linguis

Publié le par Bernard Bonnejean

 

http://www.michelledastier.org/images/sc%C3%A8nes%20de%20la%20vie/religions%20non%20chretiennes/laicite-deesse.jpg

 

Caricature de Michelle d'Astier de la Vigerie, évangéliste

 

 

XVII  Phe 

 

Quelle merveille Tes exigences
aussi mon âme les garde

Déchiffrer Ta Parole illumine
et les simples comprennent

La bouche grande ouverte, j'aspire
assoiffé de Tes volontés

Aïe pitié de moi, regarde-moi
Tu le fais pour qui aime Ton Nom

Que Ta promesse assure mes pas
qu'aucun mal ne triomphe de moi !

Rachète-moi de l'oppression des hommes
que j'observe Tes préceptes

Pour Ton serviteur que Ton Visage s'illumine
apprends-moi Tes commandements

mes yeux ruissellent de larmes
car on n'observe pas Ta Loi

+

 

 

XVIII  Sade 

 

Toi, Tu es juste, Seigneur
Tu es droit dans Tes décisions

Tu promulgues Tes exigences avec Justice
avec entière fidélité

Quand mes oppresseurs oublient Ta Parole
une ardeur me consume

Ta promesse tout entière est pure
elle est aimée de Ton serviteur

Moi, le chétif, le méprisé
je n'oublie pas Tes préceptes

Justice éternelle est Ta justice
et Vérité Ta Loi

La détresse et l'angoisse m'ont saisi
je trouve en Tes volontés mon plaisir

Justice éternelle Tes exigences
éclaire-moi et je vivrai

+

 

 

XIX  Coph 

 

J'appelle de tout mon cœur : Réponds-moi
je garderai Tes commandements

Je t'appelle, Seigneur, Sauve-moi !
J'observerai Tes exigences

Je devance l'aurore et j'implore
j'espère en Ta Parole

Mes yeux devancent la fin de la nuit
pour méditer sur Ta Promesse

Dans Ton Amour, Seigneur, écoute ma voix
selon Tes décisions fais-moi vivre

Ceux qui poursuivent le mal s'approchent
ils s'éloignent de Ta Loi

Toi, Seigneur, Tu es proche
tout dans Tes ordres est Vérité

depuis longtemps je le sais
Tu as fondé pour toujours Tes exigences

+

 

 

XX  Res

 

Vois ma misère: Délivre-moi
je n'oublie pas Ta loi

Soutiens ma cause: Défends-moi
en Ta promesse fais-moi vivre !

Le Salut s'éloigne des impies
qui ne cherchent pas Tes commandements

Seigneur, Ta tendresse est sans mesure
selon Ta décision fais-moi vivre !

Ils sont nombreux mes persécuteurs, mes oppresseurs
je ne dévie pas de Tes exigences

J'ai vu les renégats : ils me répugnent
car ils ignorent Ta Promesse

Vois, combien j'aime Tes préceptes, Seigneur
fais-moi vivre selon Ton Amour !

Le fondement de Ta Parole est Vérité
éternelles sont Tes justes décisions

 

 

Islam, christianisme, judaïsme,

ils veulent tuer toute spiritualité

 

 

+

 

Après l’émission présentée par Laurent Ruquier « on n’est pas couché », durant laquelle M. Tarik Ramadan s’est exprimé sur la sortie de son livre et sur les accusations de double discours qu’on lui prête, Caroline Fourest décide de s’exprimer et utilise son droit de réponse et nous propose une vidéo riche en explications.


Mais commençons par considérer avec attention cet excellent texte écrit par M. Laurent Levy du collectif « Les mots sont importants » sur le double discours de M. Tarik Ramadan


Les hasards de mon emploi du temps font que je n’ai jamais lu un seul livre de Tariq Ramadan, ni écouté aucune de ses conférences. Je ne l’ai par ailleurs jamais rencontré – si ce n’est en le croisant sur un plateau de télévision, sans avoir même le loisir de lui serrer la main. Je connais par contre un certain nombre de personnes attachées à connaître sa pensée, et qui, à l’occasion, s’en réclament.


J’en parle donc, à bien des égards, en toute méconnaissance de cause ; la contrepartie positive de cette méconnaissance est une absolue neutralité quant aux accusations de « double langage » portées contre lui, dont il me semble facile de montrer qu’elles n’ont de sens que par le racisme islamophobe de ceux qui les profèrent.


Je n’ai jamais entendu personne, même parmi ses ennemis intimes, taxer Tariq Ramadan de sottise ou d’imbécillité : on insiste même à l’occasion sur son intelligence, comme élément à charge des procès en sorcellerie qu’on lui intente.


Or, lorsqu’on n’est pas un imbécile, on prend garde de ne pas propager des idées auxquelles on serait hostile, sauf à avoir la certitude de pouvoir les neutraliser.


Comment peut-on, dès lors, pour reprendre la formule employée par les « ex-féministes » de Pro-Choix, chercher à se faire passer pour un « réformiste progressiste » quand on serait en réalité un « fondamentaliste » ? Je passe ici à pertes et profits la question du sens (et même de l’existence d’un tel sens) des mots ici soulignés.


Selon ses accusateurs, donc, Ramadan serait un « fondamentaliste » cherchant, à travers un « double discours », à se faire passer pour un « réformiste progressiste ». On comprend que pour ces accusateurs, les deux formules sont rédhibitoirement incompatibles. L’affirmation est donc que l’intéressé mentirait en se faisant passer pour « réformiste progressiste », afin de cacher la réalité de son « fondamentalisme ».


Or, pour qu’un tel « double discours » puisse avoir une efficacité, il faudrait que l’on puisse distinguer deux auditoires : celui des « naïfs » (moi, vous, les gens « normaux »), qui, n’ayant accès qu’au discours « progressiste », accorderaient crédit à son auteur, en restant dans l’ignorance de l’autre discours, « fondamentaliste » ; et celui des « affranchis », qui sauraient bien que le discours « progressiste » n’est qu’un leurre, et ne s’intéresseraient qu’à l’autre, le seul « authentique ». Mais on se demande alors si, avec le premier de ces « discours », la maître du double langage ne se tirerait pas une balle dans le pied. Pourquoi, en effet, prendrait-il le risque de convaincre une partie de son public (les musulmans de France, par exemple ; les « jeunes des quartiers », comme on dit…) de la justesse de positions « progressistes », si le fond de sa pensée y est radicalement contraire ?


Imaginer une telle gymnastique repose en fait sur un postulat : le public auquel Ramadan destine son discours serait lui-même aguerri au « double langage », et saurait très naturellement distinguer le bon grain « fondamentaliste » de l’ivraie « progressiste », ce que l’on pense vraiment de ce que l’on veut faire croire aux gogos, la pensée authentique du leurre. Il saurait naturellement compter le discours « exotérique » pour nul et le discours « ésotérique » pour seul valable. Il serait d’emblée dans la combine.


Quel intérêt un « fondamentaliste » pourrait-il avoir à se faire passer pour « progressiste » ? S’il veut propager des idées « fondamentalistes », pourquoi propagerait-il en même temps des idées contraires, « progressistes » ? S’il est en réalité hostile à la pensée « progressiste », pourquoi courir le risque de la propager ? L’idée de « double discours » n’a de sens que s’il existe en outre une « clé de lecture », un troisième discours – caché, clandestin, voire implicite – seulement accessible au « cœur de cible » de notre auteur. Or, à ma connaissance, personne n’a jamais mis en lumière ce « troisième discours secret », par lequel on inviterait le public sensible au discours « fondamentaliste » à ne pas prêter attention au discours « progressiste ».


Dès lors qu’on a exclu l’hypothèse de l’imbécillité ou de la sottise, et dès lors qu’on ne peut mettre en évidence, au dessus du prétendu « double discours », la grille de lecture permettant de séparer le « sincère » du « masque », il ne reste qu’une possibilité : les musulmans de France auxquels s’adresse Ramadan comprennent d’emblée la duplicité de l’auteur, l’approuvent et la partagent. Nous avons affaire à une secte elle-même aguerrie au « double discours », secte à laquelle Ramadan veut donner des armes, et non à une population de gens « normaux » comme vous et moi, capables de prendre au pied de la lettre le discours « progressiste » et d’y adhérer.


C’est un fait bien connu : l’arabe est fourbe. On ne le répètera jamais assez.

 

Laurent Levy, pour Le Post

 

En réalité, Monsieur Levy, est fourbe tout homme, toute femme qui entend ne pas adhérer à une modernité sans règle et sans Dieu. Sont fourbes, les chrétiens, les musulmans, les juifs judaïsants, voire les agnostiques qui entendent donner un autre sens à leur existence que cette gabejie offerte par un laïcisme dictatorial liberticide qui se développe sous couvert d'une fausse liberté. Dire aujourd'hui qu'au nom de principes moraux collectifs, appliqués individuellement sans porter atteinte à la loi, on trouve préférable une conduite conforme à des exigences traditionnellement admises pour des raisons naturelles et religieuses, est-ce monstrueux et indéfendable ? 

 

Les reproches adressés aux musulmans par Mademoiselle Fourest sont servis équitablement à toutes les confessions sans aucune discrimination.

 

Il nous faut donc unir nos forces pour sauver la civilisation au lieu de les disperser en vaines querelles théologiques. 

 

A bientôt, mes amis,

 

Bernard

Publié dans religion et culture

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article