"Ils" ne veulent pas que je cite la presse catho ?

Publié le par Bernard Bonnejean


Qu'à cela ne tienne :
je citerai Ouest-France.
Deux fois !
Sans commentaire !!

Bernard Bonnejean écrit sur Le dur métier d'apôtre - Mayenne

jeudi 12 novembre 2009

 

 

« Serait vain un texte dont l'origine, l'élan, ne viendrait pas d'une émotion, d'une intuition ou d'une expérience intimement ressentie par son auteur », écrit Olivier Bourdelier, dans la préface de l'ouvrage écrit par Bernard Bonnejean, docteur et agrégé de lettres et professeur à la retraite du lycée de l'Immaculée-Conception à Laval. « Sans conteste, les mystères de la foi relèvent de cette catégorie d'émotions. »




C'est ainsi que, pour l'auteur, la poésie est l'art divin par excellence. Et pour l'apôtre, « la mission est un métier au sens où l'entendait Boileau. » Au fil du premier chapitre intitulé « L'esprit et l'inspiration dans la poésie catholique », le lecteur se rend compte du lien direct qui existe entre les poètes, « petits créateurs » et Dieu, « Créateur ». Et, dans la 3e partie, il comprend que les poètes veulent être libres mais que le poète catholique, lui, doit obéir aux dogmes et à des lois « [se demandant s'il peut] s'autoriser aucune licence poétique. »

 

Le dur métier d'apôtre, aux éditions du Cerf, 320 pages, 32 €.










Actualité Laval
mardi 08 décembre 2009


La construction du minaret de 12 m est imminente.

Les travaux intérieurs de la mosquée Essalam sont achevés. Ceux du minaret vont débuter. « Un minaret c'est symbolique, pas politique », argumente le président Mohammed Loukili.






« La construction du minaret va débuter dans quelques jours », sourit Mohammed Loukili, président de l'association de la mosquée Essalam, dans la zone des Touches. Et ce minaret sera à l'échelle de la mosquée, la plus grande de l'Ouest. Il mesurera 12 m de haut et sera bâti devant l'édifice, dans la cour, devant le portail d'entrée.
Mais on ne le verra pas depuis la route, la mosquée étant construite en contrebas d'un bâtiment. Par contre, les voyageurs du train Paris-Laval ne manqueront pas cette tour couleur ivoire surplombée de trois boules, selon la tradition maghrébine.

« Un arbre sans branches »


La construction confiée à l'entreprise Médini va démarrer alors que la polémique sur les minarets occupe les esprits, après le vote de leur interdiction en Suisse. Mais Laval-la-calme ne prend pas part à cette polémique. « Pour l'instant, il n'y a personne qui réagisse contre. On a le permis depuis le début », rappelle Mohammed Loukili, de sa voix paisible où pointe un discret accent marocain.


N'empêche, il estime que « ce refus est grave. Une mosquée sans minaret, c'est comme un arbre sans branches. Quatre murs, ce n'est pas une mosquée ». Il regarde le dessin de la tour avec son escalier intérieur : « Un minaret n'est pas politique. C'est un symbole. »


L'édifice va coûter 50 000 € environ, financé par les divers dons. « Quand on a de l'argent, on fait, quand on n'a pas, on arrête. » Les bénévoles, qui ont déjà oeuvré pour les travaux de la mosquée, participeront au chantier le week-end. Ils réaliseront notamment les finitions, les mosaïques.


Décor intérieur raffiné


Les travaux sont en effet quasiment achevés dans la mosquée qui peut accueillir 1 501 personnes (1 500 fidèles et l'imam). Lors de l'Aïd, 800 hommes et 250 femmes se sont ainsi retrouvés dans ce lieu de prière (enfin fléché depuis quelques mois). En fait, le visiteur est étonné en pénétrant dans l'édifice, tant le raffinement des décorations intérieures contraste avec la zone industrielle alentour.



La mosaïque bleue très travaillée décore le hall, la salle des ablutions, l'escalier. L'immense salle de prière des hommes accueille les fidèles sur sa moquette verte chaque vendredi, à 13 h 30. Un bel escalier équipé d'une rampe (venue tout droit du Maroc) conduit à l'étage, vers la salle de prière des femmes et les salles de classes.


« Des profs bénévoles donnent des cours en langue arabe et aussi du soutien scolaire en maths, physique, français. » Le week-end, une quarantaine d'élèves fréquentent ces classes, ils sont une quinzaine le lundi ou le jeudi soir. Il y a aussi une salle pour les femmes qui y perfectionnent leur arabe et leur français. « C'est la solidarité de la communauté », résume Mohammed Loukili, qui insiste sur la bonne entente qui règne à Laval : « Il n'y a pas d'intégristes ici. » [C'est Bonnejean qui souligne]

 

 

Noëlle COUSINIÉ.
Ouest-France

Publié dans vie en société

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