DD

Publié le par Bernard Bonnejean


ou y'a la direction d'over-blog qui nous a demandé de faire des titres courts pour figurer sur le nouveau portail et comme je suis sage et obéissant par nature c'est exactement ce que j'ai fait à supposer que plus le titre sera court plus on touchera de droits d'auteur ? Non ? Tant pis !


Mon intention première est bien de rendre hommage à l'une des plus Grandes Dames du cinéma français. Vous en doutez ? Vous avez tort : figurez-vous que c'est exactement ce que je fais et, depuis le début, avant même d'entrer dans le corps du sujet.

Oh ! Hein ! S'il vous plaît ! Laissez vos allusions grivoises à ma tutrice bien-aimée qui ne connaît pas l'hypocrisie ! D'ailleurs le propos ne s'y prête nullement !

Je reprends : avant même le sous-titre, j'avais dit l'essentiel sur la Dame en question.

Me moquer de vous ? Certainement pas ! Si je vous dis BB, vous comprenez ? Mais non, pas Bernard Bonnejean. Je vous parle de cinéma français ! Suivez un peu quand même ! BB comme... Brigitte Bardot ! LA Brigitte Bardot de ci-dessous sans dessous dessus qui vous mettait la tête sens dessus-dessous. La BB interdite parfois aux moins de 21 ans, âge légal de la majorité, celle des affichettes placardées à l'entrée des églises qui mentionnaient "Pour adultes avertis, avec réserves" ou carrément "A proscrire". Même que nous les gamins on se demandait bien ce qui pouvait bien se cacher derrière cette proscription :



Avant que Initials BB ne se substituent à Brigitte Bardot, ça faisait une paye que tout le monde savait que DD, c'était Danielle Darrieux.

Bordelaise née un jour de fête du travail, l'actrice ne pouvait qu'arborer un sourire radieux sur un visage éclatant qui fleurait bon le muguet ou le saint-estèphe. Il s'en est pourtant fallu de peu qu'elle ne fût violoncelliste ou chanteuse. Elle compte déjà neuf films de son premier rôle dans Le Bal de Wilhelm Thiele, à 14 ans, à Mauvaise graine, à 17 ans. On n'est jamais mieux servi que par son talent et par l'amour, à preuve qu'Henri Decoin en fait son égérie et son épouse, en 1935. Il lui confie Le Domino vert, puis  Mademoiselle ma mère et Abus de confiance en 1937. A la suite du succès retentissant de Mayerling (1936) de Litvak avec Charles Boyer, elle signe un contrat avec Universal. Mais l'Amérique préfère sans doute les vamps.


Une curiosité existentielle : Premier Rendez-vous (1941), un grand succès de cinéma est aussi un échec sentimental. Le couple se sépare.

Premier rendez-vous

Danielle Darrieux joue dans La Fausse Maitresse (1942) d'Andre Cayatte. Après la Libération,  elle joue Maria d'Espagne dans Ruy Blas (1947) de Pierre Billon. Claude Autant-Lara l'imagine en grande cocotte dans Occupe-toi d'Amélie (1949). Max Ophuls lui trouve ses plus beaux rôles de jeunes femmes désenchantées dans La Ronde (1950), Le Plaisir (1951) et surtout Madame de... (1953) où elle figure l'archétype de la Parisienne frivole, vive et spirituelle.

 

Elle retrouve Henri Decoin pour La Vérité sur Bébé Donge et Hollywood à l'occasion de L'Affaire Cicéron de Mankiewicz (1951), deux films que j'ai particulièrement appréciés. Sacha Guitry lui donne deux rôles : Napoléon (1954) et Si Paris nous etait conté (1955). 

 


D'autres succès s'enchaînent  : Le Rouge et le Noir de Claude Autant-Lara (1954), avec Gérard Philipe. L'Amant de Lady Chatterley (1955), de Marc Allegret ; Pot-Bouille (1957) de Julien Duvivier,  Les Lions sont lâchés (1961) de Henri Verneuil, Le Crime ne paie pas (1961) , Landru (1962) de Claude Chabrol.

 

 

 

Dotée d'une des plus belles voix du cinéma français, elle reste célèbre pour ses rôles dans les comédies musicales de Jacques Demy : Les demoiselles de Rochefort (1966) et Une chambre en ville (1982). 

 


Notons enfin Le Lieu du crime (1985),  Corps et Biens (1986) de Benoît Jacquot et Quelques jours avec moi (1987). François Ozon (2001) lui donnera un grand rôle dans 8 Femmes.

 

 

MON AIR PREFERE

 

 


Premier rendez-vous



En prime, pour les amateurs de voix authentiques :

Persepolis

Persepolis

Persepolis

Un film de Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud

Avec Gena Rowlands, Chiara Mastroianni, Danielle Darrieux, Catherine Deneuve

Article de Morgane Postaire

Les voix collent très bien aux personnages et à leurs caractères, phénomène accentué par le fait que les voix ont été enregistrées en amont et que les expressions, aussi bien du visage que du corps, ont été en quelque sorte calquées sur celles de ceux qui ont prêté leurs voix.
Danielle Darrieux porte admirablement bien à l’écran cette grand-mère qui a la langue bien pendue et qui n’a pas les yeux dans sa poche. Affirmant ses idées sans jamais en avoir honte, c’est elle qui tente d’inculquer la notion d’intégrité à sa petite fille. Il faut avant tout être en accord avec soi-même et ne jamais oublier ni renier ses origines. La grande complicité entre ces deux générations crève l’écran, donnant au film une touche très personnelle mêlant rire et émotion mais aussi transmission de savoir et de valeurs.

 


Mademoiselle Darrieux, viendrez-vous ici nous faire l'honneur d'un petit coucou ? [autocensuré] Pas vrai, les gars ?

Voir DD et mourir !!

Bernard Bonnejean


:chorale:

Déçus, hein ? On vous a dit d'aller voir chez Bonnejean parce que j'y avais du sport, même qu'avec un peu de patience, on allait en venir aux mains ? Et puis, pof, un poème de Verlaine ! Remboursez, remboursez ! C'est comme ça, entre "adversaires" intelligents : on s'entretue verbalement, on s'explique en coulisses et on s'redit bonjour. En espérant que google n'aura pas eu le temps d'enregistrer la première moûture...


  À Charles Morice



Fuis du plus loin la Pointe assassine,
L'Esprit cruel et le Rire impur,
Qui font pleurer les yeux de l'Azur
Et tout cet ail de basse cuisine !


Prends l'éloquence et tords-lui son cou !
Tu feras bien, en train d'énergie
De rendre un peu la Rime assagie.
Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où ?


De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée
Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée
Vers d'autres cieux à d'autres amours.


Que ton vers soit la bonne aventure
Eparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym...
Et tout le reste est littérature.

 

Paul Verlaine
 



























Publié dans poésie en image

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dame Lepion 03/04/2009 10:40

Quelle belle voie ...

Bernard à l'attention de google 03/04/2009 11:20


L'ortografe, Paulette, l'ortografe ! C'est ça qui fait tout dans nos sociétés judéo-chrétiennes, qu'elle m'a dit la dame, l'ortografe, avec aussi peut-être l'ortopédie et l'ortofonie. Se tenir
droit dans ses bottes !! De 4 sous à défaut de pouvoir se payer celles de 7 lieues.

A quoi que ça sert, la droitesse ? Mon neveu bien aimé, quand il était petit, il nous a dit un jour qu'il allait chez l' "ortofonichte". Et on l'a cru, sur
parole.

Droit dans ches bottes, Paulette, comme Monchieur Juppé que j'aime bien pachque pachque. Fouchtra !