Kaddish et Résurrection

Publié le par Bernard Bonnejean



LE CHEMIN DE LA CROIX

CONCLUSION

Kaddish pour tous les Jésus que la terre a portés 

  Il y a 65 ans, le 27 janvier 1945, l'Armée Rouge pénétrait dans le camp d'Auschwitz-Birkenau. For Salvation Kaddish, for Redemption Kaddish, for forgiveness Kaddish, for Help Kaddish, for all the World victims Kaddish, for all the Holocaust victims Kaddish, for all the war's victims Kaddish, for all Haiti victims Kaddish.

 

 

 

QU'IL y ait une grande Paix venant du Ciel.

Ainsi qu'une belle vie

Et la satiété et le salut et le réconfort et la sauvegarde

Et la guérison et la rédemption et le pardon et l'expiation
Et le soulagement et la délivrance.
Pour nous et pour tout son peuple Israël. Amen.
Que Celui qui établit la paix dans ses hauteurs
L'établisse dans sa Miséricorde parmi nous,
Et sur [le monde entier]. Amen.

 

 

LE CHEMIN DE LA CROIX

A L'AUBE D'UN TEMPS NOUVEAU

Résurrection : Pâques

  Ce poème de Paul Verlaine parut dans La Revue Parisienne du 25 mars 1894. Deux mois plus tard, il commence son long et douloureux calvaire d'hôpital en hôpital : de Saint-Louis à Bichat, flanqué de ses deux dernières "conquêtes", Philomène Boudin, "sa veuve éplorée" et Eugénie Krantz, "la virago réussie". Le Prince des poètes meurt le 8 janvier 1896. 



DE Rome, hier matin, les cloches revenues

Exhalent un concert glorieux dans les nues.

L'écho puissant qui flue et tombe de la tour
Vient magnifier l'air et la terre à leur tour.

L'oiseau, sanctifié par l'or des salves saintes,
Lui-même entonne un hymne aimable et, las de plaintes,

Clame l'alleluia sur un air de chanson,
Dans l'arbre, au ras des prés, et parmi le buisson.

L'alouette, un motet au bec, s'est envolée ;
Le rossignol a salué l'aube emperlée

D'accents enamourés d'un amour plus brûlant,
Et comme lumineux d'un bonheur calme et lent.

Le printemps, né d'hier, allégrement frissonne ;
La nature frémit d'aise, et voici que sonne

Partout dans la campagne, au coeur des vieux beffrois
De l'altier campanile et du palais des rois,

Et de tous les fracas religieux des villes
Des Paris aux Moscous, des Londres aux Sévilles,

Le frais appel pour l'alme célébration
De l'almissime jour de résurrection...

La colombe vole au sillon et l'agneau broute.
Dis-nous, Marie, qui tu rencontras en route ?

Le fleuve est d'or sous le soleil renouvelé...
"C'est le Seigneur : en Galilée il est allé !"

Ah ! que le coeur n'est-il lavé dans l'or du fleuve !
Sanctifié dans l'or des cloches, l'âme veuve !

Et que l'esprit n'est-il humble comme l'agneau,
Blanc comme la colombe en ce clair renouveau,

Et que l'homme, jadis conscience introublée,
N'est-il en route encore pour la Galilée !






 

 

Publié dans religion et culture

Commenter cet article

Cécile et Denis 29/01/2010 18:06


C'est un bel ouvrage très symbolique et inhabituel pour un chemin de croix. Son modernisme nous a rappelé la symbolique des arbres fossiles de la cathédrale d'Evry. Il trouverait sa place dans une
église de style contemporain.Nous souhaitons une bonne continuation à l'artiste dans cette voie.