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3 articles avec poesie et chanson

Absent jusqu'au 6 mai

Publié le par Bernard Bonnejean

 

Valete !


 

les_12_travaux_d_asterix_10_ave.jpg

 

 

 

C'est ainsi que les Romains se disaient à la fois « Bonjour » , « Bonsoir », « Bonne nuit », « Au revoir », etc. Finalement, comme dit l'autre, on les croit plutôt compliqués, les Romains, à cause des Humanités qu'on a imposées à des générations de collégiens, de lycéens et d'étudiants. En réalité, ces as de la synthèse n'ont jamais cherché que le « vite fait », « bien fait ». Et, en l'occurrence, le généreux et l'utile car VALETE veut dire à la fois : “gardez-vous bien de tomber malades”, “restez-en bonne santé”, et “faites ce qu'il faut pour ça”.

 


J'ai un ami breton, costarmoricain précisément, presque briochin, qui m'a fait sursauter la première fois qu'il m'a sorti en guise d'au revoir : « Et fais bien attention à toi ! » Vous me connaissez, j'ai cherché dans ma tête de qui et de quoi il me fallait faire attention, qui en voulait à ma vie, qui avait l'intention de me nuire. En réalité, c'est ce que contient le fameux KENAVO, l'équivalent du VALETE romain. Il faut croire que le petit village gaulois qui résiste à l'envahisseur a laissé entrouverte une brèche linguistique. Mais il vaut mieux que je me taise. Si un Breton de souche et de langue m'entendait dire qu'il y a du latin dans le celtique, je passerais un sale quart d'heure.

 

 Les-freres-Morvan-chanteurs-bretons.png

 

 

Il faut dire que j'aime particulièrement la Bretagne, les Bretons et la langue bretonne. Les proverbes aussi dont certains ne manquent pas de piquant. Je vous laisserai sur quelques-uns d'entre eux :

 

Neb so lemm beg e deod a rank bezañ kaled kostez e benn

Celui qui a le bout de la langue tranchant se doit d'avoir le bord de la tête dur. 

 

Magit mad ho korf hoc'h ene a chomo pelloc'h e-barzh

Nourris bien ton corps ton âme y restera plus longtemps

 

N'en dez ket rekis gouied galleg ewid goulenn kousked er-maes

Pas besoin de savoir parler français pour demander à coucher dehors

 

Gwell eo karantez leizh an dorn ewid madoù leizh ar forn

Mieux vaut de l'amour plein la main que des biens plein le four 

 

et un dernier pour la route

 

Pelloc'h e vimp marw eged paour

Nous serons plus longtemps morts que pauvres 


 

 

 

Pas mal du tout, Nolwenn !!

On en redemande. 

Moi, je vais à la rencontre des Bretons de Paris, des Mayennais de la Seine-Saint-Denis, tous un peu émigrés, tous bientôt de retour au pays. 

Et je vous dis à tous, KENAVO et VALETE. Sauf à celles-là qui se reconnaîtront et à qui je ne dirais qu'au revoir, ne sachant comment on dit :

 


 

 

À bientôt et joyeuses Pâques ! 

 

Bernard

BYrd

Publié dans poésie et chanson

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Hommage à Line

Publié le par Bernard Bonnejean

 

amateur d'une vie qui ne l'a pas épargnée


Elle s'appelle Line ? Non, mais elle demande qu'on l'appelle ainsi et ses désirs sont des ordres. Je viens de la quitter à l'instant, remontée comme une comtoise normande, prête à reprendre des activités révolutionnaires sur des souvenirs de barricades. Elle y croit dur, Line, moins à la révolution qu'à une évolution vers un mieux qui se fait attendre et auquel on a l'impression que ses contemporains ne croient plus.

L'homme est perfectible ; elle le sait, agit et pense en conséquence. Elle a finalement raison, notre Line. Savoir que l'homme n'a pas atteint la perfection, c'est se donner le désir, la volonté, ou simplement la possibilité de le voir un jour tenter d'y accéder.

Alors, elle rêve de révolution, Line. A soixante ans et quelques menues poussières. Et elle aime la vie. Comment je le sais ? Elle aime la musique et l'opéra comme les gens qui aiment la vie. Les grands airs. Ceux que les moins mélomanes des amateurs fredonnent sous la douche ou beuglent lorsqu'ils se croient seuls.

Mon premier cadeau est sans doute le plus connu. Il s'agit du Carmen de Bizet, l'air « La fleur que tu m'avais jetée », chanté par le ténor espagnol PLACIDO DOMINGO. C'est Teresa Berganza qui jouait le personnage de la cigarière. L'orchestre était placé sous la conduite de Pierre Dervaux :



  

Aujourd'hui on n'oserait pas avouer qu'on n'a pas vraiment d'attirance pour Carmen. Pourtant, à l'époque de Bizet, on lui préférait les « chefs-d'oeuvre » de ses confrères : Victor Chéri, Émile Paladilhe, Napoléon-Henri Reber, Fromenthal Halevy ou Ernest Guiraud, son ami. Les goûts et les modes...

Pendant que j'y suis, je voudrais en profiter pour faire un cadeau à un autre ami : Maurice H. Je ne le crois pas pressé de remonter sur les barricades, trop heureux sur son île bretonne, là où l'on respecte encore les valeurs traditionnelles. Même s'il n'est pas vraiment breton, l'ami Maurice, je le vois mal s'installer définitivement dans les miasmes parisiens. Enfin, il est possible que je me trompe.

Lui, préfère l'opéra italien. Eh bien, je vais lui faire un cadeau royal, digne de lui et que Line ne reniera pas. « E strano ! E strano », de Giuseppe Verdi, par l'Orchestre symphonique de Turin chanté par... Maria Callas en personne. 







La Callas disait d’elle-même : « J’ai eu le privilège de connaître une destinée extraordinaire. Je suis une créature du destin. Il s’est emparé de moi, il a tracé ma voie. Je ne m’appartiens pas mais suis le témoin extérieur de ma propre vie. »

Pour terminer, je voudrais profiter de cet hommage pour faire valoir mes droits à la provocation. Au fait, est-ce vraiment de la provocation  ? L'œuvre que je vais vous faire écouter, classée désormais dans la catégorie « opéra », est pratiquement reconnue comme classique. Il s'agit de
Die Dreigroschenoper / L'opéra de Quat'sous aussi réputé en France qu'en Allemagne. Parmi les chanteuses qui jouèrent le rôle de Mackie, les plus connues sont Lys Gauty et la grande Damia. Cette dernière chante ici la fameuse Mackie Messer / La complainte de Mackie enregistrée pour Columbia en 1931.





Tel était donc le devoir d'amitié que je m'étais promis de rendre. Et qu'on ne me parle pas de virtualité ni d'éphémère. Je sais fort bien qu'il me faudra bientôt chanter comme Rutebeuf :

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière

 

poesie-clebre--Pauvre-Rutebeuf.jpg


Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu


Pauvre sens et pauvre mémoire
M'a Dieu donné, le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit au cul quand bise vente
Le vent me vient, le vent m'évente
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta


 

En attendant, profitons de ce qu'aujourd'hui nous donne et à Dieu vat !


 

Bernard Bonnejean

 

P.-S. : J'ai écrit cet article en hommage à une femme que j'aimais et qui aujourd'hui ne m'est plus rien. Son ami Maurice, mentionné ici, m'a traité de « lâche ». Pourtant, un lâche renierait cet hommage et l'effacerait. Je n'en ferai rien. Cette femme-là a existé pour moi et je réécrirais ce billet dans les mêmes termes s'il était possible de retrouver le même contexte avec la même personne. 

Publié dans poésie et chanson

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Gay Noël

Publié le par Bernard Bonnejean


pour que ce soit Merry Christmas pour tout le monde

En France, dit l'adage, "tout finit par des chansons". Mon intention n'est nullement de vous agacer à contre-courant de vérités populaires plus que centenaires, mais j'ai décidé de commencer par une chanson. Elle n'est pas d'hier, mais pas non plus d'avant-hier. Nous avions vingt ans dans nos corps. Pendant que les gars chantaient les tubes de l'idole des jeunes, les filles en mini tentaient de se libérer avec ce genre de succès-là :

                                      ROMANTALE ET SENTIMENTIQUE

Je ne sais pas pourquoi
Tu te méfies de moi
Pourquoi tu crois
Que je ne t'aime pas


Tu es mon seul amour
Je t'aimerai toujours
C'est aussi vrai
Que deux et deux font trois


Romantale et sentimentique
C'est tout à fait tout à fait moi
Enigmatale et virginique
Et personne ne me changera


J'ai été de bonne heure
Elevée chez les sœurs
Je n'ai jamais connu
D'autres vices

Et c'est toi le premier
Qui m'a dévergondée
C'est aussi vrai
Que cinq et trois font six

Romantale et sentimentique
C'est tout à fait tout à fait moi
Enigmatale et virginique
Et personne ne me changera


Même si Onassis
Venait pour m'épouser
Je lui dirais
Gardez tous vos bateaux

 

C'est aussi vrai que vingt
Multiplié par huit
Et divisé par deux
Ca fait zéro

Romantale et sentimentique
Oh je le resterai toujours
Il n'y a que les mathématiques
Qui quelquefois me jouent des tours

Je ne sais pas pourquoi
Tu te méfies de moi
Pourquoi tu crois
Que je ne t'aime pas


Tu es mon seul amour
Je t'aimerai toujours
C'est aussi vrai
Que deux et deux font trois

J'ai été de bonne heure
Elevée chez les sœurs
Je n'ai jamais tenu
Le moindre vice

Et c'est toi le premier
Qui m'a dévergondée
C'est aussi vrai
Que quatre et trois font dix

(F Gérald/Gaynaël
1970 CBS)

Qui a dit : « C’est un peu nunuche » ?  Forcément, maintenant, avec votre bande de marmots, votre « expérience de la vie », les impôts, le chômage, la grippe H1 N1, la crise et les régionales, vous ne comprenez plus le désarroi de la demoiselle !! Gaynaël, elle s’appelle la demoiselle. C’est marqué sur la pochette du 45 tours :


Tiens ? On les entend plus les musicologues avertis, les paroliers pour intellos bobos, les vieux grincheux verlainiens ! Et les voilà qui s'informent, les nouveaux amateurs !

« Où loge la demoiselle ? Habite-t-elle chez ses parents ? Pouvez-vous lui transmettre un petit mot de ma part pour lui dire que… » Mais, mes pauvres gars, vous vous êtes regardés !?  Vous avez dans les soixante piges et quelques, aujourd’hui ! Franchement ! Revenez bien vite sur terre, sinon c’est le gâtisme assuré ! Ah ! qu’ils disent maintenant : « Elle était pas si mal que ça la chanson de Gaynaël, finalement » !

Pour vous faire plaisir – qu’est-ce que je ne ferais pas pour vous faire plaisir ? – je vous montre une deuxième pochette : celle de 1971


Oui, j'ai remarqué : elle a perdu son Y, Ga(Y)naël, en revanche elle a gagné un peu de poids. Tout ça, dans la métaphore. Oh ! N'allez pas chercher des trucs encore ! Quand je dis qu'elle a perdu son Y, en réalité elle s'appelait Anne-Marie. « Du coup, ça aurait fait bonne sœur », qu’il dit l’autre.

Bon, ben les gars, c'est terminé ! Jamais plus je ne vous dirais des choses importantes. Comme quoi, par exemple ? Que c'est Jacques Dutronc qui a composé la musique de ses deux premiers succès ("Le vent malin" (1967) et "Le trèfle à quatre feuilles (1968) ; qu'elle travaille avec Maxime Leforestier chez Polydor ; qu'elle a adapté le "The Rose" de Bette Midler ; qu'elle a écrit pour Nicole Croisille, Line Renaud et d'autres. Ah ! Ça vous en bouche un coin, ça !! Vous n’avez pas encore compris qu’il faut du temps pour qu’une jeune fille en fleurs, style guimauve, devienne une artiste, une femme d’action, une militante ? J’exagère ? Bon ! Je vous laisse juges de ce qui va suivre. Mais si vous aimez, promettez-moi une chose : pas de téléchargement bête. C’est pas pour elle que je vous dis ça, mais pour les petits jeunes dont elle défend la cause.

SI VOUS AVEZ DE L’HONNEUR, VOUS NE TELECHARGEREZ PAS SANS CONTREPARTIE.

Je vous donne rendez-vous après l'audition (cliquez sur la photo) :



Maintenant, à vous de jouer. Je laisse la parole à Ganaël Joffo (Ben oui, qu'est-ce que vous voulez ? Maintenant, Anne-Marie Nebot s'appelle Ganaël Joffo et est la maman d'une ravissante Anna, peintre talentueuse) :

♥ ♥ ♥ ╔╦╦╦═╦╗╔═╦═╦══╦═╗♥ ♥ ♥
♥ ♥ ♥ ║║║║╩╣╚╣═╣║║║║║╩╣♥ ♥ ♥
♥ ♥ ♥ ╚══╩═╩═╩═╩═╩╩╩╩═╝♥ ♥ ♥

S.V.P. nous avons besoin de vous plus que jamais, pour faire connaître la chanson ''DE IL A IL '' afin de pouvoir sortir un CD de la chanson.
Le but : reverser des droits à l'association LE REFUGE et arriver ainsi à financer de nouveaux appartements-relais pour les ados victimes d'homophobie, ou rejetés de leur foyer familial à cause de leur homosexualité,bisexualité,transsexualité...

Pour toutes ces raisons, et bien d'autres encore, je vous demande d'inviter tous vos amis à rejoindre ce groupe et à acheter des parts (5 euros chacune).

Je compte sur vous et vous remercie d'avance !!

Je vous connais, les Ami(e)s, vous ne venez pas chez moi par hasard. Vous êtes intelligents, vous avez du coeur, vous avez du goût pour la beauté. Oui mais, me direz-vous, mais que vaut Ganaël Joffo en scène ?

Vos désirs sont des ordres. Jugez par vous-mêmes :


Prenez votre temps, lisez, relisez, écoutez, réécoutez. Une cause qui en vaut vraiment la peine !!!

A bientôt, mes Amis, nous comptons vraiment sur vous.

Bernard Bonnejean

Publié dans poésie et chanson

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