Le Chemin de Croix 2010 à Laval

Publié le par Bernard Bonnejean

 

UN CHEMIN DE CROIX EN CENTRE-VILLE

 

Pour la première fois depuis des lustres, Mgr Scherrer, évêque de Laval, a organisé une procession du chemin de croix du vendredi saint dans les rues de Laval. A part quelques réactions imbéciles de piliers de bistros, les spectateurs se sont plutôt montrés dignes et respectueux. L'article suivant vous en dira davantage. J'ajouterai demain quelques photos prises lors de la procession. Aujourd'hui je m'efforcerai d'imiter la sobriété monastique. seule convenable à l'événement. Vive Jésus, vive sa croix !

 

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Pourquoi un chemin de croix en centre-ville ? 


La question avait été envisagée depuis plusieurs années. L’idée est venue des chemins de croix en public qui existent dans plusieurs villes de France et déplacent des foules ; l’idée est venue également de la prise de conscience de l’importance pour l’Eglise de faire signe à nos contemporains.  


Mgr Thierry SCHERRER a souhaité vivement ce projet car, avant d’être évêque, il l’a déjà lui-même expérimenté, dans le diocèse d’Aix-en-Provence. La réalisation du projet a été confiée à l’Aumônerie de l’Enseignement public (AEP), l’Enseignement catholique, les paroisses La Trinité-Avesnières-Cordeliers et St Pierre-St Vénérand de Laval.

 Ce projet a été décidé, après consultation des conseils pastoraux, par les curés et leurs équipes pastorales, des paroisses La Trinité-Avesnières-Cordeliers et St Pierre-St Vénérand, car le chemin de croix partira de l’église St Vénérand et aboutira à la cathédrale de Laval. La paroisse a été choisie pour être force de proposition pour fédérer paroisses, mouvements, aumôneries…  


L’esprit de ce chemin de croix 
Ce qu’il est : Une marche.


Marcher, c’est avec tout son corps, avec tout son être, risquer une expérience humaine et spirituelle. Marcher, c’est avancer par étapes, c’est chercher un sens à sa vie, c’est sortir de soi, c’est aller de l’avant…
Une marche-pèlerinage à la suite du Christ, en communion avec tous les chrétiens, tous les diocésains…
Une marche ponctuée de chants, de prières, de méditations, de témoignages, de silence…Des personnes se relaieront pour porter une croix, comme lors des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), une croix, symbole majeur de cette journée, une croix symbole de mort et de vie, une croix symbole de l’espérance chrétienne pour nous aider à traverser toutes nos épreuves.  


Une marche ouverte à tous et respectueuse de chacun, toutes générations confondues, avec notamment la présence d’enfants et de jeunes.

 
Une marche pour marquer l’importance pour les chrétiens, non seulement du jeudi saint mais des trois jours saints par excellence de l’année, à savoir le jeudi saint (avec la messe en mémoire de la cène), le vendredi saint (avec le chemin de croix et l’office de la passion), le samedi saint et le dimanche de Pâques (avec la veillée pascale et les messes du jour avec les baptêmes d’enfants et d’adultes). Les chrétiens ne reconstituent pas, ne miment pas pendant trois jours les détails des événements de la Passion et de la Résurrection du Christ. Ils célèbrent comme un tout, comme une source, comme un sommet, ces trois jours finalisés par la résurrection. Il ne s’agit pas seulement d’un souvenir mais d’un mémorial, c’est-à-dire la réactualisation pour aujourd’hui des « événements sauveurs » du passé.
Une marche avec notre évêque, comme pour inviter tous les chrétiens où qu’ils soient à entrer dans l’esprit de ces jours saints qui nous rappellent l’essentiel de notre vie chrétienne, ouverte sur le témoignage de l’amour de Dieu. Le sens profond du carême, démarche personnelle et communautaire de conversion, temps de prière, de partage et de jeûne, temps de préparation au baptême pour les adultes, sera rappelé.


Une démarche, signe d’unité et appel à l’unité des chrétiens rassemblés par leur pasteur. Une démarche missionnaire qui témoigne au cœur de la cité, en respectant chacun, chaque religion, chaque tradition humaniste, et même les incroyants. Un témoignage de ce qui fait vivre les chrétiens.


Une démarche à dimension culturelle quand elle rappelle à nos contemporains le sens du temps toujours inscrit dans nos calendriers et qui a marqué notre histoire.

 
Une marche symbolique. Nous débuterons notre chemin de croix à l’église St Vénérand, rive gauche de la Mayenne. Nous traverserons le vieux pont et nous monterons jusqu’à la cathédrale. Nous irons d’une rive à l’autre : c’est une invitation à nous déplacer dans l’existence. Nous passerons d’un territoire d’une paroisse à l’autre, comme pour nous inviter à dépasser certaines frontières. Nous monterons à la cathédrale de l’évêque du diocèse, haut lieu d’histoire locale et de rassemblement des chrétiens : c’est une invitation à « élever notre cœur », à prendre de la hauteur dans nos vies, à oser la rencontre avec Dieu dans la foi, pour pouvoir redescendre dans le quotidien pour l’habiter autrement, pour poursuivre nos engagements avec plus d’élan.  


Une marche de solidarité avec tous les souffrants de la terre, une marche de l’espérance chrétienne.

  

Ce qu’il n’est pas : 


Un retour au passé ? Au contraire, chaque époque le vit de façon renouvelée. Pensons aux chemins de croix des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ).  


Du prosélytisme ? Non, mais un témoignage des chrétiens au cœur de la cité. Pour ne pas surprendre et ne pas risquer que ce chemin de croix soit pris comme une provocation, l’information sera largement diffusée. Un tract sera déposé à l’avance dans les habitations qui seront sur le parcours du chemin de croix.

 
Du communautarisme et de l’identitaire ? Non, mais le signe d’une Eglise présente et libre. Après la procession du 8 décembre 2009 qui a déplacé vers la basilique d’Avesnières un millier de personnes, il ne s’agit pas de multiplier les processions. Les priorités pastorales demeurent celles de tout le diocèse, à savoir une Eglise diocésaine qui propose la foi, une Eglise diocésaine ouverte et présente au monde, une Eglise diocésaine qui se fait proche et solidaire, une Eglise diocésaine qui vit sa foi et la célèbre, une Eglise diocésaine qui appelle.


Cette procession est une manière originale et populaire d’entrer dans l’esprit de ces cinq orientations. Actuellement, le doyenné de Laval s’est donné comme priorité la pastorale des jeunes, le parcours Alpha, les journées non stop du pardon à St Vénérand avant la fête de Pâques, l’engagement de solidarité, spécialement via les associations, auprès et avec les plus défavorisés.      

Modalités pratiques 
Jour, heure : Vendredi Saint, 2 avril 2010, 17H30-19H30. Départ à l’intérieur de l’Eglise St Vénérand (4 stations). Arrivée à la cathédrale.


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Publié dans religion

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Fathia Nasr 03/04/2010 17:23







Bernard Bonnejean 04/04/2010 01:27



Pour nous chrétiens, Fathia, c'est plus qu'un week end.


C'est Pâques.


Merci, ma toute gentille, de ta délicate attention.


Ton ami,


Bernard



Tryphon 03/04/2010 12:11



Sans commenter le fond (qu'il faut sûrement mettre en perspective avec la diversité des cultes), je poserai une question : Sylvain en a-t-il profité pour s'exhiber un peu ?



Christian Bonnejean 05/04/2010 08:45



Sylvain n'est pas présent pour répondre ce soir .


Je remercie M. Tryphon pour l'intéret qu'il porte pour l'artiste et l'une de ses oeuvres mais la démarche qu' entreprend Sylvain actuellement lui permettra de vivre d'un métier qui est proche du
milieux artistique , et il pourra en parallèle poursuivre ses oeuvres de laque s'il le souhaite , oeuvres qui demandent beaucoup de temps et il faut bien le dire d'investissement financier en
terme de local , de cabine agrée etc


Sylvain est très créatif  dans ses oeuvres laquées mais il lui manque la maturité commerciale pour se  faire davantage connaitre bien qu'il ai participé à une exposition de jeunes
artistes à Elancourt et Saint Quentin en Yvelines il y a quelques années ou il s'est fait remarqué par plusieurs articles dans la presse locale et un interwiew à TV fil 78.


Mais concrètement il n' y a pas eu de commande malgré beaucoup d'éloges d'ou la nescessité d' apprendre un nouveau métier mais je laisserais à Sylvain le soin de s'expliquer car c'est le souhait
qu'il m' a exprimé vis à vis de ceux qui ont apprécié son travail.


A Elancourt  il y a une ancienne Commanderie des Templiers LIEU appartement à la ville de st Quentin en YVELINES , i l s'y déroulent des expositions et Sylvain souhaiterait bien y exposer
son chemin de croix avec d'autres artistes mais cette démarche  c'est à lui de l'entreprendre à moyen terme en espérant que les rivalités politiques entre Elancourt et le SAN qui gère ce
lieu d'exposition n'entravent pas sa future démarche.


Je vous souhaite à tous une bonne soirée en m'étant fait le porte parole de mon fils . Sylvain a été très heureux que son oncle fasse découvrir une partie du travail qu'il a pu réaliser sur le
blog de Bernard et apprécié vos commentaires encouragents.


Sylvain je crois vous réservera de belles surprises .


Christian, papa de Sylvain