Une surprenante image

Publié le par Bernard Bonnejean

An hini zo sot hag a oar
A zisod pa gar

 

 

IMPORTANT

 

 

samedi 7 février 2009

 

 

Pardonnez- moi, mais j'ai livré à votre appréciation cette bannière, conséquence vitale de mon existence, sans même vous en avoir donné les clefs essentielles. En 2001, à la suite d'un événement extrêmement grave, tout ce qui faisait ma vie et mon bonheur a été radicalement bouleversé de fond en comble. Complètement perdu, abasourdi, sans repères autres que mes amis et ma famille, j'ai remis ma destinée à deux êtres qu'aujourd'hui je chéris par dessus tout : un moine bénédictin [B] et une religieuse [MA] fondatrice et prieure de la [NA], une communauté peu connue chargée de soulager toutes les détresses. Au fur et à mesure que les blessures se cicatrisaient, il m'était donné de comprendre. Ce que j'ai compris, je l'ai rendu sous la forme de cette bannière qui dit TOUT. J'en ai donné l'explication à B et à MA dans une lettre datée du 24 mai 2004. C'est elle que je vous livre aujourd'hui.

 



MA BANNIERE

  

 

 

« Et faisoit porter devant elle son estendart, qui estoit pareillement blanc, ouquel avoit deux anges tenans chacun une fleur de liz en leur main ; et au panon estoit paincte comme une Annonciation (c'est l'image de Nostre‑Dame ayant devant elle ung ange luy presentant un liz) »

 

 

 

 

 

 

 Qui aurait cru qu'un jour j'oserais vous faire part de ces folies ? Sûrement pas moi !

C'est un cadeau énorme que je vous fais là ! Le comprendrez-vous ?

 

 

Je le dédie au vieux bébé de Drancy

et à tous les bébés, de Drancy ou d'ailleurs,

qui ne sont jamais devenus vieux

 

 

Lundi 24 mai 2004,

 

Petite sœur et grand frère chéris,

 

Dans l’attente du combat du premier juin, lendemain des fêtes de la Pentecôte, voici les armoiries que m’a données l’Esprit Saint en ce dernier dimanche. Elles ont besoin d’un minimum d’explications et c’est ce que je vais tenter de faire aujourd’hui.

 

Les couleurs dominantes, disposées en bandes verticales, sont celles de la NA : d’or et de gueules. La première est la couleur de l’Esprit Saint, comme me l’a appris B, et en même temps figure la royauté du Christ ressuscité et rédempteur. La seconde symbolise son sang « versé pour la multitude en rémission de nos péchés ». Ce sont aussi, souvenez-vous, celles des pavillons des basiliques et des cathédrales, rappelant les anciennes couleurs du Vatican, siège de l’Eglise chrétienne.

 

Sur fond or, vous reconnaissez la petite Thérèse en haut à droite du Christ. C’est la place d’honneur, encore que ce mot n’ait pas le même sens au Ciel et ici-bas.

A la même hauteur, du côté droit, est la Vierge du Sourire, Notre-Dame des Victoires, qui l’a sauvée d’une maladie nerveuse très grave. C’est la Vierge invoquée par Marie, sa sœur, et priée par toute la famille Martin lorsque tout allait mal pour la petite fille, et même, plus tard, lors de son agonie, lorsqu’elle sera plongée dans les ténèbres de la nuit de la foi. C’est aussi, pour moi, celle qu’a prié MA, il y a quelques mois (s’en souvient-elle encore ?) et celle qui trône désormais dans sa chapelle, à la suite d’un don effectué la veille d’une de mes visites.

En bas, à la droite du Christ, c’est Bernadette, le premier bras droit de Thérèse, celle dont le père a été condamné injustement à la prison pour un larcin qu’il n’avait pas commis. Elle se charge pour l’instant du droit et de la justice, fort discrètement mais très efficacement, selon son caractère. Elle reste bien sûr liée à Notre-Dame de Lourdes où je me suis rendu récemment avec Momo, et à ma prière quotidienne à la Reine des Cieux et Maîtresse des Anges, qui se termine par « Ô Divine Mère, envoie les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi. Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous. »

A sa gauche, Gemma, la patronne de la NA, second bras droit de Thérèse, aussi amoureuse de Jésus qu’elle. Thérèse l’a nommée ministre de la purification et des affaires spirituelles. C’est elle qui est chargée de demander ma conversion.


Thérèse et la Vierge sont tout pour moi, à la fois ; Bernadette et Gemma sont mes filles adoptives, celles que j’aurais aimé avoir si j’avais été père. Toutes ont des traits communs de caractère, malgré leurs différences : tenaces, parfois jusqu’à l’entêtement, elles ne lâchent jamais prise, et malgré leur douceur, et aussi leur humour, elles restent fermes dans leurs décisions, constantes dans leurs avis, leurs conseils et leurs demandes, et fidèles dans leur amour et leurs amitiés. En un mot, on peut vraiment compter sur elles, contre vents et marées.

 

Sous chacune d’elle, est inscrite le quart de la réponse que Jeanne d’Arc a faite aux juges qui lui demandaient si elle était dans la grâce de Dieu. Elle a eu alors cette réponse sublime : « Si je n’y suis, Dieu m’y mette ; et si j’y suis, Dieu m’y garde ! » L’ensemble de cette réponse n’a pas été partagée au hasard.
 

A Thérèse revient la plus mauvaise part : « Si je n’y suis ». Personne aujourd’hui n’oserait retenir cette hypothèse comme une réalité. Mon petit docteur [il s’agit de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Docteur de l’Eglise] a fait ses preuves, encore plus après sa mort que de son vivant. Mais, humble et infiniment aimante, elle accepte volontiers de se charger de ce petit fardeau, elle qui accepta avant de mourir de rester en purgatoire, sur le modèle de Thérèse d’Avila, pour sauver les âmes. Du reste, elle fut très tôt rassurée par Anne de Jésus, vue en rêve, qui lui rapporta que le Ciel l’aimait et qu’il était content d’elle. Merci tout de même de t’être réservée la part la moins noble, toi qui signais « rel.carm.ind. » c’est-à-dire « religieuse carmélite indigne », sauf quelques rares fois où tu n’en étais pas convaincue du tout, ce que j’espère prouver dans mon livre : je te reconnais bien là, ma chérie.

La Vierge a pris « Dieu m’y mette ». C’est assez logique finalement, et assez attendu. Elle aurait pu ajouter : « Pourvu que je le lui demande ».

Bernadette, malgré sa modestie, se voit distribuer : « et si j’y suis ». Souffra-t-elle assez pour qu’on puisse encore penser le contraire ?

Mais ce qui me fait le plus plaisir, c’est la part de Gemma : « Dieu m’y garde ! » Pour un ministre des affaires spirituelles, la Providence ne pouvait faire mieux. Je sais pour ma part que Dieu m'aime comme son fils, et je demande instamment à Gemma de me garder en son amour.

 

Je ne m’étendrai pas outre mesure sur les deux inscriptions en hébreu, tout droits tirées de la conférence de MA que je me contente de reproduire ci-après :

 

 

« Il s’est penché sur son humble servante ».

On voit dans cette attitude toute l’expression de la miséricorde du Père où le mot « penché » implique une immense tendresse. Or, il n’y a pas d’Eucharistie sans l’expression de la tendresse de Dieu.

Il existe une autre racine qui forme doublon : h’essed, qui traduit « fidélité », « bienveillance », « amour », « faveur », « loyauté », « bonté ». Et la Vierge dit dans le Magnificat :


« Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent ».


Or, on ne peut « être dans la grâce de Dieu » sans sa miséricorde. Les deux notions sont non seulement complémentaires mais intimement liées, l’une ne pouvant exister sans l’autre. Dieu seul est parfaitement saint, mais comme l’a dit Thérèse, puisque « nos justices ont des taches » à ses yeux, il nous faut lui demander d’exercer sa miséricorde afin qu’il soit lui-même notre sainteté.

 

La bande la plus large sur fond rouge est aussi la plus chargée.

 

La figure centrale en est le Christ, ou plus exactement son Sacré-Cœur, auquel je me suis consacré, qu’il montre de la main. C’est en sa direction que regarde la Vierge du Sourire. C’est elle aussi qui prononce ces paroles des Noces de Cana, alors que son Fils se faisait tirer l’oreille : « Faites tout ce qu’il vous dira », écrit ici en grec, parce que le texte latin de la Vulgate est pesant et inélégant. La victoire est à ce prix : la miséricorde divine ne peut s’exercer que, selon Thérèse et Faustine notamment, dans l’abandon, la confiance et l’amour.

J’ai fait de cette première parole la première partie de ma devise, la seconde étant figurée en bas : « Duc in altum », « Va au large », c’est-à-dire comme le connote le mot altum, « plus loin, plus haut et plus profond ». J’aurais pu ajouter « sans avoir peur ».

Ce « Duc in altum » est ponctué trois fois par deux figures diamétralement opposées et un groupe qui assure la transition entre le Christ sur lequel il est représenté et le sommet de la terre, puisqu’il pose le pied sur la lettre la plus haute de la citation, le « t ».

Commençons par les deux figures symétriques : à la droite du Christ est saint Bernard, mon saint patron. Il est assis en chaire, comme l’enseignant et le docteur qu’il est, tenant d’une main un livre, symbole de la sagesse et de la vérité révélée. Il porte l’autre à sa poitrine, en signe d’allégeance, de fidélité et d’hommage, dans le sens médiéval du terme.

L’autre est Jeanne d’Arc, vénérée par Thérèse, la patronne de la France et la libératrice des âmes autant que des corps. Je l’ai voulue en habits civils, alors qu’elle rendait visite au Dauphin, avant de commencer vraiment sa mission. Plus que la guerrière, c’est la jeune fille qui m’agrée davantage, celle qui laissa tout pour servir Dieu, son roi, l’Eglise et son pays. Mais elle porte déjà l’étendard qui plongera l’ennemi dans le désarroi et la crainte.

Tous deux s’apprêtent à combattre, plus avec les armes de l’amour et de la foi, qu’avec les armes de la guerre.

 

Un chérubin apporte à l’un un bouclier et à l’autre un casque, armes de défense.

Mais un troisième chérubin semble extraire une longue épée de la tête du Christ, pour marquer que le combat sera aussi offensif et qu’il sera mené par l’Esprit en personne.

 

Les trois anges [un cadeau magifique de Mgr AM, archevêque] qui figurent sur la tunique du Christ sont, bien sûr, Jubilate, Miséricorde et Gaudete.

 

Celui qui occupe la place la plus élevée est Gaudete, mon Ange Gardien : c’est lui qui a extrait le glaive de la tête du Christ. C’est le seul combattant des trois, lui qui me délaisse parfois, sur ma demande, pour aller protéger les petits enfants contre les assaillants, avec des troupes d’anges, envoyés par la Vierge, la patronne de mon tribunal céleste. De la main droite, il désigne le « Duc in altum » et de l’autre, comme pour confirmer l’inscription, il désigne le large.

Le deuxième ange est Jubilate. Lui aussi regarde le « Duc in altum », les mains jointes, en prière, comme nous le faisons tous les soirs.

Le troisième est Miséricorde. C’est lui qui pose le pied sur le « t » de « altum » assurant ainsi le lien entre l’ici-bas et l’Au-delà. Son geste de la main rappelle celui du Christ enseignant, l’index et le majeur réunis.

 

Je crois avoir été complet. Voici dans quelles conditions s’annonce le combat contre la maladie.

 

Je terminerai par cette parole donnée pour moi à MA, lors de ma visite chez elle, le 17 janvier dernier :

 

« Sois sans crainte. Continue de parler, ne te tais pas. Car je suis avec toi, et personne ne mettra sur toi la main pour te faire du mal, parce que j'ai à moi un peuple nombreux dans cette ville. »

 

C’était dans la lecture de vendredi dernier… Dieu ne saurait mentir ! !

 

Mes petites saintes, mon saint patron, mes anges et moi-même vous embrassons et vous demandons de nous joindre à notre combat par la prière.

 

Bernard

 

 

Voilà, mes nouveaux amis de l'Île des Poètes Immortels, c'est à vous aujourd'hui que je transmets le flambeau pour vous remercier de m'accueillir parmi vous. Merci à Samia pour sa bienvenue. Je signe de mon vrai nom :

 

Bernard BONNEJEAN

 

Publié dans religion et culture

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Commenter cet article

Bernard Bonnejean 11/12/2010 20:00


Il faudrait singulièrement manquer d'humour pour ne pas reconnaître sous ces fadaises et en ces noms tous plus farfelus les uns que les autres la main de l'auteur et du propriétaire de la
bannière.

Il n'empêche que cette bannière a totalement changé mon existence, même si elle ne m'a pas ôté l'envie de rire un bon coup de temps en temps !

Bernard


Bernard Bonnejean 10/02/2009 02:33

Pardon : je voulais dire bien entendu

telle est ma définition du blog :-)

Bernard Bonnejean 10/02/2009 02:29

Merci, chers amis, d'avoir osé émettre un avis sur ma bannière.
Certes, tous n'auront pas apprécié. Mais qu'importe !
L'essentiel est de partager nos opinions, dans le respect et pour le bien commun.
Tel est ma définition d'un blog.

Big Brutus 10/02/2009 02:24

C'est koi cte connerie ? Du Picasso :)
Putain, y doute de rien ce con !!! :(

Mimi75 10/02/2009 02:21

J'ose pas trop dire ce que je pense de ce que tu as fait parce que je ne voudrais pas vexer mais je crois que c'est beau si c'est comme ça qu'on peut dire.

Antonio 10/02/2009 02:18

Ceux qui me connaissent le savent : je suis ouvert à tous et à tout.
Bien qu'athée, cette bannière est la preuve de la supériorité occidentale sur l'intégrisme musulman et la finance juive.
Je n'insisterai pas !

Madame Hermoine 10/02/2009 02:12

Quand je lis certains commentaires, je suis littéralement outrée !! Jésus, Marie, Joseph ! Salir une oeuvre pieuse, fruit d'une vie consacrée à la spiritualité ! Mais où va-t-on ?

Nounours 10/02/2009 02:10

Moi, les trucs de gonzesses, ça me branche pas trop.
C'est un machin de pédé, ton bazard.
Eh, Fleur Bleue, tu couches ou pas ?

Fleur bleue 10/02/2009 02:08

Méchant Rubéole ! Moi je trouve ça chou comme tout cette bannière !
Bisous, mon Nanard.

Rubéole 10/02/2009 02:06

Honteux, dans un état laïque, de mettre autant de talent dans un chef-d'oeuvre d'obscurantisme ! Honte à vous, Monsieur, de détourner le peuple de la juste révolte. Poursuivons la lutte, camarades !!

Edmundo 10/02/2009 02:01

Effectivement, je serais tenté de partager le sentiment de ag2ko, tout en le formulant autrement. C'est psychédélique et le mot n'est pas trop fort !

ag2ko 10/02/2009 01:59

Purée sa fout les boules ton machin. ms c'et bau comme même. A +.

Père Eusèbe 10/02/2009 01:57

Mon Dieu !
Voilà l'oeuvre de l'Esprit sur un malheureux pècheur !
En union de prières avec vous, Bernard.

Amandine de Clermont 10/02/2009 01:54

Toutes mes félicitations, Bernard ! L'un des plus beaux blogs que j'ai jamais vus ! Votre bannière est superbe !