Absent jusqu'au 6 mai

Publié le par Bernard Bonnejean

 

Valete !


 

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C'est ainsi que les Romains se disaient à la fois « Bonjour » , « Bonsoir », « Bonne nuit », « Au revoir », etc. Finalement, comme dit l'autre, on les croit plutôt compliqués, les Romains, à cause des Humanités qu'on a imposées à des générations de collégiens, de lycéens et d'étudiants. En réalité, ces as de la synthèse n'ont jamais cherché que le « vite fait », « bien fait ». Et, en l'occurrence, le généreux et l'utile car VALETE veut dire à la fois : “gardez-vous bien de tomber malades”, “restez-en bonne santé”, et “faites ce qu'il faut pour ça”.

 


J'ai un ami breton, costarmoricain précisément, presque briochin, qui m'a fait sursauter la première fois qu'il m'a sorti en guise d'au revoir : « Et fais bien attention à toi ! » Vous me connaissez, j'ai cherché dans ma tête de qui et de quoi il me fallait faire attention, qui en voulait à ma vie, qui avait l'intention de me nuire. En réalité, c'est ce que contient le fameux KENAVO, l'équivalent du VALETE romain. Il faut croire que le petit village gaulois qui résiste à l'envahisseur a laissé entrouverte une brèche linguistique. Mais il vaut mieux que je me taise. Si un Breton de souche et de langue m'entendait dire qu'il y a du latin dans le celtique, je passerais un sale quart d'heure.

 

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Il faut dire que j'aime particulièrement la Bretagne, les Bretons et la langue bretonne. Les proverbes aussi dont certains ne manquent pas de piquant. Je vous laisserai sur quelques-uns d'entre eux :

 

Neb so lemm beg e deod a rank bezañ kaled kostez e benn

Celui qui a le bout de la langue tranchant se doit d'avoir le bord de la tête dur. 

 

Magit mad ho korf hoc'h ene a chomo pelloc'h e-barzh

Nourris bien ton corps ton âme y restera plus longtemps

 

N'en dez ket rekis gouied galleg ewid goulenn kousked er-maes

Pas besoin de savoir parler français pour demander à coucher dehors

 

Gwell eo karantez leizh an dorn ewid madoù leizh ar forn

Mieux vaut de l'amour plein la main que des biens plein le four 

 

et un dernier pour la route

 

Pelloc'h e vimp marw eged paour

Nous serons plus longtemps morts que pauvres 


 

 

 

Pas mal du tout, Nolwenn !!

On en redemande. 

Moi, je vais à la rencontre des Bretons de Paris, des Mayennais de la Seine-Saint-Denis, tous un peu émigrés, tous bientôt de retour au pays. 

Et je vous dis à tous, KENAVO et VALETE. Sauf à celles-là qui se reconnaîtront et à qui je ne dirais qu'au revoir, ne sachant comment on dit :

 


 

 

À bientôt et joyeuses Pâques ! 

 

Bernard

BYrd

Publié dans poésie et chanson

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