Vous ne le saviez pas ?

Publié le par Bernard Bonnejean


Eh bien, je vous l'apprends !

« Vous ne devinerez jamais, Madame Michu, ce que j’ai appris. Il s’en passait des choses à Malagar qu’on ne savait pas ! Vous vous souvenez le petit Jean-Luc, le fils à l’Edmonde Barré, celui dont on disait qu’il ne ferait jamais rien de ses dix doigts ?




–  Oh oui ! Le pauvre gosse ! Pas fichu d’épeler correctement son nom. Je me rappelle : un jour que j'allais chercher un mandat de mon Lucien, la Fernande l’a fait répéter je ne sais combien de fois, le petit Barré. Heureusement que j’étais là, sinon elle serait encore en train de l’attendre sa pension, l’Edmonde.

–  Eh bien, il est journaliste, le petit Barré, maintenant. Et en plus il écrit des bouquins chez « Bouquins ». Pas des vrais, remarquez bien. Des qui parlent des livres des autres. Il paraît que c'est un métier...


– C’est pas Dieu possible ? Et ils le comprennent, ceux de chez « Bouquins » ? M’est avis qu’il a dû être pistonné par les gens du château.  Il l’aimait bien, le fils à Monsieur Jean ! Toujours à le câliner, des mots gentils et tout !

 

–  Si vous saviez, Madame Michu, vous ne parleriez pas comme ça ! On m’a dit de pas le répéter, mais à vous, je peux. D’ailleurs, entre nous, ce n’est plus un secret pour personne. Votre mère a bien connu Monsieur François, celui qu’on comprenait rien quand il parlait à la télé ? Mais si, celui qu’a fini dans les écritures ! Eh ben : il en était !

–  Jésus Marie Joseph ! Qui vous a dit ça ? C'est de la jalousie, au moins.




–  Il paraît que c’est le Jean-Luc Barré qu’a découvert le poteau rose. Je devrais plutôt dire « bleu ». Enfin, il ne faut pas se moquer, ce n’est pas charitable. Mais quand même, si on m’avait dit qu’il était allergique au rose, le petit François… Ouh ! J'ai mal aux côtes !


–  Arrêtez, vous me faites mal ! Mais il a quand même pas été mettre ça dans un livre, le Barré !?

– Eh bien si ! C’est l’institutrice qui l’a lu ! Ce n’est pas pour dire, mais ces filles-là elles ont de l’argent à jeter par les fenêtres. Moi, même si on me le donnait, je le lirais pas son truc à Barré. Ce n’est quand même pas très honnête de dire du mal des morts. Qu’est-ce que vous en pensez, Madame Michu ?

 

 
– Oh moi, je suis comme vous : complètement dépassée par les événements ! C’est plus de notre âge, tout ça ! On n’est plus dans la course ! Dans le temps, ça devait bien exister, mais on ne le disait pas ! On n’a quand même pas idée de dire des choses pareilles sur des gens si bien, si polis, si aimables avec tout le monde.

 


–  Et de l’écrire, Madame Michu, de l’écrire ! [...] Je me demande quand même… Non !  Je préfère me taire.


–  Dites toujours ! Au point où on en est…


–  C’est quand même pas à cause de ça qu’il parlait enroué, Monsieur François Mauriac ? A votre avis, Madame Michu ?


 


–  Il ne le dit pas dans son livre, le Jean-Luc Barré ? S’il revient par ici, il faudra lui dire que ça manque. Comme disait mon beau-père : « Un travail, on va jusqu’au bout. Sinon c’est pas la peine de le commencer ! »



Moi, personnellement ? Je n'ai rien à dire.

A bientôt les Amis, Friends from abroad, Freunde aus dem Ausland,

Bernard Bonnejean

Publié dans culture humaniste

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max le petard 17/08/2012 19:05


J'adore vos articles sur Jean luc Barré  encore plus de détails me combleraient , ainsi que beaucoup d'autres . Bref il fait beaucoup d'enthousiastes, croyez moi, parmi notre alma mater
qu'il semble si fortement mépriser.... A vous lire  avec grand plaisir sur le sujet

Bernard Bonnejean 20/08/2012 23:15



Jean Luc Barré ne méprise pas l'Alma Mater, mais il exprime des vérités qui risquent fort de provoquer de fâcheuses fausses couches... Merci pour votre passage en un lieu que je ne fréquente plus
guère. Je m'y remettrai. Promis. 



Doris 08/08/2009 19:42

Traduire in Deutsch, le faut-il?

Bernard Bonnejean 09/08/2009 01:53


Ben vous direz ça à "traducteur google".

L'allemand, je connais que Mein Tee ist gut aber Meine Tasse ist zu kleine.

Mais je crois vous l'avoir déjà dit.

Tenez, la prochaine fois je vous mettrai du Goethe. Arrrrhhhh ! Goethe !!!! Folies-Berchères !!! Jambagneuu !!!!

Bonne nuit


Bernard Bonnejean 08/08/2009 19:22

A très bientôt, c'est évident !

Was du im Schwächsten zwischen den meinen machen wirst, in mir du macht es.

In französischer Sprache nicht übersetzen!!

Merci à Dame Catherine et à vous, Doris.

Doris 08/08/2009 18:07

Alors à la prochaine, puisque prochaine il y aura, peut-être!

Bernard Bonnejean 08/08/2009 17:55

Maintenant, je sais !

Doris 08/08/2009 17:40

Rien de méchant, en tout cas, cher Bernard!

Bernard Bonnejean 08/08/2009 16:18

Curieux ! Extrêmement curieux ! Y'avait pas des choses écrites là, avant ? Non ? Si vous le dites ! Mais quand même... Quelque chose me dit que j'aurais tort d'insister...

Doris 06/08/2009 21:24

Bernard, après le bistro, allez-vous regarder Obama: 'Retour en Afrique' sur planète? Ou 'Mon voisin le tueur 2'? Ne me dites pas que vous vous êtes branché sur 'Le sacre de l'homme'! Où Paris- Texas ? Mais quand est-ce que vous allez tenir vos promesses??????????????? Vous n'avez pas le temps, peut-être? Moi, la télé .... bon j'irai jeter un coup d'oille .......... par dépit..

Bernard Bonnejean 06/08/2009 19:57

Oui, bien sûr, bien sûr !

Dites à votre nouvelle amie que chat échaudé craint l'eau froide ! Et que même si la nuit, tous les chats sont gris, par superstition j'aimerais bien me payer la peau d'un chat noir. Surtout d'un vieux raminagrobis manipulateur.

Suite dans votre courrier après le film.

Doris 06/08/2009 17:36

Et si cela était l'univers nouveau: faire le moins possible pour être encore plus rentable!

Bernard Bonnejean 06/08/2009 17:01

Non, Madame !!!

Entre la majuscule triomphaliste à gros ventre de l'égocentriste et la petite minuscule tout piteuse genre "La petite marchande d'allumettes", il y a tout un univers.

Doris 06/08/2009 14:36

La 'pyssologie' à toutes les sauces!

Bernard 06/08/2009 14:08

Suite à un mouvement d'une certaine catégorie de personnel de ce blog, il ne sera pas donné de commentaire.

Le motif invoqué par le représentant syndical, selon une dépêche de l'AFP, porterait uniquement sur une revendication orthographico-psychologique : "doris" sans majuscule.

doris 06/08/2009 10:02

Bernard, 20/20, promis après ses efforts en orthographe, vous aurez votre Labrador!