Une histoire de bonne fame !

Publié le par Bernard Bonnejean

 

 

ou il faut savoir exiger son dû si on ne veut pas perdre la main


 

Le jour, qui commençait à paraître, imposa silence à Schéhérazade en cet endroit. La nuit suivante, elle reprit son discours de cette sorte :


« J'arrivai au Caire, poursuivit le jeune homme de Mossoul. J'y trouvai mes oncles, qui me reçurent fort bien. Je logeai avec eux dans le même khan,  et vis tout ce qu'il y avait de beau à voir au Caire.


« Comme ils avaient achevé de vendre leurs marchandises, ils commençaient déjà à faire les préparatifs de leur départ, et se mirent en route sans m'attendre.


« Je restai au Caire et j'y demeurai trois ans. Pendant ce temps-là, j'envoyai de l'argent au joaillier, en lui mandant de me conserver sa maison, car j'avais dessein de retourner à Damas. Il ne m'arriva point d'aventure au Caire, mais vous allez être fort surpris de celle que j'éprouvai quand je fus de retour à Damas.

 
« En arrivant en cette ville, j'allai descendre chez le joailler, qui me reçut avec joie, et voulut m'accompagner lui-même jusque dans ma maison, pour me faire voir que personne n'y était entré pendant mon absence. En effet, le sceau était encore en son entier sur la serrure, et toutes choses dans le même état où je les avais laissées.


« En nettoyant la salle où j'avais mangé avec les dames, un de mes gens trouva un collier d'or, où il y avait, d'espace en espace, dix perles très grosses et très parfaites ; il me l'apporta el je le reconnus pour celui que j'avais vu au cou de la jeune dame qui avait été empoisonnée. Je l'enveloppai et le mis précieusement dans mon sein.

 
« Je m'abandonnai bientôt à toutes sortes de plaisirs, el insensiblement je dépensai tout mon argent. Dans cette situation je résolus de me défaire du collier. Je me rendis au bezeslein, et je priai un crieur de le faire voir aux principaux joailliers. Le crieur fut surpris de voir ce bijou. « Ah ! la belle chose, s'écria-t-il, après l'avoir regardé avec admiration. Jamais nos marchands n'ont rien vu de si riche, et vous ne devez pas douter qu'ils ne le mettent à un haut prix. Attendez-moi ici, je viendrai bientôt vous apporter la réponse. » Le crieur revint et m'assura qu'on ne voulait donner que cinquante shérifs du collier. « C'est qu'on m'a dit, ajouta-t-il, que les perles étaient fausses : voyez si vous voulez le donner à ce prix-là ? Comme j'avais besoin d'argent : « Allez, lui dis-je, livrez-le, et m'en apportez l'argent tout-à-l’heure. »


Le crieur m'était venu offrir cinquante shérifs de la part du plus riche joaillier du bezeslein, qui n'avait fait celte offre que pour savoir si je connaissais la valeur de ce que je mettais en vente. Aussi, il n'eut pas plutôt appris ma réponse qu'il mena le crieur avec lui chez le lieutenant de police : « Seigneur, dit-il, voilà un collier qu'on m'a volé ; et le voleur a eu la hardiesse de l'exposer en vente. Il se contente de cinquante shérifs pour un joyau qui en vaut deux mille : rien ne saurait mieux prouver que c'est un voleur. » Le lieutenant de police m'envoya arrêter ; et, lorsque je fus devant lui, il me demanda si le collier qu'il tenait n'était pas celui que je venais de mettre eu vente au bezeslein. Je lui répondis que oui. Et est-il vrai, reprit-il, que vous le voulez livrer pour cinquante shérifs ? J'en demeurai d'accord. « Eh bien, dit-il alors, qu'on lui donne la bastonnade ; il nous dira bientôt qu'il n'est qu'un franc voleur ; qu'on le batte jusqu'à ce qu'il l'avoue. » La violence des coups de bâton me fit confesser, contre la vérité, que j'avais volé le collier, et aussitôt le lieutenant de police me fit couper la main. Cela causa un grand bruit dans le bezeslein, et je fus à peine de retour chez moi, que je vis arriver te propriétaire de la maison. « Mon fils, me dit-il, comment est-il possible que vous ayez commis une action aussi indigne que celle dont je viens d'entendre parler ? Après ce qui vient d'arriver, je ne puis souffrir que vous logiez plus longtemps dans ma maison : allez chercher un autre logement. » Je priai le joaillier, les larmes aux yeux, de me permettre de rester encore trois jours dans sa maison, ce qu'il m'accorda. »



Schéhérazade s'arrêta en cet endroit, parce qu'elle vit paraître le jour.


A bientôt, les amis


Bernard Bonnejean












KABOUL, 16 avr 2008 (AFP) - Afghanistan: le parlement prépare une législation rappelant les talibans

Une loi rappelant celles des talibans, actuellement élaborée par une commission parlementaire en Afghanistan, veut interdire le maquillage et la danse en public aux femmes et les ornements jugés féminins pour les hommes, a-t-on appris mercredi auprès du parlement.

Pour entrer en vigueur, ce projet dont l'AFP a obtenu copie doit être approuvé par les deux chambres des députés et des sénateurs, avant d'être signé par le président Hamid Karzaï.

"Femmes et jeunes filles ne se maquilleront pas, porteront des vêtements acceptables (rien de provoquant) et le hijab (long voile couvrant la tête et le corps, à l'iranienne) lorsqu'elles sont au travail ou à l'école", stipule le projet.

Il s'agit d'une évolution par rapport aux talibans, au pouvoir de 1996 à fin 2001, qui imposaient le port de la burqa, couvrant entièrement le corps et le visage de la femme et ne laissant qu'un grillage au niveau des yeux pour voir.

La Commission des affaires morales et de la lutte anti-drogue prévoit également dans ce projet d'interdire aux femmes de danser lors de concerts et autres manifestations publiques, y compris à la télévision.

"Les médias, dont la télévision et les chaînes diffusées par câble, doivent éviter la diffusion de programmes contraires à la morale islamique", dit le texte sans entrer dans les détails.

La gent masculine se voit interdite de bracelets, colliers, "robes de femmes" et de catogans (queues de cheval), lit-on encore dans leur projet.

Le parlement afghan, dominé par les ex-combattants anti-soviétiques, a appelé récemment à interdire aux chaînes de télévision de montrer des danses entre hommes et femmes et des séries télévisées "soap opera".

Enfin pour les réunions publiques, en particulier les mariages, les femmes et hommes doivent être séparés et la musique de faible volume, estime le projet de loi.

Le projet comporte également une interdiction des combats d'animaux -chiens, coqs ou chameaux-, conformément à la loi islamique, et bannit l'élevage de pigeons et les jeux vidéos très populaires en Afghanistan.

Si le projet était adopté, les contrevenants risqueraient entre 10 et 100 dollars d'amende.

Publié dans poésie

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Nasr.samia 30/06/2009 10:31

Un jour l'Amérique a fait des talibans leur alliés, et les voilà maintenant des ennemis, et ils deviennent les terroristes vis à vis des femmes et des enfants avant d'être terroristes avec leurs vrais ennemis, la faute est de qui???, si ce n'est toujours que ceux qui font le désordre dans tout un pays, bon mardi, et à très bientôt