C'tait l'bon temps !

Publié le par Bernard Bonnejean

 

des chantiers de jeunesse


 

Si je les entends ? Mais bien sûr que je les entends les nouveaux gauchistes ! Comment, disent-ils, comment pouvez-vous dire que les chantiers de jeunesse furent une période heureuse de notre histoire nationale ? Mais ils se trompent ! Les chantiers de jeunesse ne sont pas une période, mais un idéal. Celui de la patrie française ! quand le Maréchal avait besoin d'un sang nouveau pour régénérer une nation meurtrie, subordonnée à un Etat vainqueur certes, mais un peu envahissant tout de même.


 

 

 

 

Qui peut prétendre encore aujourd'hui que la défaite n'a eu que des conséquences néfastes ?  Qui osera ne pas constater que les valeurs de la Révolution nationale, inculquées par le Régime de Vichy après l'armistice du 22 juin 1940, sont précisément celles qui, oubliées, ont tant manqué à nos troupes et à nos politiciens. Il manquait un homme, un vrai, de sang français, pour rendre à nos jeunes ce que l'anglo-saxon Robert Baden-Powell avait tenté de mener à bien Outre-Manche avec les règles du scoutisme. Mais on ne pouvait demander à un orphelin anglais plus qu'il ne pouvait donner. Aux valeurs viriles de dépassement de soi, d'amour et de devoir envers la patrie, il crut bon d'ajouter la fraternité, la tolérance, le respect de soi et des autres et le devoir envers la religion, au risque de transformer des âmes guerrières en bons samaritains efféminés.


 

http://www.resistances.be/images/Chantiers_jeunesse_france_tjrs_aff_Propa.gif

 

 

Puis était venu le temps des Coeurs vaillants des Pères Gaston Courtois et Jean Pihan de la congrégation religieuse des Fils de la Charité dont le tort fut sans doute d'apprendre à leurs ouailles les douceurs de la religion catholique, quand de l'autre côté de la frontière, on s'entraînait à manier les armes dans l'éventualité d'un conflit. Si des deux côtés du Rhin on chantait, d'un côté c'était des hymnes guerriers, de l'autre de douces ritournelles comme celle-ci :


 Chanson.jpg

 

 

 

Et le général Joseph de La Porte du Theil vint. Le fondateur ramena nos jeunes amolis à leurs devoirs : le retour à la terre, l'amour de nos belles provinces, la vie en commun dans les lieux naturels, comme les bois et les forêts, réaction attendue contre la ville abjecte, corruptrice, foyer d'individualisme et, comme l'appelaient les soviets, de lutte des classes. Tout était tendu vers la discipline, le respect envers la hiérarchie : les chefs et le Maréchal vénéré.


 


 

 

 

 

Comment eussent-elles pu être malheureuses ces recrues auxquelles on réapprit le sens du service ?


La preuve est qu'ils chantaient, tous ces corps rompus à la saine discipline et à l'exercice physique si tant est qu'en France, tout finit par des chants. Mais quels chants !!



 

 

 

 

Haut les coeurs, mes amis, et chantons

(sinon je vais me mettre à chialer...)

 

 

Bernard





 

HORS-TEXTE

 

http://s2.e-monsite.com/2009/12/17/11/resize_550_550/Saint-Philippe-Neri-2.png

 

Le 20 mai 2010, Aurélie Fouquet a été lâchement assassinée, dans l'exercice de ses fonctions, à la sortie de l'A4 à Villiers-sur-Marne, par le membre d'un gang d'au moins cinq personnes. Elle était mère d'un bébé de 14 mois.

 

Dès que je l'ai appris, j'ai pleuré à chaudes larmes, comme s'il s'agissait de ma propre fille. Bouleversé, j'ai voulu faire un geste. J'ai écrit un mot pour Aurélie sur un site de facebook ouvert à cette intention.  Ce mot est resté affiché moins de vingt-quatre heures. J'y écrivais en substance :


Après la peine de ta disparition, ma Puce, j'ai le coeur rempli d'amour. Je vis constamment avec toi qui m'a dit que tous tes meurtriers seraient sévérement punis et que ton fils ferait la fierté de son père.

 

J'ajoutai que j'étais catholique pratiquant pour qu'on ne me prenne ni pour un illuminé ni pour un voyant extralucide.

 

Le responsable du site censé regrouper les amis d'Aurélie a effacé mon message, ajoutant l'humiliation au chagrin. Questionné à maintes reprises, ce policier à la retraite ne m'a pas donné d'explications satisfaisantes. Je tiens à mentionner que mon casier judiciaire est vierge, même si les très nombreux fichiers de police ne le sont pas tous, contre l'avis de la Justice !!!

 

Aurélie n'est pas la propriété de l'Etat par le biais des fonctionnaires du Ministère de l'Intérieur !! Le peuple de France a le droit de s'unir à ses dirigeants pour lui rendre hommage.

 

C'est ce que j'ai fait ce matin, en allant à la messe à son intention et à celle de sa famille. Et j'ai été frappé par une coïncidence :

 

 

En ce jour l’Église fête saint Philippe Néri (1515-1594), le fondateur de l’Ordre des Oratoriens. Et c’est bien que la République soit unie pour rendre hommage à l’un de ses meilleurs serviteurs. Philippe était très soucieux du besoin des pauvres gens et de la jeunesse de son temps. Il fonda des hôpitaux et des écoles. Aux plus turbulents, il recommandait :


« Tenez vous tranquilles, si vous pouvez ! »


Ami des humbles, il l’était aussi des puissants dont il était le directeur spirituel et le confesseur.


Alors, Aurélie, aide-nous, riches et pauvres, puissants ou misérables, à demeurer droit et debout dans l’adversité. Ne permets à aucun de nous d’abuser de son pouvoir, fût-il minime, pour humilier ceux qui ne le sont déjà que trop.


A bientôt, Aurélie, veille sur chacun de nous, mieux que le meilleur des policiers.

 

Ton ami pour toujours,

 

Bernard

 

P.-S. : A l'heure où avait lieu la cérémonie, après deux mois d'une demande infructueuse, Madame Carla Bruni, ou son secrétariat, me faisait savoir qu'elle m'acceptait sur sa liste d'amis de facebook. Merci Aurélie. Cet honneur, je le mets à ton compte.

 

 



Publié dans Politique inclassable

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dame Lepion 01/06/2010 02:10



C'est comme ça que je vous aime, Bernard, positivant, progressiste, aimant. Sans barbelés.



Bernard Bonnejean 01/06/2010 12:47



C'est comme ça que je m'aimerais, Paulette, si j'étais comme ça.



Jack Lorillou 30/05/2010 23:23



Bonjour


Je viens de revoir votre article sur :


C'tait l'bon temps !
Des chantiers de jeunesse


En voyant ce qui se passe actuellement je pense qu’il faudrait bien  réactiver ce genre de chantiers qui apprendraient a tous ces
jeunes  pourris par la drogues  (trop facile a trouver) et a l’inactivité une bonne voie  vers le travail, la famille et la
patrie  (c’est drôle j’ai déjà entendu cela dans les années 40)


Pour ma part sans parler de collaborations de l’époque, j’ai été dans le chantiers de jeunesse, (il y avait même mon chef qui était un résistant très
connu, même devenu député et ministre après la libération)  Oui les chantiers de jeunesse étaient en zone libre, mais en zone occupée nous avions toute une organisations
similaire, qui permettait d’enrôler les jeunes, leurs apprendre un métier et surtout, le travail et l’amour de la famille.


L’incorporation  obligatoire des jeunes dans l’armée n’étant plus actuel, (l’armée étant devenue un métier) je pense qu’il serait
urgent de revoir ce problème


Qu’en pensez vous ?


Cordialement


Jack






Bernard Bonnejean 30/05/2010 23:58



Bonjour Jack,


Veuillez tout d'abord me pardonner un souci très probablement excessif de logique et d'ordre qui m'a fait déplacer votre commentaire sur cette page, où il me semble mieux situé.


Vous aurez sans doute reconnu sous mon enthousiasme feint l'ironie dont mes amis me savent coutumier.


Une biographie succincte vous aidera à comprendre certaines de mes préventions : à 10 ans, mes parents crurent bon de me mettre en pension dans un premier, puis dans un deuxième établissement
scolaire dont je ne sortais que le dimanche. Encore fallait-il que j'y fusse rentré pour 18 heures le soir. Le dit établissement ne dispensant son enseignement que jusqu'à la fin du premier cycle
du collège, on m'interna à trente kilomètres de chez mes parents à La Flèche, bien connu pour son prytanée militaire. Je n'en sortis que pour me retrouver à nouveau en pension à Laval, mes
parents habitant Laval, pour trois années de lycée assez cauchemardesques, uniquement parce qu'une de mes soeurs crut bon de m'éloigner du domicile paternel pour m'obliger à travailler (je
n'étais pas un écolier modèle). J'en sortis avec un bac, juste assez pour être nommé à 60 kms de Laval, où je me retrouvais... pensionnaire d'une autre façon, avant de prendre pension dans une
caserne toulonnaise, puis martiniquaise, puis guyanaise etc.


Je n'ai pas fait les chantiers de jeunesse, mais ma jeunesse fut un véritable chantier.


Jamais, cher Jack, jamais je n'ai proposé, en tant que professeur, la solution du pensionnat aux parents d'élèves indisciplinés ou paresseux. C'aurait été pour moi le pire des échecs.


Comme vous, je crois que les jeunes actuels ont besoin d'un encadrement. Mais ni scoutisme ni mouvement paramilitaire ou militaire ni équivalent des chantiers de jeunesse. Il faut surtout leur
réapprendre les valeurs élémentaires, telles la politesse, la gentillesse, le service, le respect de soi et le respect de l'autre, la vie en société... Pas dans des lieux fermés, protégés des
autres, mais au contraire là où ils sont le plus présents : dans la famille et à l'école.


La discipline n'est pas une fin en soi. La discipline est un moyen pas une finalité : pour respecter l'autre, il faut se discipliner. Il ne s'agit pas d'apprendre à marcher au pas derrière un
fanion ou un drapeau, mais d'apprendre à faire son bonheur en concourant au bonheur de l'autre. Dire bonjour, dire merci, dire au revoir, si possible avec le sourire, participent à la plénitude
d'une vie en société harmonieuse.


Quant à la religion, la preuve n'est plus à faire qu'elle est indissociable de l'équilibre. Les jeunesses communistes, pour ne citer qu'elles, l'ont remplacée par... une religion nouvelle qui
copiait les rites et le cérémonial de l'ancienne.


Pour terminer, Jack, posez-vous la question. Qu'apprendrez-vous aux jeunes dans ces nouveaux camps ? Le goût de l'effort ; les jeunesses hitlériennes en ont fait autant ; le respect de la
hiérarchie ; idem ; la vie en groupe ; idem. Voyez le résultat.


Merci Jack d'avoir permis cette discussion embryonnaire.


Bon courage et amicalement,


Bernard