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LES JOURNALISTES

Publié le par Bernard Bonnejean

LES JOURNALISTES

LES JOURNALISTES

ont confondu HYERES et YERRES

mais l'essentiel n'est pas là.

Il paraît que Valérie soutient le mouvement de révolution raisonnable...

Bonne journée demain et bonne lecture pour ceux et celles qui "le" liront.

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AUJOURD’HUI AU MENU : RENTRÉE SCOLAIRE

Publié le par Bernard Bonnejean

AUJOURD’HUI AU MENU : RENTRÉE SCOLAIRE

AUJOURD’HUI AU MENU : RENTRÉE SCOLAIRE
(suite et fin)

Les ouvriers de chez Schneider
gagnaient de l’argent tant et plus ;
pour eux : c’ qu’il y avait de plus cher !
pour les bourgeois : les résidus !
Père ne décolérait pas ;
c’était d’ailleurs un défaitiste
et préférait aux socialistes
le casque à pointe de là-bas.

Avec son ami le tailleur,
il se lamentait sur la France
dont le sort n’était pas meilleur
que celui, triste, de Byzance.
La victoire austro-germanique
ferait les pieds des francs-maçons,
des juifs et des démocratiques,
horrible bande de coçons.

Il s’abonnait aux journaux suisses
pour lire les communiqués
allemands, réelles délices ;
mais il n’osait trop se vanter
chez son coiffeur, un patriote,
qu’il trouvait que : « Je les grignote »
ce n’était qu’une absurdité.

Ainsi j’appris à suspecter
la véracité des gazettes,
à calmement envisager
une vraisemblable défaite.
Aussi deux ou trois ans plus tard
lorsque je me crus helléniste,
je joignis à ce scepticisme
le goût des éditions Teubner.
« Vivement la paix » me disais-je
« et que l’on aille en Allemagne
étudier la langue grège
et la latine, sa compagne. »

Raymond Queneau, Chêne et Chien, Gallimard, 1952.

Petits enfants de France, si tout à l’heure à l’appel de votre nom vous avez vraiment le sentiment qu’on s’adresse à quelqu’un d’autre répondez tout de même « présent ». Soyez fiers et fières d’y être parce que sans vous : pas de ministre racoleuse, pas d’inspecteurs généraux ni départementaux ni pédagos ni syndicos ni démagos, pas de professeurs des écoles ni des autres, pas de conseillers d’établissement, pas de dirlos ni de provos ni de censeurs ni de principaux, pas de personnel de service, pas de préposés aux si peu douloureux sévices MAIS pas le sourire qui viendra de la petite blonde du premier rang qui est si belle au point que vous aimeriez bien le lui dire… Soyez patients et indulgents ! Avec un peu de chance, pour les plus grands il y aura bien une ou deux manifs qui les feront trembler. Allez ! Vivent les Queneau, vivent vous, vivent nous !

Bernard Bonnejean

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MA RENTREE

Publié le par Bernard Bonnejean

MA RENTREE

MA RENTREE

De lundi à mercredi soir, si je tiens le choc, c'est notre université d'été à nous, en l'abbaye bénédictine de Solesmes, haut-lieu d'histoire et de piété. Donc, je me dépêche : il faut que je fasse mon cartable.

Bonne rentrée aux profs et aux instits et à tous ceux qui rentrent aujourd'hui et à tous ceux qui n'auront pas la chance de rentrer pour différentes causes liées à la "conjoncture".

Bises

Bernard Bonnejean

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BONNE RENTRÉE

Publié le

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BONNE RENTRÉE

Publié le par Bernard Bonnejean

BONNE RENTRÉE

à toutes celles et à tous ceux à qui on n’a pas encore fermé la porte

et bon courage aux autres, de plus en plus nombreux, qui ne demandent qu’à l’ouvrir (une autre porte !)

Bernard Bonnejean

Babooshka c'est mon cadeau. Kate Bush est un peu cinglée et c'est pour ça que je l'aime. C'est pas donné à tout le monde !

Babooshka sung by Kate Bush June 1980 high quality version - http://www.youtube.com/watch?v=M_0rOR8Q_Z4&fmt=18 ----------------------- The song chronicles a wife's desire to test her husband's loyalty.

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BONNE NUIT

Publié le par Bernard Bonnejean

BONNE NUIT

BONNE NUIT

Le Bateau ivre

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'œil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Arthur Rimbaud

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MADAME TAUBIRA

Publié le par Bernard Bonnejean

MADAME TAUBIRA

MADAME TAUBIRA

passe outre défenses et interdits. Certains diront qu'elle le peut puisqu'elle n'est pas membre du parti socialiste. Ce serait vrai si Hollande et son premier ministre n'avaient bien insisté sur la nécessité d'une cohérence et d'une cohésion gouvernementale vers des objectifs et des orientations communes à défaut d'être très précises. En fait, il fallait un grand courage à Madame le garde des Sceaux pour braver le diktat. Il fallait aussi sa personnalité, une vraie personnalité, c'est-à-dire, "stricto sensu", le caractère propre à une seule personne, une individualité non reproductible, encore moins multipliable. Le contraire d'un ministre godillot, d'un militant de Panurge.

Certains crieront à la trahison. Ils en ont le droit. D'autres, et je suis de ceux-là, retrouveront le goût de la démocratie qui, en cette cinquième république, a été vraiment mise à mal par tout le monde, sous tous les régimes présidentiels de De Gaulle à Sarkozy. La preuve est faite que lorsque les députés de la majorité auront décidé de faire valoir le droit de leurs électeurs - et non leurs droits propres - rien ne pourra les en empêcher s'ils en ont la ferme volonté et le vrai courage. Il ne s'agit pas de torpiller l'action gouvernementale (sinon le geste de Madame Taubira, très récemment choisie à nouveau, n'aurait aucun sens). Il s'agit de dire non à l'insupportable, lorsque l'insupportable surgira, loin des préoccupations annexes de "discipline parlementaire".

Merci madame Christiane Taubira, merci madame le Garde des Sceaux

Bernard Bonnejean

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EL DESDICHADO

Publié le par Bernard Bonnejean

EL DESDICHADO

EL DESDICHADO

Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,
Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le Pampre à la Rose s'allie.

Suis-je Amour ou Phoebus ?... Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
J'ai rêvé dans la Grotte où nage la Sirène...

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

Gérard de Nerval, Les Chimères, 1854.

Cliquez sur le lien suivant et vous entendrez ce poème dit par Jean Vilar

http://youtu.be/hovkm4hdOvQ

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LE CRI DU BUTOR

Publié le par Bernard Bonnejean

LE CRI DU BUTOR

LE CRI DU BUTOR

Quant dedans l'eau je vueil crier,
Je fais un tres horrible son :
Nul ne doit son mal publier
Ne point d'aultruy blasmer le nom.

"Le dit des oyseaulx" cité par

Louis Aragon, "Le Nouveau Crève-Coeur", NRF, 1948.

http://youtu.be/8CVie-oCOi4
[Cliquez sur ce lien pour entendre le cri du butor]

Bon week-end et ne cédez pas à l'angoisse de la rentrée. Mais ne faites pas comme si la rentrée n'était rien du tout parce que c'est faux.

Bernard Bonnejean

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Eine Ikone wird geboren

Publié le par Bernard Bonnejean

Impressionnant ! Ce qui m'interroge le plus c'est le cours de l'histoire et la place de l'homme dans le temps et dans l'espace. Combien, le jour où cette photo a été prise, sont morts sans voir la construction achevée ? N'ont-ils pas eu l'impression, pour quelques-uns, de n'avoir assuré qu'une transition ? Pas sûr ! Il aurait fallu qu'ils aient l'intuition de l'importance des étages restant à monter. Certains peut-être ? Ceux-là ont sûrement eu la sensation désagréable d'être un peu volés.

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