Gemma Galgani (VIII)

Publié le par Bernard Bonnejean

 

La petite perle de Lucques

Règle des Passionistes

 

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Saint Paul de la Croix (1694-1715)

"La prière et la prédication de la Passion de Jésus-Christ sont les deux grands pôles du charisme passioniste dont l'ordre a été fondé par Paul de la Croix.

Pour la prière, elle occupe Paul durant de longues heures, de nuit comme de jour. A ses débuts au mont Argentario, il écrit : « Mon pauvre esprit est tendu vers la solitude. Bien que je n’aille confesser et catéchiser que le dimanche, j’aimerais être libéré même de cela. Enfin, que s’accomplisse la très sainte volonté de Dieu ». Pour préserver sa solitude il développe la direction spirituelle par correspondance, avec une ampleur rarement atteinte avant lui. Mais l’amour se communique même à travers l’encre ; et il dirigera un nombre tout à fait considérable de personnes, et des plus diverses. Paul est un grand mystique ; dès 1720, il atteint aux sommets décrits par ses chers maîtres du Carmel et par st François de Sales.

Son activité de prédicateur sera incroyable et presque incompatible avec ses heures d’adoration silencieuse. Par la force qu’il puise dans la prière du coeur à Coeur avec Jésus il est prêt à incendier les coeurs des hommes de cet amour qui l’habite. La célébrité vient dès sa première mission en 1730. Il faut dire que Paul a reçu un don unique de pénétration des pensées et des coeurs. Sa parole électrise et interpelle chacun en particulier : elle n’a rien d’un discours rhétorique. Les soldats eux-mêmes en étaient frappés. Ainsi, durant la guerre qui éclate entre les troupes autrichiennes et l’armée franco-allemande en 1733, des deux côtés on cessait le feu afin de le laisser passer d’une ligne à l’autre pour aller s’occuper des blessés ! C’est aussi le cas des brigands très dangereux qui se convertissent à sa parole et changent de vie. Il faudrait évoquer les nombreux miracles qui accompagnèrent son apostolat, au point qu’on l’a qualifié de « thaumaturge ». Sa prédication est continuellement centrée sur la Passion du Christ. Et rien ne saurait rendre « agréable » un tel message, si ce n’est l’amour qu’une méditation assidue de la Passion de Jésus insuffle d’elle-même dans le coeur de chacun !

Outre les trois vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance, le charisme des passionistes est centré sur leur quatrième voeu : vivre et enseigner la Passion du Christ. On voit bien comment cela concerne à la fois la vie de prière et la vie apostolique. La vie de prière, afin de "se sanctifier" pour pouvoir "sanctifier les autres". Mais au plan de l’apostolat, le charisme des passionistes est incontestablement celui de la prédication populaire centrée sur le mystère pascal. Paul de la Croix écrit dans la règle de 1775 : « Comme une des principales fins de notre congrégation est, non seulement de nous adonner à l’oraison (prière) afin de nous unir à Dieu par la charité, mais de conduire aussi notre prochain à cette même union en l’introduisant par une méthode aussi opportune et accessible que possible, nos religieux (...) apprendront aux âmes à méditer sur les mystères, les souffrances et la mort du Christ ». Pour éclairer un peu cet "étrange amour" pour le crucifié, citons une des saintes de notre congrégation, sainte Gemma Galgani, qui disait dans l’une de ses extases : « Je te demande continuellement l’amour de la Croix, Jésus, non pas de la tienne, mais de celle qu’il faut que j’embrasse. Je l’aime, je l’aime tant. Jésus c’est sur la croix que j’ai appris à t’aimer ».

Comme le souhaitait Paul de la croix, la congrégation Passioniste est présente désormais sur tous les continents : au total dans 53 pays. Elle compte environ 2000 religieux. C’est en Europe cependant que les passionistes sont encore les plus nombreux. La province religieuse française fut la première fondée hors d’Italie au XIXe siècle : ce fut l’oeuvre du bienheureux Dominique Barberi. Passé ensuite en Angleterre, il reçut le cardinal Newman dans l’Église Catholique. Ce célèbre pasteur de l’église anglicane cherchait une preuve de l’existence de la sainteté dans l’Église Catholique. La Providence divine lui présenta ce religieux humble et fervent, entièrement façonné par la méditation de la Passion de Jésus-Christ.

© P. Philippe Plet c.p. [rf.]


 

5.   PROFIL SPIRITUEL ET MORAL DE

SAINTE GEMMA GALGANI

 

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S

uivre Jésus exige le détachement de tout le créé et de soi-même. Saint Bernard distinguait plusieurs degrés de l’amour. Le premier est l’amour charnel, stade initial, naturel et voulu par Dieu Créateur. Il est nécessaire pour atteindre le second degré : l’amour de Dieu, pour soi et non pour lui-même. Le troisième degré, plus parfait, c’est l’amour de Dieu pour lui-même, qui s’accompagne de l’amour des autres, sans compensation ni désir de récompense. C’est à ce niveau, et au-delà, que Bernard place la sainteté, parfait détachement de soi par charité, par amour gratuit de Dieu et des autres.

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C

omment se traduit le détachement de Gemma ? D’abord dans sa toilette. Cette gemme voulut, sur le conseil de son Ange, rester brute et pure : pas de parure ; une jupe et une pèlerine de laine noire, un chapeau noir, hiver comme été, jours communs et jours de fête. Ensuite, dans son ameublement, si l’on peut dire : une grossière malle de bois contenant un peu de linge, un crucifix, un chapelet, deux ou trois livres de piété, une statuette de la Vierge des Douleurs. Rien d’autre. Elle se défaisait de tous les cadeaux qu’on pouvait lui faire, y compris des images et des objets de piété, qu’elle ne jugeait pas nécessaires. Ainsi, le père Germano lui ayant donné une dent de saint Gabriel d’Addolorata – pour elle un vrai trésor – elle la remit à Justine Giannini. Ensuite, dans la façon de se soigner : elle ne se plaignait jamais, espérant qu’on ne lui prodiguerait ni soulagement ni soins ni médicaments. Elle accueille la mort de ses proches, qu’elle aime pourtant sincèrement, avec calme et résignation, certaine qu’ils sont allés en Paradis. Délicate et tendre, elle savait aimer, sans se soucier d’être payée en retour. En outre, elle ne se montrait affectée, même dans les deuils les plus pénibles, que peu de temps, selon sa devise : « Seule avec Jésus seul ». Tant et si bien qu’à Mme Cécilia qui se plaignait, à tort, de son ingratitude, elle dira avoir, pour Jésus, renoncé à tous, y compris au père Germano. Tout porte à croire, en réalité, que Gemma, nostalgique de l’Au-delà, s’ennuyait en ce monde. Maintes fois, elle alla jusqu’à proposer sa vie en échange d’une autre, de la guérison d’un malade, de la conversion d’un pécheur. Au reste, comme tous les justes, Dieu n’épargnait à Gemma ni les épreuves ni les consolations. Dans les ténèbres et l’abandon, elle se déclarait contente et en remerciait Jésus.

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I

l n’est de sainteté véritable sans abnégation, qui ne peut se départir de la vertu d’obéissance. Gemma, comme l’avait fait la petite Thérèse avant elle, savait faire plier sa volonté propre sous la férule de ses directeurs, quels qu’ils soient. Elle qui n’aimait rien tant que demeurer dans une église obéissait à la première injonction de Mme Cécilia de rentrer à la maison, après une petite heure de prière. Au moment des extases, sa mère adoptive réussit, en priant Jésus, à lui faire recouvrer ses sens et à aller la faire asseoir sans rien dire, pour éviter l’attention curieuse des assistants. Que ce soit sur l’ordre du père Germano ou de Mme Cécilia, Gemma s’endormait immédiatement, même si le commandement n’avait été que mentalement donné. Plus portée naturellement à la domination qu’à l’obéissance, Gemma se soumettait pourtant, sans jamais murmurer, surtout à la direction de son guide spirituel, le père Germano, ou à celle de son confesseur ordinaire, Mgr Volpi, sur le conseil de Jésus lui-même :

Jésus me l’a dit et il me le répète souvent, je ne dois plus avoir de volonté ni de sentiments propres ; ma volonté doit être celle de mon confesseur.

Même si elle était douée de la science infuse des choses célestes, Gemma ne fit jamais rien sans demander l’avis de son directeur ou de son confesseur. Elle alla jusqu’à résister au Christ lui-même, pour se conformer à une volonté de Mgr Volpi qui redoutait une ruse satanique. Alors, elle repoussait celui qu’elle savait le Sauveur, uniquement par obéissance. Le père Germano ayant appris que Gemma annonçait d’avance l’arrivée de son courrier, lui interdit d’en faire mention à son entourage. Elle put bientôt lui écrire qu’elle avait vaincu cette « manie », ayant réussi à « maîtriser sa langue ». Une autre fois, Mgr Volpi lui interdit de vomir le sang au cours des extases. Malgré toute son énergie, elle ne put entièrement lui donner satisfaction, et souffrit de ce qu’elle considérait comme une marque de désobéissance. Enfin, elle accéda à la demande expresse de Mgr Volpi, bien qu’il lui en coûtât, de « rien faire d’extraordinaire » les jeudis et vendredis. Bien loin d’en être fâché le Christ dit un jour à Gemma :

Obéissance aveugle, obéissance parfaite, voilà quelle doit être ta grande préoccupation. Laisse-toi conduire comme un corps sans vie : tout ce qu’on veut de toi, exécute-le promptement.

 

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S

aint Augustin l’a dit : le premier degré de la sainteté consiste en l’humilité. Le deuxième, le troisième et les suivants à l’infini : l’humilité. Gemma, avant de mourir, aurait répondu à une infirmière qui lui demandait de lui indiquer la plus belle des vertus :

L’humilité, l’humilité, car elle est le fondement de toutes les autres.

Très tôt, Gemma fut prévenue contre le péché d’orgueil. Une première fois, vers dix ans, une certaine sœur Elena l’en accusa sans raison, ce qui la rendit toute joyeuse, car, disait-elle, elle connaissait désormais ce péché sans l’avoir commis. Une autre fois, à treize ans, elle apprit d’un prédicateur cette parole qui devait la marquer à jamais :

Nous ne sommes rien et Dieu est tout.

À l’idée même qu’elle pût être orgueilleuse, elle était désespérée. Un jour que son directeur feignait d’avoir perçu en elle quelque germe d’orgueil, elle lui répondit immédiatement par lettre :

Mon cher Père, si vous apercevez encore en moi de l’orgueil, ne perdez pas de temps, détruisez-moi ou traitez-moi n’importe comment, mais guérissez-m’en promptement.

Bien que la jeune fille fût naturellement douée – elle avait l’esprit vif et pénétrant, le caractère décidé, une grande force d’âme… – elle apparaissait sans intelligence et sans jugement, demandant conseil et aide pour tout. Il fallut attendre sa mort pour qu’on apprenne qu’elle savait le français, le dessin et la peinture, qu’elle avait aussi quelques dispositions pour la poésie et pour la musique vocale. Elle avait tout fait pour tenir ces dons cachés. Devant Jésus, elle hésitait à lever les yeux tant elle avait le sentiment de son indignité. Elle ne se donnait jamais le beau titre d’épouse de Jésus, mais s’appelait « pauvre fille », « servante inutile », « vierge folle », « misérable créature ». Elle signait la povera Gemma, « La pauvre Gemma », les lettres où elle demandait invariablement l’aumône de prières, convaincue de sa misère. Elle cherchait, sans toujours y parvenir, l’oubli du monde, d’où son ardent désir d’entrer dans un Ordre cloîtré. Elle se croyait grande pécheresse, mais ses différents confesseurs ont consigné des preuves parfaitement contradictoires dans leurs dépositions authentiques.

 

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I

l semble, d’après son biographe et les témoins qui l’ont connue, que Gemma ait eu à souffrir toutes sortes de vexations diaboliques. Bien que son procès en canonisation ne se prononce pas sur ces phénomènes – ni d’ailleurs sur l’authenticité des stigmates, ce qui ne signifie pas qu’ils sont imaginaires – le père Germano a établi une liste assez exhaustive : tentations et attaques contre la pratique des vertus, ennui et dégoût de la prière par des suggestions impies, inspirations perverses, violences physiques allant jusqu’à la torture corporelle, apparitions horribles ou trompeuses. Une fascination trop grande pour le caractère spectaculaire de la spiritualité de la sainte serait néfaste, en ce sens qu’elle mettrait l’accent sur des aspects inessentiels de sa mission. Aussi n’insisterons-nous pas outre mesure sur ces phénomènes – car ce ne sont que des phénomènes – que le père Germano explique par une volonté divine de purification et d’expiation. Satan ne serait en définitive que l’instrument le plus actif de la Providence, ajoute-t-il.

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G

emma, comme beaucoup d’âmes ferventes de son époque, se mortifia. Inutile non plus d’y insister plus longuement. L’essentiel, en réalité, peut se dire en quelques mots : il suffit de savoir que la sainteté passe par la maîtrise des sens, quitte – du moins l’a-t-on cru longtemps – à contenir, par la force, la nature dans des limites étroites. Le biographe de Gemma parle de « rudes macérations ». Entrer dans les détails pourrait passer pour du voyeurisme complaisant à un esprit moderne. Il suffit de savoir que Gemma fut sincère même dans ses excès, qu’elle tint toujours la pureté pour une vertu capitale au point de faire vœu de chasteté et qu’elle réussit à s’y maintenir jusqu’à sa mort, quoi qu’il lui en coûtât.

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A

ussi difficile à comprendre et à admettre aujourd’hui pour une conscience contemporaine : la soif de souffrance de certains saints, dont Gemma. Le père Germano explique lui-même, en préambule à un de ses chapitres, que « pour être méritoire, la souffrance doit être volontaire ». Bien qu’il ne dise pas qu’elle doive être recherchée – notamment par certaines mortifications – on peut comprendre que Gemma, par exemple, avait une véritable passion pour la souffrance au point de la réclamer, non pas seulement comme moyen de purgation passive, mais par souci de s’unir intimement au Sauveur :

Je veux souffrir avec Jésus ; ne me parlez pas d’autre chose. Je veux être semblable à Jésus, toujours souffrir tant que je vivrai, et toujours vivre pour toujours souffrir.

Du reste, qui comprend la Communion des saints peut seul accepter cette souffrance, comme moyen privilégié de la réversibilité des mérites : la Rédemption n’est pas terminée ; chaque disciple du Christ est appelé à la continuer et à la compléter. Selon cette doctrine, la souffrance du « juste » devient corédemptrice de celle que Jésus a subi dans sa Passion. Aussi Gemma considère-t-elle qu’aimer et souffrir sont tout un. Une journée sans douleur, physique ou morale, est pour elle une journée perdue. Peut-être, d’ailleurs, la douleur la plus dure fut-elle l’abandon divin, la nuit de la foi :

Je cherche Jésus et ne le trouve pas. Il semble s’être éloigné et ne plus vouloir me connaître. Où irai-je ? Que vais-je devenir ? Moi, loin de vous ? Oh ! non, non !

Son biographe assure que si un tel supplice avait continué sans relâche, Gemma y aurait trouvé la mort. Il ajoute que, bien heureusement, le Seigneur accourait au milieu de la désolation pour prodiguer consolations et exhortations.

 

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P

our terminer ce portrait, citons le biographe de Gemma qui, en une phrase conclusive, a su synthétiser et éclairer d’un jour nouveau ce qui risque de ne pas être bien compris de tous :

    Elle se déclarait heureuse dans cette mer de souffrances physiques ou morales, heureuse de ressembler ainsi à l’Homme des douleurs, de s’élever toujours plus haut dans les pures régions de l’amour divin, et d’expier pour sa part les péchés du monde. 

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À suivre...

© Bernard Bonnejean, 2006, mais vous pouvez vous servir en toute tranquillité.

Publié dans religion

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lYneve 05/04/2011 23:41


il était chrétien mais pas pratiquant scuse!!
et c'est vrai que son narcissisme l'a éloigné de la religion, enfin moi je ne veux pas qu'on dise eux sont gentils eux sont méchants.. non, il faut parler d'une personne et pas d'un groupe de
personne sauf exception pour les nazis..la je le tolère bien que je reste persuadé qu'il devait y en avoir enrolé la dedans sans vraiment y avoir leur place..mais bon l'histoire n'étant pas mon
fort je stop la ma mini révolte.....merci Bernard pour tes éclaircissement kiss


Bernard Bonnejean 05/04/2011 23:59



Je t'embrasse très fort, LYneVe, en espérant que jamais tu ne viendras me reprocher ce en quoi je crois. 


Si je te montrais une photo où l'on voit des officiers SS recevant la communion d'un évêque, qu'en déduirais-tu ? 


Moi aussi je t'embrasse. 



lYneve 05/04/2011 23:30


Je suis laïc, car je respecte "toutes les religions" pour moi c'est quelque chose de personnelle que je ne comprend pas trop,je suis aussi athée..car moi je ne crois qu'en la vie..
pour revenir à nos moutons il ne faut pas être négationniste...Hitler était chrétien pratiquant...


Bernard Bonnejean 05/04/2011 23:57



Hitler était catholique, lorsqu'il était enfant ? Hitler était autrichien et ce n'est pas impossible. Le resta-t-il ? Il suffit de lire "Mein Kampf" pour comprendre que non. 


Le négationisme ne consiste pas à nier le mensonge, mais à nier la vérité prouvée. Si, chère LYneVe, tu dis que je suis antisémite, parce que baptisé et catholique pratiquant, nombreux seront mes
amis qui te diront que tu mens. Ils ne seront pas négationistes pour autant. 


Si tu savais, ma chère LYneVe, le mal que tu me fais et que tu ferais à ma famille et à mes amis en lançant de telles paroles à la cantonade !!!!



lYneve 04/04/2011 22:07


Je suis une peu froissée par ton commentaire..je suis laïque et pas nazi et l'histoire à bien démontrés que les nazis allez à l'église...alors bon faire l'almagamme des nazis et des laïques c'est
une sorte de ségrégation, enfin à mes yeux en tout cas, pour moi dés que l'on généralise on pratique la ségrégation..


Bernard Bonnejean 05/04/2011 00:25



L'histoire a démontré au contraire ceci : L'incompatibilité de la doctrine nazie avec celle de l'Église est au cœur de
l'encyclique Mit brennender
Sorge rédigée pour Pie XI en 1937 par Eugenio
Pacelli, futur Pie XII. Suite à sa lecture publique dans les églises, 1100
prêtres allemands sont arrêtés. Beaucoup de prêtres paieront leur foi de leur vie dans tous les pays d'Europe.


Mais que voulez-vous dire à la fin avec votre "laïque" ??? Il n'est pas de plus grand partisan de la laïcité
républicaine que moi, catholique pratiquant. On peut être laïque, fervent défenseur de la laïcité, sans être athée !! Parce que précisément, la laïcité est le contraire de la ségrégation en ceci
qu'elle est là pour défendre toutes les opinions et toutes les religions, pas pour les interdire. 


Sarkozy (et pas Fillon !), sous prétexte d'un débat sur la laïcité, s'apprête à faire passer un certain nombre de
mesures ségrégationistes, non pas tant contre le catholiciscme que contre l'islam. Ce n'est pas un hasard que ce soit un Copé qui tienne tant à voir aboutir une telle vision de la laïcité... Avec
le silence complice de certains socialistes "laïcs", dont un au moins, vient ici me traiter de tarlouze et de pédophile dont il fait les caractéristiques du catholicisme. 



dame Lepion 01/04/2011 03:48


Une telle attaque déloyale est juste dégueulasse. Que l'auteur de cette flétrissure se regarde dans le miroir pour l'y retrouver. Venir salir le blog de Bernard est d'une insane indignité. Ne vous
laissez pas atteindre, Bernard, après tout il doit être terriblement malheureux pour en arriver à çà...


Bernard Bonnejean 01/04/2011 14:58



Bien sûr, Dame Lepion, Ma Reine, je vous l'accorde : ces néonazis laïques sont tous très malheureux. Ils se sont attaqués ces derniers mois à toutes les religions. Mais ils sont malheureux. Comme
Judas était malheureux, comme Hitler, Goebbels étaient malheureux. Des ratés, toujours, de stupides ratés qui n'ont trouvé un peu d'apaisement que dans le malheur imposé aux autres. Judas aurait
voulu être... et ne l'a pas été. Hitler et sa bande figuraient un ramassis de paumés qui auraient voulu être... et n'ont jamais réussi à le devenir. "Hitler, aurait dit son professeur, nous ne
pouvons vous garder. Vous ne serez qu'un architecte médiocre et sans talent".


"L'auteur de cette flétrissure", chère Dame Lepion, est probablement impuissant et impotent, indigne de devenir ce qu'il a rêvé d'être. Sinon il ne se masquerait pas sous un emprunt du XIXème
siècle : de quoi a l'air cet "Abaslacalotte" ridicule aujourd'hui ? Mais ses problèmes psycho-sexuels doivent-ils pour autant le mettre à l'abri de toutes ses paroles et de tous ses actes ? Y
compris les délictueux ? Aurons-nous, nous catholiques, protestants, orthodoxes, musulmans, juifs judaïsants, bouddhistes etc. nos accords de Munich au risque d'un redoublement de persécutions
l'an prochain ? 


On me reproche déjà d'avoir ébruité l'insulte. Pourquoi faire part à ses amis de ce qui vous fait mal ? C'est bien ce que je disais : on n'aime que les victimes muettes ; les victimes bavardes
sont coupables. "Salauds de pauvres" ! auquel il faudrait ajouter "salauds de juifs", "salauds de catholiques" ! Il faut dire que la personne en question, que je ne nommerai pas et à qui je voue
une sympathie réelle, insiste le plus fréquemment possible sur le caractère VIRTUEL de nos relations.


J'ai bien peur que ces insultes distribuées à la volée ne reposent pas sur une haine VIRTUELLE et qu'elle ne se traduise pas, un jour, par des actes ignominieux VIRTUELS. 


On s'est replié après guerre sur un "on ne savait pas" commode auquel les "des gens très bien" d'Alexandre Jardin tord le cou, parmi d'autres et après d'autres. On se voilera bientôt la face
derrière une "virtualité" commode pour se protéger de ceux qui nous accuseront de n'avoir rien fait. 



àbaslacalotte 31/03/2011 22:00


Comment va notre tarlouze ? La tumeur qui guette les adeptes de la pédophilie fait-elle bien son oeuvre ? Pas d'homophobie dans ce commentaire: juste un dénigrement de la pédophilie de nombreux
fanatiques d'un certain jésus!


Bernard Bonnejean 01/04/2011 00:19



Pourriez-vous, je vous prie, me donner la définition du mot "tarlouze", terme que je ne connais pas ? Merci. 


Au cas où ça intéresserait, voici les coordonnées de notre ami : 


Laissé par : àbaslacalotte hier à 22h00



Email :g.paris199@laposte.fr


IP
:212.195.254.122


Le reste suivra. 



Question de droit : 


Suis-je anonyme sur le réseau internet ?


Non. Sachez que si la loi vous autorise à conserver l'anonymat sur votre blog,
chaque connexion à l'administration de votre blog est enregistrée automatiquement, c'est à dire que le serveur enregistre l'adresse IP de l'ordinateur connecté à l'administration. Si l'adresse IP
est une donnée personnelle, celle-ci peut toutefois être communiquée à toute autorité judiciaire sur réquisition (délivrée sur autorisation d'un juge) et votre FAI également saisi pourra alors
révéler votre identité à partir de cette adresse IP. Attention, l'adresse IP des internautes laissant des commentaires est également enregistrée et peut faire l'objet d'une même réquisition en
identification.


 


Ben voilà ! La tarlouze n'a rien à ajouter, sinon que les flics et les autorités
judiciaires ont intérêt à te retrouver avant moi, parce que je n'hésiterai pas une seconde à te faire gentiment la peau.