Joyeuses Pâques 2010 de Laval

Publié le par Bernard Bonnejean

DSC01001-copie-1.jpg

 

  DU CHEMIN DE CROIX A LA RESURRECTION

 

Pour la première fois depuis des lustres, Mgr Scherrer, évêque de Laval, a organisé une procession du chemin de croix du vendredi saint dans les rues de Laval. A part quelques réactions imbéciles de piliers de bistros, les spectateurs se sont plutôt montrés dignes et respectueux. L'article suivant vous en dira davantage. J'ajouterai demain quelques photos prises lors de la procession. Aujourd'hui je m'efforcerai d'imiter la sobriété monastique. seule convenable à l'événement. Vive Jésus, vive sa croix !

 

http://www.notredamedeparis.fr/local/cache-vignettes/L350xH350/arton777-c9b81.jpg

 

Pourquoi un chemin de croix en centre-ville ? 


La question avait été envisagée depuis plusieurs années. L’idée est venue des chemins de croix en public qui existent dans plusieurs villes de France et déplacent des foules ; l’idée est venue également de la prise de conscience de l’importance pour l’Eglise de faire signe à nos contemporains.  


Mgr Thierry SCHERRER a souhaité vivement ce projet car, avant d’être évêque, il l’a déjà lui-même expérimenté, dans le diocèse d’Aix-en-Provence. La réalisation du projet a été confiée à l’Aumônerie de l’Enseignement public (AEP), l’Enseignement catholique, les paroisses La Trinité-Avesnières-Cordeliers et St Pierre-St Vénérand de Laval.

 Ce projet a été décidé, après consultation des conseils pastoraux, par les curés et leurs équipes pastorales, des paroisses La Trinité-Avesnières-Cordeliers et St Pierre-St Vénérand, car le chemin de croix partira de l’église St Vénérand et aboutira à la cathédrale de Laval. La paroisse a été choisie pour être force de proposition pour fédérer paroisses, mouvements, aumôneries…  

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/93/Basilique_Avesnieres_600px.JPG/300px-Basilique_Avesnieres_600px.JPG

 

Eglise Saint-Vénérand de Laval

Départ du Chemin de Croix


L’esprit de ce chemin de croix 
Ce qu’il est : Une marche.


Marcher, c’est avec tout son corps, avec tout son être, risquer une expérience humaine et spirituelle. Marcher, c’est avancer par étapes, c’est chercher un sens à sa vie, c’est sortir de soi, c’est aller de l’avant…
Une marche-pèlerinage à la suite du Christ, en communion avec tous les chrétiens, tous les diocésains…
Une marche ponctuée de chants, de prières, de méditations, de témoignages, de silence…Des personnes se relaieront pour porter une croix, comme lors des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), une croix, symbole majeur de cette journée, une croix symbole de mort et de vie, une croix symbole de l’espérance chrétienne pour nous aider à traverser toutes nos épreuves.  


Une marche ouverte à tous et respectueuse de chacun, toutes générations confondues, avec notamment la présence d’enfants et de jeunes.

 

http://viaimage.viafrance.com/images/evts/7277.jpg

  Eglise Saint-Vénérand

 

Une marche pour marquer l’importance pour les chrétiens, non seulement du jeudi saint mais des trois jours saints par excellence de l’année, à savoir le jeudi saint (avec la messe en mémoire de la cène), le vendredi saint (avec le chemin de croix et l’office de la passion), le samedi saint et le dimanche de Pâques (avec la veillée pascale et les messes du jour avec les baptêmes d’enfants et d’adultes). Les chrétiens ne reconstituent pas, ne miment pas pendant trois jours les détails des événements de la Passion et de la Résurrection du Christ. Ils célèbrent comme un tout, comme une source, comme un sommet, ces trois jours finalisés par la résurrection. Il ne s’agit pas seulement d’un souvenir mais d’un mémorial, c’est-à-dire la réactualisation pour aujourd’hui des « événements sauveurs » du passé.
Une marche avec notre évêque, comme pour inviter tous les chrétiens où qu’ils soient à entrer dans l’esprit de ces jours saints qui nous rappellent l’essentiel de notre vie chrétienne, ouverte sur le témoignage de l’amour de Dieu. Le sens profond du carême, démarche personnelle et communautaire de conversion, temps de prière, de partage et de jeûne, temps de préparation au baptême pour les adultes, sera rappelé.


Une démarche, signe d’unité et appel à l’unité des chrétiens rassemblés par leur pasteur. Une démarche missionnaire qui témoigne au cœur de la cité, en respectant chacun, chaque religion, chaque tradition humaniste, et même les incroyants. Un témoignage de ce qui fait vivre les chrétiens.


Une démarche à dimension culturelle quand elle rappelle à nos contemporains le sens du temps toujours inscrit dans nos calendriers et qui a marqué notre histoire.

 
Une marche symbolique. Nous débuterons notre chemin de croix à l’église St Vénérand, rive gauche de la Mayenne. Nous traverserons le vieux pont et nous monterons jusqu’à la cathédrale. Nous irons d’une rive à l’autre : c’est une invitation à nous déplacer dans l’existence. Nous passerons d’un territoire d’une paroisse à l’autre, comme pour nous inviter à dépasser certaines frontières. Nous monterons à la cathédrale de l’évêque du diocèse, haut lieu d’histoire locale et de rassemblement des chrétiens : c’est une invitation à « élever notre cœur », à prendre de la hauteur dans nos vies, à oser la rencontre avec Dieu dans la foi, pour pouvoir redescendre dans le quotidien pour l’habiter autrement, pour poursuivre nos engagements avec plus d’élan.  


Une marche de solidarité avec tous les souffrants de la terre, une marche de l’espérance chrétienne.

 

  

http://www.fasthotel.com/images/upload/endirect/photos/fiche/laval_ville.jpg

Le Pont qui enjambe la Mayenne

de la rive gauche à la rive droite


Ce qu’il n’est pas : 


Un retour au passé ? Au contraire, chaque époque le vit de façon renouvelée. Pensons aux chemins de croix des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ).  


Du prosélytisme ? Non, mais un témoignage des chrétiens au cœur de la cité. Pour ne pas surprendre et ne pas risquer que ce chemin de croix soit pris comme une provocation, l’information sera largement diffusée. Un tract sera déposé à l’avance dans les habitations qui seront sur le parcours du chemin de croix.

 
Du communautarisme et de l’identitaire ? Non, mais le signe d’une Eglise présente et libre. Après la procession du 8 décembre 2009 qui a déplacé vers la basilique d’Avesnières un millier de personnes, il ne s’agit pas de multiplier les processions. Les priorités pastorales demeurent celles de tout le diocèse, à savoir une Eglise diocésaine qui propose la foi, une Eglise diocésaine ouverte et présente au monde, une Eglise diocésaine qui se fait proche et solidaire, une Eglise diocésaine qui vit sa foi et la célèbre, une Eglise diocésaine qui appelle.

 

 

Cathédrale de Laval

But de la procession.

 

Cette procession est une manière originale et populaire d’entrer dans l’esprit de ces cinq orientations. Actuellement, le doyenné de Laval s’est donné comme priorité la pastorale des jeunes, le parcours Alpha, les journées non stop du pardon à St Vénérand avant la fête de Pâques, l’engagement de solidarité, spécialement via les associations, auprès et avec les plus défavorisés.      

Modalités pratiques 
Jour, heure : Vendredi Saint, 2 avril 2010, 17H30-19H30. Départ à l’intérieur de l’Eglise St Vénérand (4 stations). Arrivée à la cathédrale.


© Diocèse de Laval 2004 - Création Edit Ouest - site hébergé par la Conférence des évêques de France - Mentions légales 

 

http://rainandtherhinoceros.files.wordpress.com/2008/03/resurrection-singapore.jpg

 

IL EST RESSUSCITE


ALLELUIA !!!

 

La résurrection du Christ est fondamentale en ce qu’elle implique un retournement capital de tout ce qui constitue les certitudes, les grandeurs, les valeurs terrestres. Je m’explique: alors que dans la vie ordinaire et dans le royaume de ce monde la mort suit la vie, avec la résurrection, c’est la vie qui suit la mort. Et ce retournement majeur se manifeste dans tous les actes et dans toutes les pensées du Christ tout au long de sa vie: c’est donc par la résurrection qu’il faudrait commencer par parler de lui, car toute sa vie est l’image de cet événement bouleversant.

Quand le Christ choisit ses disciples, il ne prend pas des gens de pouvoir ou de culture, mais de petites gens, des pécheurs, un employé de douanes. A qui il lavera les pieds… Il ne parle pas hébreu, qui est la langue cultivée, savante, mais l’araméen. Il n’aime pas beaucoup fréquenter le grand temple de Jérusalem, mais plutôt prêcher dans les petites synagogues. Dans les quarante jours au désert, alors que Satan lui présente toutes les formes de puissance, le Christ refuse ces pouvoirs pour adopter au contraire un modèle essentiel de pauvreté et de service dans tous les domaines.

«Heureux les affligés, heureux ceux qui sont persécutés, heureux ceux qui souffriront en mon nom»: on retrouve ce renversement des choses dans les Béatitudes. Et quand le Christ meurt puis ressuscite, cela se produit d’une manière nocturne, un peu cachée, secrète. Ce n’est pas un phénomène spectaculaire, pas de grande foule. S’il y avait eu la TV, sûr qu’elle n’aurait pas été convoquée à la résurrection!


Au matin de Pâques, quand le Christ est ressuscité, ce sont les femmes qui se précipitent à ses pieds par reconnaissance immédiate, spontanée. Alors que ses disciples en Galilée vont tergiverser : est-ce lui, n’est-ce pas lui, est-ce un esprit ? La rationalité masculine est battue en brèche par la réceptivité et l’intuition féminines. Les femmes, qui étaient déclassées, prennent là le pas sur les hommes. Ce retournement est assez fondamental, vous le reconnaîtrez.

Il faut donc comprendre que la résurrection donne priorité aux choses et aux personnes simples, modestes, effacées, petites. Et quand le Christ nous propose comme modèle de vie la pauvreté dans tous les domaines, c’est parce que la résurrection est à la clé de la vie terrestre. Elle n’est pas seulement une victoire sur la mort, elle est une victoire sur un mode de vie. Il s’agit de vivre de telle manière qu’on puisse ressusciter, c’est-à-dire affirmer la pauvreté essentielle contre toute forme de grandeur, de richesse. Ce qui compte, c’est ce retournement fondamental de tout ce qui est grandeur en ce monde, certitudes, valeurs, comme je l’ai dit, et je dirais fausses valeurs.

Et quand le Christ voit Marie de Magdala, il ne lui parle pas une seconde de son passage chez les morts, il ne lui explique pas une seconde ce qu’est la résurrection qui vient d’avoir lieu. Il ne l’informe pas de cette réalité. Parce qu’il ne veut pas donner une connaissance de ces choses, mais il veut qu’on y croie.


Georges Haldas, Propos recueillis par Gabrielle Desarzens, Protestinfo

 

 

Joyeuses Pâques, mes chers Amis, à vos familles, à vos amis, et à vous-mêmes,

 

BERNARD

 

 

COMME PROMIS, VOICI LES PHOTOS QUE J'AI PRISES

LORS DU CHEMIN DE CROIX 2010 A LAVAL

 

 

DSC00993.jpg

La foule en marche dans le Vieux-Laval

(rue du Pont de Mayenne, rive droite)

 

 

 

DSC00998.JPG

Tout un symbole :

en route vers la cathédrale, la croix passe devant le palais de Justice (à gauche).

 

 

 

DSC01000-copie-1.JPG

 

Un autre symbole : la croix s'arrête à l'emplacement de la place

de la Trémoille, où furent décapités plusieurs prêtres réfractaires

martyrs de la révolution, ainsi que le Prince de Talmont.

 

 

 

DSC01001.jpg

Tant qu'il y aura des hommes :

non, Messieurs, ne vous en déplaise,

LE CHRISTIANISME NE MOURRA PAS !!!

 

 

 

 

DSC01002.JPG

Une image de la Résurrection :

La cathédrale dans les fleurs printanières.


 

 

 

Im

Publié dans religion

Commenter cet article