Humour syndical

Publié le par Bernard Bonnejean

Faut-il pleurer, faut-il en rire ?

Imaginez que l’on vous demande quels sont les piliers de l’entreprise française. Vous répondriez, sans aucun doute, le patronat et les employés.


Ce serait aller un peu vite en besogne.


Qu’est-ce qu’un patron ? L’étymologie, aussi loin qu’elle peut aller, fait remonter le signifiant à un pater qui pourrait déconcerter. Autant dire que le patron, c’est mon « papa »…  qui me fait penser au vicaire-animateur du patronage de la paroisse, dont le parrain est un saint patron. Vous me direz que, même si on croit moins à la nécessité d’une lutte des classes, on n’en est tout de même pas là. Certes, non ! Mais on l’a été.


Soyons objectif ! Peut-on comparer le Grand Patron des fonctionnaires, l’État, triste sire qui pratique un « dégraissage » déguisé, avec le petit patron qui, non seulement a du mal à boucler ses fins de mois, mais peine de plus en plus à conserver son unique employé, qu’il aime comme l’un des siens ? Résumons : s’il n’est d’entreprise sans patron, il faut distinguer patron et patron.



Je ne dirais rien des employés, ouvriers, cadres qui exercent leur profession sous le patronage du patron. J’insisterai seulement sur le fait que si le patron est indispensable à la bonne marche de l’entreprise, il n’est pas d’entreprise sans travailleurs. Donc, concluons positivement : ces gens-là sont faits pour s’entendre car leurs intérêts sont communs.






Malheureusement cette bonne entente est parfois gâchée par le capital. Banquiers et boursiers n’ont rien de seconds papas ! Il leur arrive d’être voraces. D’où la nécessité de se défendre . Aussi inventa-t-on les syndicats.

Quand la CGT, seul syndicat à peu près efficace à l'époque, était affilié sans le dire, mais sans tromper personne, au parti communiste, au moins c’était clair. Les patrons s’étaient alliés au Grand Capital et on allait vous changer tout ça. Capital tellement énorme que le camarade Henri  Krasucki avait toutes les peines du monde à prononcer les sommes astronomiques 





On l’aimait bien, Krasu, pour son courage. Il en avait vu d’autres, lui le juif polonais résistant, revenu miraculeusement de Buchenwald. On le respectait, même si on souriait un peu de ses convictions, déjà. C’est peut-être ça qui a manqué au syndicalisme français pour se faire reconnaître : les convictions.


L’union aussi ? Quelle union ? Quel rapport y a-t-il entre un syndicat de cadres supérieurs ou de professions libérales, et un syndicat de la métallurgie ? C’est du moins ce qu’on croyait, avant que Sarkozy ne fasse l’unanimité de tous contre « la crise » de ses copains. Le gouvernement a eu beau faire semblant, on n’a jamais cru qu’il voulait vraiment s’attaquer aux copains indélicats. Chose nouvelle : les ouvriers ont presque pu se reconnaître dans le discours des cadres de la CFE-CGC. Une solidarité dans l’épreuve commune. Tous pleurent. Mais le syndicat des cadres choisit la dérision, l’arme du désespoir, pour condamner.




Même les chanteurs s’y sont mis :




Nous voilà loin de la lutte des classes. En France, deux camps s’affrontent désormais : les potes à Sarko et les autres. Dans un sens, c’est plus simple. Comme dirait l’autre, la situation se décante, même si on déchante un peu aussi.

Moi qui vous parle, l’an prochain, le 1er juillet 2010 exactement, je pars à la retraite. C’est bien ? Oui, c’est bien. Écoutez tout de même ce que dit le Monsieur qui cause dans la vidéo. Je suis un peu, jusqu’à preuve du contraire et jusqu'à ce qu'un ami de facebook tienne ses promesses, dans son cas :




 



Alors, on arrosera ça ? Ben, on verra !!


À bientôt, les Amis and friends from abroad


Bernard Bonnejean

Publié dans humour grinçant

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