La sagesse orientale 2/2

Publié le par Bernard Bonnejean






 


 







[Cette planche, présentée en deux parties, est la reproduction d'un original personnel, composant le tome XXVII de Janvier-Juin 1908 d'une revue intitulée "Le Noël", éditée par la Maison de la Bonne Presse, 5 rue Bayard, Paris, pp. 240-241. Collection privée].


« Maman », et puis le râle, le sanglot, le noir.
Le sang coule encore un peu, le corps poignardé frissonne encore un peu.
Les cheveux bouclés s’enlisent dans la boue
« Maman », mais ça, seul l’a entendu le bourreau.
Demain c’est l’aube, et les roses au réveil,
On entendra crier vingt jeunes années, et l’espoir enchanté.
Alors dira la prairie, et diront les fleurs
- Celle qui vous a quittés, vous a quittés pour que la honte soit lavée.
Dans son village, reviendra le bourreau sauvage.
« La honte ? » dira-t-il et il essuiera son couteau.
« La honte, nous l’avons déchirée en mille morceaux !
Nous voici revenus, sans tache, le front haut, libres.
Eh patron ! Un verre ! Du vin !
Appelle la putain, la langoureuse au souffle de parfum.
Pour rançon de ses yeux, je donne le Coran, et Dieu sait quelles destinées ! »
- Remplis ton verre, bourreau.
La honte, seule la victime peut l’effacer !
L’aurore viendra. Les filles demanderont :
« Où est-elle ? » La bête de sang répondra :
« Nous l’avons tuée ».
Cette tache, à nos fronts, nous l’avons lavée.
Les voisines raconteront son histoire.
Et aussi les palmiers du quartier.
Pas une porte de bois n’oubliera,
Les pierres répèteront :
- Laver la honte,
- Laver la honte,
Ô voisines, filles du village,
Nous ne pourrons pétrir le pain qu’avec nos larmes.
Nous couperons nos tresses, écorcheront nos mains,
Afin que reste pure et blanche la tunique virile.
Ni sourire, ni fête, ni regard : le couteau nous guette
dans la main de nos pères, de nos frères.
- Qui sait, quels déserts, demain,
Pour laver la honte,
Nous enseveliraient ?



نازك الملائكة

Hassan de Jordanie un prince engagé


La Croix du 21/07/2009

 

Le prince Hassan connaît bien le pape

Pionnier du dialogue interreligieux, le prince Hassan connaît bien le pape qu’il a rencontré plusieurs fois, y compris au début de 2007, après le discours controversé de Ratisbonne. À 62 ans, son ardeur à établir des ponts entre les cultures reste intacte.

Le prince s’étonne encore de devoir passer par les catholiques de Pax Christi pour pouvoir parler en même temps à des Israéliens et des Palestiniens.

Marié à une Pakistanaise, il s’alarme de voir les dirigeants du monde arabe se focaliser sur les politiques de sécurité, au lieu de coopérer pour répondre aux défis de l’éducation et du développement, du désarmement et du changement climatique.






 




La « route des idées » contre le prétendu « choc des civilisations » : diplômé de l’université d’Oxford et descendant du prophète Mohammed, le prince Hassan de Jordanie déteste la généralisation qui consiste à opposer « l’Occident » à « l’islam » ou au « monde musulman ».

« Cela n’a aucun sens car les deux sont hétérogènes », a-t-il répété en ouvrant le second Forum de Caux (Suisse) sur la sécurité humaine, organisé du 17 au 22 juillet par l’association Initiatives et changement.

Prince héritier de Jordanie, Hassan Bin Talal a été écarté du trône en janvier 1999 par son frère le roi Hussein, qui a désigné in extremis son fils, l’actuel roi Abdallah. Depuis, libre de sa parole, il n’a cessé de plaider en faveur d’une meilleure gouvernance de la « région arabe ».




A bientôt, les amis

Bernard Bonnejean






P.-S. : Je suis horriblement gêné. J'ai oublié de citer les références de la vidéo. Cette merveilleuse chanteuse ne méritait pas ça. Le pire est que j'ai beau chercher sur youtube : je ne trouve rien. Pourriez-vous m'aider ? Merci.

Publié dans poésie

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