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PATRICK MODIANO EST PRIX NOBEL DE LITTERATURE...

Publié le par Bernard Bonnejean

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CITATIONS DE CÉLÉBRITÉS GARANTIES FACEBOOK

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COLLIGÉES PAR BERNARD BONNEJEAN

« Pas touche aux allocs !!! »

Zionnghaka Chana

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« Si j’ai bien compris, c’est chaque fois à moi de me lever en protestant pour la fermer ! »

André Gide

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À propos d’un poème d’Hélène Rollinde de...

Publié le par Bernard Bonnejean

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Laissez-vous transporter sur les flots de ce mardi...

Publié le par Bernard Bonnejean

Laissez-vous transporter sur les flots de ce mardi...

Laissez-vous transporter sur les flots de ce mardi un peu pluvieux.
Pour une fois, abandonnez-vous à vos motherhoods.

Bon mardi et à ce soir (comme les vrais bretons, j'ai attendu qu'il vente et qu'il pleuve pour faire une sortie à Saint-Malo)

Bisous

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« Levons nos verres à la mémoire de la mémoire ! »

Dr Alzheimer (Aloïs, si mes souvenirs sont bons)

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CONSEILS ÉCOLONOMIGIQUES

Publié le par Bernard Bonnejean

CONSEILS ÉCOLONOMIGIQUES

CONSEILS ÉCOLONOMIGIQUES
D’UN LUNDI MATIN FRISQUET

Ne laissez pas couler l’eau courante
Ne laissez pas courir l’eau coulante
Ne laissez pas croupir l’eau stagnante
Ne laissez pas mourir l’eau dormante
Ne laissez pas tarir l’eau coûtante
Ne vous laissez pas couper l’eau

Bernard Bonnejean
Qui vous souhaite une très bonne journée

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À propos d’un poème d’Hélène Rollinde de...

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À propos d’un poème d’Hélène Rollinde de...

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À propos d’un poème d’Hélène Rollinde de Beaumont

Publié le par Bernard Bonnejean



TESTAMENT D’UN POÈTE

 

Oui, vous faire rêver, quand de chagrin je pleure,

Voilà qui est donner en bénéfique leurre ;

Vous tromper de beautés, vous distraire d’espoir

Vous insuffler de mots, autre façon de voir.

 

Par thèmes abordés, vous donner de la force

Voici le but avoué, celui où je m’efforce

De toucher votre cœur par le mien endeuillé

Vous habiller de joie quand j’en suis dépouillée ;

 

Si j’écris de mes vers un bien pauvre idéal

C’est que dans ce revers de poèmes en étal

Je sais trouver bonheur pour des âmes jumelles

Comme si du malheur il me poussait des ailes.

 

Oubliez qui je suis poussière insignifiante

La fusion se poursuit et je vous suis confiante

À ne prendre de moi que ce que je vous donne

Et que dans vos émois votre oubli me pardonne.

Hélène Rollinde de Beaumont, 15 août 2014

 

 

 LIBRE LECTURE

DE

BERNARD BONNEJEAN

 

Le titre de ce poème composé le 15 août 2014 dit à peu près tout pour peu qu’on soit au courant du contexte. Autrement dit, il ne dit rien qu’aux amis et aux proches de Mme Hélène Rollinde de Beaumont. Pour qui connaît Hélène, il semble peu probable qu’elle ait renoncé à un féminin tout à fait acceptable tant sur le plan de la langue que sur celui des conventions sociales. En effet, il est loin le temps où George Sand avançait prudemment, presqu’en s’excusant, le mot « poétesse », s’empressant d’ajouter entre parenthèses « si nous pouvons employer ce mot qui mériterait d’être dans le Dictionnaire, et qui nous paraît aussi nécessaire maintenant que celui de poëte ». Diable, que de précautions ! De qui parlait-elle ? Je ne sais mais toujours est-il que peu aujourd’hui oseraient ranger Anna de Noailles, Marie Noël, Marceline Desbordes-Valmore, Rosemonde Gérard et Renée Vivien parmi les « poètes célèbres ». La persistance de ce masculin paraît aussi archaïque que les trémas sur le « e » du signifiant.

 

 

Il faut dire que la littérature officielle a longtemps fait peu de cas de la poésie féminine. Lorsque j’ai eu à présenter la petite Thérèse et sa poésie, il m’a fallu faire fi d’une multitude considérable d’adjectifs dépréciatifs. On la disait « mièvre », « pâle » et on parlait d’une poésie « à l’eau de rose ». Faut-il rappeler qu’on jugeait ainsi un docteur de l’Église dont au moins deux papes, et non des moindres, ont souligné l’importance considérable. Il est vrai qu’à peu de distance temporelle un poète brillant oublia ses lettres de noblesse quand il s’insurgea contre « l’encre femelle » de poétesses dont les vers semblaient « tirés de boites à mouchoirs ». Pourtant, je ne crois pas Villiers de l’Isle-Adam plus misogyne que bien de ses contemporains. Peu de temps après, le jeune François Mauriac, dont les recueils viennent d’être reconnus par le grand Barrès, se gaussera lui aussi des prétentions des hôtesses de Charles de Pomayrol que l’épouse s’est juré de faire académicien. Il raconte dans la Rencontre avec Barrès comment jeune fondateur avec Robert Vallery-Radot de la revue catholique « Les Cahiers », ils allaient en compères sournois accompagnés de Paule, la future épouse de Robert, écouter les mauvais vers de mirliton « d’un groupe de poétesses dont les étoiles s’appelaient la duchesse de Rohan, Mme de la Rochecantin, et la baronne de Baye, née Oppenhein ». Il ajoute qu’il ne fréquentait le salon « que pour rire », attendant patiemment la fin des pénibles récitations « de vers spiritualistes » de ces dames le moment de faire un sort aux « assiettes de petits fours ». Quant à Barbey d’Aurevilly, que j’admire, un presque contemporain de Sand, il commet encore cette énormité : « le génie, cette immense virilité », convaincu que les fonctions poétiques sont similaires à celles du prophète et du prêtre, cette dernière étant réservé aux hommes par l’Église.

 

 

Il paraît que cet ostracisme sexuel qui écarte nos compagnes de ces fonctions prestigieuses ressortit à une loi imprescriptible car, comme l’a affirmé le défunt Jean-Paul II : « L'ordination sacerdotale, par laquelle est transmise la charge, confiée par le Christ à ses Apôtres, d'enseigner, de sanctifier et de gouverner les fidèles, a toujours été, dans l'Église catholique depuis l'origine, exclusivement réservée à des hommes ». Et si vous objectez que bien des vérités immuables, des pratiques pluriséculaires ont été réformées voire abandonnées, on vous répondra que c’est là une loi « organique » et qu’il faut faire avec elle. Est-ce pour cette seule raison qu’on a dénié l’accès de la poésie-prophétie aux femmes ? Assurément non. C’est un prêtre, l’abbé Mallet, qui écrit dans l’article « Femme » de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert : « On a si fort négligé l'éducation des femmes chez tous les peuples policés qu'il est surprenant qu'on en compte un aussi grand nombre d'illustres par leur érudition et leurs ouvrages ». Il s’agit de plus qu’un aveu : d'une reconnaissance.

 

Inutile de remonter à saint Thomas d’Aquin pour exclure les femmes du monde littéraire en passant par la prise de parole en public et la culture. Pauvre Aquinate qui ne faisait, malgré tout, que reprendre la misogynie culturelle de Paul de Tarse : « Que la femme écoute l’instruction en silence avec une entière soumission. Je ne lui permets pas d’enseigner ni de prendre de l’autorité sur l’homme. Qu’elle demeure dans le silence », proclamait « l’avorton de Dieu ». Comment expliquer cette posture de la part de ce juif converti ? Selon certains théologiens, cette méfiance vis-à-vis de la femme est une traduction de la philosophie paulinienne. Deux mondes s’y affrontent : celui du corps et celui de l’esprit. La primauté du second se traduit ainsi : « Si vous vivez selon la chair, vous mourrez. Si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez ». De là à s’interdire toute forme de sexualité il n’y aurait qu’un pas à franchir si, pour Paul, la femme n’était aussi, et surtout, mère. Seule la maternité donne à la femme sa raison d’exister et à la sexualité une sorte de mission quasi divine. Comment donc, dans cet univers dichotomique, accepter l’existence d’une femme assez forte, assez intelligente et assez saine pour mener un groupe, une nation, voire une Église ? Et pour écrire des vers !

 

Ai-je été un peu long sur ce chapitre ? Certes, mais il me fallait expliquer ma première surprise en découvrant ce titre masculinisant chez une dame que je crois profondément et intelligemment féministe, elle qui se dit ailleurs « auteure de poésie ». « Testament d’un poète », écrit-elle. « D'un poète » ? Vous, Hélène ? Et pourquoi un testament ? Voici une explication possible.

 

 

Le 15 août vous présentiez votre poème ainsi : « Texte sombre en harmonie avec le temps et une date honnie qui approche… » et le 19, au-dessus d’un brassard noir de deuil : « Le 18 août 2011 fut le dernier jour de mon fils aîné Christophe, le 19, la date officielle de son décès à l'âge de 29 ans. Trois bougies. La Sainte Hélène est donc un jour bien triste... Merci à ceux qui me l'ont fêtée et bien évidemment ne peuvent pas savoir ». Maintenant ils savent qu’en fêtant la maman, ils rappellent aussi le décès de son cher enfant. Cruelle coïncidence qu’il faudra assumer jusqu’à la fin ! Ainsi le « testament » s’éclaire-t-il autrement à la lumière de ces deux événements concomitants. Ce « testament d’un poète » ne serait-ce pas aussi, surtout, et peut-être seulement celui de Christophe ? Hélène le dit d’une certaine manière dans son poème : « La fusion se poursuit ». N’est-il pas question, au-delà de l’énonciation première, au-delà des apparences et des réalités syntaxiques, de la traduction de l’amour fusionnel de la maman et de son enfant ? Tout fait sens, tout fait signe, jusqu’aux prénoms. Christophe, le porteur du Christ, celui que la Tradition représente portant Jésus dans ses bras pour l’aider à passer les obstacles comme les rivières. Quant à Hélène, j’ai eu la curiosité d’aller voir. Sveta Jelena Anžujska, autrement dit Hélène d’Anjou, est née en 1237 et morte en 1314 (et nous sommes en 2014, année où nous célébrons ces temps-ci l’entrée dans la première guerre mondiale…). Elle était reine de Serbie probablement fille de l’empereur de Constantinople. Mariée à Stefan IV, roi de Serbie, la mort de son mari et de sa fille vont bouleverser sa destinée (sic !) Elle se consacra à la cause des orphelins et à l’instruction des jeunes filles. À la mort de son mari, elle ouvre une école pour filles de familles pauvres, un refuge pour les démunis. Elle est inhumée dans le monastère de Gradac, près de sa fille (sic !) Ainsi Hélène de Serbie assumait sa vraie vie grâce à sa fille morte, en lien avec elle, dans son souvenir constant !

 

Et comment ne pas rappeler que dans l’histoire de l’Europe, sainte Hélène a laissé son nom à une île, et quelle île !, fatale à quel haut personnage !

 

Commencez-vous à comprendre pourquoi en poésie tout fait signe ? Pourquoi la poésie, contrairement aux autres arts littéraires, est porteuse d’une multitude de sens qu’il convient de déchiffrer, d’aller chercher au plus profond de la conscience et des histoires personnelles ? Pourquoi « être poète », « être poétesse » ressortit davantage à une mission qu’à la mise en œuvre d’un don artistique ? Le mauvais poète n’est pas seulement un faiseur de mauvais vers ; il ne va pas au-delà du sens premier des mots et ses métaphores, s’il y en a, appartiennent toutes au poncif, au cliché, à ce que le grand écrivain Céline appelait le « chromo ». Or, qu’est-ce qu’un chromo ? Une carte postale, bien ou mal prise, bien ou mal mise en valeur, mais le plus souvent impersonnelle, envoyée indifféremment à des destinataires de peu d’intérêt, pas assez en tout cas pour être jugés dignes d’une vraie lettre.

 

 

Hélène, au contraire, soigne son lectorat. Les deux premiers quatrains contiennent son ordre de mission. Le poète transcendera son deuil par une sorte d’escamotage et de subterfuge propre à donner le change. La triste réalité deviendra source de joie et d’espérance par la médiation de la beauté, de l’agencement poétique des mots. Dans cette optique, on croit retrouver l’art poétique des symbolistes et des poètes dits maudits pour lesquels l’esthétique est première et source principale d’attrait. Si la thématique tient encore sa place, c’est à titre d’instrument seul car elle ne participe pas au premier rang d’une argumentation ni même d’une intention biographique. Hélène de Beaumont ne rejette pas l’idée de « toucher le cœur », mais elle entend le faire de façon détournée puisque par une sorte d’alchimie annoncée elle entend créer du rêve, de la force et du bonheur avec la mort de l’être cher. La poésie, elle le sait et elle le dit, est ainsi motivée par une sorte de stratagème — le mot « mensonge » est trop cru et me gêne.

 

Le dernier vers est assez parlant pour être mentionné : il s’agit de déshabiller Pierre pour habiller Paul, comme le dit l’adage, bien que Pierre, si l’on peut dire, est déjà « dépouillé ». Oserais-je dire que dans l’idée de l’habillage et de la nudité ainsi que dans leur réciprocité il est possible de distinguer le thème du « travestissement » ? Nous sommes là au cœur d’une métamorphose assez complexe dont l’auteur n’a peut-être pas elle-même pris conscience. D’une part, toujours dans le registre de la vêture, Hélène Rollinde de Beaumont parle d’un « revers » de poèmes. Dans un jeu parfaitement déclaré mais assez subtil de pile et de face, le poète confronte deux contraires : la destinée funèbre de l’enfant mort et sa sublimation par sa poète-mère. On alors frappé par l’étonnante similitude de ces deux pôles de la « fusion » affirmée. Mais à bien y réfléchir ce ne serait que trop banal si n’intervenait une troisième « personne » dans cette distribution : le lecteur, pas un lecteur indifférencié, pas un lecteur impersonnel, pas un lecteur neutre, étranger à la situation décrite ; un lecteur qui soit lui-même en posture de gémellité fusionnelle, donc chargé de partager et de vivre. Si la pudeur finit par s’exprimer en clôture de cet appel à l’union totale, il est difficile de croire que la « confiance » réclamée puisse s’achever sur un « oubli » et un « pardon ». En effet, la participation active du lecteur fait l’objet d’une invitation, pas d’un ordre. S’il accepte le marché — ou plutôt « l’échange », mot qui correspond mieux à la réciprocité mise en lumière — c’est sciemment et volontairement. N’étant pas contraint à accepter cette loi de l’offre (« je vous donne ») et de la demande (« prendre de moi »), il ne peut s’en prendre qu’à lui de l’émotion contractée par la mise en mots et en actions.

 

 

À bien y réfléchir, ce poème est de ceux qu’on appelle « inauguraux », ou mieux encore « contractuels ». En effet, Hélène Rollinde de Beaumont y expose ses intentions que l’on pourrait s’attendre à être appliquées pour la totalité d’un recueil thématique sur la mort et la transcendance poétique. Certes, le lecteur peut faire jouer sa liberté et s’adonner à une autre lecture. Il n’en demeure pas moins qu’il est prévenu d’emblée de l’intention première de la poétesse et que sa décision d’accepter ou de refuser se fera à partir cette information. Avouez tout de même qu’il faudrait être de marbre pour refuser un tel projet d’amour. Parvenu à ce point de mon analyse et de mes réflexions, permettez-moi de poser une question ouverte. Un poète, fût-il un grand poète, serait-il à ce point capable d’un même « projet d’amour ». Si ce « testament » est à la fois celui de l’enfant défunt-poète et celui de sa mère poétesse de sa mémoire, un homme, un « poète » doté de toute la masculinité de son tempérament, serait-il capable de s’offrir ainsi en partage à son lectorat et jusqu’à ce point extrême de fusion dans le but dévoilé de lui procurer du rêve et de la joie ? Personnellement, j’en doute. Et je ne suis pas certain que ce soit en faveur du sexe masculin…

Bernard Bonnejean


 

Publié dans poésie

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