincent Peillon déclare en substance que « les intentions de Sarkozy manquent encore une fois de clarté ». Selon lui, cette campagne contre les frites, risque d’être une pomme de discorde avec un « pays frère » qui « recèle en son sein les prémisses futurs d’une Europe élargie à ses membres les plus défavorisés ».

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N'oubliez jamais : on creuse sa tombe avec ses dents !!!

 

 

Gageons qu’une fois de plus cette controverse sanitaire et sociétale va déboucher sur le terrain de la polémique politicienne.

 

© Annick Thusse, pour le quotidien Ouest-France



Permettez-moi de rester en retrait et de ne pas commenter.


Bon dimanche des Rameaux et à bientôt,

 

Bernard Bonnejean

Publié dans vie en société

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Commenter cet article

Bernard Bonnejean 02/04/2012 19:06


MAIS BIEN SUR QUE C'ETAIT UN POISSON D'AVRIL !!! QUI A FAIT UN FLOP OU UN PLOUF SELON L'ESPECE.

ALLEZ ! VOUS DEVENEZ BIEN TROP SERIEUX POUR MOI. JE NE VOUS EN VEUX PAS : VOUS AVEZ REUSSI A NE PAS CEDER A LA MOROSITE AMBIANTE JUSQU'A PRESENT, CE QUI EN SOI EST DEJA UNE PROUESSE.

JE SERAI ABSENT JUSQU'AU 10 OU 11 AVRIL. BONNES FÊTES DE PÂQUES.