Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

4 articles avec grosse fatigue

Trop, c'est trop !

Publié le par Bernard Bonnejean

 

AVIS AUX MALFRATS DE L'ÉDITION PIRATE




 

numerisation0002-copie-1.jpg

 

 

Manque l'en-tête de la Société des Gens de Lettres, 

 

 


Vous en êtes témoins : je n'ai jamais été chiche de mes écrits. 


Je crois avoir été assez généreux en proposant aux étudiants qui le désiraient, pour peu qu'ils m'en demandent la permission, les références précises de mes travaux de recherche non publiées.


De là, à ce qu'on les recopie sans le dire et QU'ON LES VENDE à des prix prohibitifs !!



NON, NON ET NON !


C'est pourtant écrit que je suis sous contrat avec les éditions du Cerf ! (qui sont aussi sur cette affaire avec un ultimatum fixé à mercredi prochain !!!)


C'est pourtant écrit sur mon blog et sur wikipedia que je suis sociétaire de la Société des Gens de Lettres ! 


Eh bien, tant pis pour vous, les fraudeurs de Betaprint Publishing ! 


Non seulement vous ne m'avez demandé aucune permission, mais vous ne vous êtes acquittés ni des droits de traduction ni des droits de publication...




Arrangez-vous maintenant avec les juristes,


Bernard Bonnejean



Pour en savoir plus sur la SGDL, rendez-vous à cette adresse :


http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_des_gens_de_lettres


et avis aux amateurs !!!

 

Publié dans Grosse fatigue

Partager cet article

Repost 0

Noël

Publié le par Bernard Bonnejean

C'est toujours Noël quelque part,

Ce soir, je suis un peu fatigué. Allez savoir pourquoi. Déçu et fatigué. Elles ont fêté les soixante-quatorze ans de ma grande soeur, et ne m'ont pas invité. Pourquoi ? Parce que j'ai osé contredire une demoiselle institutrice qui ne comprenait pas que des retraités manifestassent "pour se payer des vacances". Comme apparemment, la maîtresse n'avait rien compris au film qui se déroulait sous ses yeux, je me suis permis de lui donner un minimum d'explications. Le prétexte était trop beau : on s'est débarrassé du vilain petit Nanard à bon compte. "Nous empoisonne l'existence le frangin ! D'abord, de quoi qu'il se plaint le frangin ? Il a réussi ses hautes études et a bien gagné sa vie, presque jusqu'au bout. On n'a pas idée d'avoir des idées comme il a. Non mais, vous vous rendez compte ? Il se dit catholique. Il était prof dans l'enseignement catholique. Il écrit des bouquins catholiques et

quand il vote, c'est à gauche ! Quand il vote... !!!!


Non seulement, il n'aime pas notre Petit Pâmé, le gai luron hongrois neuilléen, le fils de nagybócsai Sárközy Pál,
« petit lieu marécageux » en magyar, et d'Andrée Mallah,  fille d'un chirurgien, juif séfarade de Salonique converti au catholicisme ; non seulement, lui l'assidu de Solesmes, il n'aime pas non plus Fillon, l'employé en chef du Petit Pâmé [désormais PP], ci-devant ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, le seul bilan positif incarné (c'est lui qui le dit) du brillant dégustateur de tête de veau, occasionnellement spécialiste en art africain ; non seulement il ne les aime pas, mais il le dit, il l'écrit, même à table devant l'aréopage des zélateurs retraités qu'ont eu la chance de partir avant "la crise". 

FINI N-I NI ! Je veux plus le voir", qu'elle a dit la grosse jalouse : "Moi, les cathos de gauche qui font des fautes exprès même que ça donne pas le bon exemple à la jeunesse française, comme aurait dit le bon Maréchal, qui croivent encore qu'il faut partager le travail et le capital, qui la ramènent alors qu'ils sont chômeurs, je leur cause plus". Après qu'elle a vidé son venin, elle se dépêche, parce qu'elle va être en retard à la messe. 

Pourtant, j'en connais une autre de vieille demoiselle, catholique aussi, qu'essayait pas de régner sur un troupeau de moutonsses conquis aux idées libérales. Elle s'appelait Marie Rouget et a décidé de s'appeler Marie Noël, et déjà ça, c'est tout un programme. 

Et elle a écrit ça, Marie Noël : 


CHANT DE LA MERCI

 

 

Ils entreprirent d’instituer un Ordre pour la Rédemption des captifs… se livrant soi-même plus d’une fois pour la délivrance d’un grand nombre.

(Office de Notre-Dame de la Merci)

 


A tous ceux-là qui très loin sont captifs

Dans le silence ; aux âmes enchaînées

Par la longueur des muettes années

En nul ne sait quels abîmes plaintifs ;

A ceux dont l’ombre a tant de murs sur elle

Qu’ils n’ont jamais pu donner de nouvelle

De leur nuit noire aux gens qui sont dehors ;

Ceux pleins d’appels dont nulle voix ne sort,

Dont le secret cherche un mot qui l’emporte ;

Ceux dont le cœur bat sans trouver de porte,

A tous ceux-là — je ne sais pas combien —

Je viens. Je suis petit oiseau, je viens.

Je viens, je suis moucheron, un rien frêle.

Une aile. Et j’ouvre et je donne mon aile

Pour alléger leur épaule et mon chant

Pour délivrer leur âme à travers champs.

Je viens. J’ai pris dans leurs fers, à leur place,

Leur cœur en moi pour m’envoler avec.

Je suis le pleur jailli de leurs yeux secs,

Je souffre en eux, je lutte, je suis lasse,

J’ai faim. Je tremble en des rêves tout bas,

J’ai peur… Je suis ce que je ne suis pas,

— Ce que je suis peut-être — jeune fille

Que le printemps entête et qui vacille

Avec ce cœur lourd de divin ennui

Qu’on ne peut pas porter seule — Je suis

Celle blessée entre toutes qui pleure.

Et je serai les pauvres tout à l’heure.

— Quand je suis eux je ne dors pas la nuit —

J’irai criant, pour qu’un cri nous soutienne,

Mes maux — les leurs — nos tâches, nos soucis

Avec leur bouche pauvre, pas la mienne.

Je serai vieille, veuve… morte aussi

Avec les morts. Je serai, quand la route

Fuit sous ses pieds, pâle, celui qui doute,

Tombe renversé dans le noir de Dieu

Et ne peut plus remonter au milieu

De ses dociles et douces prières.

Je serai lui — peut-être moi derrière,

Dans son abîme — Et, peut-être, au bord bleu

Du Paradis, je serai sainte un peu

Pour ceux des saints emmêlés en ce monde

— Les plus petits — dont la chantante foi

Veut s’envoler mais qui n’ont pas de voix.

Je viens, je suis, folle ou triste à la ronde,

Tous ceux qui sont…

Et quand je serai moi,

Moi toute seule, aride, sans génie,

Seule au lieu morne où la route est finie,

Seule au moment où le ciel obscurci

Ne s’ouvre plus ; quand, sans être entendue,

J’aurai ma voix et mes ailes perdues,

— Déjà peut-être elles sont loin d’ici —

Quelqu’un viendra. Je l’attendrai dans l’ombre,

Un frère, un cœur entre les cœurs sans nombre,

Quelqu’un à moi viendra pour la Merci

Aider mon âme à se sauver aussi.

 

(Marie Noël, Les Chants de la Merci, 1927-1928)

 

 

 et ça aussi

 

 

 

— Frère Ange, savez-vous d’où nous vient cette reine ?

Cette âme, savez-vous ce qu’elle a fait de bien ?

 

 

— Frère Ange, elle est au loin si petite qu’à peine

Je la vois dans le monde et que je n’en sais rien.

 

 

— La charité comme une eau folle entraîna-t-elle

Tous ses biens dans le sein des pauvres de Jésus ?

 

 

— Qui saura sa vertu ? Qui fera sa louange

Dans le silence où Dieu l’a gardée en chemin ?

 

 

— Frère Ange, qui verra sa lumière, frère Ange,

Puisque Notre-Seigneur la cache dans sa main ?

 

(Ibid.)

   


Je vais vous faire un aveu : si y'avait pas le bon Dieu, si y'avait pas mes grands copains Jésus et mon Ange, si y'avait pas ma tendre et douce Marie et ses copines, Thérèse, Bernadette et Gemma, si y'avait pas la Communion des saints là-haut et ici-bas, c'est de ce côté-là, moi, que je serais tenté de me tourner :



 

Oui, je sais bien, mes chéris du Ciel, que c'est pas bien. Eh bien, débrouillez-vous avec mes histoires ! Moi, j'me couche, comme au poker.

A bientôt, les Amis

Bernard Bonnejean




NOTE A L'ATTENTION DE MONSIEUR LE PRESIDENT
DE LA REPUBLIQUE ET DE CARLA,


La mise en boîte est une chose mais il est des sujets dont on ne se moque pas. Des promesses qu'il faut impérativement tenir, même si on n'en connaît pas toutes les conséquences. Souvenez-vous :

Séisme de L'Aquila : la France fait un don de 3,2 millions d'euros

Après s'être rendue dans la ville italienne en partie détruite par un tremblement de terre le 6 avril, Carla Bruni-Sarkozy a annoncé vendredi que la France financerait la moitié de la réparation du dôme d'une église de la (...)



Sachez-le : l'église Santa Maria del Suffragio que la France prend en charge, abrite Notre-Dame du Suffrage, autrement dit NOTRE-DAME DE LA MERCI. Relisez maintenant le poème de Marie Noël...

Quel symbole !! Merci de l'honneur que vous nous faites, Carla. Vous voici maintenant "première Dame", vraiment, au service de la "Première Dame", patronne de la France.


 J'allais oublier, belle Carla, ce petit conseil de la part des femmes de la famille (y'en a partout !!!)

Le sac à main, ben, la prochaine fois vous le laissez dans le coffre de la voiture du chauffeur. Parce que, franchement, ça vous donne un de ces airs "nunuche". Une belle nunuche, certes, mais une nunuche quand même... Qu'est-ce que vous allez faire de vos mains ? Question pas facile ! Faudrait demander à Nadine de Rotschild. Comment qu'elles font les autres ?  Ou alors un tout petit sac, juste pour donner une contenance ! Quand même, Carla, vous avez été mannequin ! Vous savez mieux que nos bonnes femmes, non ?

Publié dans Grosse fatigue

Partager cet article

Repost 0

Le bonheur est dans le pré

Publié le par Bernard Bonnejean

 

j'y cours vite ! j'y cours vite !


On est parfois bien présomptueux !

Mais, heureusement, il y a toujours une âme charitable pour vous remettre à votre place ! Hier, il y en eut deux.

Le premier est le colporteur officiel des voies impénétrables de Dieu : le curé de ma paroisse, celui qui me tourne le dos à la fin de la messe, chaque fois qu'il salue ses paroissiens... Qui venait de nous chapitrer sur un évangile fameux où il était dit qu'il fallait pardonner soixante-dix-sept fois sept fois et qui a du mal à me pardonner une seule fois... Il n'a pas osé faire porter son homélie sur la seconde lecture de ce dimanche de Pentecôte, et personnellement je le regrette :

Lecture de la lettre de Saint Paul Apôtre aux Galates (5, 16-25)

Frères, je vous le dis : vivez sous la conduite de l’Esprit de Dieu ; alors vous n’obéirez pas aux tendances égoïstes de la chair. Car les tendances de la chair s’opposent à l’esprit, et les tendances de l’esprit s’opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire ce que vous voudriez.

Mais en vous laissant conduire par l’Esprit, vous n’êtes plus sujet de la Loi. On sait bien à quelles actions mène la chair : débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, colère, envie, divisions, sectarisme, rivalités, beuveries, gloutonnerie et autres choses du même genre. […] Mais voici ce que produit l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi. Face à tout cela, il n’y a plus de loi qui tienne. […] Puisque l’Esprit nous fait vivre, laissons-nous vivre par l’Esprit.

 
 Il faudrait un sacré courage pour commenter une telle lecture de nos jours. Ce serait le bannissement social assuré. Aussi notre curé n'a-t-il pas trop insisté sur les démons de la modernité. Mais au détour de son argumentaire, il a eu cette sentence qui m'a frappé :

Chaque fois qu'à l'intérieur de vous-même vous ressentirez le besoin impérieux de changer quelque chose d'important dans votre vie, le besoin donc de vous convertir, ce sera le signe de la présence de l'Esprit.


Et puis, le soir, j'ai consulté les statistiques de mon blog. Et pour la seconde fois, j'ai eu un doute sur la gestion-comptabilité de nos hôtes. Je leur en ai fait part dans les termes suivants :


Chers amis,

Tout d'abord, un grand merci pour votre hébergement. A une autre époque, pas si lointaine, vos prédécesseurs m'eussent viré...

Ecrivain catholique, je n'attends pas de mes articles qu'ils plaisent à tout le monde. Aussi ne m'étonné-je guère de ne pas avoir plus de lecteurs.

En revanche, dans votre calcul du blogrank vous tenez compte de ce critère : le nombre de visites spontanées ne venant pas d'un moteur de recherche (indice de récurrence).

C'est parfaitement injuste pour un auteur connu justement SURTOUT sur les moteurs de recherche, comme le veut sa profession. Ainsi, avant-hier, 65% de mes lecteurs venaient de moteurs de recherche. Probablement, certains sont-ils aussi lecteurs de mes livres ? Pourquoi ne pas les compter ou, peut-être, les compter autrement ? 

Merci, en tout cas, pour les perspectives que vous nous ouvrez en nous accueillant.

Bernard


On ne peut plus courtois ! On me répondit, immédiatement, ce qui suit :



Bonjour

Plus de 80 critères forment le blog rank (BR), donc je pense que toutes les visites sont comptées et que tu n'as retenu qu'un seul critère.
D'ailleurs, comment l'as tu trouvé ? La recette du BR est cachée dans un coffre dont la clef est au fond d'un puits dont la position est connue du staff seul.

Les Brigades du Tigre Modérateur


Une dénommée Russalka prit la peine d'expliquer que ce que le "modérateur" ignorait était consultable par tous. De plus elle me rappela très aimablement, ce dont je lui sais gré, les principes fondamentaux de ces calculs secrets. Mais un autre vint à la rescousse du modérateur :

Je rajoute mon grain de sel : les premiers mots de la définition du blog rank sont "indice de qualité". Le comptage des visiteurs des moteurs, ça ne concerne en aucun cas la qualité du blog, mais son référencement ... 65 %... l'est bien référencé.

Les visiteurs qui reviennent d'eux-mêmes sont bien plus importants pour déterminer l'intérêt du blog... Signé Forro.

 

Mais quel naïf, quel imbécile je fais ! C'est pourtant évident ! Les visiteurs des moteurs de recherche sont obligés de venir. C'est magouille et compagnie. Le propriétaire de ces moteurs est de mèche avec la franc-maçonnerie et le locataire du blog pour le référencer. La preuve ? Le blogueur susdit est au courant des secrets du staff !!

En fin de compte la réflexion émise par le balourd est un doublon de l'histoire de la poule et de l'oeuf : est-ce à cause du bon référencement d'un blog qu'il est visité ou est-ce à cause du grand nombre de visites et de l'intérêt qu'il présente qu'il est bien référencé ??

En outre, que sous-tend cette perle ? Cette énormité : même si les 65% de visiteurs venus des moteurs de recherche ne sont pas le résultat de pressions internes, ils ne reviendraient jamais (je me demande bien pourquoi...) et ne sauraient prouver à eux seuls que le blog est digne d'intérêt. Il faut qu'ils "reviennent d'eux-mêmes" ou ça vaut pas !!

Seulement voilà : imaginons M. Duchnock qui fait la découverte du "Blog de Bernard Bonnejean" sur google. Il cherche quelque chose de précis sur la Vénus hottentote, par exemple. Il trouve l'article intéressant et bien documenté. Que fera-t-il la prochaine fois ? Il cherchera les nouveautés du "Blog de Bernard Bonnejean" sur google. Donc il reviendra, mais via le moteur de recherche.

En ce jour de Pentecôte, après la sage réflexion du curé, j'ai su que j'avais reçu la visite de l'Esprit-Saint. Puisque mon blog est parfaitement inintéressant ; que les seuls visiteurs  forcés à venir par google, yahoo et compagnie ne reviennent jamais, tant ils sont dégoûtés, paraît-il ; qu'il suffit pour s'en assurer de ricaner sur mes deux inscriptions ; qu'il n'est que de voir celles et ceux qui osent commenter après ou sans lecture préalable, il faut se rendre à l'évidence. Je n'écrirai plus que lorsque j'aurai le temps, c'est-à-dire une fois par semaine, tout au plus.

Ce qui me donnera l'occasion de profiter du soleil et de mes nuits. Ainsi rendrai-je son plein sens au poème de Paul Fort :


Le bonheur est dans le pré, cours-y vite, cours-y vite.

Le bonheur est dans le pré, cours-y vite. Il va filer.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.

Dans l'ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite.

Dans l'ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.

Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite.

Sur les cornes du bélier, cours-y vite. Il va filer.

Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite.

Sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer.

De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite.

De pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer.

Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite.

Saute par-dessus la haie, cours-y vite ! Il a filé !


A moins que :




A bientôt, mes vrais amis, et sans rancune aux faux,

Bernard Bonnejean

Publié dans Grosse fatigue

Partager cet article

Repost 0

Rideau

Publié le par Bernard Bonnejean





Bonneber est fermé pour congès annuels, durée indéterminée.

Bonnes vacances à toutes et à tous.

Publié dans Grosse fatigue

Partager cet article

Repost 0