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4 articles avec religion et humour

Il est juif ? Mais de quel genre ?

Publié le par Bernard Bonnejean


L’IDENTITE NATIONALE EXPLIQUEE AUX ENFANTS

 

 

 

« Dis, Tonton, c’est du quoi que tu chantes ?

− Du breton.

− Et c’est des quoi, ceux qui parlent comme ça.

− Des Bretons.

− Et ils habitent où les Bretons ?

− En France.

− C’est des Français, alors ? Pourquoi qu’ils parlent pas le français ?

− Bien sûr que si ! Ils sont français et ils parlent français comme toi.

− C’est même pas vrai ! Manman m’a dit que j’étais belge.

− Oui, d’accord, mais ton père est français. Il s’est marié avec une belge flamande. C’est pour ça que tu es belge et français.

− Et pourquoi alors que je parle pas belge ?

− Parce que les Belges parlent français… ou flamand.

− Mais tu viens de dire que Manman était flamande. Pourquoi qu’elle parle français ?

− Parce que ton père est français et que vous vivez en France. Et en France, on parle français.

− Sauf les Bretons qui parlent breton.

− Je viens de te dire que les Bretons parlent français, comme tous les Français.

 

 

 

 

− Sauf quand ils chantent alors ?

− C’est parce que je viens de chanter un cantique breton.

− Et tous les cantiques bretons sont en breton ?

− Oui, sinon ce serait des cantiques français, ou latins, ou… ce que tu voudras.

− Alors, chez les bretons français, on chante que des cantiques bretons ?

− Oui, enfin non, pas toujours. Celui-là, on ne le chante que le 15 août, en l’honneur de la Sainte Vierge.

− Elle était bretonne, la Sainte Vierge ?

− Non, juive.

− Manman ! Manman ! Tonton il fait que de m’embêter. Il a dit que la Sainte Vierge elle était juive. Et d’abord elle était catholique, la Sainte Vierge.

− Ecoute, mon petit père, c’est difficile à comprendre, mais je te jure qu’elle ne pouvait pas être catholique.

− D’abord, faut pas jurer ! Et pourquoi qu’elle était pas catholique ?

− Parce qu’elle était juive et que les catholiques n’existaient pas encore.

− Manman ! Tonton il continue à m’embêter ! Il dit que des bêtises exprès. Et le p’tit Jésus, il était pas catholique non plus, peut-être ?

− Non ! Il était juif comme son papa et sa maman.

− Alors, il parlait juif et chantait des cantiques juifs ?

− Il parlait l’Araméen et chantait des cantiques hébreux.

 

 

 


− Viens avec ta maman, mon chéri. Laisse Tonton tranquille ! Tu sais bien qu’il dit n’importe quoi pour te faire enrager. Mais il t’aime bien quand même. T’es fatigué, ma Puce, fais un bisou à Tonton et au lit. Regarde-moi ça ! C’est malin ! Et c’est toi qui va le faire dormir, excité comme il est ! Allez, au lit ! Il est pas gentil, Tonton ! D’abord, ses âneries, il n’y a vraiment que lui pour y croire. C’est à se demander s’il lui reste un peu de religion… »

 

Bonne soirée et bonne nuit, Françaises et Français, de toutes origines et de toutes catégories. Liberté, égalité, fraternité.

 

Bernard Bonnejean

Publié dans religion et humour

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Halloween ? Me faites pas rigoler !!

Publié le par Bernard Bonnejean

Ça vaudra jamais le catholicisme de
la Rochelle


 

 

Bernard, le 16 novembre, et plus particulièrement le 2 décembre, invoquez votre Ange d'abondance 3 fois pour 3 miracles.

 





« Car Dieu ordonnera à ses anges de te garder dans toutes tes voies ».
Psaume 91:11

Bonjour Bernard,

    La nuit dernière, je regardais encore une fois les lectures de votre thème astral que j'ai faites pour vous depuis maintenant . Tout à coup, j'ai réalisé comme dans un éclair que votre naissance, le 10 juin 1950 à Ernée, comportait une signification beaucoup plus importante que je ne l'avais cru jusque-là.

    Voyez-vous, Bernard, grâce au positionnement planétaire et à la phase lunaire en place à ce moment précis, votre arrivée au monde était accompagnée d'un incroyable don, celui de pouvoir entrer facilement en contact avec le royaume des anges. Et je suis convaincue que l'Ange d'abondance, l'Archange Gabriel, veillait sur vous au moment de votre naissance.

 

    Mais votre thème indique aussi qu'en chemin, vous avez perdu de vue ce don qui vous a été fait à votre naissance. Au lieu de vous connecter à votre Ange d'abondance, vous avez répandu à votre façon l'abondance autour de vous. Ce n'est pas une mauvaise chose, Bernard, car vous avez fait preuve de la même compassion que les anges en aidant les autres de toutes les manières possibles, que ce soit votre famille et vos amis, ou même des inconnus, voire des ennemis.

Si vous cherchez un ange au grand cœur, vous en trouverez toujours un.
   

    Mais maintenant, Bernard, il est temps de reprendre contact avec votre Ange d'abondance, l'Archange Gabriel, qui attend patiemment depuis votre naissance que vous lui ouvriez votre cœur pour l'y laisser entrer. C'est de cette seule façon qu'il pourra vous aider à obtenir la vie satisfaisante que vous désirez.


    L'Archange Gabriel est le messager de Dieu qui annonça à la Vierge Marie qu'elle avait été choisie pour donner naissance à Jésus, le fils de Dieu sur terre. Certaines légendes racontent que Marie était dans son jardin lorsqu'elle sentit une légère brise et entendit un faible tintement de cloches qui la fit se retourner pour voir qu'elle était en présence d'un ange céleste, l'Archange Gabriel.


    Bernard, vous avez probablement entendu dire que chaque fois que sonnent les cloches, un ange déploie ses ailes. Mais ce que vous ne saviez peut-être pas, c'est que le tintement d'une cloche permet aussi de convoquer un ange pour qu'il se manifeste. Et assez souvent, quand un ange est près de nous, nous pouvons entendre un léger bruit de cloches qui annonce sa céleste présence.


Faites sonner 3 fois cette cloche sacrée pour appeler votre Ange et recevoir 3 miracles


    J'ai découvert un instrument sacré que je voudrais voir en votre possession, car il détient le pouvoir de vous aider à entrer de nouveau en contact avec votre Ange d'abondance.





La cloche Gloriosa de la cathédrale d'Erfurt, une cloche sacrée du Moyen-Âge décorée de deux bas-reliefs identiques représentant la Vierge Marie.

    Cette réplique miniature de la cloche Gloriosa de la cathédrale d'Erfurt est l'instrument qu'il vous faut faire résonner pour reprendre contact avec l'Archange Gabriel. Et l'heure de le faire approche.

    Vous devez comprendre, Bernard, que l'Ange Gabriel n'est pas seulement l'Ange d'abondance, mais aussi l'Ange de la communication, l'Ange de la lune et des nouveaux commencements. Le 2 décembre, jour de la Pleine Lune, sera bientôt là, et il vous faudra cette cloche sacrée, la réplique de la cloche Gloriosa de la cathédrale d'Erfurt, pour entrer en contact avec l'Archange Gabriel afin de recevoir ses 3 miracles.

La signification et le pouvoir de transformation des cloches sacrées

    Je voudrais vous parler un peu des cloches en général, de leurs pouvoirs et de leur signification depuis le Moyen-Âge. La cloche Gloriosa est une cloche moyenâgeuse, époque où elles étaient investies d'une signification mystique.

    Vous ne savez peut-être pas, Bernard, qu'à l'époque médiévale, le tintement des cloches servait à chasser les mauvais esprits, à calmer les orages en mer ou à protéger les âmes. Mais comment le tintement des cloches pouvait-il accomplir tous ces exploits ? En appelant les Anges, messagers de Dieu, CAPABLES de chasser les mauvais esprits, de calmer les orages en mer et de protéger les âmes de ceux qui faisaient sonner leurs cloches pour appeler leurs protecteurs.

    Les cloches permettaient aussi de rythmer les journées en indiquant aux villageois l'heure de manger ou de dormir. Elles alertaient aussi des dangers tels que les invasions ennemies. Le tintement des cloches de l'église symbolisait les petits événements de la vie quotidienne, mais il représentait aussi les événements majeurs comme les baptêmes, les mariages et les enterrements. Voilà le rôle important que jouaient les cloches dans la vie des villageois du Moyen-Âge.

Pourquoi la cloche Gloriosa de la cathédrale d'Erfurt possède-t-elle
précisément le pouvoir d'appeler l'Archange Gabriel ?

    C'est au Moyen-Âge qu'est apparue la coutume d'apposer des symboles et des inscriptions sur les cloches. Chaque inscription décrivait le rôle de chaque cloche.

    La cloche Gloriosa d'Erfurt est ornée de deux bas-reliefs de la sainte Vierge Marie. Ainsi, elle était dotée de deux missions : on la faisait sonner pour obtenir l'aide de la sainte Vierge, mais aussi pour appeler l'Archange Gabriel qui, en tant que messager de Dieu, annonça à Marie la bonne nouvelle du rôle qu'elle jouerait dans la plus sainte de toutes les naissances. Depuis ce moment-là, Gabriel resta lié pour toujours à Marie dont il fut le céleste protecteur.

«Saints anges, nos protecteurs, nos frères, nos conseillers, nos défenseurs, nos éclaireurs, nos amis, nos guides, nos aides, nos intercesseurs - Priez pour nous». - Mère Teresa de Calcutta

    Bernard, votre Ange d'abondance peut changer votre vie pour toujours, vous apporter la sécurité financière, le bien-être et le bonheur éternel que vous recherchez depuis toujours. Mais pour cela, il faut que vous le convoquiez.

Le 2 décembre, lors de la Pleine Lune, vous devrez faire sonner 3 fois votre cloche pour appeler votre Ange d'abondance et recevoir 3 miracles.

    Je n'insisterai jamais assez sur le fait que la réplique de la cloche Gloriosa d'Erfurt doit être entre vos mains avant la journée de la Pleine Lune, le 2 décembre, pour que vous puissiez appeler l'Archange Gabriel. Ainsi, il pourra vous apporter 3 extraordinaires miracles : le miracle du bien-être, le miracle de la richesse et le miracle du bonheur.

    Et vous devez vous souvenir de faire sonner la cloche Gloriosa 3 fois, une fois pour chacun des 3 merveilleux miracles. L'Ange d'abondance viendra vers vous dès que vous l'aurez appelé au moyen de cet instrument sacré. Peut-être sentirez-vous immédiatement son invisible présence, ou peut-être prendra-t-il un peu de temps avant de se manifester. Prenez patience. Le plus important, c'est de croire.

    Et surtout, chaque fois que vous ferez tinter la cloche Gloriosa, il vous faudra vous concentrer sur le miracle spécifique que vous recherchez : le miracle du bien-être, le miracle de la richesse ou le miracle du bonheur.

Pour vous aider dans votre quête spirituelle des miracles de
l'Archange Gabriel, je vous offre 4 CADEAUX :

 


Une pochette sacrée en organdi noir
Cette pochette sera parfaite pour ranger votre cloche Gloriosa et la protéger quand vous ne l'exposez pas ou ne l'utilisez pas pour appeler votre Ange.

 


Le médaillon Gloriosa
Ce joli médaillon sacré reprend l'image de la Vierge Marie qui se trouve sur la cloche Gloriosa et vous permet donc de porter sur vous son pouvoir toute la journée, près du cœur.

 


Le livret La cloche Gloriosa & l'Archange Gabriel
Ce livret détaillé vous donnera encore plus d'informations sur la cloche Gloriosa de la cathédrale d'Erfurt, sur l'Archange Gabriel et sur l'usage des cloches en tant qu'instruments sacrés. Il contient également une cérémonie d'activation que vous devrez célébrer sur votre cloche Gloriosa avant de l'utiliser pour appeler votre Ange d'abondance.

 


L'encens béni des Anges
L'encens béni des Anges doit être utilisé pendant la cérémonie d'activation. Son parfum céleste vous aidera à établir le contact avec l'Ange d'abondance.

 

    Il est grand temps que cet instrument sacré soit en votre possession pour que vous entriez en contact avec l'Archange Gabriel. Ne manquez pas cette occasion bénie.

Je vous enverrai votre cloche Gloriosa, instrument sacré de la communication angélique, sans aucune obligation d'achat,
mais avec ma foi en elle... et en vous

    Bernard, sachant à quel point il pourra vous aider à attirer les miracles dont vous avez besoin pour améliorer votre vie, je veux m'assurer que cet instrument sacré, la cloche Gloriosa, soit entre vos mains le plus tôt possible. Tout ce que je vous demande, c'est de me dire que vous souhaitez la recevoir sans aucune obligation d'achat, pour une période d'essai gratuit de 30 jours, et je vous l'enverrai immédiatement.

    Normalement, un objet aussi précieux et aussi puissant ne vous serait jamais envoyé gratuitement pour une durée de 30 jours. Mais comme je suis convaincue que vous saurez grandement profiter de ses miracles, je tiens à vous l'envoyer sans aucune obligation d'achat, afin que vous puissiez tester par vous-même son impact sur votre vie.

De plus, vous bénéficiez de ma garantie
inconditionnelle de satisfaction ou de remboursement

    Je vous garantis, Bernard, qu'au bout de votre période d'essai gratuit, si vous décidez de garder votre cloche Gloriosa pour tous les impressionnants miracles qu'elle vous apporte, vous n'aurez rien à faire. Votre carte de crédit sera prélevée de seulement 39,95€.

    Bernard, comme je sais que vous faites partie des gens qui peuvent tirer le maximum de bénéfices de la cloche Gloriosa, l'instrument sacré de la communication angélique, il vous sera difficile de refuser. Surtout avec une telle garantie. Un mois après réception, si vous n'en tirez pas entière satisfaction, ou si vous n'avez pas l'impression qu'elle vous aide à contacter votre Ange pour en recevoir les miracles, ou même si vous changez simplement d'avis, vous pourrez me la renvoyer et je vous rembourserai intégralement et immédiatement, y compris les frais d'envoi ; et je ne vous poserai aucune question.

    Vous n'avez rien à perdre et tout à gagner. Vous vous devez bien de faire l'expérience des miracles et des bienfaits que cet instrument sacré peut vous apporter !

 

Votre amie,

 

 

 

 



Vous avez cliqué ? Avouez !!! Si vous persistez à mentir, je vais vous sonner les cloches, moi !

Ou pire ! Alors là, c'est la punition suprême ! Je vous envoie LA HOUBILLE ! Vous ne connaissez pas La Houbille ? Les incultes ! C'est pas de votre faute, remarquez : il faut être né à Ernée (Mayenne) pour avoir le droit d'en avoir peur. Elle est habillé en blanc des pieds à la tête, et si vous la rencontrez et que vous lui manquez de respect, elle vous "tire par les pieds" dans l'année. Mécréants !

Bernard Bonnejean, ami des Anges et... des cloches.

Publié dans religion et humour

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Le Courrier de la Mayenne

Publié le par Bernard Bonnejean


ou ce qu'est un hebdomadaire local d'aujourd'hui

De joyeux plaisantins le baptisent Le Courrier de la Moyenne. De mauvais dénigreurs prétendent que c'est une "feuille de chou". A en croire Lintern@ute-encyclopédiefeuille de chou est une locution péjorative qui désigne un "quotidien de peu de valeur". Or, Le Courrier de la Mayenne est un hebdomadaire. Grossière erreur !

Ne retenons pour l'instant que l'aspect végétal de la dénomination. Il faut en convenir : cuisiner de la soupe aux choux, au septième étage d'un immeuble, pour peu que l'ascenseur soit en bon état de marche, c'est s'assurer une notoriété culinaire involontaire, de la cave au grenier. Supposons donc que Le Courrier de la Mayenne soit une feuille de crucifère, alias
Brassica oleracea, assez fier pour se faire repérer sans daigner se faire voir, uniquement à l'odeur... On peut en déduire qu'il ne manque pas de caractère, comme on le dirait d'un camembert, d'un maroilles ou d'un livarot. Et que demande-t-on à une presse sérieuse, sinon d'avoir du caractère et un caractère qui lui soit propre ?

En outre, si par peu de valeur on entend les 1,30 euros que coûte Le Courrier, répartis sur les 52 pages du n°H 28573-3377 du 9 au 15 avril, ça nous met la page couleurs, abondamment illustrée, à 2,5 centimes. Somme assez modeste, convenons-en. Cependant vous allez probablement m'accuser de mauvaise foi, arguant que je ne saurais ignorer qu'il s'agit en fait de la valeur journalistique et non marchande. Soit, vous avez raison. Avouez tout de même que déontologiquement parlant, il est indéfendable que certaines revues qui valent cher ne vaillent rien. Donc on admettra volontiers comme postulat initial qu'il est plus juste qu'un journal ne valant rien ne vaille pas cher, ce qui serait un "moindre mal".

Mais comment, me demanderez-vous, juger de la valeur d'un hebdomadaire ? Il faudrait mener l'étude sur une année et non sur un seul numéro. Je laisse ce pensum aux sociologues, critiques et autres spécialistes. Je me contenterai d'examiner le numéro choisi en specimen, nomenclaturé supra.

Honnêtement, il serait illusoire d'essayer de synthétiser 52 pages, bien pleines et plutôt bien illustrées, en quelques lignes. Quantitativement, l'exercice peut s'avérer possible, mais sans qu'il soit permis d'en conclure quelque valeur qualitative que ce soit. Ce procédé analytique écarté, venons-en à la méthode suivie.

Posons donc la problématique. Elle repose sur une réalité évidente : une société en perpétuelle mutation oblige la presse d'opinion, sinon à une adéquation-trahison totale, du moins à une évolution parallèle. Cette opération nécessaire, commandée par l'expérience, doit s'effectuer sans reniement des principes fondamentaux formant le substrat de la matière du journal. Le Courrier de la Mayenne répond-il à une exigence de cet ordre ; quelle est la nature de cette exigence et comment se traduit-elle concrètement ?

L'éditorial de Gérard Leclerc, en page 2, ne souffre aucune ambiguité :


D'emblée, tout lecteur potentiel sait à quoi s'en tenir. Le Courrier de la Mayenne ne  prétend pas à une neutralité laïque que ses zélateurs sont les premiers à transgresser. Sa définition de l'Eglise est des plus rigoureuses et des plus acceptables dogmatiquement parlant : une institution, corps eucharistique, qui est présente au monde, sans être du monde. Une belle et juste définition que ne renierait pas un théologien catholique.

Une première conclusion transitoire s'impose donc à la lecture de cet éditorial : Le Courrier de la Mayenne est un hebdomadaire catholique qui, loin de s'en défendre, se présente comme tel aux yeux de ses lecteurs. Est-ce un journal d'Eglise à l'usage de gens d'Eglise ? A l'usage des seuls fidèles de l'Eglise ? On serait tenté de le croire. En effet, il est question d'une prise de distance par rapport à une communication que Régis Debray reconnaît pauvre. D'où une volonté déclarée de s'éloigner d'idées communes véhiculées par la société. On peut lire en filigrane la maladie qui la ronge. Pourtant, contrairement à ces apparences trompeuses, le journaliste ne se place pas en catholique, en chrétien, au-dessus de la mêlée, mais au sein de la mêlée sans se satisfaire de son désordre. Il semble donc que le désir de servir l'emporte sur la tentation de la polémique.

Cependant, toute presse militante est amenée, nolens volens, à ostraciser un adversaire éventuel. Un hebdomadaire ouvertement catholique doit donc accepter de se dispenser d'individus dont les centres d'intérêt seraient moins autres qu'opposés.

Est-ce le cas du Courrier de la Mayenne ? Il suffit pour cela d'examiner attentivement le gros titre choisi pour figurer sur la une :

MEGGAHNN SAMSON A ETE ELUE REINE DE BEAUTE DU DEPARTEMENT

MISS MAYENNE EST LAVALLOISE

Ce double titre est assorti d'un traitement de qualité en page 8 que les nécessités scientifiques de notre analyse nous conduisent à reproduire :

Cependant, Monsieur le Rédacteur en Chef, la très jolie Meggahnn est-elle catholique pratiquante ? Pour respecter le cahier des charges et la déontologie du Courrier de la Mayenne. Je vous dis ça parce que je vous demanderai bientôt d'annoncer la parution en juin de mon prochain ouvrage : Le Dur Métier d'apôtre. Du catholicisme pur et dur, supposé vierge de toute activité charnelle !

A bientôt, les amis

Bernard Bonnejean

Comme promis, voici les dauphines ! Qu'elles se consolent en se disant qu'il y aura toujours des Poulidores aussi connues sinon davantage que les Anquetiles !

Pendant que j'y suis, puisque l'occasion m'en est donnée, merci à Madame Alliot-Marie d'avoir remis en place un fayot auditeur de France Inter qui lui donnait du Madame La Ministre en lui rétorquant sur le ton qu'on lui connaît : "Ministre est un titre et un titre n'a pas de sexe".
Et l'autre de bafouiller une stupidité méprisante et méprisable, preuve que le vrai féminisme est agrammatical et s'embarrasse peu de la forme :


SI VOUS PREFEREZ UNE VRAIE BELLE PHOTO DE TOUT CE JOLI MONDE :

http://www.lecourrierdelamayenne.fr/uploads/une/55-fichier.pdf



Publié dans religion et humour

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Les perles ecclésiastiques

Publié le par Bernard Bonnejean


ou pourquoi il vaut mieux laisser les dévots en dehors de nos ébats

Sidaction - sidaHier, c'était la Saint-Joseph, l'un des saints les plus vénérés et les plus aimés de l'Eglise catholique. Et il le mérite grandement. Imaginez, Messieurs : vous filez le grand amour avec une jeune fille, si jeune, si belle, si bien élevée et vous seul en avez été jugé digne ! Les bans sont publiés, la date des noces arrêtée, le rabin convoqué, le repas commandé. Et voilà que la toute pure vous fait dire qu'elle est enceinte alors que vous avez mis tout votre honneur et toute votre noblesse à ne pas la "connaître", comme disent magnifiquement les Saintes Ecritures. Reconnaissez que Joseph le charpentier, en acceptant de garder la jeune femme chez lui, a bien mérité d'être le père adoptif du Fils de Dieu. Ne ricanez pas, s'il vous plaît : le dogme de la conception virginale de Marie est l'un des plus beaux de l'Eglise !

Mais enfin, ma Petite Mère, tu trouves juste qu'il ne soit question que de toi ? Marie, toujours Marie ! Et Joseph qui a accepté tout ça, alors que vous, lecteurs, même pas concernés, haussez les épaules l'air de dire qu'à vous on ne l'aurait pas faite ? Je les aime  tous deux, Joseph et Marie et je les admire, parce que, aussi, ils ont compris dès le début qu'on ne pourrait pas les comprendre. Alors, leur IMMENSE histoire d'Amour, ils n'en ont jamais parlé !!

"Vous croyez à cette histoire ?", me demandez-vous ? Je vous réponds que oui, sans l'ombre d'un doute, parce que pour moi le grand mystère n'est pas dans la conception virginale, mais dans le conception tout court. Tant que je vivrai, je  me crois capable de m'extasier des heures devant un nouveau-né, me demandant comment d'un acte banal a pu naître ce vivant miracle (du latin mirari qui a donné le français "admirer").

Vous me plaignez, n'est-ce pas ? A mon âge, croire de telles sornettes ! Et si, finalement, la sexualité, plutôt qu'une affaire de goût, voire une histoire d'amour à deux, était à envisager à une échelle autrement plus élevée et plus universelle. Je ne parle pas de l'acte en lui-même ; j'essaie d'envisager la "chose" avec la pureté d'un néophyte et la candeur d'un vrai mystique. Dans cette perspective, la sexualité ne peut que receler des trésors ou des horreurs. C'est ainsi, sans doute, qu'il convient d'expliquer certaines bourdes ecclésiastiques qui ressortissent moins à une ignorance qu'à une volonté délibérée de sublimation.



Il me sera facile d'illustrer mon propos. Des générations de bouffeurs de curés ont servi ces citations à l'appui de preuves d'un obscurantisme religieux pour eux évident. Or, ils n'ont pas compris que ces vérités le sont d'un certain point de vue, qui n'est pas celui de la raison. Même si parfois la Faculté se mêle, elle aussi, d'édifier les âmes par le "redressement" des corps et des comportements. Mais tant qu'il n'y va pas de la vie et de la mort de civilisations entières, il est permis d'en sourire :

Une vierge pure n'est jamais laide, car les dévastations que la volupté fait dans une âme se reflètent dans le corps, tandis que les délicatesses de la chasteté spiritualisent jusqu'à la forme apparemment la plus vulgaire. A voir une vierge pure, on sent comme une atmosphère de sainteté. On dirait qu'à travers son corps en quelque sorte translucide on voit l'âme.
Ni homme ni femme, par un Auvergnat, 1872.

Comme la Vierge, la Veuve est un être hybride.
Camille Mauclair, De l'Amour physique, 1912.

La valse impétueuse, la valse que prescri­vent Saint-Preux et Werther, casuistes non suspects ici, annoncée par le fifre éclatant, s'empare du salon. Un bras nerveux en­lace la taille souple et légère de la jeune épousée. [...] Les regards confondus, les mains entrelacées, corps à corps, j'ai pres­que dit bouche à bouche, ils décrivent, en délirant, des cercles multipliés.

Eh ! dites-moi, Madame, que donnera ce soir à son amant, à son époux, cette fille ingénue, que n'aura pas dévoré l'oeil avide de son danseur ? Qu'aura-t-elle, dans le plus intime abandon, de plus à montrer que ces formes ravissantes qu'a pressées son insolente main ? J'en atteste, et cette sueur amoureuse, et cette bouche balbutiante, et ce sein agité par des battements de coeur qui ne sont pas tous pour l'hyménée. Voyez-la, Madame, éperdue, sans mouvement, sans voix, la poitrine pantelante, et décidez si c'est d'une lutte ou d'une danse qu'une femme sort ainsi épuisée.

P.-J. Marie de Saint-Ursin, L'Ami des femmes ou Lettres d'un médecin

concernant l'habillement des femmes sur leurs moeurs et leur santé, Paris, 1804.

 

 

C'est au front qu'a eu lieu le grand mira­cle moral de cette guerre, la conversion de milliers de coeurs. C'est le Calvaire où l'âme de la France, crucifiée avec le Christ, a imploré le pardon divin. C'est le Tha­bor, où, transfigurée comme lui, elle est apparue dans la gloire du sacrifice, éblouissante comme la neige et le soleil. Tout à coup, au son du canon, des pro­fondeurs de la race frappée par la main de Dieu, une source a jailli de foi héroï­que et de piété, et elle ne cesse, depuis des mois, de couler limpide, généreuse.

« Cette guerre resplendit de surnatu­rel », écrit le général Cherfils. Un jeune écrivain, cité par Charles Maurras, nous dit : « Il y a dans cette guerre quelque chose de divin qui frappe tout le monde. » Un journaliste suédois exprime la même im­pression : « La France a pris, depuis le mois d'août 1914, une apparence quasi cé­leste aux yeux de l'univers. » Un au­mônier écrit : « Une fermentation extraor­dinaire de la grâce divine, tel est le fait merveilleux dont j'ai été constamment le témoin sur le front. »

Nos jeunes gens se sont révélés aussi croyants et même plus pieux que les compagnons de Saint Louis. Les tranchées sont devenues des lieux de prière. Aux heu­res où tombent les obus, quand il faut se terrer pour laisser passer l'ouragan, ce sont des catacombes où l'on se recommande au Christ, comme au temps des césars païens. Aux heures d'accalmie, ce sont de chastes thébaïdes d'où montent des psal­modies. Des anachorètes de vingt ans y lisent des livres pieux, récitent à haute voix des prières, arborent des médailles, écri­vent des lettres toutes ruisselantes de piété.

La Vie catholique dans la France contempo­raine, 1918.

 

Et, pour finir, ce morceau d'anthologie du temps où le journalisme chrétien avait un style, particulier et inimitable. Je le dédie aux jeunes pigistes croyants de notre Ouest-France un peu pâlot d'aujourd'hui :

Et puisqu'il est aujourd'hui des hommes de bonne volonté dans un gouvernement peu sûr de lui, aussi de ses lendemains, demandons-leur d'agir tout de suite. Il nous reste une âme, dernière chance de survie : qu'ils ne la laissent pas piétiner par les satrapes du stupre qui s'engraissent sous les yeux sans regard d'un Monsieur Personne présidant à l'inefficacité dans le fauteuil tournant de l'instabilité.

Paul Hutin-Desgrées, Directeur d'Ouest­-France, éditorial du 24 mars 1954.

 

Alors ne désespérons pas de notre clergé ! Ni de nos semblables ! Pour vous rendre confiance en une nation pure de tout instinct bestial, je proclamerai, avec André Lichtenberger, que "le seul remède vraiment efficace contre la pornographie est l'assainissement du lecteur" (La Victoire du 26 novembre 1922). A bon entendeur, salut ! Et sortez couverts !

 

Très Saint-Père,

 

Si je me moque un peu de vous, c'est que finalement je dois encore vous aimer. Mais permettez-moi de vous rappeler que dans le monde, 33,2 millions de personnes vivent avec le virus du sida, dont 70% en Afrique subsaharienne, selon les données de l'Onusida et que, fait inquiétant, 40% des séropositifs sont des femmes.

 

Bernard Bonnejean

 


 

 


 

Publié dans religion et humour

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