Portrait psychologique du pervers narcissique

Publié le par Bernard Bonnejean

 

ou comment espérer contrer ce bourreau
 
d'après Mme Hirigoyen
 
Attention : article très sérieux de type informatif, non polémique !

Comme moi, sans doute avez-vous horreur de la psychologie de bazar qui consiste à ne retenir d'une personnalité que deux ou trois traits de caractères permettant de la catégoriser, en partant d'un exemple unique que vous érigez en loi générale non pour construire mais pour vous rassurer ou pour vous culpabiliser, selon votre tempérament. Il y a peu de temps, j'ai lu sur un blog un début de portrait dont j'avais déjà entendu parler, sans vraiment savoir de quoi il retournait : il s'agit du pervers narcissique, appelé plus couramment le manipulateur. J'ai cherché à en savoir plus et suis tombé sur cette définition, brillante et objective, d'une certaine Mme Hirigoyen. Vous trouverez les références en fin d'article. Ma contribution se réduira à mettre en relief les mots clés de cette brillante analyse qui, franchement, fait froid dans le dos.

 Marie-France HIRIGOYEN
Dr Marie-France Hirigoyen
 
"Le bourreau ou "pervers narcissique" suivant la pathologie dressée par Mme Hirigoyen, (docteur en psychiatrie), peut être un homme ou une femme ; la violence morale n'est pas l'apanage des seuls hommes, bon nombre de femmes sont des tyrans domestiques ; les médias donnent trop souvent l'impression que les harceleurs sont tous des hommes et nous devons bannir ce jugement erroné, les hommes victimes ont tout simplement plus de mal à parler de leurs souffrances.

Quel que soit son sexe, son âge, sa nationalité, le bourreau a toujours le même comportement, il vampirise sa victime, buvant son énergie vitale. On peut mettre des années avant de se rendre compte du processus de destruction mis en place. Au commencement il peut n'y avoir que des petites brimades, des phrases anodines mais méprisantes, pleines de sous entendus blessants, avilissants, voire violents, c'est la répétition constante de ces actes qui rend l'agression évidente. Souvent un incident vient déclencher la crise qui amène l'agresseur à dévoiler son piège ; en règle générale, c'est la prise de conscience de la victime, et ses sursauts de révolte, qui vont déclencher le processus de mise à mort : car il peut y avoir véritable mise à mort psychique, où l'agresseur n'hésitera pas à employer tous les moyens pour parvenir à ses fins : anéantir sa proie.
 
Le "pervers narcissique" est une personne totalement dépourvue d'empathie, qui n'éprouve aucun respect pour les autres, qu'il considère comme des objets utiles à ses besoins de pouvoir, d'autorité. Il a besoin d'écraser pour exister : et la proie rêvée reste l'enfant fragile et malléable, avec sa confiance illimitée et sa soif d'amour et de reconnaissance.
 
Le bourreau ne possède pas de personnalité propre, elle est forgée sur des masques dont il change suivant les besoins, passant de séducteur paré de toutes les qualités, à celui de victime faible et innocente, ne gardant son véritable visage de démon que pour sa victime. Et encore peut-il jouer avec elle au chat et à la souris, faisant patte de velours pour mieux la tenir, puis sortant ses griffes lorsqu'elle cherche à s'évader.
 
Ce sont souvent des êtres doués d'une intelligence machiavélique, leur permettant d'élaborer des pièges très subtils.
 
Ils culpabilisent à outrance leur proie, ne supportent pas d'avoir tort, sont incapables de discussions ouvertes et constructives ; ils bafouent ouvertement leur victime, n'hésitant pas à la dénigrer, à l'insulter autant que possible sans témoins, sinon ils s'y prennent avec subtilité, par allusions, tout aussi destructrices, mais invisibles aux regards non avertis.
 
Méfions-nous de son apparence séduisante. Le pervers narcissique est un vampire, sans affect, qui aspire la substance vitale de sa victime jusqu'à l'anéantir.
 
Un Narcisse, au sens du Narcisse d'Ovide, est quelqu'un qui croit se trouver en se regardant dans le miroir. Sa vie consiste à chercher son reflet dans le regard des autres. L'autre n'existe pas en tant qu'individu mais en tant que miroir. Un Narcisse est une coque vide qui n'a pas d'existence propre ; c'est un pseudo, qui cherche à faire illusion pour masquer son vide. Son destin est une tentative pour éviter la mort. C'est quelqu'un qui n'a jamais été reconnu comme un être humain et qui a été obligé de se construire un jeu de miroirs pour se donner l'illusion d'exister. Comme un kaléidoscope, ce jeu de miroirs a beau se répéter et se multiplier, cet individu reste construit sur du vide.
 
Le Narcisse, n'ayant pas de substance, va se brancher sur l'autre et, comme une sangsue, essayer d'aspirer sa vie. Etant incapable de relation véritable, il ne peut le faire que dans un registre pervers, de malignité destructrice. Incontestablement, les pervers ressentent une jouissance extrême, vitale, à la souffrance de l'autre et à ses doutes, comme ils prennent plaisir à asservir l'autre et à l'humilier. Tout commence et s'explique par le Narcisse vide, construction en reflet, à la place de lui-même et rien à l'intérieur, de la même manière qu'un robot est construit pour imiter la vie, avoir toutes les apparences ou toutes les performances de la vie, sans la vie. Le dérèglement sexuel ou la méchanceté ne sont que les conséquences inéluctables de cette structure vide. Comme les vampires, le Narcisse vide a besoin de se nourrir de la substance de l'autre. Quand il n'y a pas la vie, il faut tenter de se l'approprier ou, si c'est impossible, la détruire pour qu'il n'y ait de vie nulle part.


La Nuit du chasseur avec Mitchum (désolé, pas trouvé en français,
mais même les images font frémir)


Les pervers narcissiques sont envahis par un autre dont ils ne peuvent se passer. Cet autre n'est même pas un double, qui aurait une existence, seulement un reflet d'eux-mêmes. D'où la sensation qu'ont les victimes d'être niées dans leur individualité. La victime n'est pas un individu autre, mais seulement un reflet. Toute situation qui remettrait en question ce système de miroirs, masquant le vide, ne peut qu'entraîner une réaction en chaîne de fureur destructrice. Les pervers narcissiques ne sont que des machines à reflets qui cherchent en vain leur image dans le miroir des autres.
Ils sont insensibles, sans affect. Comment une machine à reflets pourrait-elle être sensible ? De cette façon, ils ne souffrent pas. Souffrir suppose une chair, une existence. Ils n'ont pas d'histoire puisqu'ils sont absents. Seuls des êtres présents au monde peuvent avoir une histoire. Si les pervers narcissiques se rendaient compte de leur souffrance, quelque chose commencerait pour eux. Mais ce serait quelque chose d'autre, la fin de leur précédent fonctionnement. Les pervers narcissiques sont des individus mégalomanes qui se posent comme référents, comme étalon du bien et du mal, de la vérité. On leur attribue souvent un air moralisateur, supérieur, distant. Même s'ils ne disent rien, l'autre se sent pris en faute. Ils mettent en avant leurs valeurs morales irréprochables qui donnent le change et une bonne image d'eux-mêmes. Ils dénoncent la malveillance humaine. Ils présentent une absence totale d'intérêt et d'empathie pour les autres, mais ils souhaitent que les autres s'intéressent à eux. Tout leur est dû. Ils critiquent tout le monde, n'admettent aucune mise en cause et aucun reproche. Face à ce monde de pouvoir, la victime est forcément dans un monde de failles. Montrer celles des autres est une façon de ne pas voir ses propres failles, de se défendre contre une angoisse d'ordre psychotique. Les pervers entrent en relation avec les autres pour les séduire. On les décrit souvent comme des personnes séduisantes et brillantes. Une fois le poisson attrapé, il faut seulement le maintenir accroché tant qu'on en a besoin. Autrui n'existe pas, il n'est pas vu, pas entendu, il est seulement utile. Dans la logique perverse, il n'existe pas de notion de respect de l'autre.



La séduction perverse ne comporte aucune affectivité, car le principe même du fonctionnement pervers est d'éviter tout affect. Le but est de ne pas avoir de surprise. Les pervers ne s'intéressent pas aux émotions complexes des autres. Ils sont imperméables à l'autre et à sa différence, sauf s'ils ont le sentiment que cette différence peut les déranger. C'est le déni total de l'identité de l'autre, dont l'attitude et les pensées doivent être conformes à l'image qu'ils se font du monde.

La force des pervers est leur insensibilité. Ils ne connaissent aucun scrupule d'ordre moral. Ils ne souffrent pas. Ils attaquent en toute impunité car même si, en retour, les partenaires utilisent des défenses perverses, ils ont été choisis pour n'atteindre jamais à la virtuosité qui les protégerait.

Les pervers peuvent se passionner pour une personne, une activité ou une idée, mais ces flambées restent très superficielles. Ils ignorent les véritables sentiments, en particulier les sentiments de tristesse ou de deuil. Les déceptions entraînent chez eux de la colère ou du ressentiment avec un désir de revanche. Cela explique la rage destructrice qui s'empare d'eux lors des séparations. Quand un pervers perçoit une blessure narcissique (défaite, rejet), il ressent un désir illimité d'obtenir une revanche. Ce n'est pas, comme chez un individu coléreux, une réaction passagère et brouillonne, c'est une rancune inflexible à laquelle le pervers applique toutes ses capacités de raisonnement.

Les pervers, tout comme les paranoïaques, maintiennent une distance affective suffisante pour ne pas s'engager vraiment. L'efficacité de leurs attaques tient au fait que la victime ou l'observateur extérieur n'imaginent pas qu'on puisse être à ce point dépourvu de sollicitude ou de compassion devant la souffrance de l'autre.
 
Le partenaire n'existe pas en tant que personne mais en tant que support d'une qualité que les pervers essaient de s'approprier. Les pervers se nourrissent de l'énergie de ceux qui subissent leur charme. Ils tentent de s'approprier le narcissisme gratifiant de l'autre en envahissant son territoire psychique. Le problème du pervers narcissique est de remédier à son vide. Pour ne pas avoir à affronter ce vide (ce qui serait sa guérison), le Narcisse se projette dans son contraire. Il devient pervers au sens premier du terme : il se détourne de son vide (alors que le non pervers affronte ce vide). D'où son amour et sa haine pour une personnalité maternelle, la figure la plus explicite de la vie interne. Le Narcisse a besoin de la chair et de la substance de l'autre pour se remplir. Mais il est incapable de se nourrir de cette substance charnelle, car il ne dispose même pas d'un début de substance qui lui permettrait d'accueillir, d'accrocher et de faire sienne la substance de l'autre. Cette substance devient son dangereux ennemi, parce qu'elle le révèle vide à lui-même.

Les pervers narcissiques ressentent une envie très intense à l'égard de ceux qui semblent posséder les choses qu'ils n'ont pas ou qui simplement tirent plaisir de leur vie. L'appropriation peut être sociale, par exemple séduire un partenaire qui vous introduit dans un milieu social que l'on envie :  haute bourgeoisie, milieu intellectuel ou artistique... Le bénéfice de cette opération est de posséder un partenaire qui permet d'accéder au pouvoir. Ils s'attaquent ensuite à l'estime de soi, à la confiance en soi chez l'autre, pour augmenter leur propre valeur. Ils s'approprient le narcissisme de l'autre.

Pour des raisons qui tiennent à leur histoire dans les premiers stades de la vie, les pervers n'ont pas pu se réaliser. Ils observent avec envie que d'autres individus ont ce qu'il faut pour se réaliser. Passant à côté d'eux-mêmes, ils essaient de détruire le bonheur qui passe près d'eux. Prisonniers de la rigidité de leurs défenses, ils tentent de détruire la liberté. Ne pouvant jouir pleinement de leur corps, ils essaient d'empêcher la jouissance du corps des autres, même chez leurs propres enfants. Etant incapables d'aimer, ils essaient de détruire par cynisme la simplicité d'une relation naturelle.

Pour s'accepter, les pervers narcissiques doivent triompher et détruire quelqu'un d'autre en se sentant supérieurs. Ils jouissent de la souffrance des autres. Pour s'affirmer, ils doivent détruire.
 
Il y a chez eux une exacerbation de la fonction critique qui fait qu'ils passent leur temps à critiquer tout et tout le monde. De cette façon, ils se maintiennent dans la toute-puissance :
 
Si les autres sont nuls, je suis forcément meilleur qu'eux.

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Ce que les pervers envient, avant tout, c'est la vie chez l'autre. Ils envient la réussite des autres, qui les met face à leur propre sentiment d'échec, car ils ne sont pas plus contents des autres qu'ils ne le sont d'eux-mêmes ; rien ne va jamais, tout est compliqué, tout est une épreuve. Ils imposent aux autres leur vision péjorative du monde et leur insatisfaction chronique concernant la vie. Ils cassent tout enthousiasme autour d'eux, cherchent avant tout à démontrer que le monde est mauvais, que les autres sont mauvais, que le partenaire est mauvais. Par leur pessimisme, ils entraînent l'autre dans un registre dépressif pour, ensuite, le lui reprocher.
 
Le désir de l'autre, sa vitalité, leur montre leurs propres manques. On retrouve là l'envie, commune à bien des êtres humains, du lien privilégié que la mère entretient avec son enfant. C'est pour cela qu'ils choisissent le plus souvent leurs victimes parmi des personnes pleines d'énergie et ayant goût à la vie, comme s'ils cherchaient à s'accaparer un peu de leur force. L'état d'asservissement, d'assujettissement de leur victime à l'exigence de leur désir, la dépendance qu'ils créent leur fournit des témoignages incontestables de la réalité de leur appropriation.

L'appropriation est la suite logique de l'envie.

Les biens dont il s'agit ici sont rarement des biens matériels. Ce sont des qualités morales, difficiles à voler : joie de vivre, sensibilité, qualités de communication, créativité, dons musicaux ou littéraires... Lorsque le partenaire émet une idée, les choses se passent de telle façon que l'idée émise ne reste plus la sienne mais devient celle du pervers. Si l'envieux n'était pas aveuglé par la haine, il pourrait, dans une relation d'échange, apprendre comment acquérir un peu de ces dons. Cela suppose une modestie que les pervers n'ont pas.
 
Les pervers narcissiques s'approprient les passions de l'autre dans la mesure où ils se passionnent pour cet autre ou, plus exactement, ils s'intéressent à cet autre dans la mesure où il est détenteur de quelque chose qui pourrait les passionner. On les voit ainsi avoir des coups de coeur puis des rejets brutaux et irrémédiables. L'entourage comprend mal comment une personne peut être portée aux nues un jour puis démolie le lendemain. Les pervers absorbent l'énergie positive de ceux qui les entourent, s'en nourrissent et s'en régénèrent, puis ils se débarrassent sur eux de toute leur énergie négative.
 
La victime apporte énormément, mais ce n'est jamais assez. N'étant jamais contents, les pervers narcissiques sont toujours en position de victime, et la mère (ou bien l'objet sur lequel ils ont projeté leur mère) est toujours tenue pour responsable. Les pervers agressent l'autre pour sortir de la condition de victime qu'ils ont connue dans leur enfance. Dans une relation, cette attitude de victime séduit un partenaire qui veut consoler, réparer, avant de le mettre dans une position de coupable. Lors des séparations, les pervers se posent en victimes abandonnées, ce qui leur donne le beau rôle et leur permet de séduire un autre partenaire, consolateur.

Les pervers se considèrent comme irresponsables parce qu'ils n'ont pas de subjectivité véritable. Absents à eux-mêmes, ils le sont tout autant aux autres. S'ils ne sont jamais là où on les attend, s'ils ne sont jamais pris, c'est tout simplement qu'ils ne sont pas là. Au fond, quand ils accusent les autres d'être responsables de ce qui leur arrive, ils n'accusent pas, ils constatent : puisque eux-mêmes ne peuvent être responsables, il faut bien que ce soit l'autre. Rejeter la faute sur l'autre, médire de lui en le faisant passer pour mauvais permet non seulement de se défouler, mais aussi de se blanchir. Jamais responsables, jamais coupables : tout ce qui va mal est toujours de la faute des autres.

Ils se défendent par des mécanismes de projection : porter au crédit d'autrui toutes leurs difficultés et tous leurs échecs et ne pas se mettre en cause. Ils se défendent aussi par le déni de la réalité. Ils escamotent la douleur psychique qu'ils transforment en négativité. Ce déni est constant, même dans les petites choses de la vie quotidienne, même si la réalité prouve le contraire. La souffrance est exclue, le doute également. Ils doivent donc être portés par les autres. Agresser les autres est le moyen d'éviter la douleur, la peine, la dépression.

Les pervers narcissiques ont du mal à prendre des décisions dans la vie courante et ont besoin que d'autres assument les responsabilités à leur place. Ils ne sont pas autonomes, ne peuvent se passer d'autrui, ce qui les conduit à un comportement collant et à une peur de la séparation ; pourtant, ils pensent que c'est l'autre qui sollicite la sujétion. Ils refusent de voir le caractère dévorant de leur accrochage à l'autre, qui pourrait entraîner une perception négative de leur propre image. Cela explique leur violence face à un partenaire trop bienveillant ou réparateur. Si au contraire celui-ci est indépendant, il est perçu comme hostile et rejetant. "
 

Docteur psychiatre Marie-France Hirigoyen, Le harcèlement moral - La violence perverse au quotidien, Edition Syros, Paris, 1998 ; Malaise dans le travail, Harcèlement moral : Démêler le vrai du faux, La Découverte et Syros, Paris, 2001 ; Femmes sous emprise, les ressorts de la violence dans le couple, Oh!Editions, Paris, 2005.

Attention : vous vous reconnaissez ou vous reconnaissez en l'autre deux ou trois traits communs à ce portrait-type. Est-il nécessaire de vous recommander la plus extrême prudence ? En un monde où toute tentative pour convaincre l'autre passe facilement pour de la manipulation, il ne faut pas détruire des années de vie en commun sur des présomptions. Si vous avez de vrais doutes, consultez un psychologue ou un psychiatre et, à condition que vous y parveniez, envoyez-lui  votre conjoint ou votre ami(e).

Toujours est-il, à lire les témoignages glânés ici et là sur la toile, que ces individus, dont je soupçonnais  l'existence sans y attacher plus d'importance qu'il ne faut, se multiplient à une vitesse grand V depuis un certain temps. Une véritable endémie sexuelle, une MST du cerveau qui atteindrait l'individu, mâle de préférence, et très apparemment "gentil" (ce n'est qu'une façade !!!).

Faites comme moi : consultez le site de Madame Hirigoyen pour y apprendre et y comprendre l'autre, sans trop juger ni se dévaloriser soi-même.


Bernard Bonnejean, apprenti non spécialiste, qui se refuse à toute tentative de débordement en dehors de ses compétences. Rappelons que Madame Hirigoyen est aussi spécialiste du harcèlement au travail. 

Publié dans culture humaniste

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marie 16/09/2017 13:19

Bonsoir !
Je m’appelle Marie Lopez, je veux partager avec vous mon histoire. Il y a de cela 3 mois environ, c'était le calvaire dans mon foyer. Les disputes entre mon mari et moi se répétaient jusqu'au jour ou il quitta la maison. Suite à cela j'en ai parlé avec une amie qui m'a donné les coordonnés d'un Marabout Nabil à qui je devais m'expliquer. Comme j'aime beaucoup mon mari j'ai contacté cet Grand t’HOMME envoyer par Dieu pour m’aider qui m'a promis de me le faire revenir à la maison. J'ai donc suivie ces conseils et également fait des rituels. Exactement 3 jour après mon époux est revenu en me suppliant de lui pardonner pour tout ce qu'il a pu me fait et bien sur on s'est réconcilié. Ce fut un véritable miracle dans ma vie.
Alors pour tous vos problèmes (ruptures amoureuses ou de divorce et L'Envoûtement Amoureux/L'entente Sexuel sur une Personne , Blocages Sentiments Amoureux Perdu , Sauvez/Protéger Son Couple , Annulé une Rupture/Séparation ,
Éloignement Rivalité/Jalousie ; Fidélité ) je vous conseille de faire comme moi.
Je vous assure que vous trouveriez satisfaction ou résolution à vos problèmes. Pour cela voici ses coordonnées :

Email :maitrenabil2017@outlook.fr
Telephone :0022966380551


Merci

Louis 19/08/2017 18:02

Pervers narcissiques hommes ou femmes, le sujet m'a toujours captivé. Peut-être aussi parce que j'ai eu moi-même à subir pas mal d'attaques de ces PN. Aussi bien de femmes que d'hommes mais comme je suis un communicant, il n'y a rien là de surprenant. C'est toujours la même chose, ces manipulateurs ou manipulatrices, on ne les voit jamais arriver ! Ainsi, assez loin dans un passé aujourd'hui révolu, cette Magda Goebbels qui a tué ses six enfants à la fin de la dernière guerre... On a pas arrêté d'en faire une victime. Aujourd'hui avec des archives consultables et des travaux qui donnent à réfléchir, je me suis rendu compte que cette Magda présentait tous les traits de la PN : défaut d'empathie, égocentrisme, suffisance, froideur... etc... C'est ce qui m'a incité à livrer un nouveau portrait de cette manipulatrice célèbre qui paraîtra le mois prochain chez Decal'Age Productions éditions.

CATHERINE 08/08/2017 03:23

Bonjour tous le monde

je témoigne que cela faisait déjà 1 an que je cherchais un voyant pour m’aider à me réconcilier avec mon mari. Mais aucun de ceux que j’avais rencontré auparavant ne m’avait permis d’obtenir ce que je voulais. J’ai perdu tellement d’argent. Alors, comme vous le savez déjà, j’avais abandonné tout espoir. En venant voir le grand maître Dukunou, je me disais, que c’était simplement un marabout de plus. Mais, quelle heureuse surprise aujourd’hui. Je ne comprendrai jamais les sciences occultes, mais permettez-moi de vous confirmer vos prédictions. Non seulement mon mari est revenu vers moi, mais il ne voit plus sa maîtresse. Vous les avez carrément éloigné l’un de l’autre. Il ne cesse de me répéter que notre rupture n’était qu’une erreur stupide de sa part. Actuellement, nous reconstruisons notre relation. Vous ne savez même pas à quel point vous m’avez rendu la vie encore plus belle. Aujourd’hui, je suis une femme épanouie, et j’aspire qu’à une seule chose, rendre mon mari très heureux. Merci beaucoup pour tout ce que vous avez fait pour moi. Que Dieu vous bénisse.
vous qui aviez des probléme de couple et divers problèmes, veuillez le contactez sur

Email: maitredukunou@gmail.com

site: http:/www.maitre-dukunou.com/

page: https://web.facebook.com/Maitre-Puissant-Dukunou-255609071620729/?call_to_action=1&source=aymt

Tél: +22967961338

(Je vous jure que vous ne serez pas déçu je vous donne ma parole).
Il suffit de faire un tour sur son site et vous allez voir de quoi ce monsieur est capable.

corine 22/06/2017 23:59

Je me nomme corine âgée de 32 ans j’habite dans le 59139 wattignies . J’étais en relation avec mon homme il y a de cela 4 ans et tout allait bien entre nous deux puis à cause d’une autre femme il s’est séparé de moi depuis plus de 5 mois . J’avais pris par tout les moyens pour essayer de le récupéré mais hélas ! je n’ai fais que gaspiller mes sous.Mais par la grâce de dieu l’une de mes amies avait eut ce genre de problème et dont elle a eut satisfaction par le biais d’un ... nommé ishaou au premier abord lorsqu’elle m’avait parlé de ce puissant je croyais que c’était encore rien que des gaspillages et pour cela j’avais des doutes et ne savais m’engager ou pas. Mais au fur des jours vu ma situation elle insiste a ce que j’aille faire au moins la connaissance de ce puissant en question et c’est comme cela que je suis heureuse aujourd’hui en vous parlant.c’est à dire mon homme en question était revenu en une durée de 7jours tout en s’excusant et jusqu’à aujourd’hui et me suggéré a ce qu’on se marie le plus tot possible.je ne me plein même pas et nous nous aimons plus d’avantage. La bonne nouvelle est que actuellement je suis même enceinte de 2 mois. Sincèrement je n’arrive pas a y Croire a mes yeux qu’il existe encore des personnes aussi terrible , sérieux et honnête dans ce monde, et il me la ramené, c’est un miracle. Je ne sais pas de quelle magie il est doté mais tout s’est fait en moins d’une semaines. Vous pouvez le contacter sur : son adresse émail : maitreishaou@hotmail.com ou appelé le directement sur whatsapp numéro téléphone 00229 97 03 76 69

plumed 05/06/2017 19:30

Je m’appelle sarah Plumed je suis âgée de 46 ans ,tout a commence quand nous avions quitter Toulouse pour venir à Paris pour des raison de travail avant notre départ tout étaient normal arriver là bas la vie était encore plus belle mais quelques temps après, mon mari ne revient plus dormis dans l’appartement que nous avions louer il passait tout le temps dehors et quand j’appelle son numéro il me dit de l’oublier pour toujours les jours passe je l’appelle c’est la même chose j’étais dépasser et c’est sur un site que j’ai découvert le maitre NOUNAGNONDESOU qui me proposait de me fait un retour affectif rapide.Quand je lui avait narrée l’histoire il a décide de m’aider et il ma offert une consultation,de suite il a commencer une cérémonie le lendemain qui était un Lundi par le biais de ces esprits et il ma donner 72 heures pour le retour de mon mari.Le mercredi j'ai rien comme signe de vie mais le vendredi matin mon mari ma envoyer un message sur mon portable cela me paraissait étrange, et immédiatement j’ai envoyer un mail a Maitre NOUNAGNONDESOU pour lui dit que mon mari ma envoyer un message pour me supplier. Il ma dit de le laisser qu’ils reviendra, finalement le samedi soir vers 18h mon mari est revenu a l’appartement pour me supplier de le pardonner je l’ai accepter parce que c’est ce que je voulais qu’il reviennent. Actuellement je suis heureuse avec mon mari je vous remercie de tout mon cœur Maître car grâce a vous je suis heureuse.C’est difficile a y croire mais finalement j'ai eu la preuve du miracle.Je notifie que ce monsieur dont je parle est très généreux ,et je lui offert un téléphone portable après avoir eu satisfaction,en plus de sa ma manière de le récompensée est de faire sa publicité,comme je le fais en vous demandant de contactez pour tous vos problèmes en bref quelques soit la nature du problèmes: Par exemple: problème sentimental, de travail, d’enfant,
guérison,mariage,grossesse, etc………………….
Je demande a ceux qui sont dans le besoin de faire recours a ce voyant, vous n’allez jamais le regretter,je sais qu’il n’existe plus des gens du genre dans le monde

MAIL: Maitrenounagnondesou@gmail.com

WHATSAP: +33752237517

sam 30/12/2014 23:24

Les commentaires sur ces sites sont tristes. Les gens semblent avoir peur de dire les noms des personnes concernées.
Une personne à Québec a réussi à faire interner deux pervers narcissiques, ces personnes sont des jumeaux.
Pascal et Patrice Saint-Pierre qui demeuraient à Beauport et plus précisément à Notre-Dame de l’Espérance sont maintenant dans un asile pour la vie dans la région de Montréal. Leurs parents, deux malades ont travaillé au gouvernement du Québec à Québec.
Ils ont menacé une personne honnête avec les Hells Angels. Comme armes, ils avaient des mitraillettes.
Les deux sauvages n’ont jamais travaillé de leurs vies. Ils se faisaient entretenir contre des promesses mensongères ce que leurs hôtes savaient. Aucune expérience de travail, depuis l’âge de seize ans. Ils ont été internés dans la mi-trentaine.
Chaque personne narcissique a une spécialité. Les deux Saint-Pierre c’étaient les mensonges et de la jalousie pour inciter des gens à s’en prendre aux victimes. Bref, les victimes sont coupables de quelque chose d’imaginaire. Enlever l’énergie pour mieux détruire par la suite. Leurs personnes sont parfaites, ils se mouchent pour faire croire aux gens la fausse souffrance. Un pervers narcissique ce qu’il pense doit se réaliser.
Un simple exemple, complexe pour ceux qui travaillent avec ces gens malades en psychiatrie : Une personne étudie en graphisme à l’extérieur de la ville. Les deux jumeaux fous s’organisent pour lui nuire à son retour, à la fin de sa technique.
La personne reçoit du service de placement au Cégep l’adresse d’un endroit pour une entrevue. Il prend contact pour une journée, se présente et aperçoit sur le stationnement dans un camion vert, la vicieuse de Céline Guay le sourire fendu jusqu’aux oreilles avec Pascal Saint-Pierre qui se brasse la tête, de façon bizarre parce qu’il se mouchait.
La personne en graphisme a parlé peu et il n'y a eu aucune entrevue. Céline Guay a remis à Pascal Saint-Pierre son camion gratuitement en échange de certains services. Une jalouse, abaisseuse, qui aime se mettre dans la vie des gens. Son mari est le fils des grues Armand Guay à Québec et il travaille à la SAAQ.
À son retour de son entrevue le téléphone sonne dans la même bâtisse grise, le CV est maintenant en possession d’une compagnie y sans rapport avec son diplôme.
Nos deux narcissiques fous avaient dit de ne pas aller dans ce domaine à ce Cégep et pour lui faire changer d’idées ça prend des arguments violents.
Un groupe de musique québécoise (Vilain Pingouin de la compagnie Audiogram) arrive au Cégep (parce qu’il aimait le vendredi soir voir des amis jouer de la musique). Des menaces, et encore des menaces. Une agence de publicitaires Marketel qui parle sans fondement (parce qu’il aimait dessiner un peu comme passe-temps ou regarder des choses visuelles et artistiques).
Le cerveau humain est complexe comme le cerveau du pervers narcissique. Le cerveau de celui de la personne perverse narcissique peut raisonner pendant plusieurs années : tu n’as aucun talent, tu n’es pas bon, tu ne peux pas. Le pervers narcissique a des manies, Pascal Saint-Pierre aimait se tenir les reins, se sentir les mains, faire un bruit vulgaire lorsqu’il boit sa tasse d’eau chaude, se caresser en simulant l’embrassade avec l’un de ses voisins. Patrice est le déficient mental de sa famille de dégénérés.
Tout le monde sait qu’un pervers narcissique doit avoir des complices (voir les noms plus haut). Des gens profiteurs, calomnieux, menteurs, hypocrites et même des chieurs et des chieuses comme Céline Guay de Beauport du même village. Ses coordonnées ont été envoyées sur les sites des ennemis des Hells. Par curiosité, on va suivre cela attentivement. Un jour ou l’autre, elle va recevoir un poing en pleine figure. Elle souffre d’arthrite, donc elle s’en prend aux gens pour apaiser la souffrance de ses os qui craquent de partout.
Restez honnête et courageux et n’hésitez pas à utiliser la force nécessaire. Attendez pas après de l’aide, il faut faire suivre discrètement les agresseurs pendant plusieurs années avant qu’ils passent aux actes. Des caméras cachées et des témoignages sont deux des meilleures solutions pour en finir avec ces types de psychopathes sociaux.
Pour conclure, ces malades mentaux mangent de la purée de pommes, de la salade fruits et du sucre à la crème de leur petite maman folle ou Céline Guay (grande chienne sale, tu ne sais pas quoi faire de ton année 2015 et les membres de ta famille attendent après le monde pour des emplois. Maudite lâche!) avec leurs copains qui sentent les vomissures et qui rient d’êtres dans leurs excréments. Bref une vie jusqu’à la mort dégueulasse.

Pour terminer, ils organisent des raves à certains endroits et voici le lien :
http://www.youtube.com/watch?featudetailpagere=player_&v=rF3MEB0m9IY

Bernard Bonnejean 03/01/2015 17:30

Sam,

Vous trouvez triste et regrettable que les témoins et victimes ne prononcent jamais ici le nom de leur agresseur. Personnellement, je ne ferai rien et je n'ai jamais rien fait pour les en empêcher mais je comprends parfaitement leur autocensure.

D'une part, la plupart des pervers narcissiques dont il est question en commentaires sont souvent des pères, des maris, des amis, Citer leur nom, c'est citer son propre nom en se mettant alors en position de victime (et encore !) sur la sellette du jour au lendemain. Quant aux bourreaux, je ne connais aucune femme, qui soit mère, et qui n'éprouve aucune réticence à jeter en pâture le père de ses enfants.

D'autre part, je ne connais pas les lois du Québec mais il est évident qu'ici, En France, tant que les faits n'ont pas été avérés et prouvés, voire tant que l'affaire n'a pas été jugée et le coupable reconnu comme tel, seule façon que la victime soit elle-même reconnue, il y a un réel danger à accuser. C'est normal.

J'ajouterais que si votre témoignage repose sur des faits attestés, je le garde. Autrement (j'ai un doute après avoir lu des deux derniers paragraphes qui ressemblent à une accusation de lettre anonyme), je craindrais pour vous si vous n'aviez pris soin de taire votre propre nom

Bonne année à nos amis québécois.

JEF 29/10/2014 19:33

Oui, bravo et merci, c'est un résumé très juste de ce qui se passe exactement au cours d'une relation avec un tyran domestique (pour moi une femme.)
Il faut du temps pour comprendre ce qui vous arrive du jour ou ce malade tombe son masque. Lorsqu'il se dit qu'il a la main sur vous, que sa phase de séduction peut s'arrêter. Que la tyrannie peut s'installer.
Le temps de le voir se transformer en monstre d'égoïsme. De l'entendre dans ses injonctions contradictoires, ses reproches incessants et quotidiens, ses mensonges, ses crises de nerfs ou de larmes à la maison alors qu'il s'amuse à l'extérieur.
Le temps de culpabiliser toujours plus, de donner toujours plus sans que jamais cela ne suffise.
Le temps de vous faire humilier comme le chien qui sollicite une caresse et qui se fait dégager d'un coup de botte.
Le temps de somatiser le mal qu'il instille en vous. Le temps de comprendre qu'il cherche à instaurer un climat de violence pour vous rendre violent. Le temps de sentir qu'il souhaite votre malheur, votre mort (tentative de meurtre à petit feu). Le temps de voir chaque jour la lumière sortir de votre vie, de plonger au fond d'un puit sans fond.
Le temps pour comprendre que vous n'êtes pas aimé et que vos illusions doivent s'arrêter. Que vous ne sauverez pas cet autre qui vous déteste pour toutes les qualités dont vous êtes porteur et dont il se nourrit dans son unique intérêt, pour sa propre survie.
Un temps qui dure trop longtemps pour se résoudre enfin à se sauver, dans tous les sens du terme.

C'est aussi et HEUREUSEMENT un temps qui vous permet de comprendre qui vous êtes vraiment et POURQUOI vous êtes tombé dans ce piège (pour moi dépendance affective.) J'ai toujours eu le réflexe de parler de ce qui se passait dans mon couple à l'extérieur (parents, amis.) Mon instinct de survie et mon envie de comprendre (suis-je condamné au malheur?) m'ont amené à lire beaucoup, tout ce que je pouvais pour me rassurer (je ne suis pas fou) et prendre la mesure de la manipulation. Prendre ma part de responsabilité dans ce jeu malsain. Je suis assez équilibré heureusement, mais je me suis vu mourir et j'ai toujours besoin de continuer de travailler sur cette expérience pour mieux l'exorciser. Mon désir de vengeance s'estompe. La vie est belle à nouveau.

Bernard Bonnejean 25/11/2014 17:01

Merci, cher Jef, pour ce "la vie est belle à nouveau" qui clôt heureusement le récit de votre vie. C'est la preuve, -- l'une des seules de tous ces témoignages -- qu'il est possible de se sortir dignement de ce cauchemar. Le pire, sans doute, et vous le montrez bien c'est le masque sous lequel opère le malade. Il n'arrive vraiment qu'à tenter d'être lui-même qu'à la maison en votre présence. Le reste du temps il joue un rôle, le beau qui fait que vous êtes obligatoirement perdant dans ce combat inégal. Mais retenons tout de même, malgré tout, votre conclusion que je me permets de redire : "La vie est belle à nouveau".

ANONYMOUSCANADA 03/10/2013 20:41


Les commentaires sur ces sites sont tristes. Les gens semblent avoir peur de dire les noms des personnes
concernées.


Je connais une personne à Québec qui a réussi à faire interner deux pervers narcissiques, ces personnes sont des
jumeaux.


Pascal et Patrice Saint-Pierre qui demeuraient à Beauport et maintenant en asile pour la vie dans la région de Montréal. Leurs
parents, deux malades ont travaillé au gouvernement à Québec. Ils ont menacé une personne honnête avec les Hells Angels.


En terminant, tout le monde sait qu’un pervers narcissique doit avoir des complices. Des gens profiteurs, calomnieux, menteurs,
hypocrites et même des chieurs et des chieuses.


Restez honnête et courageux et n’hésitez pas à utiliser la force nécessaire.

Bernard Bonnejean 20/01/2014 23:46



Vous semblez reprocher aux personnes qui interviennent ici de manquer de courage. Ce pourrait être courageux de votre part si vous signiez votre message sous un autre nom que anonymouscanada


Pas moins que nos autres amis, je vous comprends. Les pervers narcissiques manipulateurs sont particulièrement dangereux et il ne fait pas bon s'attaquer à eux ouvertement sans s'être auparavant
entouré de garanties. Comme vous le dites vous-même, il peut être prudent d' "utiliser la force nécessaire". Je ne puis la fournir ici. Alors, je vous donne raison de vous protéger.  



patricia 27/06/2013 12:35


j'ai eu affaire hélas un ce genre de personnage je savais que il y avait quelque chose de pas nette mais quoi .......... c'est lors du proces que j ai compris qui il était vraiment 

Bernard Bonnejean 28/06/2013 00:40



Il se fait que j'ai fait la connaissance de Patricia sur facebook. Une femme d'exception qui nous fait à toutes et à tous l'honneur de sa visite. Son procès contre un pervers narcissique
manipulateur a été très médiatisé dans son pays, la Belgique. Son exemple pourrait mettre en garde nos responsables de la sécurité et de la justice contre le danger extrême que représentent les
individus en question. 
Patricia ne m'en voudra pas de mettre ici le lien d'une émission qui lui a été consacrée récemment sur la RTBF1. Son combat, finalement gagné, doit aussi être le nôtre. Merci Patricia.

http://www.rtbf.be/video/detail_devoir-d-enquete?id=1835062&utm_source=rss&utm_medium=feed   



béatrice 24/10/2012 10:45


Cher Bernard,


Peut-être que je m’exprime mal.  Le mot « amour » se décline de mille et une
façons.  Ces différences sont marquées par l’infinité des comportements humains. Certains sont pathologiques, d’autres pas. Dans la co-dépendance
amoureuse il est bien évident qu’il faut deux caractères bien précis. Vous dites « une dépendance qui n'implique nullement l'autre à moins que de son côté il réponde par le
même besoin » et là vous avez parfaitement raison.


Dans une relation amoureuse « normale » il faut bien que l’un réponde à l’autre, dans le cas contraire il n’y a pas de
relation possible.


 Dans le cas de la co-dépendance amoureuse la réponse de l’un et de l’autre est
d’ordre pathologique.  Il y a un dominant et un dominé consentant. C’est le cas de mes parents.  Et quand
le dominé consentant ne se plie pas (ce qui n’arrive pas souvent), survient la crise.


De plus, quand le dominant est en plus pervers narcissique, c’est terrible.  Comme
son nom l’indique, le narcissique  ne pense qu’à lui et à ses besoins. Il n’aime que lui et  utilise
l’autre.


Concernant la mort du père qui sera inévitable, nous ne la vivrons pas de la même façon. Moi je perdrai mon papa, ma mère perdra
son dévoué esclave. Nos chagrins seront véridiques mais pas semblables.  Et c’est là, à ce moment précis, que ma mère se rendra compte de l’importance
de la présence de son mari, car aujourd’hui malgré le fait qu’elle soit dépendante à 100% elle refuse de l’admettre. Elle affirme haut et fort qu’elle sait se débrouiller seule, qu’elle n’a
besoin de personne. Ce qui est archi faux.


Et c’est là que je l’attends au tournant.  Je l’ai déjà dit à mon père pour le
rassurer, car il s’inquiète de cela. Je m’occuperai d’elle mais je ne serai pas son esclave. Il faudra qu’elle le comprenne d’une manière ou d’une autre et je vous assure que ça ne sera pas
facile. Comme elle a toujours obtenu ce qu’elle voulait elle ne peut pas concevoir autre chose (ceux qu’elle n’a pas pu manipuler ont été virés). 
Cher Bernard, si vous avez fait ce blog, c’est que vous connaissez ces choses-là, du moins c’est ce que je crois. Je ne singerai pas le caractère de ma mère, et je ne serai pas perverse (la
perversité c’est chercher à faire du mal), je résisterai, je mettrai des limites à sa dictature, c’est tout et ce sera suffisant. Car je sais qu’elle essayera tous les subterfuges pour arriver à
ce qu’elle veut, je l’ai assez vu à l’œuvre.


La culpabilité ? non, je ne la sens pas. Ne pas se laisser manipuler, résister,  est légitime.


Concernant ma vie d’adulte, oui, je l’affirme, je l’ai réussie. Les souffrances vécues, le dictat de ma mère et ses phrases
assassines m’ont fait très mal. On ne sort pas indemne de ce matraquage psychologique. Les ressources cachées dont je parle sont une capacité de réflexion et d’analyse et d’une volonté de
combattre. Et aussi, ne l’oublions pas, un conjoint solide et aimant. J’ai connu aussi d’autres personnes qui m’ont donné de l’affection  et qui m’ont
apporté la confiance en moi qui me manquait.  Bref, il  faut aussi un peu de « baraka » dans
l’existence.   


Et mes enfants sont la preuve qu’on peut rompre la « malédiction » et ne pas reproduire son vécu.


 


bien à vous

Bernard Bonnejean 24/10/2012 18:17



Cette fois, je nous crois, lecteurs et moi, parfaitement (r)enseignés. Vous nous faites, toutes et tous, avancer dans la connaissance de ce fléau grandissant. Peut-être certains viennent-ils ici
pour comprendre et pour apprendre, tandis que d'autres viennent y chercher y peu de réconfort... 

Merci d'avoir apporté votre contribution à cette tribune libre où personne ne risque rien, puisque personne ne laisse ni adresse ni identité. Sauf votre serviteur...

A bientôt.  



béatrice 16/10/2012 11:53


bonjour Bernard,


Peut-être que votre interprétation est juste, mais je tiens à vous donner quelques indications complémentaires. Quand je parle de co-dépendance amoureuse, c'est plus compliqué qu'il ny paraît. En
fait, il ya dépendance et co-dépendance. Ce sont des processus complexes. Le premier c'est "avoir besoin de l'autre car l'autre est responsable de mon bonheur", le 2è c'est "j'ai besoin que
l'autre ai besoin de moi". Si je suis d'accord sur le fait que l'amour "se donne plus qu'il ne se reçoit" il ne faut pas oublier que les mécanismes psychiques des êtres humains ne sont pas
simples. Les besoins affectifs des uns et des autres dépendent du vécu de l'enfance. Certains, oui, je l'affirme, ont un "servage avec l'amour" comme vous dites. Les faits
divers présentent régulièrement des drames liés à des liaisons amoureuses tumultueuses.


Pour en revenir à mes parents, j'ai un lien très fort avec mon père et ce depuis toujours. Il a été un peu "papa poule" et a comblé le manque affectif de ma mère. Mais, quand il est avec elle il
est sous emprise totale. Il faut dire que le pauvre, quand il osait s'opposer il avait les foudres de ma mère (comme moi d'ailleurs). Il a donc préféré "sécraser". Moi, je me suis rebellée. De
là, les affrontements en série.


L'aversion pour ma mère est récente. C'est comme un volcan qui se réveille. Quand j'ai mesuré l'ampleur des dégats provoqués par des années "d'aliénation parentale" et de manipulations en tout
genre j'ai senti une rage profonde, contre moi-même au départ, pour avoir été aussi stupide et aveugle. Ensuite, je lui en veux à elle pour cette méchanceté, toujours aussi virulente aujourd'hui.


La mise à distance assure une fonction de protection contre les affects douloureux, contre la souffrance liée à des traumatismes.


La revanche ? peut-être.  je me dis que tout pervers à le droit d'avoir la "monnaie de sa pièce". Mais c'est elle qui a décidé de "divorcer de moi". Je la mets donc au pied du mur, face à
ses responsabilités et ses choix. Vu le nombre de fois qu'elle m'a dit qu'elle ne voulait plus de moi, à une époque où j'étais dépendante de son affection (ce qu'elle savait pertinemment), je me
dis que pour une fois, ce sera elle la perdante. Cette fois, au lieu de faire porter ses erreurs par les autres, c'est elle qui devra en assumer les conséquences.


Quand on songe au vieux dicton "qui sème le vent, récolte la tempête", on se dit qu'il est bien juste.


Par contre, je crains la disparition de mon père. Il y aura un grand vide le jour où il ne sera plus là.


Je me dis qu'après tout, avoir réussi ma vie d'épouse,de mère ainsi que professionnelle, c'est une grande chance. Mes relations avec les autres auraient pu être catastrophiques. Chacun en
soi, a des ressources cachées, il faut juste les trouver.


 


bien à vous

Bernard Bonnejean 24/10/2012 01:06



Chère Béatrice,

Loin de moi toute volonté d'interprétation. Je cherche juste à comprendre et je pense tout haut ou tout en écrivant.

En fait, votre distinction entre dépendance amoureuse et co-dépendance amoureuse ne me semble pas du tout convaincante. En effet, ce "j'ai besoin que l'autre ait besoin de moi" est une dépendance
qui n'implique nullement l'autre à moins que de son côté il réponde par le même besoin. Et encore ! : il est possible qu'il ne s'agisse que d'une double dépendance sans volonté de part et
d'autre d'introduire la notion de "don" sans laquelle il n'est pas d'amour possible ; il est même tout à fait possible que ce besoin reste à l'état de voeu pieu d'un côté ou/et de l'autre. Mais
peu importe, nous nous écartons un peu de notre sujet. Peut-être...

La question que je me pose en vous lisant est le sens que vous comptez ou croyez donner à votre "vengeance" ou plutôt à votre "revanche" qui suppose l'idée d'un renvoi, d'un retour selon le
principe de la loi du Talion.

Le sens et aussi l'utilité. Parce qu'enfin, vous dites vous-même avoir réussi votre vie d'épouse, de mère et votre carrière professionnelle. J'ajouterai votre vie de fille puisque votre père
semble vous être très proche, bien que lâche face à l'adversaire commun. Et vous exprimez (j'y insiste lourdement, je vous l'accorde) ce qui vous sépare du jour presque attendu où vous pourrez
"punir" celle qui vous a "punie" de la même "punition" : la mort du père. Vous dites craindre la mort de votre père et pourtant, sans le dire aussi crûment, vous l'évoquez comme la condition
"sine qua non" de votre vengeance et, pourrait-on dire, de votre libération définitive. C'est très curieux et en même temps assez troublant.

Êtes-vous certaine d'avoir réussi aussi bien votre vie que vous le dites ? Je ne le crois pas car ce désir de revanche exprime un ressentiment et un manque. Et cette phrase "Mes relations avec
les autres auraient pu être catastrophiques", même exprimée comme un irréel marqué par un conditionnel passé, vous la prononcez, vous l'écrivez. Je ne sais trop pourquoi puisque vous parlez de
"grande chance" avant et de "ressources cachées" après. Une phrase enfermée, emprisonnée dans une belle boite, en quelque sorte. Mais pas du tout hermétique. 

Il ne tient qu'à vous que ça ne devienne pas une boite de Pandore d'où s'échapperaient/ront une multitude de fléaux incontrôlables.

Le vide d'un père aimé ne peut être compensé, à mon avis, par un mauvais sort réservé à une mère détestée, fût-elle détestable à vos yeux. Attention, chère Béatrice ! Il arrive parfois qu'une
victime de pervers se retourne contre son bourreau fragilisé en singeant son comportement. C'est-à-dire, finalement, en mimant sa perversité. 

Avouez que ce serait vraiment idiot car vous n'avez nullement cette tendance et que mettre vos projets à exécution risqueraient de vous plongez dans un abîme d'autoculpabilisation qu vous ferait
horriblement souffrir...

Je vous embrasse amicalement.  



béatrice 11/10/2012 16:45


Bernard, merci pour votre réponse.


En effet, je me pose la question sur cette l'emprise de ma mère sur mon père. J'opte pour la co-dépendance amoureuse, conséquence d'un manque affectif dans son enfance. En effet, mon père a eu
une mère "toute puissante" autoritaire et qui a marqué une nette préférence pour son frère. Ces mères ne s'imaginent pas leur capacité de destruction qui entraîne des répercutions sur plusieurs
générations.  Ma mère est une espèce de femme-enfant capricieuse, qui est aussi en manque affectif depuis l'enfance, du moins d'après ses dires, je n'ai pas connu mes grands-parents. De
plus, n'ayant jamais travaillé, elle dépend financièrement. Maintenant, après  60 ans d'emprise, difficile de s'en sortir d'un coup de baguette magique. Mon père refuse d'admettre que sa
femme puisse être ce personnage que je lui dépeint aujourd'hui.  Il ne la laissera jamais. Elle influence toute sa pensée. Elle le monte contre moi. Je me sens comme orpheline.


Le sentiment est très difficile à définir car mon père a toujours été un homme d'une gentillesse extrème. Il n'a pas failli en tant que père, il a toujours été présent dans les moments importants
de ma vie. Je sais qu'il m'aime et si je m'en sors aujourd'hui c'est en partie grâce à lui. Mais je lui en veux tout de même d'être faible vis-àvis de sa femme.


D'une part, je ne veux pas faire de peine à mon père, d'autre part je ressens une aversion totale envers ma mère, ses mensonges, ses dissimulations, ses méchancetés. Elle m'a dit il y a quelques
jours qu'elle ne voulait plus me voir, mais elle m'a déjà fait le coup de nombreuses fois. Avant j'avais peur, maintenant plus.  Elle punit son mari et sa fille en même temps car elle
connaît notre attachement mutuel. Je ne cèderai pas au chantage. Il ne faut pas oublier qu'en vieillisant ,les enfants deviennent les parents de leurs parents. Elle aura besoin de moi et je
suis fille unique.  Elle finira par revenir car elle n'aura pas le choix. Elle a repoussé toute sa famille, elle n'a pas d'amies, elle sera donc toute seule si mon père disparaît.


Aujourd'hui, j'ai littéralement "explosé" à la figure de ma mère, sans doute un peu violemment. 40 ans à me retenir de voir mon père culpabiliser et payer une aventure passagère m'ont été
insupportable, d'autant plus que ma mère ne s'est pas gênée au niveau des aventures. Seul hic, c'est moi qui ai dévoilé à mon père ce qu'il ne savait pas. Cela a mis le feux au poudres et je me
retrouve accusée de tous les maux.


C'est vrai qu'il n'existe aucun moyen de poursuivre les parents maltraitants quand cette maltraitance est psychologique et sournoise. Aucune preuve à l'appui. c'est le vide sidéral. Aucun membre
de ma famille n'a pu voir ce qui se passait, je vivais à 18.000 km d'eux (c'est encore ma mère qui a poussé à quitter le pays éloignant ainsi mon père de toute sa famille) 


Ma mère est d'ailleurs jalouse de mon bonheur, car j'ai réussi là ou elle échoué. Elle m'a dit textuellement "tu as de la chance d'avoir un gentil mari qui te "supporte"(dans le sens négatif,
cela va de soi) mais toi tu n'aimes personne"


Pour résumer, je crois que je vais mettre de la distance, m'occuper de mes enfants et de mon mari et profiter de chaque moment de bonheur. Comme je l'ai dit, j'ai la chance d'avoir un mari
formidable et des enfants merveilleux. Je n'ai pas reproduit le schéma. La malédiction est stoppée.


merci de votre attention

Bernard Bonnejean 15/10/2012 19:05



 


Chère Béatrice,




Bien que je me sois juré d'emblée, en toute honnêteté, conscient de mes limites intellectuelles, de ne pas intervenir et de ne pas commenter au cas par cas, vos confidences me semblent assez
précises pour que je me permette une entorse à ce parti-pris. Pour une fois, je ne vous donnerai qu'en partie raison, ce qui ne signifie nullement que j'oserais vous donner tort. Il ne s'agit pas
d'une position de principe et de neutralité, mais chacun sait que l'être intime est trop complexe pour lui accorder le bénéfice d'une vérité pleine et entière. 

Permettez-moi de ne pas être d'accord avec l'expression « co-dépendance amoureuse ». Pas plus que de cet « amour fusionnel » dont on nous rebat les oreilles aujourd'hui.
L'amour, à mon avis, se donne plus qu'il ne se reçoit. Ce n'est pas une règle mais un constat. Ce qui ne signifie pas que nous n'aimions pas être aimés mais que cet amour reçu, à commencer par
l'amour de soi, nous aimions à le donner (plutôt qu'à le « rendre »). On peut trouver ce vocabulaire quelque peu mercantile : donner, prendre, recevoir, rendre, etc. Cependant,
l'expression « co-dépendance » implique l'idée d'un servage en contradiction avec l'amour. D'ailleurs, une « co-dépendance amoureuse » me semble inconcevable, puisque le terme
« dépendance » exprime l'existence d'un rapport de forces, avec un dominant et un dominé. Dire que votre mère a dominé son mari me semblerait beaucoup plus idoine, ce qui n'empêche
nullement de se demander si cette domination a été uniquement imposée ou parfois consentie. 

Les rapports avec vos parents sont aussi très difficiles à cerner à commencer par vous. Vous le dites vous-même : « Le sentiment est très difficile à définir », sans que vous précisiez
avec exactitude s'il s'agit du sentiment que votre père vous porte ou du sentiment que vous lui portez. Quant à votre mère, d'une part vous dites lui vouer « une aversion totale » ce
qui pourrait vous inciter à la fuir et à vous la rendre étrangère (« je vais mettre de la distance ») et d'autre part vous avouez attendre avec une certaine impatience à peine
dissimulée le jour de la revanche, le jour que vous décrivez sans chercher à feindre : « Elle aura besoin de moi et je suis fille unique. Elle finira par revenir car elle n'aura pas le
choix ». Et ce jour, apparemment attendu, présuppose la mort du père...




Je me refuse à aller plus loin dans ce commentaire.



 
Le fait est que cette perversion de votre mère (et la perception que vous en avez) peut laisser de telles séquelles où il est très difficile à la victime de s'y retrouver elle-même.



 
Si vous avez la chance d'avoir un mari formidable et des enfants merveilleux on serait tenté de vous conseiller de vous en contenter. Mais est-ce possible ? Pour vous, est-ce possible



 



Béatrice 09/10/2012 15:43


bonjour,


Sans commenter les divers avis des participants, je souhaite tout de même dire que grâce à madame Hirigoyen, une loi sur le harcèlement a été promulguée. Ce n'est pas rien. Pour ma part, ses
ouvrages m'ont ouvert les yeux. C'est inimaginable de voir écrit noir sur blanc ce qu'on a vécu et qu'on n'a pas pu déceler durant sa vie.


Le choc est rude.  Depuis, je me reconstruit. Victime d'une mère manipulatrice et perverse, je me demande comment j'ai fait pour m'en sortir. Par contre la réaction a été violente, à la
mesure de ce que j'ai retenu tant d'années. Ce qui est dur, c'est de constater l'emprise de ce genre de personne sur l'entourage, mon père par exemple, complètement sous influence. C'est
désormais moi la menteuse, la méchante, elle la victime. L'amour d'un conjoint peu sauver, c'est ma chance personnelle, mais je sais que ce n'est pas le cas pour tout le monde. On peu appliquer
dans ce cas le terme de "résilience" de B. Cyrulnik.


Même si on rationnalise, qu'on se dit que ces gens-là ont un passé douloureux, comment expliquer qu'un être humain sensé, intelligent puisse être capable de tant de cruauté ? je reste dubitative
la-dessus. On peu le dire, il ya des précédents dans la capacité de nuisance de l'être humain. Pourquoi pas nos parents alors?


bien à vous

Bernard Bonnejean 11/10/2012 01:09



Chère Béatrice,

Bien entendu, je n'ignore pas que, grâce à Madame Hirigoyen, la connaissance de ces fléaux a pu progresser. Son analyse est subtile et définit parfaitement les symptômes de la perversion et de
ses conséquences.

Cependant, il faut bien l'avouer, il y a un fossé entre ce que sait la victime et son bourreau et ce que le bourreau laisse voir à tous les autres. Car le problème est là, précisément. Sacha
Guitry, beaucoup moins léger qu'on a bien voulu le dire, prétendait qu'il "ne pouvait être hypocrite puisque ça se voyait trop qu'il l'était". C'est tout à fait exact. Molière a réussi son
Tartufe, maître en hypocrisie justement parce que toute la famille le croit sincère.

La loi sur le harcèlement au travail est un grand pas. Une loi contre la perversion narcissique le serait tout autant. Mais à quoi peuvent-elles finalement servir puisque, précisément, médecins,
amis, parents, forces de l'ordre et magistrats sont dupés par ces individus ? La loi ne peut servir que dans des circonstances précises et après que le coupable/malade s'est démasqué. Et
précisément toute la difficulté est là. Sinon, pourquoi serait-on si surpris d'apprendre que tel honnête gentil homme a pu être le monstre présenté dans la presse. Les voisins le présentent
toujours comme un individu "charmant".  

Mais laissons ces cas extrêmes.

Vous dites vous-même que votre mère PNM a réussi à manipuler votre père. La question que je me pose est importante à mes yeux et je n'ai pas réussi à la résoudre : quelle est la part de
complicité consciente ou non de la personne manipulée ? Cette personne complice "sous influence" est-elle dupe à 100% ou n'y a-t-il pas, à y regarder de près, quelque(s) intérêt(s) en jeu ?

Je pourrais vous citer cent exemples de ces êtres dits faibles qui ont choisi de se mettre du côté du PNM, c'est-à-dire, en fin de compte, du côté du plus fort et, parfois, du plus "offrant" ou
du plus "prometteur". Ce n'est pas une accusation, car je ne suis pas sûr que cette lâcheté soit tout à fait consciente, mais je suis de moins en moins certain qu'elle est tout à fait
innocente...  

Vous restez dubitative, dites-vous. C'est que les manoeuvres de votre mère ont bien atteint leur cible... Leur stratégie à toutes et à tous est précisément d'installer le doute dans tous les
esprits. Ils ne réussissent que si vous doutez. Si vous êtes sûre de vous, ils ne peuvent rien contre vous, sauf à manipuler les esprits d'autres contre vous.

Je vois que vous avez trouvé une solution puisque vous parlez de reconstruction. C'est la preuve que c'est possible. Merci d'en donner l'espoir ici.

Je vous embrasse et vous souhaite bon courage et prompte réussite dans votre résilience.   



clair 10/08/2012 04:33


Analyse on ne peut plus précise concernant ce genre de personnages et qui n'est pas rare , surtout quand ils trouvent la personne qui fait des concessions sans limites...il faut donc y
repenser...quand les concessions ne font pas un reel changement au point qu'on n'a plus besoin d'en faire du moment que la personne devient normale...


je ne parle pas des petites concessions mutuelles de tous les jours...mais de exigences maladives..bref vous avez compris...à lire...

Bernard Bonnejean 13/08/2012 13:06



Des exigences maladives ? Encore faut-il prouver qu'elles sont "maladives". On confie à ces gens-là des responsabilités parce qu'on prend leur faculté à manipuler autrui pour un talent. On va
même jusqu'à prétendre qu'ils ont un QI supérieur à la moyenne, prenant ainsi des symptomes psychiatriques pour des qualités intellectuelles. Par exemple, à une époque où l'on a davantage besoin
dans nos entreprises d'individus qui sachent mettre à la porte sans faire trop de vagues que de professionnels qualifiés qui sachent embaucher selon les compétences, on préférera un DRH
manipulateur à un autre doté d'un minimum d'humanité et de clairvoyance. Notre société productiviste a placé la devise "La fin vaut les moyens" en exergue de sa méthode et de ses objectifs. Des
politiciens, PNM, nous mentent, nous bernent, nous bercent, en un mot, nous manipulent sans trop de réactions de la part des adversaires. Etonnez-vous, après ça, que le nombre de ces "malades"
soit en augmentation constante, puisqu'ils sont l'objet de l'admiration sociale. Quant à redevenir une personne "normale", grâce aux concessions qu'on peut leur faire, permettez-moi de douter.
Vous me dites "Vous avez compris" mais ce que vous ne savez pas c'est que ma compréhension passe par l'expérience. Mon savoir n'a rien de livresque, croyez-moi sur parole. 



Amédéo 01/01/2012 20:01


 


Bien sûr et heureusement il ne faut pas généraliser,
pire il ne faut pas dissocier les femmes et les hommes qui sont complémentaire, tenter de surenchérir sur les défauts des hommes et des femmes, ne servirai  n’y l’un n’y l’autre sexe, cela n’arrangerai, ceux  qui ne se retrouvent n’y chez  l’un et n’y chez l’autre l


 


Je vous présente mes excuses,, car je vous aie blessé, aussi j’aimerai que vous sachiez que
ce  ( jeu de mot) intecontuelle, ne vous été  pas destiner, c’étais pour la personne qui sur son mur (
facebook) parler de liberté d’expression ?.


 


Tout comme les Hommes Père et les Femmes Mère, le message été adressé aux concerné, et certainement
pas a tout les intellectuelles, je serais fou si je pensé cela !,


 


Permettez  de vous préciser que mon premier message ne
vous concerné pas du tout, j’ai été volontairement coupé ( par la responsable du groupe) d’une communication avec une personne intéressant via un groupe sur facebook, je suis tombé sur votre blog
car j’ai voulu dire mon mécontentement a cette femme responsable de son groupe ( que j’ai pas trouvait , la raison, me dira que le silence est parfois la meilleur réponse) . Donc vous ne
m’avez jamais coupé la parole !


 


Ceci-dit, je souhaite revenir sur votre réponse, je vous remercie de reconnaitre que la violence n’a
pas de sexe, effectivement la police a toujours plus de mal a élucider un meurtre lorsque c’est une femme qui l’a commis, je suppose que cela est dû, parce qu’elles sont plus discrète et
plus machiavélique et que certaine joue de leur charme.


 


Suis sincèrement désolé que votre Père ne vous ai pas compris, j’ai eu une remarque similaire de mon
père simplement parce que j’avais prie la parole atour de plusieurs personnes dans un lieu public pour défendre une cause. J’ai été aussi marqué et eu beaucoup de mal a m’exprimer par la suite en
public. Je ne vous connais pas mais je suppose que cela ne vous a pas empêché de vous révolter et finalement de faire sans doute avec plus de ferveur ce qui vous été destiné ?


 


 


 


Enfin si vous me traité d’imbécile , je ne vous croirez tout simplement pas, je ne le serai pas
a ce point ! par contre c’est vrai que j’ai peu de diplôme et mes fautes d’horto ;  de syntaxe… sont nombreuses , je ne me cacherai pas
derrière le fait que j’ai appris a  lire et a écrire a 24 ans, je dirais que le plus  l’important
 sur un écrit ( comme nous le faisant) c’est de partager des oignions et en ce qui me concerne de dénoncer l’inégalité entre les Mère et les Père face
a l’éducation des enfants dès la séparation ! je  milite pour cette l’égalité, contre l’inégalité juridico familiale.


 


Bonne et heureuse année, en plus de la santé, je vous souhaite  toutes formes de réussites


 


 


 


 

Bernard Bonnejean 02/01/2012 09:17



Merci d'ajouter ce point de vue masculin à un débat qui depuis des mois n'était pratiquement que  féminin. Il faut avouer que pour des raisons sociales et des préjugés qui datent depuis
des siècles, on considère deux antagonismes en confrontation : le sexe faible et heureusement soumis (elle paie la faute d'Eve), le sexe fort et sa violence liée à la virilité (il fait la guerre
et nourrit la famille mais il paie la naïveté d'Adam). 



Savez-vous comment on présentait la décadence de la grande civilisation de Rome lorsque je faisais mes études au lycée ? Rome est devenue décadente quand les femmes se sont mises à se révolter
contre le pouvoir masculin. D'ailleurs, il est évident pour tout le monde que Dieu, s'il existe, ne peut être que masculin.

Ce que je veux dire, Amédéo, est que vous avez entièrement raison. Je crains qu'il y ait autant de manipulatrices perverses que de manipulateurs pervers. Et qu'il est très difficile pour un mari
ou un frère de se présenter comme victime d'une femme PNM, sous peine de se faire traiter de "lavette" (je reste poli). Comment pourrait-on croire qu'un homme de 80 kgs tout en muscle se fasse
manipuler par une femme d'à peine 50 ? Vous imaginez la scène chez les flics... Il faudrait un courage exceptionnel pour aller raconter ses malheurs.

Et pourtant...

Alors, je vous le concède, rien n'est si tranché. Les visages meurtris par les coups, les membres cassés sont plus visibles que les blessures de l'âme et les destructions psychologiques
irréversibles. Ce n'est pas une question de musculature ni de "virilité" mal placée.

Il faut que les politiciens, les flics, les magistrats se penchent sur le problème en allant plus loin encore et ne pas s'arrêter aux ecchymoses, voire aux blessures physiques. Mais nous n'en
sommes qu'au début. Il faut d'abord, je pense, s'attaquer au visible et au sensible avant de tenter d'aborder des aspects beaucoup plus délicats.

Merci d'avoir fait avancer le débat.  



Amédéo 30/12/2011 21:33

Au fiminin , cela se dit comment portrai psy d1 narci ? mais l'Homme et mal, comme je suis pour l'égalité entre les femmes et les hommes,je souhaite parler aux nomx des milliar de mort tuer par
leur mère, 80 % d'infanticide par la main d'une femme ( que je ne peut appeler mère) je souhaite parler aux nom des enfants violé moralement par leur mère via les divorces et/ou séparation, 2000
papa se suicide chaque années, et je souhaite a toutes les femmes qui ont fait de faux témoignages ce qui a permis de mettre en prison des papa innocent , pire des enfants qui se sont suicidé car
manipuler par ( leur mère ) une folle. si vous parler de violences , parler vrai comme des hommes, la violence n'a pas de sexe , ca c'est mon slogant contre une pourriture, la jalousie

Bernard Bonnejean 01/01/2012 18:40



Votre message est très sérieux, Amédéo, et je comprends votre révolte et vous soutiens dans votre dénonciation. 

Tout ce que vous dites est malheureusement vrai : les magistrats savent aujourd'hui que des femmes pratiquent le chantage à la pédophilie, à la maltraitance, pour parvenir à leurs fins en cas de
divorce pour obtenir la garde des enfants. C'est vrai et de plus en plus fréquent.

C'est vrai aussi que la manipulation n'a pas de sexe et qu'il existe de redoutables manipulatrices : l'histoire a laissé des noms célèbres.

Mais je crois que le Docteur Hirigoyen l'a parfaitement dit dès le début de son article.

Quant à croire que j'ai coupé volontairement votre intervention, vous vous trompez. Quel intérêt y aurais-je ? Je vous invite d'ailleurs à le terminer et nous le lirons avec grande attention.

Mais pourquoi vous en prendre aux intellectuels ? Mon père, ouvrier, ne m'adressait pas la parole parce que j'étais un "intellectuel", c'est-à-dire un fainéant dans son esprit. Un "intellectuel"
ne fait pas partie d'une "race à part". Il faut arrêter de condamner les gens seulement d'après leur niveau d'études.

Dites-moi un peu : que penseriez-vous de moi si je vous disais que vous êtes un imbécile parce que vous n'avez pas de diplômes ? Vos insultes, pas si graves, sont du même ordre. Je vous
renouvelle mes voeux pour 2012.  



Amédéo 30/12/2011 21:11

Je suis un peu déçu d'une personne qui a mis sur sa page facebooc , la liberté tatat atataa , ,j'ai fait un commentaire a sa juste valeur, et j'ai dialogué avec une personne histoire de faire
connaissance, et en pleine conversation j'ai été coupé de la conversation , alors les gens que je nomme les intélecontuelles qui parle de liberté et de droit d'expression et tatat, me fons
doucement rigoler, comme je ne peux la joindre via ce commentaire je lui souhaite une année 2012 comme elle le mérite , ca lui suffira pour sa peine, cordialement un con qui le sais, A bon
entendeur! A tous autre personne Bonne année 2012

Bernard Bonnejean 01/01/2012 18:29



Amédéo, je ne comprends rien à vos reproches. Mais comme on est au Jour de l'An et qu'en la circonstance j'ai pris la résolution de ne pas me fâcher jusqu'à minuit, je vous souhaite une bonne
année 2012 en espérant que vous parviendrez à joindre l'élue de votre coeur par cet intermédiaire ou par un autre. Bonne année 2012.



Fathia.Nasr 23/12/2011 14:03

Bonjour Bernard, je félicite Mme Hirigoyen pour cet article, nous sommes toujours victimes des pervers de toutes sortes. La preuve, je reçois des messages inconnus ou des vidéos qui sont des virus,
je ne comprends pas pourquoi même dans un monde virtuel on ne peut pas y vivre en paicx. joyeuses êtes,on ami, bisous

Bernard Bonnejean 24/12/2011 00:02



Ce n'est pas grave, Fathia. 
Depuis que j'ai reçu un de ces programmes, me voilà mis à la porte de facebook. Je ne peux plus y accéder. Les administrateurs me soupçonnent d'être porteur d'un malware.
Tant pis !
Ce que je ne puis faire sur facebook, je le fais ici :


JE VOUS SOUHAITE A TOUTES ET A TOUS DE JOYEUSES FÊTES DE NOËL ET UNE BONNE ANNEE 2012.

Bernard 



marie christine 22/09/2011 12:01


merci de votre réponse je dénoncerais toujours ces personnes qui font du mal a autrui j ai apris récement que la personne qui me faisait du mal c est fait viré d une association genre secours popu
il faut le faire quand meme


Bernard Bonnejean 27/09/2011 19:19



Si vous saviez le nombre de ces individus responsables d'association ou de métiers à vocation : médecins, enseignants, politiciens, etc. 

En dehors de leur victime, ils passent souvent pour des héros et des saints : excellents pères, excellents époux, amis excellents, d'une extrême générosité... C'est pour cette raison qu'ils
arrivent à tromper les analystes les plus expérimentés.  



marie christine 16/08/2011 13:34


merci pour votre aide dans tous ces commentaires de pervers narcissiques j ai connu et vécu pendant des années brimades coups dévalorisations de moi qu elle misere et quelle honte a ses gens
malades mais qui savent bien faire souffrir les autres j ai compris grace aux témoignages je m en sors seule tant bien que mal mais je gaades des séquelles de cette histoire


Bernard Bonnejean 19/10/2016 13:46

Bonjour Pascale. Avant toute chose, il faut réapprendre à vous estimer, à vous respecter vous-même. Évitez de reprendre contre vous les insultes que vous avez probablement entendues ("petite putain"). Vous risquerez moins les représailles si vous relevez la tête. Le PNM veut justement vous convaincre que vous avez perdu vos valeurs et que vos humiliations sont irréparables. A vous de lui prouver le contraire ! Merci pour votre témoignage.

pascale 16/10/2016 04:49

Eh .moimeme victime d un acupuncteur et pourtant ayant passe la cinquantaine,j ai vecu ûlabage de cerveau en trois mois ,aneantissantà toutes mes valeurs et me conduisànt a l infidelite.je me suis humiliee et conduite comme une petite putain.
je viens juste de sortir la teye de l eau apres l avoir rejette en lui brodsant son poryrait de manipulateur.
mais a quand les represailles?

Bernard Bonnejean 20/08/2011 23:50



Merci pour votre témoignage Marie Christine. Plus vous serez à parler, à dénoncer ces individus ignobles (la maladie n'excuse pas tout, sauf dans les cas d'extrême folie), plus le travail des
policiers et des magistrats s'en trouvera facilité. Pour l'instant, j'en connais encore trop pour croire qu'un mari, un patron, un responsable a tous les droits ; trop pour les laisser exercer
des droits qu'ils n'ont pas dans le seul souci de préserver des enfants, un emploi ou une place sociale. Dénoncer un monstre, ou un acte monstrueux, n'est pas de la délation ; c'est l'acte qui
est honteux, pas la plainte justifiée de la victime ! 



Pat 04/07/2011 20:39


Impossible de contrer une manipulatrice perverse tous les torts nous sont retournés même si nous n'avons rien fait.
Comment de telle personne peut prendre ce plaisir?


Bernard Bonnejean 18/07/2011 11:42



Pauvre Pat !

Les PNM ont leur propre mode de fonctionnement, avec leur logique à eux.

D'où la difficulté que nous éprouvons, non seulement à les contrer, mais à les comprendre. Ou, dans l'ordre chronologique, à les comprendre donc à les contrer.

Courage !!



Pat 12/04/2011 20:32


Ce qui est inquiétant chez un pnm c'est sa façon de changer de sujet il ou elle peut passer de la tendresse a une reproche en un temps record.


Bernard Bonnejean 13/04/2011 11:59



Dans la mesure où il veut être Tout et tout le monde, il n'est personne, et ne peut par conséquent s'en tenir à une conviction ou à une stabilité caractérielle et émotionnelle. C'est ce que j'ai
cru comprendre du portrait dressé par Mme Hirigoyen. 


Mais attention tout de même à ses idées fixes ! Ses tendances monomaniaques ont besoin d'un objet sur lequel se concrétiser. Or, il ne risque rien [même pas l'admiration qu'on lui porte dans les
milieux où il évolue et qu'il a soigneusement contaminés : cet individu est toujours extrêmement bien considéré !], puisque par définition il est assez sournois et lâche pour ne pas signer et ne
pas laisser dévoiler ses ignominies, jusqu'au jour où...



Pat 04/04/2011 19:33


Les pvn ne sont pas forcément intelligents et sont parfois très cons mais ils ont un fond méchant pour détruire leurs victimes.Je parlais de commissions dès qu'il y a suspicion de manipulation
perverse et quand la victime est en danger pour sa santé.Les médecins devraient intervenir dès qu'ils prescrivent des somnifères.C'est un crime de mener des personnes jusqu'à leurs destructions
surtout que les victimes sont souvent des personnes sensibles et très humaines.


Bernard Bonnejean 05/04/2011 01:46



Vous parlez de "suspicion de manipulation perverse" et résumez ainsi tout le drame de ce fléau. Face à la maladie, le médecin dispose de marqueurs plus ou moins évidents : les symptômes. Chaque
maladie a ses symptômes et peut être ainsi traitée parce que reconnue, sauf cas exceptionnels. Le problème dans la perversion, quelle qu'elle soit, est précisément que c'est une perversion,
c'est-à-dire étymologiquement un retournement, un renversement, un travestissement. Autrement dit, le pervers vous sourit quand il vous hait ; il prend un ton doucereux, lorsqu'il est en colère,
etc. [Personnellement, je me flatte de les reconnaître au regard, surtout quand le regard traduit tout le contraire de ce qu'exprime le reste de l'individu.] Vous vous placez du côté de la
victime en préconisant une aide en cas de danger. Mais sans doute ignorez-vous qu'il arrive encore assez fréquemment que le pervers se désignant comme victime, se croyant victime se présente en
tant que tel chez le médecin !! Et croyez-moi si vous le voulez, mais souvent le médecin le trouvera sensible et très humain. 


Quant à douter de son intelligence, malheureusement vous faites fausse route. S'il était si bête, on le coincerait beaucoup plus facilement, ce qui n'est pas le cas. Manipuler requiert toute une
série de stratagèmes très élaborés qui ne sont pas à la portée du premier venu. Et dans la liste de ses talents, le PNM est un comédien qui sait aussi jouer les imbéciles. 



Pat 03/04/2011 21:06


J'ai lu les commentaires et votre article et je pense que le pvn pousse sa victime dans ses derniers retranchements pour la pousser à faire un acte répréhensible pénalement.
Les tribunaux jugent l'acte répréhensible mais pas les effets néfastes du pvn durant des années.
Le but du pvn c'est de détruire jusqu'à la mort sa victime soit par son suicide, soit par la maladie, l'alcoolisme, et les drogues.
Pour conclure je pense qu'il devrait exister des commissions ou des groupes de lutte contre ce fléau.
Il y a du pain sur la planche.


Bernard Bonnejean 03/04/2011 23:13



Vous avez raison, Pat, car vous avez compris l'origine et la destination de cette mort symbolique ou réelle de la victime : c'est le principe des vases communicants. Plus l'autre est réduit à un
état pitoyable -- l'idéal étant la mort psychologique (la "folie"), la mort physique (le suicide, la maladie incurable), la mort sociale (par l'absorption de substances interdites ou par la
condamnation judiciaire) -- plus le pervers, dont le travail préparatoire aura été de préparer son entourage à l'inéluctable, pourra triompher en victime sacrificatoire : "Je vous l'avais dit que
ça finirait mal. Voyez ce qu'a été ma vie ! Pourtant je ne l'ai jamais abandonné(e)". Tout est là : la victime devenue coupable ; le coupable éternel victime. C'est dans ce mélange des genres,
dans cet imbroglio des rôles que le PN est le plus doué. Ceux que j'ai connus avaient un don très particulier pour présenter les événements de telle sorte qu'un individu "sain" ne pouvait que les
plaindre. Or, les magistrats sont des gens "sains" qui se laissent berner, comme les autres, par une larme ou un gémissement surgi à point nommé. Un peu comme dans un bon policier quand le
réalisateur parvient à nous faire penser que c'est tout de même dommage que l'assassin se soit fait prendre. 


Quant à la création de commissions, de groupes de luttes, voire la tenue de colloques ou de conférences organisées par des experts, pour toutes les raisons évoquées plus haut, la connaissance
générale du fléau ne peut compenser une analyse précise de chaque cas particulier. Or, il faudrait dégager des fonds et des personnels, ce qui n'est pas la tendance actuelle. 


Cependant, le fait qu'aujourd'hui les gens en parlent, spécialistes et victimes, qu'on cherche à pénaliser de plus en plus les cas avérés ne peut qu'être satisfaisant. Ce qui n'empêchera pas le
personnel des services sociaux de se laisser prendre aux calomnies de bourreaux contre "la personne qu' [ils] aiment le plus au monde". 


Il y a d'autant plus de pain sur la planche que, contrairement aux maladies courantes, il est encore très difficile, de l'extérieur, de faire la différence entre l'inoculateur du virus et la
personne contaminée. D'où les difficultés énormes des policiers et des juges dans ces affaires. 


 



Daniel 20/03/2011 01:26


Bonjour,

je viens de vous lire, et je rejoins une personne dont j'ai lu le commentaire un peu plus haut, qui notait que la position de Dr Hirigoyen, ou du moins telle qu'elle est présentée, montre un parti
pris étrange (de la part d'un psychiatre) et ne semble aucunement prendre en compte que ces personnes "bourreaux" sont avant tout déséquilibrées et désespérées. Bien sur cela ne remet pas en cause
le mal qu'elles font à la personne sur laquelle elles se fixent, mais ce pseudo proçès est je pense dangereux, car il empêche toute guérison de la part de ces personnes. Je suis passé par une phase
où je pense m'être conduit par moment comme ce que vous appelez être un manipulateur narcissique, mais si aujourd'hui, c'est à dire 5 ans après, je m'en rends compte, sur le moment, je vous assure
que la colère que l'on ressent est tellement forte et REELLE, que le sentiment de légitimité est total. Cela génère une énorme incompréhension de la part de la victime, qui croit être simplement
persécutée sans fondement, juste pour le plaisir de son tortionnaire, alors qu'en fait, il ne s'agit pas de sadisme, mais bien d'un énorme écart de perception de la situation. Cependant, le fait de
catégoriser le narcissique comme coupable absolu non seulement travestit la réalité, mais empêche toute communication efficace, qui serait la seule voie de guérison. Inutile de préciser que ces
personnes ont souvent par ailleurs eu un parcours de vie riche en souffrances et traumatismes divers. Ne pas en prendre compte est un manque d'humanité, et ne manquera pas d'injecter une dose
supplémentaire de souffrance dans le système de rapport des personnes concernées.
Et encore une fois, je ne remets absolument pas en cause la douleur ni la difficulté liées à une telle situation, pour la personne qui la subit directement. Mais même si l'on choisit de s'écarter
complètement - pour s'en protéger, il faut à tout prix éviter de la considérer comme coupable. C'est avant tout une forme de folie.


Bernard Bonnejean 22/03/2011 10:07



Daniel,


Je comprends votre réaction mais comprenez, de votre côté, que la société a le droit et le devoir de se protéger. 


Les prisons sont pleines de malades mentaux. C'est la stricte réalité. Mais les cimetières et les hôpitaux sont pleins de leurs victimes. Car il faut se rendre à l'évidence : le pervers
narcissique manipulateur, par définition, n'est surtout victime que de lui-même. Il l'est rarement des autres, sauf en imagination, uniquement par vanité et par orgueil. 


Sans fermer nos consciences à une rémission et à une rédemption possibles, il est plus qu'évident qu'entre une victime triomphante, qui vient de s'abattre comme une bête sur sa proie, et une
victime en lambeaux, physiquement et moralement, la balance pèse plus lourd d'un côté que de l'autre. 


Le PNM est un pervers ! Ce mot, je ne l'ai pas choisi. Mais franchement, il me fait peur. Non pour le pervers, mais pour ses victimes potentielles (enfants, femmes, en priorité, les plus
faibles). A-t-on actuellement les moyens de guérir la perversion ? Un psychiatre auquel j'ai parlé de mon intention de "m'attaquer" à ces individus m'a seulement mis en garde en ces termes : "Je
ne vous le conseille pas. Ils sont pervers et ne se découvrent tels qu'ils sont qu'à leurs victimes. Ils sont manipulateurs et vous risquez fort de vous faire avoir en les protégeant contre leurs
victimes..." De fait, ces bourreaux passent leur temps à se plaindre à l'extérieur de leurs victimes. Avec un art si consommé, qu'on finit par donner raison au coupable contre ses victimes qui
restent ainsi sans défense et sans appui.     


C'est l'avis d'un psychiatre. Le mien a peu d'importance. Encore une fois, je ne suis pas spécialiste. Simplement, je voudrais, à mon très humble niveau, contribuer à ce qu'on ne trouve plus chez
ces malades de corps inanimés de femmes ou d'enfants.


Bon courage dans votre thérapie


Bernard Bonnejean



S.Defrance 04/08/2010 00:02



J'ai lu à plusieur reprises la description faite par le docteur Hirigoyen. Il ne faut rien enlever, pas un mot ni une explication. Tout est vrai.La difficulté que l'on a lorsque l'on a été
victime durant des années, c'est de faire comprendre que l'on n'avait pas le choix.Etre une victime consentente, c'est souffrir en silence sous les yeux de sa propre famille. Personne ne voit
rien, personne ne comprend. Tout est fait pour que le travail de destruction soit lent et profond.Le bourreau jouit de la destruction de l'autre, parceque c'est son seul but dans la vie.Je pense
sincèrement que le boureau règle un compte avec sa mère, voire son père. La victime aura beau se débattre et se plaindre, personne ne l'écoutera.Maintenant que j'ai quitté mon boureau, je
réapprends à vivre.Mais je sais qu'il s'est emparé d'une nouvelle victime et qu'il recommence.


Il y a une chose que j'ai comprise, seule et par observation.


Comme le tableau de Caravage, de Narcisse se regardant dans l'eau, le pervers se mire à l'envers dans le reflet que lui donne le regard de l'autre.


Autrement dit, tant que vous lui renvoyez une image attendue, parceque inverse à sa propre identité, vous êtes la personne qu'il "chérira" le plus.


A contrario, si vous lui renvoyez sa propre identité en lui disant simplement la vérité. Vous brisez sa propre image.


Je l'ai fait, il est devenu d'une violence insoutenable.


Je ne peux pas et ne veux pas généraliser mon expérience, la seule chose que je peux affirmer c'est qu'il est difficile de sortir de cette relation.On est écrasé par l'incompréhension des autres.
Tous pensent que vous l'avez fait exprès, tous pensent qu'il suffit de dire non ou stop.


C'est faux.


Pour contrer une personne qui vit dans le déni, il faut surpasser sa violence mentale. Peu, voire personne ne peut imaginer ce que cela représente.


Il faut être capable d'anticiper ses réactions. Cela signifie qu'il faut comme aux échecs avoir 5 coups d'avance.Rien n'est spontané chez le pervers. Tout est calcul et raisonnement malsain.


C'est usant, mais c'est la seule solution que j'ai trouvé.


Je souhaite sincèrement que l'on vienne en aide aux victimes. Je sais que vivre aux côtés d'un pervers peu donner des envies suicidaires.Je les ai évitées de justesse.



Bernard Bonnejean 20/08/2010 22:28



Permettez-moi de m'en tenir à la posture que j'avais décidé d'adopter dès le départ : ne pas me permettre de commenter ce que j'ignore. Ce qui ne m'empêche pas de m'être forgé une opinion. Mon
action se bornera à la diffusion par milliers de cette page, la plus lue de mon blog. Puissent les savantes observations du Dr Hirigoyen aider les bourreaux à prendre conscience de la fin de leur
impunité, et leur victime à l'espoir de voir aboutir leur combat.



Defrance 03/08/2010 11:15



Monsieur,


 


Je ne cherche pas à polémiquer et vous avez sans doute raison en disant que la seule attitude face au PNM est la fuite. Mais pour moi la fuite est lâche et ne règle pas les problèmes. Je sais
qu'il faut se protéger face à ce type d'individu, car ils ont toujours le dernier mot, l'art et la manière de réduire au néant leur entourage.Il y a certainement comme vous le dites des femmes
PNM, je n'en doute pas. Mais hasard je m'appelle sophie, la sagesse est ma caractéristique.Je suivrai donc le chemin de ma vie en tentant d'échapper aux PNM .Néanmoins, je reste positive,
j'espère que les personnes atteintes de cette maladie peuvent être suivies et soignées.La question que je me pose est : "Quelle satisfaction le PNM tire de son travail de destruction? Le pouvoir
sur les autres et la domination sont des sentiments négatifs et violents.La violence intellectuelle est malsaine. Y a t'il une place ici pour les gens simples et sains, ou faut il être pervers et
corrompu pour vivre en ce monde?



Bernard Bonnejean 03/08/2010 13:35



Bien chère Sophie,


Je ne cherche pas non plus à polémiquer. Comment pourrais-je m'octroyer le droit de contrer une victime par des arguments stériles et uniquement d'ordre intellectuel ? Comme vous, je cherche à
comprendre.


L'idée de soins appropriés et donc de la possibilité d'une guérison a été défendue par l'une d'entre vous dans les commentaires précédents. Lisez attentivement ce que d'autres victimes lui
ont répondu.


L'article n'est pas de moi, mais du Docteur Hirigoyen : je me tue à le répéter. Je ne suis pas assez savant pour émettre un jugement quelconque, encore moins une "solution".


Disons seulement que je m'intéresse à ce phénomène qui n'a, à mon avis, rien de nouveau, mais qui prend une ampleur inquiétante. Les pouvoirs publics semblent plus ouverts à l'étude de cette
perversion, ce qui tend à donner raison à tous ceux et toutes celles qui tirent la sonnette d'alarme.


Je vous souhaite beaucoup de courage dans votre épreuve.


Bernard 



Defrance 02/08/2010 22:46



En lisant cette description, j'ai le portrait de mon ex époux sous les yeux. J'ignorai tant j'étais naïve que cela puisse exister.J' en ai fait la triste expérience. Une seule psy m'a un jour
posé la question que tous les autres avaient omis : ( Comment ce passe l'érection?).Il faut commencer par le début d'une histoire et non la fin. Maintenant je sais, j'ai compris. Et si cette
maladie est endémique, alors j'ose une explication non scientifique, j'ai l'impression que notre société basée sur la performance et la reconnaissance engendre elle même ses propres monstres.
Quelle place la société donne à ceux qui sont différents, intelligents mais impuissants? Alors pour vivre il faut donner l'illusion d'être ce que l'on n'est pas. Doué d'un charme irrésistible, le
séducteur s'accapare l'admiration des autres, il devient celui auquel on aimerait ressembler, le fameux gendre idéal. Il est sobre, élégant, sportif, travailleur, courageux et totalement
égoïste.Il choisit sa proie avec un oeil averti. Elle est jolie mais sans plus, honnête, travailleuse, courageuse, innocente, bien élevée. Elle ne fera pas de vague, elle se soumettra facilement
devant lui. Elle gagnera moins que lui, brillera peu ou pas du tout.C'est son ombre, voire moins. Une esclave asservie. Voilà ce que notre société a engendré.Des monstres froids qui détruisent
dans un silence total et en toute impunité.



Bernard Bonnejean 02/08/2010 23:33



"Notre" société, dites-vous, chère Defrance. Si vous entendez par là notre monde contemporain, ce qui excluerait d'emblée les heureux temps où tous les hommes étaient courtois, attentionnés et
amants fougueux, je crains que vous ne vous trompiez. Le pervers narcissique manipulateur est né en même temps que l'homme. Les plus célèbres ont fini sur l'échaffaud. On ne peut, je crois,
réduire ce type de perversion à la performance sexuelle. Au contraire, il me semble que l'impuissance, à un certain degré, peut se compenser par des prouesses d'ordre artistique ou
intellectuelle. Ce que les psychiatres nomment une "sublimation".


Permettez-moi, à mon  tour, d'avancer une ou deux autres hypothèses. Pour peu qu'il y ait recrudescence de cette tare, ce qui reste à prouver, il faudrait aller la chercher plutôt du côté de
la femme. Depuis les deux grands conflits mondiaux, le rôle de nos compagnes a complètement été bouleversé. La société s'est retrouvée sans hommes après le premier grand conflit meurtrier et a
été contrainte de donner aux femmes une place qu'on ne croyait pas devoir lui accorder. La conséquence peut être éminemment positive dans 90% des cas. Malheureusement cette situation a des effets
pervers. En premier lieu, si le PNM était le plus souvent un homme, on s'aperçoit aujourd'hui que le nombre de femmes atteintes par cette psychose est de plus en plus important. On ne peut en ce
cas imputer la perversion à un problème d'érection, sinon symbolique (on érige aussi les statues !!!). En second lieu, je connais bien des hommes de ma génération qui ont fort mal pris le fait
d'être supplanté dans leurs privilèges masculins par des êtres sinon inférieurs, du moins présentés par la religion aussi bien que par le droit, comme appelés à être subordonnés. L'acte
amoureux, pour ne parler que de lui, a toujours été  figuré par un mâle dominant actif fécondant une femelle dominée passive.


En tant que catholique pratiquant, je me souviens avoir été très tôt intrigué par saint Paul, l'apôtre des gentils, certainement pas pire que les autres hommes de son époque. Un passage,
notamment, moins connu dit à peu près ceci : dans les assemblées, que la femme se taise ! La parole, donc le pouvoir, appartient, même dans les premières réunions chrétiennes, à l'homme.
Quand certains mâles voient leur parole bafouée ou ridiculisée, ils montrent leur pouvoir autrement : par des insultes, des tortures morales et des coups.


En tout état de cause, la seule politique possible face à un PNM, c'est la fuite !  



Bernard Bonnejean 26/01/2010 00:50


Malheureusement, la question, pour grave qu'elle soit, n'a pas de réponse précise. Vous vous la posez tous et toutes, mais n'y répondez qu'avec une sorte d'appréhension. Responsable et/ou coupable
? On aimerait qu'ils le soient ; on aimerait qu'ils ne le soient pas. C'est l'incertitude, l'impuissance à répondre à cette question qui nous taraude. Toute victime devrait avoir la possibilité de
pardonner. Mais, outre qu'une mère n'a pas le droit de pardonner à la place de ses enfants, cette rémission serait plus facile à accorder si les psychiatres affirmaient, sans ambiguïté (ce qu'ils
ne font jamais) que le pervers narcissique n'a pas vraiment le choix de son comportement. Si le schizophrène peut tuer vingt fois sans l'avoir voulu réellement, le pervers narcissique peut-il
exercer son pouvoir de destruction inconsciemment ou par pulsions irrépressibles ? On aimerait le croire. C'est toute la question du mal qui est posée là.


s Defrance 16/01/2010 19:09


J'ai vécu 12 ans aevc un pervers narcissique, il nous a tous détruit.Cela s'est achevé par la destruction de tout ce que nous avions fait ensembles en 12 ans : entreprise,famille,couple.Si vous
vivez avec un pervers narcissique, quittez le. Pour se remettre d'une telle expérience, mes enfants et moi-même, il nous faudra des années.


Anonyme 13/01/2010 20:16


je l'ai vécue ... il m'a fallu 5 ans pour m'en remettre totalement.. cet article est le 1er à décrire de A à Z le comportement de mon ex-mari et m'a permit de mettre un nom sur sa folie ... Merci


tendrezen 10/11/2009 08:30


Monsieur, je vous remercie de votre réponse, bien que je n'ai pas tout compris... je ne connais pas de Doris, même si en effet je vais sur le forum de France2, concernant les sujets des PN. C'est
en effet grâce à l'émission sur les PN en sept 2006, que j'ai comencé, à oser écrire au procureur pour lui faire part des menaces et harcelements permanents de mon futur-ex-mari...A l'époque je
suis devenue in tarrissable et ai pu me réaproprier mon vécu, en rédigeant les souvenirs de maux et de mots, qui refaisaient doucement et douloureusement surface.Isolée durant trois années, j'ai un
accès web depuis un mois et suis effarée de voir le nombre de victimes de Pn.(homme ou femme...évidemment). Pour l'heure, la justice et force de police ne sont pas si évoluées que vous le
dites...car la violence morale et psychologique ne sont pas reconnues dans "la sphère privée"...on m'a refusé bon nombre de plainte, alors que mon mari me menaçait de m'envoyer au cimetière ! Seule
la preuve prime et le PN agit sans temoin et n'hésite pas à falsifier les preuves ...victime, on croit devenir "fou" face à tant de "machiavélisme" et de jouissance à la souffrance d'autrui. Je ne
puis dire s'ils sont malades ou responsables de leurs actes...je pense, dépourvus d'affect, mais toujours avec un coup d'avance sur le grand échiquier de la vie...ils ont donc une certaine
conscience des interdits ???
Cordialement


tendrezen 07/11/2009 12:23


Je trouve votre présentation interressante, à priori, cela à l'air d'être de la fiction pour vous. si vous voulez connaitre les dégats et disfonctionnements vus de l'interieur, je fais parti de ces
femmes vampirisées dans l'enfer quotidien d'un pervers narcissique, c'est pourquoi j'ai décidé de sortir du silence et d'écrire mon histoire :nouvelle d'une divorcée sous l'emprise d'un pervers
narcissique. Il faut absolument faire changer les regards exterieurs...celui de la justice, par exemple! Acte majeur pour aider les vicitmes à partir.Cordialement. tendrezen


Bernard Bonnejean 07/11/2009 15:20


Chère Tendrezen,

De la fiction ? Ne jugez jamais aux apparences, Madame. Parler des "femmes vampirisées" est juste et parfaitement incomplet. Parler des "conjoints victimes" serait aussi juste et tout aussi
incomplet. Les PNM, hommes ou femmes, frappent tous les individus des deux sexes qui n'entrent pas dans leur rang, qui refusent leur univers égocentrique. Je ne puis que vous conseiller, pendant
qu'il en est encore temps, d'aller voir sur l'A2 le postcast de l'émission de Jean-Luc Delaruë d'hier, 6 novembre, consacrée à ces pervers.
Au cas où vos chemins de hasard vous amèneraient à rencontrer Doris, dites-lui qu'elle me manque et que je m'inquiète réellement de son silence.

Cordialement,

Bernard Bonnejean


doris 24/06/2009 11:43

Bernard, j'ai apprécié votre accueil, votre franchise, vos réponses sans faux fuyant, vos imprudences, la "castagne", votre empathie, la confiance que vous exprimez si spontanément, votre ouverture d'esprit .....
Je me suis identifiée à ces traits de caractère. Par ma faute, ma confiance s'est transformé en méfiance (feinte ou réelle), mon désir de comprendre et de faire vivre ce blog, est devenu (par ma maladresse) une enquête désobligeante (curiosité saine ou malsaine?).
Sans l'empreinte de votre personnalité sur ce blog, je n'aurai plus de plaisir à y participer. En effet, ni vous ni moi ne seront jamais armés pour affronter ces monstres. Fort heureusement d'ailleurs!
Faut-il pour autant renoncer à notre personnalité? On le voudrait, on y arriverait pas! Seule solution guidée par la prudence, se taire! ZUT!
C'est avec grand plaisir que je continuerai à lire vos articles!

Vous remerciant de votre réponse et sans rancune

doris

doris 23/06/2009 22:28

Désolée Bernard, "Puisque vous êtes la seule à réagir sainement à cet article, je vais vous répondre honnêtement, sans utiliser de faux-fuyants."

Oui, c'était une réaction saine de ma part, c'est du vécu, donc je voulais vous mettre en garde de pouvoir les détecter après une lecture de Marie France Hirigoyen. C'est pourquoi j'ai nommé les professionnels qui se font avoir par eux! De nombreuses liens sur mon site www.perversnarcissique.fr le démontrent, c'est la victime qui est prise pour le manipulateur!
Votre phrase " si un couple se déchire, je ne m'en occupe pas, ils sont grands, ils n'ont qu'à se débrouiller" qui m'a incitée à vous demander comment vous feriez pour les reconnaître.En effet, il ne s'agît pas d'une querelle entre deux personnes adultes, avec le PN il s'agît d'une mise à mort et d'un combat d'une inégalité monstrueuse et pour aider l'enfant, il faut aussi aider la véritable proie!

Quant à votre parcours, j'ai été sincèrement très intéressée et le suis toujours; je le trouve hors du commun, POINT! Vos réactions sur votre blog le sont également!

Voilà la preuve, il est très difficile de reconnaître la sincérité du faux et quand la méfiance s'est installée, il faut se retirer.

Je regrette vivement votre réaction,j'y suis certainement pour quelque chose, mais je la comprends!

Doris Bayle

Bernard Bonnejean 24/06/2009 01:02


Doris,

Ma décision, prise en concertation, était prise avant votre commentaire.

N'ayez donc aucun souci.

A toutes et tous, ce blog est aussi le vôtre : il est fait de la matière que vous me donnez. Soyez-y chez vous.


Bernard Bonnejean 23/06/2009 19:57

AVIS IMPORTANT

Suite à une mise en garde extrêmement appuyée d'un professionnel de la santé, je me vois au regret de vous annoncer mon intention de rester à l'écart de toute forme de commentaire s'agissant de ce type d'atteinte psychologique.

Il semble,en effet,
que ces individus sont extrêmement dangereux,
que je signe de mon vrai nom sans aucune arrière-pensée, mais non plus sans protection d'aucune sorte

et que je ne suis pas armé pour les affronter

En outre, l'homme de l'Art m'a ouvertement dit que je n'étais pas de taille à reconnaître le pervers de sa victime, sachant que toutes celles qui se présentent ici peuvent être des hommes et des manipulateurs.

En conséquence, je prie les victimes de ces malades de croire sincèrement à mon empathie, vous conviant si vous le désirez à venir ici témoigner, mais vous n'aurez plus d'avis de ma part, qui n'en ai pas le droit ni les aptitudes.

Avec mes regrets les plus sincères,

Bernard Bonnejean

doris 23/06/2009 17:51

Merci Bernard, ayant passé l'après midi sur votre très excellent blog et Wikipedia, je vais devoir vous complimenter comme il est coutume sur les blogs (sic). J'avoue être sincèrement impressionnée par votre parcours et non seulement cela, je me déclare aussi très intriguée par celui-ci.

De l'agrégation des lettres puis au Caméroun, sans oublier les nombreux ouvrages spécialisés, en passant par la poésie thérésienne pour aboutir chez Marie France Hirigoyen, avouez qu'il y a de quoi être intriguée.

Respectueusement

doris

Bernard Bonnejean 23/06/2009 19:59



AVIS IMPORTANT


Suite à une mise en garde extrêmement appuyée d'un professionnel de la santé, je me vois au regret de vous annoncer mon intention de rester à l'écart de toute forme de commentaire s'agissant de
ce type d'atteinte psychologique.


Il semble,en effet,

que ces individus sont extrêmement dangereux,
que je signe de mon vrai nom sans aucune arrière-pensée, mais non plus sans protection d'aucune sorte


et que je ne suis pas armé pour les affronter


En outre, l'homme de l'Art m'a ouvertement dit que je n'étais pas de taille à reconnaître le pervers de sa victime, sachant que toutes celles qui se présentent ici peuvent être des hommes et des
manipulateurs.


En conséquence, je prie les victimes de ces malades de croire sincèrement à mon empathie, les conviant si elles le désirent à venir ici témoigner au bas de cette page. Mais vous n'aurez
plus d'avis de ma part, qui n'en ai pas le droit ni les aptitudes.


Avec mes regrets les plus sincères,


Bernard Bonnejean

P.-S. : La méfiance de Doris, feinte ou réelle, m'invite plus que jamais à la plus extrême prudence. Qui est Doris ? Quant à moi, c'est en effet écrit dans wikipedia. De fait, la sagesse m'oblige
à me retirer sans céder à une enquête désobligeante de la part d'un hôte toujours reçu avec la plus extrême amabilité.



doris 23/06/2009 10:47

Bernard,

j'ignore ce qui se cache derrière ce "l" et ne cherche pas à le savoir! Ma demande d'obtenir des nouvelles de la "descente policière" était bien entendu ironique de ma part!

Sortir de toutes ces histoires me semble irréalisable! Il y en a trop de PN sur la terre et le phénomène s'accentue alors que la justice ne peut et ne veut se donner des moyens pour les détecter. L'aliénation parentale que vivent nos enfants du divorce va pourrir les générations à venir et se perpétuer à l'infini!

Je reçois énormément de demandes à l'aide à partir de mon site et les pressions commises sur des jeunes enfants par l'un des parents qui a perdu l'emprise sur son conjoint, sont terrifiantes! Comment les protéger si tous les pros ignorent ou ne veulent pas voir le problème.

Un terrible sentiment, celui de l'impuissance!

Bonne journée

doris

doris 22/06/2009 22:09

Bonsoir Bernard,
Merci de votre réponse. Vous avez raison ils (elles) se régalent sur les blogs, les sites et dans les associations! J'en ai fait l'expérience et j'ai été contente de les signaler et les faire virer mais après tout il y a aussi des vraies victimes et cela vaut la peine de les soutenir.

Cela "castagne" pas mal sur votre blog! Donc, je compte sur vous pour faire le nettoyage!

Vous nous donnerez des nouvelles de la descente policière, j'espère.

A bientôt

doris

Bernard Bonnejean 23/06/2009 10:16


Chère Doris,

Cette descente policière ne me concerne en rien. Ce type, qui se nomme lâchement "l", a eu la connerie d'ignorer qu'il laissait ainsi ses coordonnées. Elles sont maintenant connues des autorités
compétentes.

Mais encore une fois : j'espère vraiment qu'il ne s'agit que d'une mauvaise plaisanterie... Ce n'est pas à moi d'aller vérifier.

Merci Doris, pour votre confiance et vos visites. Mais aussi j'ai confiance en vous. Il faut qu'on en sorte de toutes ces histoires.

Bernard


Bernard Bonnejean 22/06/2009 15:55

Pas très honnête le procédé qui consiste à inverser les deux derniers messages. Résumons : l a envoyé m. Croyant à une gaminerie b (moi) ai envoyé b. Puis j'ai réfléchi et j'ai compris et une explication a suivi.

Qui protège qui dans cette histoire ?

b 20/06/2009 00:46

b

l 19/06/2009 17:24

m

Bernard Bonnejean 20/06/2009 19:49


Ainsi, l a écrit m. J'ai peur de comprendre. L M = elle aime. Un principe primaire des mâles primitifs cogneurs. Vian n'avait-il pas écrit cette chanson : "Chéri fais-moi mal" ?

Trop d'imagination ? Peut-être... b b c'est moi, bien sûr, imbécile que je suis et qui ai cru à une gaminerie, mettant tant de temps à comprendre ce qui pourrait bien déjà
être mis à exécution.

En attendant, le l est suffisant pour que je connaisse ton adresse mail, tout comme les forces de police qui, éventuellement, pourraient aller faire un tour chez toi un de ces jours pour
aller voir comment se portent tes proches...

Ils verront bien si je me trompe, ce que franchement j'espère.


Bernard+Bonnejean 16/06/2009 11:05

Il y a vraiment un problème avec ce PC !!! Je continue. En ce qui concerne mon métier, inutile de mettre un point d'interrogation. J'ai été enseignant, à tous les niveaux, de 1968 à 2004 ; aujourd'hui, je suis écrivain. Si vous voulez rencontrer ce type d'individus (pervers narcissiques), restez sur Internet. C'est leur paradis. Ils y trouvent une (fausse) gloire à se faire mousser avec la complicité d'une cour inconditionnellement à son service. Tant que vous les caresserez dans le sens du poil, vous brillerez auprès d'un public parfaitement inconnu qui vous noiera de compliments sur les quelques conneries que vous aurez écrites sans y prêter trop d'attention. Si vous avez le malheur de l'attaquer de front, vous le perdrez comme lecteur, mais en bonne victime, il se plaindra tant et si bien sur son blog ou par mail privé que vous devrez subir une traversée du désert un peu sévère. Ses blogs préférés : la religion, la morale, l'éducation, la politique. Il faut avouer que ces domaines remplissent parfaitement les objectifs qu'il recherche : s'appuyer sur des idées qui ne sont pas de lui pour sermoner, en prophète, en gourou, en sauveur de la France et au-delà si affinités, tous ses contemporains. Je crois qu'un jour je vais me mettre à faire un portrait personnalisé, identifiable, d'un de ces PNM. Pardonnez-moi ma présentation, mais si je veux faire un paragraphe, mon machin envoie le message... A bientôt, Bernard.

Bernard Bonnejean 16/06/2009 10:39

Chère Doris,

doris 15/06/2009 13:48

Bernard, merci de votre réponse. Vous vous êtes adressé à une personne qui ne connaît que trop bien ces personnalités là! 20 ans de vie commune, deux filles aliénées, la justice aveugle, les professionnels impuissants .... J'ai crée un site www.perversnarcissique.fr

Maintenant j'arrive à les reconnaître rapidement et je m'étonne que d'autres n'y voient rien. L'indifférence pour autrui, le manque d'observation en générale ainsi la méconnaissance de ce problème font que ces monstres continuent à agir impunément. Vous ne faîtes pas parti de ces indifférents et votre métier (?) ainsi que votre personnalité font que vous êtes sensible aux gens qui souffrent! C'est loin d'être le cas pour les personnes lambda.

Si j'ai réagît un peu trop fort aux commentaires de Catherine, c'est que moi, je suis extrèmement sensibilisée par la négation et le refus de voir que des gourous, des laveurs de cerveaux existent bel et bien. "Je me suis farcie le livre de MFH ... " en dit long.

J'ai fait faire une graphologie de mon ex, le graphologue a tout vu! Extraordinaire! Bien entendu la justice n'en tient pas compte et c'est bien dommage.
Oui, vos critères pour les reconnaître correspondent parfaitement et il y en a beaucoup d'autres .

A bientôt

Doris

Bernard Bonnejean 14/06/2009 10:21

Chère Doris,

Bernard Bonnejean 14/06/2009 12:03


Doris,

Pardonnez l'empressement de mon PC à envoyer du vide ! Ce n'est nullement symbolique, encore que...

Comment je le reconnaîtrais ?

J'en ai déjà reconnu ainsi :

- Contrairement à ce qu'on pourrait penser, la basse flatterie est humiliante et ressentie comme telle par la plupart. L'excès est stupide. Sauf pour lui... Noyez ses vantardises sous un flot
d'éloges, tous plus imbéciles les uns que les autres. Examinez sa réaction. S'il jubile gaffe !! S'il s'empourpre à la moindre concession faite à une vérité évidente, regaffe !!

- Ses enfants et son épouse sont souffrants chaque fois qu'il doit aller à une réunion où il risquerait de perdre son prestige. En effet, par définition, son épouse est une conne et ses enfants,
sauf ceux qui lui sont identiques, insortables. Ce type vit dans la honte permanente des siens. Aussi les entoure-t-il de murs infranchissables qui leur interdisent toute visite ou toute amitié. Né
pour briller seul, il ne peut supporter la réussite de son conjoint.

- Les yeux sont le miroir de l'âme. Essayez de vous faire haïr par une réflexion qu'il n'appréciera pas. Il gardera un sourire radieux. Mais fixez-le bien dans les yeux. Vous y découvrirez une part
de la vérité.

- L'écriture de cet individu est particulière. On y voit autant de ronds de jambes que de pointes acérées. Toute en courbes mais aussi toute en lames.

Voilà Doris, pour ce qui me concerne. Mais ayez assez de prudence pour ne pas considérer ces signes comme des preuves. Elles n'en seront ni pour la police ni pour la justice. Il faut cumuler les
preuves et les faire authentifier (médecins, enseignants, etc.).

Un gros problème, cependant. Certaines victimes se complaisent dans cette situation. J'en ai connu au moins une qui ne pouvait rester 24 heures sans pousser le conjoint à bout, recevoir
son engueulade et sa bordée d'injures, et pleurer de joie et de satisfaction après les excuses réciproques. C'est aussi une perversion qui complique énormément les choses.

A bientôt,

Bernard


doris 11/06/2009 20:28

enfin un commentaire clair et détaillé! Rien à dire!

A plus tard j'espère

Bernard Bonnejean 12/06/2009 23:50


En effet, très clair et très détaillé. Que vous devez au Docteur Hirigoyen. 

A plus tard, je l'espère aussi,

Bernard Bonnejean 


la Fenice 11/06/2009 14:54

Bonjour Monsieur,

Bernard Bonnejean 12/06/2009 23:48



Bonjour Madame,



doris 04/06/2009 17:30

Bernard, même en relisant 1000 fois le livre du Dr. MFH, vous ne comprendrez pas ce qu'est un PN! Il faut l'avoir vécu et si votre intention de protéger les enfants de Pn est louable, dites-moi, comment vous les reconnaîtriez! Les psys, les médecins, les éducs, les avocats jusqu'aux juges se font avoir par ce comédien hors norme!

pour aider un enfant dans les griffes d'un PN il faut déjà savoir lequel des deux est victime dans le couple, aider la vraie vicitme d'abord, ensuite l'enfant!

Porter plainte à la police! Vous croyez qu'elle y comprendra quelque chose! Bien au contraire! Vous comme tout le monde, vous vous apprêterez à enfoncer la victime dans le couple un peu plus et l'enfant que vous voulez protéger en même temps!

Quant au message de catherine, c'est simplement une honte pour ne pas dire criminelle!

Bernard Bonnejean 15/06/2009 10:38


Doris,

Puisque vous êtes la seule à réagir sainement à cet article, je vais vous répondre honnêtement, sans utiliser de faux-fuyants.

Dans ma carrière de plus de trente ans, il m'a été donné, si je puis dire, de recevoir des confidences de tous ordres. Je n'ai pas dit des ragots ni des rumeurs. Parmi celles-là, des plaintes, non
officielles, de jeunes filles qui se plaignaient d'inceste. Toutes ajoutaient à la fin : "Surtout, n'en dites rien ! Je vous fais confiance à vous : ne me trahissez pas !"

Il me fallait continuer à faire cours, gêné sans le dire, sans le faire paraître, par ce regard perdu de ma/mes confidente(s) auxquelles j'ai obéi. Aujourd'hui, ces pères-là ont vieilli et ils
continuent à occuper une place importante dans notre ville, dans notre société, et parfois même dans notre Eglise catholique. C'est le grattin respectable et admirable !! Et je sais par les copains
que leurs filles souffrent dans leur coin.

Si c'était à refaire, je crois que j'agirais autrement. La police n'est plus ce qu'elle était. Leur niveau intellectuel et psychologique s'est très nettement amélioré. D'ailleurs les lieutenants et
capitaines des SRPJ sont aussi pères, frères, tontons, parents d'élèves, et la profession se féminise.

Je le redis : que les victimes portent plainte, qu'elles fassent établir un constat clinique dans un hopital public, et que fortes de tous les documents-preuves elles portent plainte, pour elles,
pour les enfants, pour leurs propres enfants.

Quant au message de Catherine, je ne crois pas que nous puissions le juger. Nous ne savons rien du contexte et des situations de nos correspondants. Ne jugeons pas sur un simple message !
D'ailleurs, à bien y réfléchir, il nous faut admettre que si ce type de perversion ne peut recevoir aucune amélioration, à défaut d'un remède durable, c'est ouvrir la porte à toute sorte d'abus,
soit dans la répression, soit dans le laxisme...

A bientôt Doris

Bernard


Samia+Nasr 17/04/2009 01:14

Bonsoir Bernard, très intéressant cet article comme elle a dit SAMIA lamine, comme tous les autres articles, j'avoue que tu as un talent d'un écrivain.
L'expression d'un pervers narcissique pour le bourreau, , je la trouve vraie. la victime devant son bourreau est tout à fait l'innocence et la proie de cette perversité narcissique. Je suis depuis des semaines sur une histoire qui ressemble à toutes les histoires des bourreaux et leurs victimes, et chaque mot que j'écris, je me transporte dans le temps où le crime ait lieu, comme si j'y étais, étrange que le crime ça sent même si je n'étais pas témoin. Je te souhaite une bonne soirée, bises

Bernard Bonnejean 17/04/2009 10:21


Bonjour Samia,

Tu te trompes : je n'ai pas écrit grand chose de cet article. Je n'y connais rien en psycho-psychiatrie. Quant au style, il faut plutôt féliciter le Docteur Hirigoyen.

Quoi qu'il en soit, il me semble que si par hasard il nous arrive d'être témoin étranger à des situations pareilles, notre devoir est d'intervenir mais sans hâte et sans empiéter sur un terrain qui
ne nous appartient pas.

Cependant, je le proclame ici : que des adultes se fichent sur la figure, n'ont qu'à se débrouiller ; mais qu'on touche à un gosse et je vais immédiatement dénoncer aux flics. On n'a pas le droit
de faire comme si on ne savait pas.

Bonne soirée, Samia

Bernard