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Merci, cher Père

Publié le par Bernard Bonnejean

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Ouest-France Actualité Mayenne

mardi 17 mars 2009

Mgr Scherrer : « Les gens sont abasourdis »

Mgr Thierry Scherrer, évêque de Laval.
Mgr Thierry Scherrer, évêque de Laval.

Après l'affaire de l'archevêque brésilien, l'évêque de Laval dénonce un « cas isolé ».



Deux questions à... Mgr Thierry Scherrer, évêque de Laval.

 

L'affaire Williamson (1) puis celle de l'archevêque de Recife, Mgr Sobrinho (2), ont indigné de nombreux catholiques. Quel est votre avis ?

 

La prise de position de l'archevêque brésilien est irrecevable. Mais c'est un cas isolé. La conférence épiscopale brésilienne l'a d'ailleurs désavoué. Dans mes visites pastorales, comme hier (dimanche) à Cossé-le-Vivien, les gens me parlent de leur désarroi et même de leur tristesse. Certains se disent écoeurés. Et il s'agit de catholiques pratiquants. C'est ce qui fait le plus mal. Les gens me disent leur peur d'une église qui ne respecterait pas les principes de Vatican II. Ils ont peur de l'intégrisme. Il faut les rassurer et rappeler le rôle de compassion et d'accueil de l'Église. Je pense que la lettre du pape aux évêques (NDLR, rendue publique le 12 mars) a été reçue positivement. Benoît y reconnaît ses maladresses. Sa motivation est l'unité de l'église. Le pape craint les divisions.

 

Les intégristes ne semblent pas vouloir rentrer dans le rang ?

 

La levée de l'excommunication des prêtres lefévristes ne signifie pas qu'ils sont réintégrés. On attend le pas qu'ils vont faire. Mais il ne vient pas. Ils s'excluent eux-mêmes. Je reste en dialogue avec certains d'entre eux. Mais il faut aussi distinguer les intégristes schismatiques de la Fraternité Saint-Pie X des traditionalistes de la Fraternité Saint-Pierre ou des communautés ecclesia dei, assez nombreuses en Mayenne, qui pratiquent aussi le rite tridentin (NDLR, la messe en latin) qui sont dans l'Église et avec lesquels tout se passe bien.


Recueillis par Guillaume LE DU.


(1) L'évêque intégriste qui a prononcé des propos négationnistes

(2) Mgr Sobrinho avait excommunié une mère ayant décidé l'avortement de sa fille de 9 ans violée par son beau-père, et des médecins ayant pratiqué cet avortement.


Ouest-France


Merci, cher Père, au nom de tous les catholiques du diocèse de Laval qui avions grand peur que l'Eglise tourne mal. Y compris ici, en Mayenne, où  certains prêtres zélés mais pas plus saints pour autant, ignorants de leur ministère, sans la "compassion" dont vous parlez dans votre réponse au journaliste, suivis par des laïcs tout aussi zélés, tout aussi "saints", tout aussi ignorants de l'Evangile, condamnent sans jamais pardonner, parfois même sans savoir avec exactitude ce qu'il en est des accusations portées, oublieux du sens de leur vocation. Peureux, intolérants ou carriéristes ? je ne sais. Mais comme je l'ai dit ailleurs, pour paraphraser sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, si la Justice copie la justice, à quoi sert-elle, d'autant qu'elle appartient à Dieu auquel il serait bien prétentieux de vouloir la confisquer à son profit ?

Par vos paroles, nous voilà en partie rassurés.

Aujourd'hui, nous aimerions que vous disiez ce que vous pensez de la déclaration du pape sur la contraception. Pas pour nous faire plaisir, mais juste pour nous éclairer.

Que se passe-t-il ??? Les intégristes une fois réintégrés nous chasseront-ils de l'Eglise dont ils auront pris possession comme ils le désirent depuis de fort nombreuses années ???

Bernard Bonnejean

Publié dans religion

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L'Amour, avant tout le reste !

Publié le par Bernard Bonnejean


et peut-être même à la place de tout le reste



Don Helder Camara


A quoi peut bien servir une religion qui singerait la justice humaine ? L'histoire de Carmen - puisqu'on sait aujourd'hui que la fillette brésilienne s'appelle Carmen, ce qui en soi constitue une remarquable avancée - est sur ce point un exemplaire à garder précieusement comme une perle fine dans l'écrin de la catholicité.

Commençons par des définitions :

Qu'est-ce que le droit pénal ? Le droit pénal peut se définir comme l'ensemble des règles qui définissent les infractions et les peines applicables, codifiées au sein du Code de Procèdure Pénale. Le droit pénal est différent selon les pays. Au Brésil, l'avortement est interdit et puni.

Qu'est-ce que le droit canon ? C'est, pour les catholiques et ceux qui s'y réfèrent, l'ensemble des règles admises par une commission appelée « Conseil pontifical pour les textes législatifs » depuis l'an 2000, dont le rôle est l'interprétation de ces textes législatifs, sous l'autorité du Législateur suprême, le pape, et le constant maintien de cette législation dans l’Eglise de façon à ce qu’elle soit la plus complète et la plus mise à jour possible. Que dit le droit canon en matière d'avortement ? Le canon 1398, du titre VI "Les délits contre la vie et la liberté humaines", du Code de droit canonique promulgué par le pape Jean-Paul II le 23 janvier 1983 est très clair sur ce point :
Qui procure un avortement, si l'effet s'en suit, encourt l'excommunication
latae sententiae (c'est-à-dire "du fait même, sans jugement").

Où donc est le problème ? Très logiquement, puisque la législation brésilienne et le gouvernement de l'Eglise sont d'accord, pourquoi reprocher à l'autorité ecclésiastique d'avoir excommunié la mère de la fillette enceinte, ainsi que l'équipe médicale qui a procédé à l'avortement ?

Dès le 12 mars, les évêques de France répondaient à cette question, protestant de leur indignation commune avec la quasi unanimité des fidèles catholiques. Voici, par exemple, le communiqué de Mgr Francis Deniau, évêque pour la Nièvre.


Excommunication au Brésil : Réaction de Mgr Deniau, évêque de la Nièvre

Il y avait autre chose à dire

J'ai appris comme tout le monde que la mère d'une fille de neuf ans, enceinte de son beau-père, avait été excommuniée par son évêque au Brésil, avec l'équipe médicale qui avait procédé à l'avortement de sa fille.  Comme évêque, je suis solidaire de tous les évêques du monde. La solidarité impose de dire ses désaccords, sinon elle ne serait que complicité. Je dois dire à mon frère l'évêque de Recife - et au cardinal qui l'a soutenu - que je ne comprends pas leur intervention. Devant un tel drame, devant la blessure d'une enfant violée et incapable, même physiquement, de mener à terme une grossesse, il y avait autre chose à dire, et surtout des questions à se poser : comment accompagner, encourager, permettre de sortir de l'horreur, de retrouver sens et goût à la vie ? comment aider la fille et la mère à se reconstruire ? Nous balbutions, surtout nous les hommes, et devons compter sur les femmes pour être là avec plus de présence que de paroles. Mais des paroles de condamnation, un rappel de la loi, aussi juste soit-elle : c'est ce qu'il ne faut pas faire.


Jésus aurait dit que la morale est faite pour l'homme et non l'homme pour la morale. Il a dénoncé l'hypocrisie de ceux qui lient de pesants fardeaux sur les épaules des autres.


Je confesse que j'ai accompagné des femmes avant et après une IVG. Je crois que l'Église catholique assume sa responsabilité sociale en insistant, à temps et à contre-temps, sur le respect de la vie humaine « depuis la conception jusqu'à la mort naturelle ». Nous manquerions à notre responsabilité en taisant cet appel, qui relève de la défense des plus petits et des plus faibles. Après, il s'agit d'accompagner chaque personne, dans des situations où je ne voudrais pas être, et où chacun essaie de faire au mieux de ce qu'il ou elle peut. Dieu nous appelle à des décisions qui peuvent être exigeantes, mais d'abord il nous enveloppe de sa tendresse, et il nous accueille dans les obscurités et les drames de la vie. J'attends des hommes d'Église, mes frères, qu'ils n'utilisent pas son nom pour condamner des personnes ou les enfermer dans la culpabilité.

Francis DENIAUFrancis Deniau, évêque pour la Nièvre


 

Cependant, comme beaucoup de pratiquants sans doute, et de non pratiquants, la réponse officielle du Vatican était attendue. Les évêques parlaient-ils en leur nom ou leurs paroles d'humanité et de miséricorde étaient-elles aussi celles de leur hiérarchie ? Voici la réponse de la Curie, c'est-à-dire, en quelque sorte, du pape lui-même, que nous attendions tous :


Brésil : Avant l’excommunication, il y avait la miséricorde 
Mgr Rino Fisichella, président de l’Académie pontificale pour la vie


ROME, Dimanche 15 mars 2009 - Le président de l'Académie pontificale pour la vie a dénoncé l'excommunication lancée récemment par l'archevêque de Recife au Brésil, contre la mère et l'équipe médicale ayant procédé à l'avortement d'une fillette de neuf ans, violée par son beau-père.

Dans L'Osservatore Romano du 15 mars, Mgr Rino Fisichella a précisé qu'« avant de penser à l'excommunication », il aurait fallu un « témoignage de proximité avec celui qui souffre, un acte de miséricorde ». Il a notamment dénoncé « un jugement qui pèse comme un couperet ».

 

L'enfant, que Mgr Fisichella prénomme Carmen, « devait avant tout être défendue, embrassée, caressée avec douceur pour lui faire sentir que nous étions tous avec elle ». « Tous, sans distinction aucune ». « Avant de penser à l'excommunication, il était nécessaire et urgent de sauvegarder sa vie innocente et de la ramener à un niveau d'humanité dont nous, hommes d'Eglise, devrions être des experts et des maîtres », a-t-il ajouté.


« Cela n'a pas été ainsi et, malheureusement, la crédibilité de notre enseignement s'en ressent et apparaît aux yeux de beaucoup comme insensible, incompréhensible et privé de miséricorde », a poursuivi le haut prélat. « C'est vrai, Carmen portait en son sein d'autres vies innocentes comme la sienne », même si elles étaient le « fruit de la violence », et « elles ont été supprimées ». « Cela ne suffit toutefois pas pour porter un jugement qui pèse comme un couperet ».


Le président de l'Académie pontificale pour la vie a également dénoncé « le tapage et les réactions suscitées par l'intervention de l'évêque ». « La violence sur une femme, déjà grave en soi, prend une valeur encore plus blâmable quand c'est une enfant qui la subit », a-t-il déploré. « Il n'y a pas de mot pour condamner de tels épisodes, et les sentiments qui en dérivent sont souvent un mélange de rage et de rancœur ».


Dans son intervention, Mgr Fisichella a rappelé que « l'avortement provoqué a toujours été condamné par la loi morale comme un acte intrinsèquement mauvais et cet enseignement reste inchangé ». « Le concile Vatican II dans Gaudium et spes - document de grande ouverture et de perspicacité en référence au monde contemporain - utilise de manière inattendue des paroles claires et très dures contre l'avortement ». 


Ainsi, « une collaboration formelle constitue une grave faute qui, quand elle est réalisée, porte automatiquement au-dehors de la communauté chrétienne ».


« Techniquement, le Code de droit canon utilise l'expression latae sententiae pour indiquer que l'excommunication s'actualise au moment même où le fait arrive », a-t-il encore expliqué.


Ainsi, « il n'y avait pas besoin (...) d'une telle urgence et publicité pour déclarer un fait qui s'actualise de manière automatique ». Pour le haut prélat, « ce dont on avait un plus grand besoin à ce moment là, c'est le signe d'un témoignage de proximité avec celui qui souffre, d'un acte de miséricorde qui, tout en maintenant le principe ferme, est capable de regarder au-delà de la sphère juridique pour atteindre ce que le droit prévoit comme but de l'existence : le bien et le salut de ceux qui croient dans l'amour du Père et de ceux qui accueillent l'Evangile du Christ comme des enfants ».


Marine Soreau pour ZENIT.org

 

Maintenant, je laisse à chacun le soin de juger, en conscience, après une lecture attentive de ces textes officiels, s'il est besoin de condamner le pape, tout le clergé et tous les fidèles catholiques, pour ce qu'ils considèrent pratiquement tous comme une faute contre la charité évangélique.

 

Bernard Bonnejean

Publié dans culture humaniste

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Sarklown et les comiques

Publié le par Bernard Bonnejean


Ou comment gérer un paradoxe quand on est président

Le problème avec les comiques involontaires est qu'ils se prennent au sérieux. Sinon, ils ne seraient ni comiques ni involontaires. La preuve, Sarko que nos frères belges appellent "le clown", ne cesse de clamer à la face des peuples de l'univers qu'il se veut volontaire et que ça va enfin devenir sérieux. Et c'est ça, justement, qui le rend si drôle. Et si méfiant à l'égard des comiques professionnels, obligés, eux, de travailler pour obtenir le même résultat.

Dans le collimateur des "hommes de pouvoir", selon la formule consacrée, de plus en plus obsolète à mesure que le citoyen moyen voit tout dégringoler autour de lui, il en est trois qui, à l'heure actuelle, peuvent envisager la fonction de "pigiste" ou d'"intermittents du spectacle" avec une angoisse d'autant plus raisonnée que leur talent est reconnu par les professionnels de la profession. Il s'agit de Daniel Mermet, de Stéphane Guillon et de Didier Porte.

Permettez-moi de garder le premier larron pour plus tard, en espérant qu'on le laissera encore un peu à l'antenne.

Plutôt que de faire une analyse fastidieuse du comique de Guillon et de Porte, j'ai préféré choisir quatre papiers composés sur des personnalités, à raison de deux exempla chacun, le tout agrémenté de critiques envoyées à la rédaction de France Inter, publiées par l'auteur de Porte-Flingue, Ramsay, juin 2008 :



Quand j'entends la chronique de Didier Porte, je repense aux années d'après guerre quand nos camarades du P.C. avaient les mêmes façons de tout critiquer sans beaucoup de discernement, en utilisant la moindre rumeur pour discréditer leurs adversaires. Je pense que les parents de Didier Porte étaient dans le parti à l'époque.

Didier


M. Porte est de retour malgré ses propos injurieux et vulgaires ainsi que ses idées fixes ! Voulez-vous lui proposer de chercher un autre sujet que le Président Sarkozy et sa femme Carla !!

Je suis un auditeur de très longue date de France Inter j'aime beaucoup les plaisanteries mais je trouve qu'il y a des limites à tout. Merci de lire ce message.

 

Lucien

 

A l'aimable attention de M. Stéphane Bern.

Votre émission est certes un espace de liberté totale. Vous êtes cependant responsable du choix de vos "humoristes", et de ce qu'ils disent... Lorsque vous pouvez être indirectement concerné ! Je ne reviendrai pas sur le pire d'entre eux, Didier Porte, dont certains excès auraient depuis longtemps dû vous amener à vous en séparer ! (Je pense à l'odieuse moquerie sur Guy Moquet, en particulier, IMPARDONNABLE...)

Mais, après tout, c'est un Coco aux accents Staliniens dans une émission où l'humour tourne à 90 % à tourner en dérision souvent facile et minable, Sarkozy, son gouvernement, la droite en général, le tout parfois teinté de "morale" (!?).

 

Gérard

 


 

Mais quel gros tas de merde ce Porte ! Heureusement qu'il trouve un service public et des contribuables pour subvenir à ses besoins (scatologiques). Heureusement que l'on finance ses pseudo-spectacles qui ont du mal à rassembler 150 paumés. C'est quand que l'humour avec un grand H revient à l'antenne ! Vous qui aimez la transparence, on peut savoir combien les contribuables payent pour supporter Porte ?

 

Chantal

 

Fidèle auditeur de france inter et du fou du roi, émission bien animée par Stéphane Bern (bravo), je ne supporte plus la chro­nique de Didier Porte que je trouve archi nulle. Cet individu n'a aucun respect et est méchant de surcroît avec les invités. Il n'a aucun talent il se croit génial mais il ne fait rire que lui, et pro­voque quelques rires forcés du public et de Stéphane (cà se sent). Alors quand Stephane va-t-il le sortir de son émission ? A part ça continuez. 

René

 

J'écoute cette émission depuis son début où c'était un plaisir parce que fort intéressante ! Mais de jours en jours, elle s'est dégradé et Monsieur Bern, que je croyais au-dessus du lot de tous les rigolos que l'on peut entendre à la radio me déçoit de plus en plus !!! Il se complait à ricaner "bêtement" aux critiques permanentes du gouvernement et de son président ! Si c'est la seule façon de faire une émission, c'est lamentable!!!!! idem pour dénoncer la misère du monde !!! Ce cher Monsieur, combien de sans-logis loge-t-il chez lui ainsi que son compère Didier Porte !!! Moi aussi, je peux défiler etc... pour avoir bonne conscience et ensuite NE RIEN FAIRE !!! Il y a pourtant tant de choses intéres­santes à passer à la radio !

 

Marie

 


 

Monsieur Bern,

Je ne peux plus supporter le venin et la haine du critique Didier Porte ! Ce pisse la Haine gaucho est vraiment insupportable. C'est radio gaucho on le sait mais là çà devient limite. Et vous celà semble vous amuser ? Ce connard de Didier Porte vous est il imposer par la direction ? Il est quoi et qui ce mec, un acteur raté, un journaliste raté, un rien raté, le néant avec une langue de pute ? C'est si facile comme ces critiques de cinéma, de théatre, littéraires ou de restaurant qui ne sont en fait que des ratés et qui par votre faute ou avec votre aide deviennent des faux, des doublures, des minables audibles avec l’argent du service publique sur une radio. Honte a France inter et MERDE a ce Con de Didier Porte ! Au chiotre les gauchos de sa race ! Vive Sarkosy !

 

Léo

 

Un commentaire, très court, juste pour dire que j’ai respecté la volonté de Didier Porte qui a décidé de conserver « toutes les fottes d’aurtografe dorijine ». Ce qui m’incite à croire que les fonctionnaires des Kommandanturs, chargés  d'éplucher le courrier de bons citoyens français, ont dû rentrer chez eux avec une orthographe déplorable.Vous vous rendez compte : quatre ans à lire des bavasseries pareilles !!! Vous allez voir, Besson, dans quelques mois... Je vous parie qu'il aura perdu le peu de kultur qui lui reste. 

 

Bernard Bonnejean

 

 


 

 

 

DERNIERE NOUVELLE

 

Monsieur Bashung est mort. Au moment où j'écris, le samedi à 20 heures, la 3 vient de l'apprendre : Alain Bashung, l'un des seuls à avoir écrit sur Momo, ou Maumau, à savoir Mauricelle, a été terrassé par le dragon des grottes de Rocamadour. Salut et merci Bashung !

 

 


 


Publié dans humour dangereux

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Patience, merde !

Publié le par Bernard Bonnejean



Y'a pas l'feu au lac, non plus !


C'est samedi

matin, après-midi ?

Et c'matin, c'est dimanche,

Ben oui !

et

j'ai encore fait

la grasse !

Vous pouvez quand même attendre,

non ?

Y'a d'l'exagération,

quand même !

Y'en a marre

des râleurs !

Tout,

tout d'suite !!!

Quelle génération !

Vous voulez quelque chose

pour patienter ?

Bon, excitez-vous avec ça !



Non mais, tu les entends ? I'zen veulent d'autres ? Un dimanche matin ! N'ont qu'à aller à la messe, comme tout l'monde ! Oh, et puis hein, zut ! Moi j'r'dors ! N'ont qu'à se débrouiller ! Viens t'recoucher, mon Nounours !

Tu m'entends là ? Tu m'écoutes ? Tu dors ? Ben non, tu dors pas, puisque tu m'réponds qu'tu dors ! J'voulais juste te dire que t'as eu une fameuse idée, quand même, de programmer les nouveautés pour ce midi ! T'as pas oublié Bashung, j'espère !? T'es quand même toujours le meilleur, mon Nounours !

Bernard Bonnejean

Publié dans culture humaniste

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Adieu madras !

Publié le par Bernard Bonnejean

 

Bien que je n'y croie pas trop...


Y croyez-vous aux derniers adieux ? Moi, pas ! La destinée est assez facétieuse pour remettre sur votre route des visages oubliés qui avaient fini par ressembler à des figures de tarots marseillais, des pays engloutis dans vos mémoires comme des Atlantide platoniciennes ou des Ys cornouillaises, des pans entiers de scories existentielles dont l'inconscient se charge à votre place, en douce, sans vous demander la permission. Conscient, inconscient, subconscient : des frères ennemis inséparables qui vous mijotent sur le bord du piano de ces petits-plats parfois savoureux, à la cannelle, au curry ou aux piments musclés mais particulièrement indigestes. Mieux vaut finalement "faire avec", ou plutôt se servir de vos échecs pour les sublimer et ne pas finir bêtement mat.

Donc, soyons clairs, "Du passé faisons table rase" : illusion, mensonge, escroquerie ! On mourra avec, contents ou pas.

Alors, moi, quitte à être changé en "colonne de sel" comme la femme de Loth pour avoir désobéi au Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, je me retourne une dernière [?] fois sur mes vingt ans, ingambes, insouciants et oisifs, en agitant un mouchoir désormais célèbre dans le  monde entier grâce à Salvador :








Je ne saurais pourtant quitter les îles sans condamner l'inertie de gouvernements qui se sont employés, à tour de rôle, à les rendre dépendants, je n'ose dire esclaves, de la métropole. En tout, ou presque. Un paternalisme outrancier qui les a figées dans un attentisme et une passivité humiliants. S'il est vrai que l'enfant devient un homme le jour où ses parents lui laissent prendre des initiatives, sur ce plan, la métropole, en jouant les mères poules, un rôle feint qu'elle tint à merveille, a condamné ses petits à se nourrir uniquement à la mammelle de Mariane. On a voulu ainsi en faire, à tout jamais, des bébés dociles, inaptes au sevrage.

Dire qu'on ne savait pas serait un mensonge d'autant plus grossier que les poètes créoles, grands et petits, mettaient tout leur coeur à clamer leur orgueilleuse différence. Par exemple, Alain CAPRICE :



CHENN


Yo pa jenmen pwan mouch èvè vinèg
Toujou èvè sik


Méyè mwayen pou kouyoné on nèg


Sé pwan'y èvè mizik
Woté chenn mété chenn


Krédi pafèt pou chyen


Woté fè
Mèt hi-fi
Toujou kouyon ki pri


CHAINES


Jamais on n'a capturé des mouches avec du vinaigre
Toujours avec du sucre


Le meilleur moyen de couillonner un nègre ?


Le faire avec de la musique
Remplacer les chaînes par une chaîne
Le crédit n'est pas fait pour les chiens
Remplacer les chaînes par la hi-fi
Toujours les mêmes couillons qui se font avoir


Ce court poème n'en dit-il pas plus long que les discours ?

Est-il encore temps de réparer ? Essayons ! Mais à lire Baudelaire, admettons que ce ne sera pas facile :



A une Dame créole


Au pays parfumé que le soleil caresse,
J’ai connu, sous un dais d’arbres tout empourprés
Et de palmiers d’où pleut sur les yeux la paresse,
Une dame créole aux charmes ignorés.


Son teint est pâle et chaud ; la brune enchanteresse
A dans le cou des airs noblement maniérés ;
Grande et svelte en marchant comme une chasseresse,
Son sourire est tranquille et ses yeux assurés.


Si vous alliez, Madame, au vrai pays de gloire,
Sur les bords de la Seine ou de la verte Loire,
Belle digne d’orner les antiques manoirs,


Vous feriez, à l’abri des ombreuses retraites
Germer mille sonnets dans le coeur des poètes,
Que vos grands yeux rendraient plus soumis que vos noirs.



Pourquoi, Monsieur Baudelaire, ces tercets un peu racistes ? Ce "vrai pays de gloire" est pour le moins surprenant. Quant à la soumission des noirs, ne saviez-vous pas, cher grand poète, qu'elle était parfois obtenue au fouet ?


C'est que la créolité n'est pas la négritude. Du moins des générations de créoles l'ont-ils cru qui se sont évertués à "se blanchir" à tout prix, bien avant la mickaeljackson dengue, la maladie des afroaméricains du nord comme du sud. Les Démocrates états-uniens ne se sont-ils pas empressés de trouver des racines blanches au candidat Obama, en faisant préciser dans les journaux que le chouchou noir du monde civilisé n'était pas noir-noir et pas du tout descendant d'esclave ? On est bien loin d'avoir oublié les chaînes des grands-parents.

 


Il faut réenfanter les départements d'Outre-Mer, sans la belle Joséphine de la Pagerie, l'arbre, riche, superbe, presque blanc, qui cache la forêt. Et il faut réinventer une vraie négritude, avec l'héritage de Monsieur Césaire et de Monsieur Senghor,

 


« Ma Négritude point n'est sommeil de la race mais soleil de l'âme, ma négritude vue et vie
Ma Négritude est truelle à la main, est lance au poing
Réécade. Il n'est question de boire, de manger l'instant qui passe
Tant pis si je m'attendris sur les roses du Cap-Vert !
Ma tâche est d 'éveiller mon peuple aux futurs flamboyants
Ma joie de créer des images pour le nourrir, ô lumières rythmées de la Parole ! »

 

 

Rama Yade ne nous aura pas appris grand chose sauf une, essentielle : on peut être noirte-noirte, intelligente et très belle.


Bernard Bonnejean


 





 

Publié dans poésie

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Soirée diapos

Publié le par Bernard Bonnejean

 

Guyane 1960-1970


Je sais combien il est pénible de devoir supporter une soirée diapos ! Surtout quand des aléas de fortune vous ont privé de vacances et qu'il vous a fallu, sans broncher, habiter une ville morte en attendant le retour de vos voisins ! Et les voilà revenus, les voisins, avec des souvenirs plein la tête et la peau plus ou moins colorée selon le taux d'ensoleillement de la "station" (ce mot m'est totalement étranger en cette acception ; il n'évoque que le chemin de croix, le métro parisien ou le commerce de combustible automobile).

Et, en plus, ils vous invitent à venir partager, virtuellement, des paysages qu'ils veulent à tout prix vous rendre oniriques avec extase obligatoire devant le p'tit qui sait faire du ski. Pas obligé du tout de vous exclamer d'admiration devant la montagne. Elle n'est là finalement que comme figurante, au mieux soubrette, dans un remake à cent balles de Premier de cordée, faire-valoir du premier grand rôle : le p'tit qu'a fait dix mètres sans se casser la gueule et qu'a même pas pleuré.

Mon titre est donc mal choisi ? En auriez-vous préféré un plus exotique, type missionnaire-venu-se-ressourcer-dans-sa-famille ["Vous trouvez pas, Madame Michu, qu'il a l'air maigri ? Ces pays-là, vous savez, c'est pas bon pour la santé, mais ces gens-là ils ont tellement besoin de nous !"] ; ou type Paul-Emile-Victor-revu-et-corrigé-Connaissances-du-Monde ["Il expliquait bien le conférencier ; on voit tout de suite qu'ils envoient pas n'importe qui"] ou Feu-Commandant-Cousteau-qui-sait-causer-l'anglais ["C'était bien, mais pourquoi qu'ils ont pas sous-titré ?"].

Mon titre est médiocre, soit. Mais je n'en ai pas trouvé d'autre. Si vous avez une idée et que le coeur vous en dit. Allez-y ! Proposez ! Je dispose !

Arrêtez de geindre, asseyez-vous et taisez-vous ! J'éteins la lumière !





Une méthode qui en vaut bien une autre sur le plan de l'efficacité. Mais il faut être autrement plus musclé que l'Européen moyen pour tendre l'arc.











Un colloque typiquement wayana, c'est-à-dire où il est très mal vu de parler, sauf cas de nécessité majeure.








Haut Inini : un exercice assez périlleux, le passage en canot dans un des multiples rapides. Une seule chose à faire : garder confiance.






Jeune Indienne Wayana avec cette expression déplaisante qui dit à peu près : je suis trop bien pour toi, roturier. 







Jeune indien Wayana fléchant le poisson. Est-ce de la pèche ou de la chasse ?









L'avez-vous aimée la Guyane de mes vingt ans ? Il n'y avait pas de créoles dans cette Guyane-là ? Bien sûr que si ! Mais par les temps qui courent, est-ce bien raisonnable de vous ennuyer avec des concitoyens du bout du monde que vous voyez tous les soirs à la télé ? Vous y tenez ? Soit ! Mais alors, les gars, on reste calmes et au moindre commentaire déplacé j'enlève la photo. Je signe maintenant, parce que je sais qu'après, il n'y en aura plus que pour elle.

Bernard Bonnejean




Sans oublier que celui-ci aussi est né en Guyane



Ce que ça va être dur d'aller au boulot demain, hein ? Allez, vous plaignez pas trop : au moins en ce moment, on n'est pas embêtés par les moustiques.


Publié dans poésie

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Q uestion d'atmosphère !

Publié le par Bernard Bonnejean


Ah ! si nos politiciens pouvaient encore en avoir une...


Q uoi ? Eh bien une gueule d'atmosphère ! Il me semble qu'on respirerait mieux que dans ce cloaque démentiel dans lequel on nous a tous enfermés depuis que les Bush et les Sarkozy se sont emparés d'un pouvoir que nous leur avons remis, sagement, conformément aux lois du suffrage universel indirect pour l'un, direct pour l'autre.

Comme nous, Français, n'avons plus qu'à attendre notre Obama, pourquoi ne pas en profiter pour nous adonner à l'occupation préférée des anciens nantis : la nostalgie des jours heureux. Il ne s'agit pas de proclamer à la face d'une jeunesse qui a bien plus à se plaindre que nous-mêmes : "C'était le bon temps !". D'une part, parce que pour la plupart d'entre nous, c'est faux. D'autre part, que c'est une sorte de lâche retraite devant l'adversité des temps présents, indigne d'hommes et de femmes d'honneur.

J'ai dit hier à Dame Lepion, ma Marraine de blog avec Dame Catherine, que j'avais toujours eu une tendre dilection pour les Grandes Dames. Depuis j'ai réfléchi. A quoi reconnaît-on une Grande Dame ?

A la richesse, à la diversité et à la pureté de son vocabulaire, et à l'à-propos de son emploi ? Oui, sans doute.

A son élégance, à son style, à son maintien, à sa démarche, à sa "montre" comme aurait dit un "honnête homme" du temps où la parade n'avait rien à voir avec le m'as-tu-vu ?  Ma foi, c'est à peu près certain.

A son prestige, à la noblesse de son nom ? C'est moins sûr.

Il est un mot, tiré du langage ecclésiastique, qui inclut tout cela à la fois. Une Grande Dame doit avoir du charisme.

Attention ! Ce vocable est tellement galvaudé qu'on osera dire sous peu qu'Hitler, Mussolini et Franco étaient des leaders charismatiques.

J'entends par charisme cette lueur diffuse qui émane de tout l'être et qu'on appelait l'aura, qui fait que vous aspirez à ne plus quitter l'âme qui en est pourvue. En fin de compte, je me demande s'il y a une grande différence entre le charisme et un charme assez sensible pour inspirer l'amour.

Yvonne Printemps est une Grande Dame. Je ne surprends personne en vous le disant. Je pourrais fournir une liste attendue de ces actrices contemporaines que chacun d'entre vous aurait à coeur de dresser. Je n'en citerai pas une seule de peur d'en oublier aucune. C'est parce que vous avez aimé Yvonne Printemps, dimanche, que je me permets de faire pour elle une exception.

Mais, vous n'auriez jamais eu l'idée de coucher sur le papier ce nom d'une des actrices que j'admire le plus : Mademoiselle ARLETTY.

Vous êtes surpris, n'est-ce pas ? Vous l'auriez classé parmi les comiques, les goualantes (c'est ainsi qu'on nommait les chanteuses comme Yvette Guilbert, parce qu'elles avaient de la gouaille). Mais une grande dame, Arletty ? La preuve, j'ai déjà supprimé les majuscules. Je maintiens qu'ARLETTY est une grande dame, même si la majuscule ne lui sied guère.

Ne vous en déplaise, l'anecdote suivante, très connue, vous en dira plus long qu'une biographie complète.

Tout le monde sait aujourd'hui que la belle ARLETTY "sortait " avec un Allemand sous l'Occupation. Quelqu'un a dit, je ne sais plus qui, qu'il n'aurait pas fallu les laisser entrer. Des FTP et FFI, probablement assez peu résistants pour oser tondre des femmes, arrêtèrent l'actrice. Elle passa devant une sorte de Conseil ou de Comité comme on en trouve toujours à ces moments-là, des juges qui jugent avant les juges. L'un deux reprocha à ARLETTY d'avoir "couché avec des boches". Ce à quoi elle répondit :


MON COEUR EST FRANCAIS MAIS MON CUL EST INTERNATIONAL
 


"Et c'est pour ça, me direz-vous, que vous dites que c'est une grande dame ?"

Oui, parce que j'ai oublié une vertu essentielle : le courage, qui ne va pas sans franchise.

Alors, Mesdames, s'il vous plaît, restez fidèles si vous voulez, ou si vous pouvez. Il y a parfois du mérite à tenir le cap des conduites bourgeoises. Mais faites-nous vos gueules d'atmosphère. C'est ainsi que nous vous aimons.

Bernard Bonnejean 





Arletty et Louis Jouvet dans Hotel du Nord

Publié dans culture humaniste

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Le Pot Pourri d'Alain Gerbault

Publié le par Bernard Bonnejean

Chanson composée par Yvonne Printemps
Mode d'emploi :


1- Ouvrez une deuxième fenêtre (fichier-Nouvelle fenêtre)

2- Copier et coller, sur cette deuxième fenêtre,  le lien suivant qui va lancer  la chanson d'Yvonne printemps

http://www.musicme.com/#/Yvonne-Printemps/albums/Ta-Bouche---Plaisir-D%27amour-20-Succes-3399240192178.html?play=01_11

3 - Réduisez cette deuxième fenêtre en cliquant sur le - en haut à droite de votre écran

4 - Le texte et les photos du blog réapparaissent. Lisez le texte en écoutant la musique.

5 - Transportez-vous sur le Firecrest en tenant Yvonne Printemps dans vos bras.

Bon voyage !!

Alain Gerbault à bord du Firecrest


Bonsoir, Madame la Lune, Bonsoir (bis)
C'est votre ami Gerbault qui vient vous voir,

Bonsoir, Madame la Lune.

Sur mon bateau, au fil de l'eau,
Je m'en vais là-bas vers le large,
Je navigue en rêvant où me pousse le vent,
Devant moi et toujours en avant,
Pourquoi je fuis Paris, son bruit,
Pourquoi je me suis mis en marge,
M'éloignant sans regret
Voyageant sans arrêt,
Permettez, cela c'est mon secret.

Si vous croyez que je vais dire qui j'ose aimer
Je ne saurais pour un empire vous la nommer
Elle n'est ni brune, ni blonde
Mais sachez-le, il n'est pas une femme iau monde que j'aime mieux.

C'est toujours l'onde qui m'a charmé,
Vague profonde, doux flot léger,

Ainsi toujours, la nuit, le jour
Je veux chanter l'onde mon seul amour.

Il fait si bon près de toi
Que j'y veux passer ma vie,
Comme un enfant berce-moi
Car il faut que j'oublie
Oublier, diras-tu, quoi ?
Mais tout simplement la terre
Et c'est là tout le mystère
Garde-le pour toi !


Il y a des souvenirs,
Certains petits souvenirs
Qui m'empêchant de jamais, jamais, jamais revenir
Trop de choses m'ont blessé
Dont l'souvenir va s'effacer
Je préfère n'y jamais, jamais, jamais repenser
Hypocrisie, jalousie
Calomnies et vilénies
Trahisons et marchandage
Combinaisons, tripotage.
Il y a des souvenirs,
Certains petits souvenirs
Qui m'empèchent de jamais, jamais, ,jamais revenir.


Paris de loin suit mon voyage
Et quand je disparais 6 mois
On m'dit chez les anthropophages
Les journaux jabotent sur moi.
"Il court surement de grands dangers
S'il n'est pas déjà naufragé,
C'est que les sauvages l'ont mangé !

Sa goélette, l'avez-vous vue,
Ousqu'est passé Alain Gerbault ?

Fût-il la proie des cachalots ?
Sa goélette, elle est perdue !
Pendant c'temps-là j'pêche la morue !
Il y a des gens qui sont des riens,
Qui disent il la fait à la pose:
Il a beau faire le marin
Il lui manque tout de même quelque chose
.

 

Ah! si vous parlez d'l'amour
De l'amour de nos jours
De toutes ces prisonnières
Ces jeunesses qui sont
Ni filles, ni garçons
J'aime mieux m'en passer
Et n'y plus repenser. Assez !

Si c'est là ce qu'on appelle aimer
Eh bien ! oui, j'aime, j'aime

J'aime mieux vivre sans amour
Et ne faire qu'à vous la cour
Car sur la houle, loin de la foule,
On est si bien, tout seul, tout seul, tout seul.

Sur la mer calmée, au loin une fumée
Monte au ciel comme un blanc panache

Adieu, fumée, je pars

Je n'aime pas les humains, Madame !
Je fuis la société
Mon plus joli rêve est, Madame,
De pouvoir l'éviter
Je n'aime rien hormis, Madame,
L'imprévu, l'incertain
Et mon âme est ravie, Madame,
De l'avoir pour amie, Madame,
Tout le long du chemin !





Bon dimanche à tous, et bisous à toutes nos compagnes en cette fête des femmes.




Bernard Bonnejean

Publié dans poésie

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Rue des Carmes à Laval

Publié le par Bernard Bonnejean

 

"Il a pété les plombs, le poète-poète,

je vous l'avais pas dit qu'y avait un risque que ça arrive à force ?"

Au risque de vous déplaire, cher ami, mon mien de Judas [cf. ép. précédent],  je ne suis pas plus fou qu'avant. Déception ! Ah ! c'est sûr ! ça serait pratique de trouver l'origine de ce surcroît de lucidité mi-sénile jaillissante dans un "dérèglement de tous les sens"  post-adolescent, surgi sur le tard comme un dernier bouton d'acné providentiel ! Franchement ni le Bon Dieu ni mon maigre talent n'ont jugé bon de me l'offrir.

Pourtant, c'est permis de rêver :

Il est zinzin, pas tout à fait normal, pas complément comme tout le monde, comme nouzots-vouzémoi, qu'on dirait en ville. C'est bien connu, ça trompe plus personne ! mais c'est un "fou génial" !!!"

Désolé de vous décevoir, Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs : ni fou ni génial. Même pas un mauvais ersatz de Jarry ou de Gerbault.

Alors, me demanderont les Lavallois de souche, pourquoi nous parler d'une rue des Carmes qui n'a existé que dans votre imagination ?

Tout est dans la métaphore, la métonymie, la transposition
. Ecoutez : vous allez comprendre :

Il était une fois, à Orléans, un député UMP nommé Carré. Dans le civil, un Bouygues local, si j'ai bien compris.

                 Mais qu'est-ce que tu veux que ça nous foute !?

Suffit, maintenant, vos impatiences ! Vous êtes pénibles ! Y'a pas que Laval dans la vie, non ? I' vont finir par croire que vous êtes chauvins, les étrangers ! Tenez-vous un peu, quand même ! Vous me faites honte devant les gens !

En plus, mon histoire, elle peut vous intéresser ! Vous allez voir :

Le nommé Carré, disais-je avant qu'on me coupe, a eu, avec quelques autres parlementaires, l'idée simple et subtile, de déposer un amendement ainsi conçu. Il s'agissait, ni plus ni moins, d'accorder l'autorisation aux élus locaux de faire passer une pelleteuse rénovatrice parmi de vieux sites et monuments anciens qui servent à rien qu'à faire joli. Et cela sans l'autorisation préalable des ABF :

L'Architecte des Bâtiments de France (A.B.F.) est le chef du Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine (S.D.A.P.) Fonctionnaire d'Etat, il a une mission patrimoniale : entretien des Monuments Historiques ; il donne un avis sur les dossiers de restauration du petit patrimoine communal, sur tous les projets situés dans le périmètre de protection des monuments historiques et dans les sites ; il est chargé de la préservation et valorisation des paysages et milieux naturels avec leurs dimensions architecturales et patrimoniales, de la qualité de l'habitat, dans sa diversité, d'une architecture contemporaine s'insérant dans les paysages, de la réhabilitation du bâti existant, de la maîtrise de l'urbanisation, du conseil et assistance pour la réalisation des documents d'urbanisme, de la sensibilisation et pédagogie en direction des élus et du public, du maintien des savoir-faire, des techniques et matériaux traditionnels.

Pour résumer, c'est un fonctionnaire du genre que Sarkozy n'aime pas, une plaie pour les promoteurs immobiliers, un empêcheur de blingblinguer en rond.

Eh bien, figurez-vous que le Conseil Constitutionnel n'a pas apprécié l'initiative de nos bons parlementaires ! Ils se sont fait recaler avec leur amendement. Du coup, la rue des Carmes d'Orléans, dont Carré est premier adjoint, est probablement sauvée. Et beaucoup de rues des Carmes de France. Les pelleteuses sarkoziennes
¡No pasarán!

Commencez-vous à comprendre ? Imaginons, nous les Lavallois, un député Carré avec son amendement  - Monsieur Olivier Carré vient d'être récemment promu
secrétaire national fonction publique et réformes des pouvoirs publics par son "senti Maître" sans doute pour le consoler d'avoir foiré son projet - dans les années soixante-dix, quand on disait que le Vieux-Laval était insalubre ? Et le Vieux-Mans ? Et toutes nos belles villes qui ne datent pas d'hier que c'est pour ça qu'on les aime ? Eh bien ! Vous voyez le tableau ? Des beaux quartiers tout neufs partout, sans âme, sans poésie, sans passé. Un Montmartre sans la rue Lepic et sans le Sacré-Coeur !!

C'est là que je voulais en venir ? Oui, mais pas seulement ! Les patrimoines, c'est pas seulement des rues, des cathédrales et des façades. C'est parfois des choses dont on aurait peut-être aimé se débarrasser. Pas par méchanceté ! Juste qu'il faut être un spécialiste du genre ABF pour en savoir la valeur.

Par exemple, le patrimoine lavallois, c'est aussi les Bâteaux-lavoirs, des cicatrices d'un passé pas si ancien, qui ont fait souffrir des générations de femmes. Est-ce que ça serait rentré dans le cadre de l'amendement, ces rossignols, dans la catégorie vieilleries inutiles et coûteuses ? Je vous laisse réfléchir, grâce à Jacques Duplessys, sur la ténacité  déployée par les experts auprès de tous les maires, de droite comme de gauche, pour maintenir ces vestiges à flot.

A bientôt,

Bernard Bonnejean

Une idée de ce qu'est un urbanisme intelligent
Ouest-France Laval de vendredi

« Il faut sauver les bateaux-lavoirs »

Le bateau-lavoir « Saint-Yves » a été construit en 1928. Il est resté en service jusqu'en 1971. Le bateau-lavoir « Saint-Yves » a été construit en 1928. Il est resté en service jusqu'en 1971.

Les deux bateaux-lavoirs sont en très mauvais état. Le Saint-Julien a coulé ce week-end. Une course contre la montre est lancée pour le sauver des eaux.

Les deux bateaux-lavoirs amarrés à Laval, le Saint-Julien et le Saint-Yves sont en danger. « Ce sont des pièces exceptionnelles, témoigne Xavier Villebrun, directeur du patrimoine de la ville. Ces bateaux sont les deux derniers d'Europe. » Ils ont été inscrits aux monuments historiques en 1994.

Mais ces antiquités sont malades depuis longtemps. Déjà, les coques ont été changées en 1994 et en 1998. Mais d'autres travaux nécessaires sur la structure n'ont jamais été entrepris. « Nous voulons désormais arrêter le bricolage et trouver une solution pérenne, déclare Emmanuel Doreau, adjoint au maire chargé de la culture et du patrimoine. Nous souhaitons aussi davantage valoriser ces bateaux dans le patrimoine de la ville. »

Il y a urgence à rénover ces bateaux. Le Saint-Yves, construit en 1928, a coulé la semaine dernière. Il repose sur un support en béton (un « grill technique ») construit pour faciliter la réparation de ces bateaux. Le Saint-Julien, construit en 1904, a coulé le week-end dernier. « C'est une course contre la montre pour sortir le Saint-Julien de la Mayenne, explique Xavier Villebrun. Plus il reste dans l'eau, plus il s'abîme. »

Assécher le bief

Plusieurs solutions techniques pour le renflouer sont envisagées. La période des hautes eaux de la Mayenne complique l'opération. « Le plus simple et le moins coûteux serait d'assécher le bief, constate Emmanuel Doreau. Mais il n'est pas certain que ce soit faisable en ce moment. » Une autre solution serait de démonter le Saint-Julien en deux morceaux et de le sortir avec des grues. La troisième solution est d'assécher un espace autour des bateaux en les isolant avec des caissons étanches. Cette dernière solution est la plus chère.

Les experts et les techniciens planchent sur les différentes solutions. Une réunion technique a lieu ce matin et la décision finale devrait être prise ce week-end. « Nous devrions procéder à l'opération la semaine prochaine, précise Emmanuel Doreau. Tous les services concernés de la ville et de l'État sont mobilisés et travaillent en bonne intelligence. Notre objectif est de sauver ces deux bateaux-lavoirs. »

Le coût de ce sauvetage est encore inconnu. « C'est sûr que ça peut monter très vite, reconnaît Xavier Villebrun. Une grue, des caissons étanches, ça coûte cher... » Mais le coût ne sera pas supporté entièrement par la ville. « Les monuments historiques vont nous rembourser d'une grande partie des frais engagés », explique Emmanuel Doreau.

Reste l'épineuse question de l'avenir de ces bateaux. « Comment mieux les valoriser, s'interroge Emmanuel Doreau. Nous étudions la possibilité de les transférer vers la halte fluviale, près du square de Boston. Cela pourrait entrer dans le projet global d'aménagement du parc. »
Jacques DUPLESSY,  Ouest-France

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Judas s'est rependu

Publié le par Bernard Bonnejean

La trahison cultu(r)elle



C'est pas un scoop, juste une explication de néophyte.

Que je vous explique ! Honnêtement, clairement et sans aucun esprit revanchard ni acrimonie d'aucune sorte.

Judas, c'était pas mon ami, ni même un copain. Juste une sorte d'homme d'affaire, d'avocat conseil, une éminence grise tapie dans l'ombre, un protecteur des arts soucieux de mes intérêts. Il était chargé, entre autres activités, de veiller à la rentabilité de mes écrits. Pour être plus précis, il veillait à mon blog rank.

C'est quoi un blog rank ? I' savent pas ce que c'est qu'un BR ! J'me marre mais j'condescends à vous recopier ce qu'i disent dans la notice explicative :

Le Blog Rank - dit BR - est un indice de qualité calculé chaque nuit à partir de nombreux critères et d’un algorithme complexe. Il varie entre 0 et 100, et traduit l’activité du blog, ainsi que l’intérêt porté par les visiteurs. Un Blog Rank élevé indique que le blog a été mis à jour récemment, et que les visiteurs qui s’y sont rendus l’ont trouvé intéressant.

Parmi les informations qui interviennent dans son calcul, le Blog Rank prend en compte :

  • la régularité dans la mise à jour et l’ajout d’articles
  • le temps passé par les visiteurs sur le blog et par article
  • le nombre d’articles lus par visiteur
  • le nombre d’abonnés à la newsletter
  • le nombre de visites spontanées ne venant pas d’un moteur de recherche (indice de récurrence)
  • l’activité récente (nombre d’articles publiés dans les 30 derniers jours)
  • le nombre de commentaires récents
  • l’audience globale
Cette méthode est mise à jour régulièrement et permet une certaine homogénéité des calculs afin d’éviter les abus.

Ceux qu'ont des questions à poser ? Y'a personne ? Z'êtes sûrs ? Bon, je continue !

Tous les matins, à l'aube, vers les onze heures, je demandais à Judas où qu'il en était mon blog rank. Et il me répondait gentiment, mais avec un drôle de regard qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille :

            On est à douze. Treize avec l'auteur.

L'auteur, c'est moi. Douze sur cent, que je me disais, c'est pas beaucoup. Mais j'me consolais en me convaincant que c'est p'têt normal quand on est bleu. Surtout qu'un tantinet cossard sur les bords, l'article 1, j'ose dire qu'il me pesait un peu. Jusqu'au jour où Judas m'a morigéné prétendant que si je voulais faire voler mon blog rank, fallait quand même que j'bosse un minimum, à savoir : rédaction obligatoire d'un article quotidien. Ce qu'en sujet docile, je fis. J'vous l'dis, moi : le personnel est plus ce qu'il était avant-guerre. Le respect du patron ? Fini ! Comme le reste !

Et puis, aujourd'hui ! Mon Dieu ! Jésus, Marie, Joseph ! La grosse cata :

            On est à onze. Douze avec l'auteur.

L'auteur, c'est toujours moi. Vous allez penser que c'est Judas qui reparle, là ? Attendez !

Je réfléchis en moi-même - vous parlez d'une gymnastique, vous : essayez un peu de réfléchir en vous-mêmes ! - et je cherche à déterminer le pourquoi du comment du phénomène. Comme j'y arrive pas,  j'appelle Judas. Une fois, deux fois, trois fois. J'entends le coq chanter, mais pas de Judas !

Je les vois, ceux qu'i s'marrent en pensant :

           Pauv' tarte ! Il est décédé y'a plus de deux millénaires, ton Judas !

L'homme, oui, mais le modèle, il est resté vivant. On n'a pas réussi à anéantir le prototype devenu stéréotype.
C'est toujours lui qui fait le douxième, le bisouteux de l'avant-dernière heure, celui sans qui l'irréparable ne peut pas se produire dans l'intérêt de la communauté. C'est pour ça que deux mille ans après mon Grand Copain, j'étais flanqué, comme tout un chacun ici-bas, de mon Judas à moi.

Bon ! On va dire que j'exagérais un peu. Trente deniers pour un boulot aussi délicat, avec les inflations successives et l'augmentation du coût de la vie, c'est quand même peu !

C'est vous qui les payez les charges patronales et l'impôt sur les grandes fortunes ? Faut pas pousser non plus ! J'ai quand même le droit de faire fructifier mon capital. Hein ? De quoi ? Quel capital vu qu'over-blog c'est gratuit ? Comme il y va, l'autre ! Mais mon p'tit Monsieur, le temps qu'j'y passe, vous le comptez pas ! Et le temps, c'est de l'argent !

Un bon geste ! Arrêtons de polémiquer. J'en connais des que ça agace...

N'empêche que mon Judas, il avait disparu. Soi-dit entre nous, bien que n'en ayant pas la preuve absolue, je suis près à en faire une déclaration en bonnet, due forme, au commissariat le plus proche d'où qu'c'est que tous ces événements dramatiques se sont déroulés :

           Judas s'est rependu !

Je parle de mon mien, bien sûr. D'où la chute de mon blog rank de douze à onze ! Oui, mes amis, vous êtes plus que onze à venir me "visiter" !

Eh ben, j'vais vous dire. Y'en a peut-être qui croivent (1) que ça va me décourager. Au contraire, parce que Judas - vous allez voir à quel point, il était pas net, le type ! - il comptait bien les visites, mais pas le nombre de pages lues. Et là ce serait plutôt la bonne surprise.

Un dernier mot à mes onze fidèles, dans le creux de l'oreille : sur cent mille deux cent quarante-trois blogs recensés, un seul passera à la postérité. Et si c'était le mien ? Alors, archivez !!!

Bernard Bonnejean

(1) Ils croivent : trente-cinq ans à me bagarrer contre ce barbarisme, probablement l'un des plus courants. Trente-cinq ans de perdus ! Parce que, à bien y réfléchir, si des millions de Français décident qu'il faut dire "ils croivent" contre l'avis de l'Académie française, ce sont les Français qui ont raison et les Immortels, sauf votre respect, n'ont qu'à aller se rhabiller ! Et un jour, on apprendra qu'au XXIe siècle les grands auteurs écrivaient "ils croient", mais il y aura un "vx" au début de la rubrique. 

Publié dans culture humaniste

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