Le bonheur est dans le pré

Publié le par Bernard Bonnejean

 

j'y cours vite ! j'y cours vite !


On est parfois bien présomptueux !

Mais, heureusement, il y a toujours une âme charitable pour vous remettre à votre place ! Hier, il y en eut deux.

Le premier est le colporteur officiel des voies impénétrables de Dieu : le curé de ma paroisse, celui qui me tourne le dos à la fin de la messe, chaque fois qu'il salue ses paroissiens... Qui venait de nous chapitrer sur un évangile fameux où il était dit qu'il fallait pardonner soixante-dix-sept fois sept fois et qui a du mal à me pardonner une seule fois... Il n'a pas osé faire porter son homélie sur la seconde lecture de ce dimanche de Pentecôte, et personnellement je le regrette :

Lecture de la lettre de Saint Paul Apôtre aux Galates (5, 16-25)

Frères, je vous le dis : vivez sous la conduite de l’Esprit de Dieu ; alors vous n’obéirez pas aux tendances égoïstes de la chair. Car les tendances de la chair s’opposent à l’esprit, et les tendances de l’esprit s’opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire ce que vous voudriez.

Mais en vous laissant conduire par l’Esprit, vous n’êtes plus sujet de la Loi. On sait bien à quelles actions mène la chair : débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, colère, envie, divisions, sectarisme, rivalités, beuveries, gloutonnerie et autres choses du même genre. […] Mais voici ce que produit l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi. Face à tout cela, il n’y a plus de loi qui tienne. […] Puisque l’Esprit nous fait vivre, laissons-nous vivre par l’Esprit.

 
 Il faudrait un sacré courage pour commenter une telle lecture de nos jours. Ce serait le bannissement social assuré. Aussi notre curé n'a-t-il pas trop insisté sur les démons de la modernité. Mais au détour de son argumentaire, il a eu cette sentence qui m'a frappé :

Chaque fois qu'à l'intérieur de vous-même vous ressentirez le besoin impérieux de changer quelque chose d'important dans votre vie, le besoin donc de vous convertir, ce sera le signe de la présence de l'Esprit.


Et puis, le soir, j'ai consulté les statistiques de mon blog. Et pour la seconde fois, j'ai eu un doute sur la gestion-comptabilité de nos hôtes. Je leur en ai fait part dans les termes suivants :


Chers amis,

Tout d'abord, un grand merci pour votre hébergement. A une autre époque, pas si lointaine, vos prédécesseurs m'eussent viré...

Ecrivain catholique, je n'attends pas de mes articles qu'ils plaisent à tout le monde. Aussi ne m'étonné-je guère de ne pas avoir plus de lecteurs.

En revanche, dans votre calcul du blogrank vous tenez compte de ce critère : le nombre de visites spontanées ne venant pas d'un moteur de recherche (indice de récurrence).

C'est parfaitement injuste pour un auteur connu justement SURTOUT sur les moteurs de recherche, comme le veut sa profession. Ainsi, avant-hier, 65% de mes lecteurs venaient de moteurs de recherche. Probablement, certains sont-ils aussi lecteurs de mes livres ? Pourquoi ne pas les compter ou, peut-être, les compter autrement ? 

Merci, en tout cas, pour les perspectives que vous nous ouvrez en nous accueillant.

Bernard


On ne peut plus courtois ! On me répondit, immédiatement, ce qui suit :



Bonjour

Plus de 80 critères forment le blog rank (BR), donc je pense que toutes les visites sont comptées et que tu n'as retenu qu'un seul critère.
D'ailleurs, comment l'as tu trouvé ? La recette du BR est cachée dans un coffre dont la clef est au fond d'un puits dont la position est connue du staff seul.

Les Brigades du Tigre Modérateur


Une dénommée Russalka prit la peine d'expliquer que ce que le "modérateur" ignorait était consultable par tous. De plus elle me rappela très aimablement, ce dont je lui sais gré, les principes fondamentaux de ces calculs secrets. Mais un autre vint à la rescousse du modérateur :

Je rajoute mon grain de sel : les premiers mots de la définition du blog rank sont "indice de qualité". Le comptage des visiteurs des moteurs, ça ne concerne en aucun cas la qualité du blog, mais son référencement ... 65 %... l'est bien référencé.

Les visiteurs qui reviennent d'eux-mêmes sont bien plus importants pour déterminer l'intérêt du blog... Signé Forro.

 

Mais quel naïf, quel imbécile je fais ! C'est pourtant évident ! Les visiteurs des moteurs de recherche sont obligés de venir. C'est magouille et compagnie. Le propriétaire de ces moteurs est de mèche avec la franc-maçonnerie et le locataire du blog pour le référencer. La preuve ? Le blogueur susdit est au courant des secrets du staff !!

En fin de compte la réflexion émise par le balourd est un doublon de l'histoire de la poule et de l'oeuf : est-ce à cause du bon référencement d'un blog qu'il est visité ou est-ce à cause du grand nombre de visites et de l'intérêt qu'il présente qu'il est bien référencé ??

En outre, que sous-tend cette perle ? Cette énormité : même si les 65% de visiteurs venus des moteurs de recherche ne sont pas le résultat de pressions internes, ils ne reviendraient jamais (je me demande bien pourquoi...) et ne sauraient prouver à eux seuls que le blog est digne d'intérêt. Il faut qu'ils "reviennent d'eux-mêmes" ou ça vaut pas !!

Seulement voilà : imaginons M. Duchnock qui fait la découverte du "Blog de Bernard Bonnejean" sur google. Il cherche quelque chose de précis sur la Vénus hottentote, par exemple. Il trouve l'article intéressant et bien documenté. Que fera-t-il la prochaine fois ? Il cherchera les nouveautés du "Blog de Bernard Bonnejean" sur google. Donc il reviendra, mais via le moteur de recherche.

En ce jour de Pentecôte, après la sage réflexion du curé, j'ai su que j'avais reçu la visite de l'Esprit-Saint. Puisque mon blog est parfaitement inintéressant ; que les seuls visiteurs  forcés à venir par google, yahoo et compagnie ne reviennent jamais, tant ils sont dégoûtés, paraît-il ; qu'il suffit pour s'en assurer de ricaner sur mes deux inscriptions ; qu'il n'est que de voir celles et ceux qui osent commenter après ou sans lecture préalable, il faut se rendre à l'évidence. Je n'écrirai plus que lorsque j'aurai le temps, c'est-à-dire une fois par semaine, tout au plus.

Ce qui me donnera l'occasion de profiter du soleil et de mes nuits. Ainsi rendrai-je son plein sens au poème de Paul Fort :


Le bonheur est dans le pré, cours-y vite, cours-y vite.

Le bonheur est dans le pré, cours-y vite. Il va filer.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.

Dans l'ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite.

Dans l'ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.

Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite.

Sur les cornes du bélier, cours-y vite. Il va filer.

Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite.

Sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer.

De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite.

De pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer.

Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite.

Saute par-dessus la haie, cours-y vite ! Il a filé !


A moins que :




A bientôt, mes vrais amis, et sans rancune aux faux,

Bernard Bonnejean

Publié dans Grosse fatigue

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Sourour 03/06/2009 23:05

bonne soirée et un bon jeudiamitiés
Sourour

dame Lepion 03/06/2009 11:05

Bernard, je vous imagine poursuivi par un taureau excité du rouge de votre cravate... le bonheur est dans le pré ?

Bernard Bonnejean 18/06/2009 09:38


Chère Dame Lepion,

D'une part, je ne porte plus de cravate depuis une certaine prise de poids qui m'empêche de fermer mes cols de chemises. Au reste, si je devais en porter, elle ne serait pas rouge, mais à dominante
noire, de la couleur de Cohn Bendit l'Ancien (entre un calva hors d'âge et un beaujolais nouveau à la banane, vous préférez quoi, vous ?).

D'autre part, pour les raisons susdites, j'attirerai plus sûrement un croque-mort inverti anarchisant qu'un taureau fumant et fumeux de la gauche européenne...

 


Bernard Bonnejean 31/05/2009 20:48

Chère Sourour, C'est pas grave du tout, l'horloge. C'est parce que avant, dans la colonne de gauche de votre blog, il y a avait vos amis par lieux et que dans les lieux, il y avait Laval. Je vous admire beaucoup, Sourour. Ne m'appelez plus Monsieur. Je suis Bernard.

Cher Denis-Zodo, J'aime l'Afrique plus que tu ne saurais croire. Ne la laisse jamais tomber. Elle a besoin de toi. Amicalement, Bernard

Petite Samiayann, C'était prévisible, ça ! L'amur, toujours l'amur, comme dit Johnny ! J'ai vu des photos sur ton blog marocain : il est gâté le sacré Yann. Vous roulez pas dans les foins prêts à couper, sinon le paysan va vous courir après avec sa fourche !!!

zodo 31/05/2009 19:15

bonsoir bernard, je viens de parcourir le bonheur est dans le pré. il est plein de sens et de sagesse à bientot.

samiayann 31/05/2009 18:58

Bonjour Bernard, c'est ce que je fais, je profite le temps qui me reste après tant d'occupations journalières pour courir dans les prés, je retrouve un grand bonheur, je regard avec ma sœur aussi à la télé, l'amour dans le près, bon dimanche, bises

Sourour 31/05/2009 16:33

Elle est partie l'horloge où il y avait marqué Laval.

J'ai pas été assez gentil peut-être.

Bonne soirée

Bernard

VOUSËTES PASSE SUR MON BLOGJE NE SAISIS PAS LE MESSAGE
BONNE FIN DE SEMAINE
SOUROUR

Sourour 31/05/2009 16:29

Merci MonsIeur BERNARD POUR VOTRE GENTILLESSE ET VOTRE FIDELE PASSAGE
BONNE FIN DE SEMAINE
SOUROUR