Appel aux croyants

Publié le par Bernard Bonnejean


Tout chrétien doit être un miles Christi

Un miles Christi, c'est-à-dire un "soldat du Christ". Selon ce mot de Péguy, et ce n'est pas un "bon mot", le devoir de chaque catholique est de lutter pour ses convictions contre ses ennemis du dedans et de l'extérieur. De plus en plus nombreux sont nos ennemis du dedans, ceux pour lesquels le Christ lui-même avouait un certain dégoût : les tièdes ; les "peut-être" ; les "on verra demain" ou "plus tard". Ces "bofs" sont nos pires ennemis, bien plus redoutables que les adversaires de notre religion, qui ont, la plupart du temps, l'excuse de ne rien comprendre parce que nous n'avons pas assuré la transmission de ce que nous avions appris. Ce devoir, essentiel, primordial, principal (< lat. princeps, le premier, le plus urgent, le plus hiérarchiquement important), nous, parents, professeurs, instituteurs, nous l'avons délaissé au bénéfice de miroirs aux alouettes qui continuent à tromper nos sociétés contemporaines sur les valeurs véritables. La politique, pour ne parler que d'elle, n'a plus d'âme : entre les mains de magouilleurs, de truqueurs, d'égocentristes manipulateurs, elle ne sert qu'une poignée d'individus qui ridiculisent la démocratie : ils se sont enchaînés à des coteries susceptibles de leur renvoyer l'ascenseur. Ils ne connaissent plus le peuple qui leur rend leur mépris. La famille doit redevenir la structure élémentaire de tout l'édifice social.

 

Il m'apparaît inopportun de continuer à vous sermoner inutilement, et sur ce ton de l'amertume et de la polémique. Je n'ai d'ailleurs aucune autorité pour le faire, sinon celle que me donne ce devoir de témoignage que je viens de dire. Je préfère laisser la parole à plus habile et plus talentueux en la matière : Georges Bernanos. Pas celui des snobs anticléricaux qui ont applaudi au Soleil de Satan, une oeuvre maîtresse, certes, mais qui demande un bon bagage théologique qu'ils ne possèdent pas. Mais, puisque c'est la mode, le Bernanos militant, qu'on a rangé un peu précipitamment à l'extrême-droite, parce qu'on ne pouvait le classer nulle part.



Voici un excellent article de Louis Chaigne, que je viens de lire, et qui me semble tout à fait approprié aux circonstances que nous vivons. C'est moi qui souligne. Tel sera mon unique commentaire pour l'instant : 

 

Mon dessein étant de présenter, dans cette étude, l'œuvre romanesque et dramatique de Bernanos, je ne puis toutefois manquer de caractériser brièvement les œuvres du polémiste. La Grande Peur des Bien-pensants (1931) est une très libre biographie de son maître Edouard Drumont et singulièrement un exposé — très outrancier — de l'Affaire Dreyfus. On y trouve plus d'une page magnifiquement vengeresse, avec des images neuves, hardies, éclatantes, au milieu d'un fatras de considérations injustes, de commentaires démesurément passionnés, de portraits caricaturaux. On peut en dire autant des Grands Cimetières sous la Lune (1938), ouvrage inspiré par la guerre d'Espagne, et où l'auteur se révèle beaucoup moins soucieux de servir la stricte vérité historique que de se décharger de ses animosités et ses humeurs et de communiquer à autrui ses changeantes passions politiques, encore qu'il faille ne jamais perdre de vue sa droiture, sa hauteur de vues, ses nobles intentions. Barrès dénonçait les Barbares. Les ennemis de Bernanos sont les « Imbéciles » : il les poursuit et les pourfend avec une incoercible colère. A l'égard de la Terreur blanche, il proteste de toute son énergie, dégageant ce qu'il croit être l'honneur chrétien de ces « revanches » sanglantes.








Avec Scandale de la Vérité, il lance un pamphlet à l'adresse
des partisans du réalisme politique, et spécialement de M. Charles Maurras. Il affirme que l'histoire de France fut l’œuvre, non pas des réalistes, mais de ceux qui crurent tout bonnement à la vocation surnaturelle de leur pays. Bien des équivoques se retrouvent là en ce qui concerne les rapports du spirituel et du temporel. Il y a sans doute un réalisme inadmissible (celui de Machiavel, et celui de Hitler, pour prendre un nom dans le passé et un second dans le présent), mais il en est un autre nécessaire. Le plus « moraliste » des politiques, après huit jours de gouvernement, ne manquerait pas d'en convenir, et il est permis d'ailleurs de redouter le tardif réalisme des « moralistes ». Sous un certain angle, saint Louis fut un réaliste, et un réaliste exemplaire. Mais on ne rappellera jamais assez que la politique ne doit jamais prétendre être affranchie de la morale, et la grandeur d'un chef est d'harmoniser l’une et l'autre en une généreuse et puissante synthèse.

Lettre aux Anglais comprend, en réalité, sept lettres, dont l'une s'adresse d'ailleurs à Roosevelt et une autre aux hommes d'Europe. Arec des fulgurances el des imprécations de « prophète », Bernanos, en ces jours de 1910 et de 1911 où, au Brésil, il les écrivit, clame son horreur devant le paganisme d'Etat renaissant, son espoir aussi d'une France rendue à Dieu et en marche vers le Royaume ; d'un monde « en pèlerinage vers l'âge d'or des Béatitudes évangéliques » ; et d'une Eglise éducatrice des chrétiens d'honneur et de saints.





                                            QUI ROULE QUI ? POUR QUI ? POUR QUOI ? POURQUOI ?


Le Chemin-de-la-Croix-aux-Ames
est un recueil d'articles du temps de guerre. Ce titre très beau, mais énigmatique, évoque la colline près de laquelle, dans sa fazenda brésilienne, vivait l'écrivain, et où, il y a un siècle, des chrétiens furent massacrés. L'ensemble du recueil est forcément assez incohérent et plein de redites. On y suit cependant la préparation de ce que Bernanos appelle, avec un bonheur d'expression remarquable, « la mise au pas technique d'une société qui s'est progressivement déspiritualisée par l'usage qu'elle a fait de ses techniques ».

Dans La France contre les Robots, ouvrage moins original peut-être que certains autres livres de l'auteur, s'élèvent le procès véhément de la civilisation matérialiste, la dénonciation furieuse du règne des Imbéciles et le refus de plier devant les menaces suspendues sur l'humanité et devenues de plus en plus précises. Bernanos se défend d'être l'adversaire de la technique et des machines. Il voit en la construction de celles-ci « une forme très légitime de l'activité humaine », ainsi qu'il l'a noté dans l'édition brésilienne du Chemin-de-­la-Croix-aux-Ames. « Le danger, insiste-t-il, n'est pas dans les machines, sinon nous devrions faire le rêve absurde de les détruire par la force. Le danger n'est pas dans la multiplication des machines, mais dans le nombre sans cesse croissant d'hommes habitués, dès leur enfance, à ne désirer que ce que la machine peut donner. Non, le danger n'est pas dans les machines, car il n'y a d'autre danger pour l'homme que l'homme même. Le danger est dans l'homme que cette civilisation s'efforce en ce moment de former ». Et la civilisation moderne apparaît surtout, pour Bernanos, comme « une conspi­ration universelle contre toute espèce de vie intérieure ».






Un important fragment de journal de Bernanos nous a été donné, en 1949, sous ce titre : Les Enfants humiliés. Il fut rédigé — toujours au Brésil — à partir de 1939. Il trace un parallèle saisissant entre les deux guerres, exprime les déceptions des générations qui furent victorieuses en 1918 et que trompa la fausse paix. Dans sa solitude, l'écrivain anathémise Claudel, Maurras, Massis, Montherlant, les Pères Jésuites, comme plus tard il s'en prendra à Mauriac, à Emmanuel Mounier et aux démocrates chrétiens, très lucide parfois, et parfois aussi très injuste, se trompant à droite comme se trompant à gauche, en réalité de plus en plus éloigné des hommes et découragé par les événements, bien qu'il pressente qu'une nouvelle révolution spirituelle partira un jour de cette France momentanément abaissée. Bernanos croit à la force des saints (et nul n'a mieux que lui écrit sur Jeanne d'Arc, sur saint Dominique), comme d'autres croient à un durcis­sement ascétique d'une élite d'hommes d'une même race (les nationaux-socialistes), ou à un retour à l'esprit chevaleresque nuancé de néo-paganisme (Montherlant), ou à la pratique d'une vie d'équipe soutenue par la méditation conventuelle (Saint-Exupéry), ou à l'approfondissement des réalités rusti­ques et paysannes (Pourrat), ou au coude-à-coude discipliné de l'action révolutionnaire (Rolland, Malraux).
 



 


Caroline FOUREST, Atelier Laicité, Rochelle 2008
Un tissu d'âneries qui nous reportent au XIXe siècle !!!

Les écrits politiques et moraux de Bernanos ont surtout une valeur d’avertissement, comme ceux d’un Péguy. On y chercherait en vain des lignes de conduite précises. Ils créent un état d’esprit. Ils n’orientent aucunement, dans l’immédiat, les bons vouloirs. La condamnation massive et sans nuances du monde moderne porterait au découragement et à l’inertie, mais des traits de lumière, dégagés de ce terrible procès, peuvent être salutaires pour tous ceux qui cherchent à tâtons une issue dans l’étouffant tunnel où nous sommes engagés ».

 

CHAIGNE, Louis, Vies et œuvres d’écrivains, Paris, Fernand Lanore, 1952, pp.121-123.


Chrétiens, Juifs judaïsants, Musulmans, refusez de souscrire à un socialisme dont le fondement serait l'antireligion de Madame Caroline Fourest et de ceux qui la soutiennent. Juifs croyants ne vous laissez pas convaincre par les discours faux d'hommes politiques qui ont les mêmes pères que vous mais dont le but inavoué est le lobby sioniste international. Un parti qui ferait de l'athéisme son cheval de bataille sous prétexte de laïcité républicaine ne mérite pas nos suffrages.

 
Rien à ajouter sauf


A bientôt les Amis, bon Ramadan, bonne rentrée

 

Bernard Bonnejean


Publié dans culture humaniste

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liline50300 03/09/2009 14:24

bonjour, bien pour un blog qui déménage...c'est un blog qui déménage!!!, je serais heureuse de répondre à vos questions sur l'église Notre Dame des Champs, je vais me renseigner car pour l'instant je ne puis répondre à vos questions. Pour ce qui est de votre article, je me considère être dans l'ignorance totale, (moi petite comptable à la retraite),des grandes questions que vous posez sur votre blog et craint bien de n'être pas à la hauteur pour y répondre... néanmoins, je vais faire les recherches que vous me demandez avec grand plaisir... CORDIALEMENT LILINE

Bernard Bonnejean 03/09/2009 15:20


Il n'y a pas de petits et de grands catholiques, Liline ! Une seule et même Eglise, celle du Christ, universelle, avec des membres qui sont tous membres d'un même corps. Tout le monde ne peut pas
être la tête. Mais le petit doigt, quand on n'en a plus, c'est terriblement gênant !!!
NON à la dictature des intellos de gauche, comme de droite, comme du milieu ! Mon papa était forgeron, mes frères sont techniciens, mes soeurs, institutrice, aide-familiale et secrétaire dans une
chambre d'agriculture. Et pourtant, je m'autorise le droit, en tant que catholique, de donner mon avis de catholique en prenant notre évangile et notre credo comme "fondamentaux" comme on dit
maintenant.
Merci pour tous les renseignements que vous pourrez me donner sur l'église d'Avranches (photos superbes)

N.B. : Entre parenthèses, moi non plus je ne connaissais pas l'excitée de la vidéo. Pourtant, elle doit être certaine d'avoir une notoriété immense auprès des femmes, comme toutes les enragées du
MLF abscons (aucun jeu de mots ici !)


Bernard Bonnejean 01/09/2009 22:53

Irak : Chrétiens et musulmans réunis pour le Ramadan

A l’invitation de Mgr Louis Sako, archevêque de Kirkouk


ROME, Mardi 1er Septembre 2009 (ZENIT.org) - A l'occasion du Ramadan, une centaine de représentants chrétiens et musulmans se sont retrouvés pour dîner ensemble le samedi 30 août au soir dans la cathédrale du Sacré-Cœur.

« Un appel fort à la paix nationale, à la réconciliation et à la fin de la violence a été lancé par des chefs religieux, chrétiens et musulmans », a résumé L'Osservatore Romano qui s'est fait l'écho, dans son édition du 1er septembre, de cette initiative lancée par Mgr Louis Sako, archevêque de Kirkouk (Irak).

Pour Mgr Sako, il s'agit avant tout d'un « geste de proximité envers nos frères musulmans. Nous sommes tous frères, enfants du même Dieu. Nous devons nous respecter et coopérer pour le bien du peuple et de notre pays ».

« La rencontre a été un vrai succès », a-t-il rapporté à L'Osservatore Romano. « Nous ne nous y attendions pas. Nous avions invité 50 personnes, mais le double est venu : turkmènes, chiites, sunnites, arabes, turques ».

« Alors que nous mangions, un représentant musulman a dit une phrase très belle et significative : ‘c'est le repas de Jésus'. J'ai alors tout de suite pensé au Cénacle », a ajouté l'archevêque de Kirkouk. « C'est beau de voir des représentants de différentes religions se retrouver ensemble et parler du même Dieu, mais aussi de la paix et de l'avenir de notre pays. L'Irak a besoin de réconciliation et de dialogue », a-t-il insisté.

A l'occasion de ce dîner, un message commun a été distribué aux médias et aux responsables politiques de la ville. Pendant le mois du mois du Ramadan, « temps fort pour la prière, le pardon et la réconciliation », chrétiens et musulmans invitent à « vivre dans un climat de paix et de joie ».

« Sans vouloir interférer dans la politique et dans les controverses, mais sur la base de (leurs) engagements humanitaires et religieux », chrétiens et musulmans invitent à « trouver une solution politique qui sauvegarde la sécurité du peuple et son unité ».

« Nous demandons à tous ceux qui en ont le pouvoir d'assumer la responsabilité de trouver le meilleur moyen de résoudre les problèmes existants et de rendre le pays plus sûr et plus stable, pour contribuer à l'unité et à la coopération », écrivent-ils encore dans ce message commun.

« L'Irak a besoin d'être courageux et responsable vis-à-vis de son histoire », affirment-ils. « Nous en avons assez des guerres et de la violence, nous voulons la paix et la stabilité ! ».

J'en ai terminé pour aujourd'hui.

Bernard Bonnejean 01/09/2009 22:44

Qu'on ne se méprenne pas ! Je n'avais jamais ni vu ni entendu ni entendu parler cette folle. Je viens de lire sa biographie ou ce qu'on sait de son bref passé. Elle dit tout. Et pourtant, Mesdames et Messieurs, je vais vous étonner : je la crois capable du meilleur.
On disait du poète Villiers de l'Isle-Adam qu'il ne lui restait plus qu'à choisir entre le suicide et la conversion. Il a choisi la conversion !
Merci à Gilbert Montagné, UMP paraît-il, de nous avoir rendu l'estime du peuple élu. Son humanité, sa joie de vivre, sa tolérance, son intelligence valent un million de fois le "Capital" de Marx.

Bernard Bonnejean 01/09/2009 17:58

Je remercie sincèrement l'auteur de ces lignes d'avoir, pour mes amis et pour moi, remis les pendules à l'heure. "Pro choice", de fait, est condamné par toutes les religions révélées. En revanche, il a la cote auprès de certaines sectes interdites en France. Mais que fait donc Mélenchon à côté de cette virago ? Et que fait-elle à La Rochelle ? Sur l'invitation de qui ? Cette va-t-en-guerre contre tout ce qui est mâle et contre toute forme d'opinions religieuses, apprises pendant l'enfance et l'adolescence, cache sûrement une blessure grave qui m'oblige, un peu contraint, à un peu d'indulgence. De là à rallier un parti qui semble partager ses inepties...

Bernard Bonnejean 01/09/2009 17:49

Prochoix est une revue qui se dit " pour les droits de l’homme ", pour " la laïcité " et contre le fondamentalisme religieux, quel qu’il soit.

Tirs croisés : La laïcité à l’épreuve des intégrismes juif, chrétien et musulman Fourest, Caroline - Venner, Fiammetta - Collection Le Livre de poche - 2008 . ( Paru en 10/2003 chez Calmann-Levy )

En résumé, les auteures montrent que l’intégrisme n’est pas l’apanage du seul islamisme. Elles attirent l’attention sur le fait que les attentats du 11 septembre 2001 sont significatifs d’une montée de tous les intégrismes et d’un retour vers l’obscurantisme. L’intégrisme religieux contribue à faire reculer le contre-pouvoir de la laïcité et a mené à l’état de tension actuel.

Depuis le 11 septembre 2001, le monde vit dans la hantise du terrorisme musulman.

Caroline Fourest et Fiammetta Venner apportent un démenti à l’idée que seul l’islam peut susciter la barbarie. Elles démontrent que, sur bien des points (comme les droits des femmes, la sexualité, l’intolérance culturelle ou la violence), le monde dont rêvent les intégristes musulmans ressemble à s’y méprendre à celui que prônent les intégristes juifs et chrétiens.

La véritable ligne de fracture pourrait surtout séparer partout dans le monde les démocrates des théocrates - autrement dit, les partisans d’une cité ouverte, tolérante et protectrice des libertés individuelles, des intégristes, fondamentalement d’accord pour prendre la laïcité sous les tirs croisés de leurs fanatismes.

Parce que pour elles, il n’existe de fondamentalistes que chez les religieux. Pas chez les partisans de la laïcité. Et encore moins dans la gauche dont elle font partie. Je pense que ces dames ont des causes personnelles à défendre et que " leur " monde ne serait pas menacé par un " choc des civilisations ", comme il a pu être dit, mais par l’offensive menée par l’ensemble des intégrismes - chrétiens, juifs et musulmans, alliés subjectivement et objectivement - contre la laïcité ; et ce depuis la fin des années 70.

Tout leur livre nous donne, en effet, à voir la puissance de ces " lobbies " chrétien et juif intégristes, non seulement leur ascendant sur les sociétés occidentales et américaines mais surtout leur influence et leur implication directe au niveau des institutions à l’échelle nationale (gouvernement Bush) et internationale (ONU).

Quant aux intégristes juifs, leur influence, selon les deux auteures, serait ascendante de même que leur implication directe à tous les niveaux où se prennent et s’appliquent les décisions. " L’avis des extrémistes est devenu incontournable."(298) " Les extrémistes religieux sont devenus les principaux obstacles à la fin de l’occupation des Territoires. "(310) " Quand bien même les partis religieux ne dépasseraient jamais les 20% de suffrages, leur ombre plane désormais sur tous les pans de la société israélienne. "(299) " Le seul fait qu’ils (les orthodoxes et les ultra-orthodoxes) incarnent le judaïsme dans un pays établi à l’emplacement même de la Terre promise confère aux juifs religieux une force symbolique que n’ont pas les laïcs. " À terme, on ne voit pas comment leur emprise pourrait ne pas faire basculer le destin d’Israël. "(294)]

Entre intégrisme athée et intégrisme religieux, il existe peut-être une spiritualité laïque : Nir Barkat, le nouveau maire de Jérusalem, pris en photo devant le Kotel, le mardi 11 novembre 2008, a promis d’être le maire de tous les habitants de Jérusalem qu’ils aient ou non voté pour lui.

Gilles-Michel DEHARBE